Réactions à cette tribune
Christian Aimé
Ndotah
- (11/07/2012) : Mbi bara ita ti mbi! Je suis d'accord avec cette
piste de propositions!!! Dans tous les cas, avec le numérique et
internet on devrait faciliter la tâche aux centros... mais nous sommes
dans un pays très très spécial!!! Ne désespérons pas tout de même...
Clotaire
Ngoumbango
- (11/07/2012) : Cher Henri-Paul, c'est toujours un réel plaisir de
te lire. Et merci d'avoir, une fois de plus, soumis ton point de vue à
l'appréciation de nous autres. S’agissant du sujet en question, sans
chercher à se faire l'avocat du diable, on peut reprendre vulgairement
cette citation biblique qui dit "cherche d'abord à enlever la poutre qui
est dans ton œil avant de chercher à enlever la paille qui est dans
l'œil de l'autre". Autrement dit, nous Centrafricains de la diaspora,
quelle est notre part de responsabilité dans tous ces désordres? Tu as
évoqué l'idée d'une pétition avant de vite l'abandonner, le jugeant peu
efficace. Et le fait que tu publies une tribune aujourd'hui à ce sujet,
alors qu'on est au pied du mur, montre une fois de plus que nous avons
du pain sur la planche. Que de passer l’essentiel de notre temps à
improviser, ne serait-il pas plus judicieux de nous organiser en
association pour non seulement mieux défendre notre cause mais aussi
anticiper sur d’autres évènements à venir ? Car le risque est grand que
l’on ait à nouveau à grincer les dents comme c’est le cas aujourd’hui.
Notre difficulté à nous organiser reste un sérieux handicap qu’il va
falloir un jour ou l’autre solutionner. On aurait une organisation
fonctionnant à l’image des autres organisations des frères
ouest-africains que ce problème serait vite résolu, voire résolu à la
source sans que cela devienne un débat public. Mais il n’est jamais trop
tard pour bien faire.
Merci encore et sincères salutations.
Brice Paterne
Kitiyi Kapou
- (12/07/2012) : Chers frères et compatriotes,
Pour ma part, j'opterai pour la première proposition qui consiste à
déposer le dossier au niveau de l'Ambassade afin de faire le transfert à
Bangui pour la valise diplomatique pour le traitement au niveau de la
capitale avec le service adéquat.
Mais, est ce que les autorités centrafricaines seront d'accord pour
faire ce travail ? N'est ce pas là une occasion de se faire de l'argent
sur le dos des paisibles citoyens centrafricains ?
Certes , nous avons de sérieux problèmes d'organisation dans notre
communauté centrafricaine. En revanche, l'idée de se mettre en
association n'est pas mauvais mais cette initiative a été toujours
difficile faute "de l'égo" qui domine le débat et nous empêche de nous
réunir afin de réfléchir et/ou de promouvoir le développement de notre
chère patrie.
Toutefois, nous devrions chercher des voies et moyens pour réussir à
relever ce défi car aujourd'hui nous sommes trop en retard par rapport
aux autres dans le concert des nations.
MBI BARA ALA KOUE
Géraldine
Pissa
- (12/07/2012) : Bonjour cher compatriote
le problème soulevé est nécessaire et la solution proposée en partie est
adéquate même si vous restez modeste. Vous avez évoqué le cas des "sans
papiers", je signale aussi le cas des étudiants centrafricains à
l'étranger qui sont souvent sans bourses et vivent de petits boulots ou
d'aides familiales doivent-ils rentrer à Bangui pour se procurer le
fameux document de voyage? Je pense que l'idée de doter certains de nos
consulats de matériels adéquats est bonne. Dans ce sens je complète
votre idée en proposant pour l'Europe: notre consulat à Paris, pour
l'Afrique de l'Ouest le Sénégal, pour l'Afrique du Nord et le moyen
orient le Maroc, pour l'Amérique et l'Asie notre consulat à Washington
DC, et pour le reste on peut concentrer à Bangui.
Alexis
Waterlo
- (12/07/2012) : Cher compatriote, je te salue avec toujours ce
sentiment que quelque part sur cette planète terre, les centrafricains
réfléchissent. Ton analyse est très pertinente et le sujet, capital.
Tu as déroulé la situation pour finir par des propositions qui fondent
mon adhésion. J'ajoute qu'un débat d'idée ne peut se confondre à une
opposition au gouvernement. Aussi j'abonde dans le même sens quand tu
dis: "que la mauvaise foi cède la place à la compétence pour un meilleur
devenir de notre pays". Enfin je termine en disant au compatriote
Clotaire Ngoumbango que nous devons arriver à surmonter le "sérieux
handicap" à nous organiser. Nous devons nous battre sans arrêt si nous
voulons ou souhaitons que la vie quotidienne des centrafricains de la
Diaspora ou du pays change un jour. Notre fierté serait alors de dire
non pas "if we can"; mais "WE CAN". A bientôt.
Fortu
Wagbakosso
- (16/07/2012) : Cher compatriote, j'apprécie votre initiative
citoyenne dans la résolution de ce problème de passeport qui perdure. Je
ne sais pas si nos dirigeants peuvent faire preuve de bon sens et de
réalisme afin de converger vers cette solution salutaire logique et
pragmatique. C'est dans ces cas où on doit voir l'application des
promesses électorales dans la gestion des centrafricains de la diaspora.
Espérons de tout coeur qu'ils seront capables de réagir positivement
afin résoudre ce problème et par la même occasion démontrer aux autres
que "Oui nous pouvons, et nous sommes capables de faire de bonnes
actions."
Singuila.
Armand
Sambé
- (17/07/2012) : Mbi Bara a ita kwé!!
je vous remercie pour vos différentes interventions...
Le problème soulevé est majeur. Récemment, j'ai discuté avec une
personne travaillant au ministère de l'intérieur qui m'avait fait savoir
que la mise en place d'un service de passeport au sein de notre
ambassade n'est pas un souci. Le problème viendrait du coût de matériels
pour monter un tel service. L'état n'a pas le moyen de se procurer en
masse ces matériels afin de mettre à disposition de nos ambassades dans
différents grands pays comme la France. C'est pourquoi, il a été décidé
de centraliser uniquement au niveau de Bangui.
Ma proposition est celle-ci...
Si l'incapacité de l'état vient d'un manque de moyen financier, eh bien,
chers compatriotes, prenons notre responsabilité.
Je souhaite qu'un comité indépendant soit créé en partenariat avec
l'ambassade et le ministère de l’intérieur qui fixerons ensemble les
modalités et les processus du traitement des dossiers.
Le comité aura pour charge de collecter de fonds pour l'acquisition des
matériels et la mise en place d'un service au sein de l'ambassade qui
traitera les dossiers des passeports. Pour cela, je propose une
ouverture de collecte de fond que chacun peut contribuer à hauteur de sa
capacité.
L'idée de cette collecte est d'éviter des dépenses inutiles liées au
déplacement à Bangui pour se procurer un passeport. Je vais vous faire
deux petits calculs simples...
Admettons, les machines devraient coûter 50 000 euros à l'état (je ne
connais pas le montant exact).
- Un aller-retour Paris-Bangui coûte 600 à 750 euros (en basse saison),
à cela s'ajoute divers frais de séjour et les fiestas dans la capitale
puisque synonyme de petites vacances. Donc, en gros, on peut estimer à
1000 à 1500 euros minimum par personne.
Si 100 personnes fond le voyage, je prends la somme la plus faible que
j'ai donnée à savoir 1000 euros x 100 = 100 000 euros.
Si, on se dit, prenons notre responsabilité et chacun donne 100 euros
(avec pincement au cœur mais nécessaire) et 500 personnes se
manifestent, on arriverait approximativement à la moitié de la somme du
premier calcul.
- Combien sont prêts à dépenser 15000 euros pour un passeport ?
- Sommes-nous combien en France ?
Je vous invite à réfléchir sérieusement sur cette piste. Peut-être ça
aiderait plein de monde et éviterait des tracasseries. Moi perso, ça me
fait chier de laisser mon boulot pour aller chercher un passeport à
Bangui. Réveillons-nous et n'attendons pas tout du gouvernement.
Singuila na ala kwé!!!
Pacôme
Kangabe
- (17/07/2012) : Chers compatriotes,
Vos préoccupations sont justifiées et vos interventions sont toutes
constructives. Mais permettez moi de mettre un peu de sel dans la sauce
en vous rappelant le principe de base des mesures biométriques. En
premier lieu, il est indispensable que le demandeur se présente en
personne car en plus des empreintes, le simple appareil photo que vous
voyez lors de vos procédures de demandes de visa ou de demande de
passeport européens ( pour ceux qui ont cette aubaine), fait la
photographie de votre fond d'œil. C'est la raison pour laquelle on
demande de retirer ces lunettes. Cette appareil et son logiciel n'est
pas sur le marché ordinaire pour l'instant. Constituer un dossier et le
mettre dans une valise quelconque ou diplomatique ne résoudra rien.
Ce qui m'amène à parler des ressources à mettre en place. Je ne parle
pas des ressources financières quand bien même il faut l'évaluer, nos
dirigeants, quand ils veulent, ils peuvent sortir 50 millions et plus
parce qu'on a gagné un match. La question se pose sur les ressources
humaines, quant l'état centrafricain va-t-il se décider d'envoyer en
formation assez d'agent de l'Etat pour pouvoir ensuite les déployer à
travers le monde? Cette question il faut la poser car cette formation
est d'au minimum 1 an. D'autre part les problèmes de délais ne devraient
pas choquer nos compatriotes en Europe car la délivrance d'une carte de
séjour demande 1 an sinon +, et pour un passeport français faut au
minimum 1 mois. Alors posons le vrai débat pour aider l'Etat, le
centrafricain est celui qui se paie les vacances en moyenne les plus
chères mais ce qui ne les a jamais fait reculer, je vois bien des
formules de vacances en bord de mer a partir de 300€ alors pour une
situation que j'ose croire temporaire ne crions au loup.
Et pour ne pas être long, je dirais à ceux qui ont choisi l'expatriation
que c'est en connaissance de causes, les denrées alimentaires à moindre
coût deviennent un luxe et les services de son pays également deviennent
exorbitants. Par contre pour les sans papiers, vous l'avez dit rentrer
au pays n'est pas un arrêt de mort, et évitons les raccourcis, prenons
les choses par le bon bout...
Singuila
Carole
Fati
- (21/07/2012) : Chers compatriotes, A ita
Je vous remercie de prendre cette initiative pour aborder ce sujet. Nous
sommes en 2012 depuis l'existence de l'internet les choses évoluent très
très vite. Le gouvernement n'a pas besoin d'investir des millions de
FCFA pour posséder un appareil qui permettra la fabrication des
passeports. A l’étranger un consulat général ou une ambassade de
Centrafrique à Paris par exemple, peut se procurer de cet appareil
facilement et il suffit un ou deux personnels auprès de l'ambassade
pourront suivre une courte formation dans ce domaine. En plus la demande
du fameux passeport biométrique n'est pas gratuit 100 euros en gros deux
fois chers qu’un passeport européen. Alors qu'est -ce qu'on fait avec
cet argent ? Tout le temps faute de moyen. Eternelle chanson du
gouvernement centrafricain qui n’est pas une fierté. C'est une question
d'organisation, de confiance aux diplômâtes qui nous représentent
partout au monde et de faire avec le peu qu'on a eu pour éviter les
dépenses inutiles aux Centrafricains de l'étranger dont la vie n'est pas
facile. Pensez surtout aux sans papiers qui n'ont pas de voix et ne
peuvent pas regagner Bangui pour faire un passeport aux risques de ne
plus revenir en Europe pour leur rêve qu'ils n'ont pas encore accompli.
Car pour eux c'est un défi. Moi j'ai quatre enfants si je fais mon
calcul pour descendre avec eux à Bangui, je dépenserai 10.000 euros.
Soit 2.500 Euro par personnes pour aller faire de passeports ? Avec ce
montant je pourrai investir à ma façon pour contribuer au développement
de mon pays. Voilà tout. Mbi bara alla mingui mingui kouè.
Abdel Ousman
Ras
- (23/07/2012) : c'est vraiment raisonnable pour l'évolution du pays
Magister
Ingando
- (25/07/2012) : Source: "Radio
Ndéké Luka Mardi, 24 Juillet 2012."
"Bonne nouvelle pour les Centrafricains de la diaspora européenne !
Ils pourront désormais se faire délivrer leur passeport biométrique en
France et en Belgique. Cette annonce est faite ce 24 juillet 2012, par
le ministre de la Sécurité Publique Claude-Richard Gouandja.
La décision de se faire délivrer ces pièces administratives dans ces 2
pays intervient au moment où les intéressés ne cessent de se plaindre
quant à ce qui concerne les démarches à suivre.
Selon le ministre Claude-Richard Gouandja, « jadis, ces compatriotes de
la diaspora se déplaçaient à grands frais pour entrer en possession de
ces passeports biométriques. Par cette innovation, le gouvernement
entend rendre la tâche facile à ces centrafricains vivant à l’étranger
».
Dans la pratique, précise le ministre, la même société en charge de ces
passeports traitera sur place les dossiers avec un coût intéressant qui
oscille entre 60 000 (92 euros) à 70 000 francs CFA (107 euros).
Les derniers chiffres officiels indiquent qu’environ 25 000
Centrafricains vivent en Europe dont 15 000 en France.
Des sources concordantes affirment que les tracasseries liées à
l’obtention de ces passeports sont à l’origine de la perte de l’emploi
de certains centrafricains de la diaspora."
Henri Paul
Akibata Kette
- (27/07/2012) :


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