Réactions à cette tribune
Paul Stève
Feïzoure
(09/08/2010) : Bonjour chers compatriotes, je suis tout a fait
d'accord pour la sincérité qui caractérise le paradoxe de mon cher
frère; c'est la preuve que nous avons de nombreux jeunes conscients,
capables d'oeuvrer pour un vrai développement dans notre cher et beau
pays. Je suis d'avis que tout ce qu'il vient de mentionner reflète
exactement la réalité et nous devons absolument oublier nos différends
et faire quelque chose, et il faut que nous nous disons qu'à partir
d'aujourd'hui, ce problème de ce pays nous concerne tous et chacun doit
apporter sa contribution pour relever cet immense défi car à mon humble
avis ce combat n'appartient pas qu'à nos dirigeants. 50 ans sont passés,
allons nous rester toujours les bras croisés pendant que les autres
continus d'avancer? Soyons unis, ayons une même vision, ayons l'esprit
d'équipe et de créativité si nous voudrions d'une Centrafrique nouvelle
et émergente.
Abed-Nego
Ndjama
(10/08/2010) : Bien Chers Compatriotes,
Que ferons avec ces éternels recommencements où il y a combien de foi de
réconciliation, dialogue, séminaire et autres encore comme les états
généraux. Récemment à Bangui, il y a eu un forum pour le diaspora!!! A
quoi cela à accoucher?
certes que nous avons des atouts, et je pense que si l'on n'aime pas le
chez soi comme nous disons: Kondo ayeke ke da ti lo ndali ti pourou ti
lo ape! Pensons y et faisons notre part pour une suite surtout qu'il y a
eu de ces rencontres ou table ronde que l'on souhaite et qu'il n'y a pas
de recommandation à suivre...
Ozias
Bissefi Mette
(10/08/2010) : Bien à toi cher compatriote et ton geste me touche et
me concerne effectivement aussi. Tous Unis Nous Vaincrons, c'est la
phrase du jour .Depuis l'indépendance de notre Pays, il n'y a que la
misère et la guerre, les gens au pouvoir n'amènent rien de concret car
le pouvoir est une action et le principe est la discussion mais il n'y a
pas de politique possible avec la discussion en permanence. A l'heure ou
nous sommes, les Centrafricains on pourrait réfléchir et faire un bilan
des 50 ans après l'indépendance ce serait bien que de nous laisser
tromper par les envoyés spéciaux de Diable qui ne cessent de détruire et
qui tentent de nous reconduire dans les années de malheurs que notre
cher pays a connu. Nous avons les médias et tous les moyens sont permis
sur le plan technologique d'entraver les vrais démons de la RCA. En
cette période essentielle, je voudrais exhorter les compatriotes quelles
que soient leurs appartenances de se lever pour défendre dignement les
couleurs du drapeau de notre patrie.
Signé Ozias le bourgeois de Miami Étudiant à Fès Maroc.
Simon
Mbarga
(11/08/2010) : Bonjour Ariel, <<La valeur de l'homme n'attend pas
le nombre de ses années>> difficile de croire mais saches que très
peu de ton âge pouvait penser ainsi, pour cette contribution je tiens à
te féliciter et t'encourager dans ce sens. L'avenir de notre pays est
dans la main de la jeune génération, faisant en sorte que les cinquante
ans à venir soient marqués par cette nouvelle génération pour qu'un jour
nos petits fils se souviennent de nous.
Parfait Igor
Woza
(12/08/2010) : Bonjour Peuple Centrafricain nous avons 50 ans. Faute
de l'ignorance nous sommes largement en retard par rapport aux autres
Pays de la sous Région. Il est temps que nous disons "Non" à la paresse,
à l'hypocrisie et à la haine, mobilisons nous pour bâtir notre cher beau
Pays la RCA. Merci pour ta contribution.
Uénina Véréna
Mbolidi
(13/08/2010) : Cher compatriote,
Je salue ta réflexion et j'avoue que c'est touchant.
D'après le rapport du PNUD la République Centrafricaine est classée 171e
pays sur 174 c'est triste car nous sommes immensément riches du point de
vue richesses naturelles...
Je pense que l'ignorance n'a rien à voir avec le retard que nous avons
acquis par rapport aux autres pays de la sous région comme vous le
soulignez cher Compatriote. Mais le problème est que le centrafricain
n'aime pas son prochain, il est égotiste et méchant. Un pays se
construit dans la paix, la joie et la démocratie. Chez nous, nous
n'aimons pas les critiques...
Je vis dans un pays où les œuvres et les actes du Président de la
République sont critiquées dans les journaux et dans les médias mais on
n'entend jamais parler de disparition ou de rébellion sinon des marches
pour manifester le mécontentement de la population. C'est ce que moi
j'appelle la démocratie.
Nous avons 50 ans aujourd'hui et nous avons un beau pays, le témoignent
nos parents qui ont vécu la belle époque. Nous ne méritons pas ce rang
(171e/174)... Prenons cela au sérieux et cultivons l'amour véritable.
Bonne fête à nous tous!!! Que Dieu bénisse notre cher pays la République
Centrafricaine... AMEN
Robert
Wali
(13/08/2010) : République Centrafricaine : cinquante ans déjà !
«Monsieur le Président, Excellence, Citoyens de la République
centrafricaine. Voici donc que ce jour de fraternité s’achève et devient
l’histoire. Bientôt va s’élever la salve solennelle qui salue
l’indépendance des peuples et qui retentira dans la mémoire de vos
enfants comme celle qui saluait jadis la descente des rois."
Quelques minutes seulement avant l'indépendance effective de la
République Centrafricaine le 13 août 1960, c'est par ces paroles
dithyrambiques qu'André Malraux, alors Ministre des Affaires Culturelles
du gouvernement de Charles De Gaulle, faisait naître dans le coeur de
chaque centrafricain un sentiment de fierté indescriptible. Plus tard,
c'est le président David Dacko qui prenait la parole et faisait jaillir
la lumière de l'espérance dans la nuit ténébreuse de Bangui. Ce soir-là,
la terre de nos ancêtres ne respirait que la liesse et le bonheur. Un
contentement général que venait toutefois tempérer le souvenir
douloureux de la disparition tragique du fondateur de la République
Centrafricaine, le premier président Barthélemy Boganda. Ce 13 août
1960, son ombre tutélaire planait sur l'assistance et aucun des pères
fondateurs ne pouvait s'empêcher d'adresser une pensée émue à celui qui
s'était tant battu pour arracher l'indépendance des griffes prédatrices
de l'Empire colonial français.
Un demi-siècle après, que reste-il de tout cela? Que reste-il du soleil
des indépendances ? Que reste-il des idéaux de Boganda (le Zo Kwe Zo
notamment) et de son parti, le MESAN ? Dans quel recoin de notre mémoire
subsiste-t-il ce rêve sublime, ces chimères magnifiques qui faisaient
croire à chaque centrafricain présent en ce 13 août 1960 que la
République Centrafricaine nouvellement indépendante allait se
métamorphoser en un jardin d'Eden dont rien, absolument rien ne pourrait
troubler la quiétude ? Beaucoup vous répondront que toutes ces utopies
se sont évaporés comme un mirage dans le désert de notre violence et de
nos errements. Certains européens se prétendant savants vous
rappelleront que la République Centrafricaine est un des pays les
défavorisés de par le monde et que tous ses dirigeants passés ou actuels
ne sont que de burlesques potentats de républiques bananières. D'autres
enfin vous affirmeront qu'il n'y a plus rien à faire, que la République
Centrafricaine est à jamais condamnée à errer dans les jardins de la
misère et de la haine, du fait de l'incapacité de ses jardiniers.
Il nous faut refuser cette idéologique cynique. Il nous faut l'abhorrer
de nos coeurs et même de nos mémoires. La République Centrafricaine n'a
pas survécu cinquante années pour se voir irrémédiablement condamnée à
une chute sans fin. La République Centrafricaine n'a pas franchi toutes
ces embûches, n'a traversé tous ces ces gués périlleux pour ne pas voir
la lumière qui scintille au fond du tunnel. Certes il subsiste encore la
misère dans notre pays, mais chaque jour, de nouvelles cultures sont
implantées afin d'annihiler les phénomènes de la malnutrition et de la
sous-nutrition. Certes il subsiste encore l'analphabétisme, mais chaque
semaine, de nouvelles écoles sont crées pour permettre à tous les dignes
fils de la nation centrafricaine d'avoir une chance de décider de leur
avenir. Certes il subsiste encore la guerre au Nord et à l'Ouest du
pays, mais nous ne pouvons ici passer sous silence le sacrifice de
soldats centrafricains tués au combat en luttant pied-à-pied avec les
rebelles pour offrir aux populations civiles la sécurité à laquelle
elles ont droit. La société civile et le gouvernement sont au travail,
tentant tant bien que mal de réparer le tissu économique déchiré par les
conflits successifs, de créer les conditions pour que la République
Centrafricaine ne demeure pas un pays enclavé et étouffé par la
puissance de ses voisins.
Pour finir notre tribune, il conviendrait de citer le Prix Nobel de
Littérature Georges Bernard Show : "Il y a des personnes qui
regardent les choses qui sont et se demandent pourquoi elles sont si
injustes. Pour ma part, je préfère essayer de lancer mon regard vers
l'impossible, les utopies, l'idéal et me dire : pourquoi pas ?". Si
nous faisons nôtre cette citation, un jour la guerre s'achèvera. Un
jour, la famine fera sa dernière victime. Un jour, nos enfants seront
tous en bonne santé et parfaitement éduqués. Il n'appartient qu'à nous
de faire que ce jour soit le plus proche possible. Il ne tient qu'à nous
de faire revivre à nos contemporains et à nos enfants ce rêve sublime,
ces chimères magnifiques qui ont empli de félicité les centrafricains à
l'aune des indépendances.
Robert Wali
Beaufort
Bilo
(17/08/2010) : Je suis tout a fait d'accord avec toi mon frère
Ariel, ce ne sont pas les matières grises qui manquent pour aider ce
pays, il suffit seulement de surmonter nos intérêts égoïstes et mettre
en commun nos efforts car, je l'ai toujours dit que si l'intérêt est
général, chaque centrafricain aura sa part. Nous devons avoir un seul
parti politique qui s'appelle Centrafrique.
Beaufort
Bilo
(17/08/2010) : Depuis un certain temps, je suis en train de faire un
constat amer en ce qui concerne la manière dont les gens qui viennent
chez nous pour ne pas dire les étrangers traitent les Centrafricains.
Ces gens nous considèrent comme des gens qui n'ont pas de grandes
études, ils négligent les formations que nous avons (c'est vrai que
notre système éducatif connait des problèmes mais c'est partout). Pour
travailler dans les intérêts des Centrafricains, on amène des gens de
l'étranger et par mes expériences, ce sont des gens qui ne connaissent
presque rien de leur travail et c'est nous qui sommes sur place qui les
formons et ils gagnent plus que nous. que fait l'inspection de travail?
ce serait la même chose pour notre cimenterie si on ne fait pas
attention, ce seront ces étrangers qui viendront occuper tous les postes
et réduiront les Centrafricains dans des postes subalternes.
Nous qui travaillons dans certaines ONG internationales, on est mal payé
par rapport aux soi- disant Expat qui gagnent des millions alors que
c'est nous qui faisons le gros du travail. L'inspection du travail doit
imposer un bon salaire pour ces compatriotes et garantir les emplois
pour les Centrafricains. Les Etrangers nous envahissent et volent nos
emplois au vu et au su de notre état. Il faut faire quelque chose.
Merci beaucoup.
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