Réactions à cette tribune
Louis
Gelin (webmaster de sozowala.com)
(13/07/2010) : Armel, permet-moi de réagir à chaud à ton article
avec lequel je suis d'accord à 100 %, bien que je n'ai pas pu suivre
cette émission hier soir qui passait aussi je crois sur France 5. Je
voulais simplement rapporter une précision sur les diamants de Giscard.
Cette précision m'a été rapportée par sœur Noella (ex-directrice de
l'école Saint-Charles à Bangui Lakouanga et décédée il y a quelques
années). Elle était très amie avec un homme politique centrafricain
proche de Bokassa et ancien élève de l'école Saint-Charles, décédé
également. Par respect pour sa famille je ne te dirai pas le nom de cet
homme. Cet homme politique avait expliqué à Sœur Noella ce qui s'est
passé à propos du "don de Giscard à la Croix-Rouge Centrafricaine".
Je rappelle que Giscard avait déclaré à la télévision française,
lorsque l'affaire avait éclatée, qu'il avait vendu la plaquette de
diamants et remis l'argent de cette vente à la Croix-Rouge
Centrafricaine. Puis le Canard Enchainé a publié une lettre de Ruth
Roland, alors présidente de la Croix-Rouge Centrafricaine,
démentant les propos de Giscard et déclarant que la Croix-Rouge
Centrafricaine n'a jamais reçu le moindre don de Giscard.
Selon ce que m'a dit Sœur Noella et les confessions de cet homme
politique centrafricain, Giscard a remis personnellement le produit de
la vente des diamants en espèces à Paris, dans son bureau à cet homme
qui l'a gardé pour lui et s'est bien gardé de le transmettre à Ruth
Roland, présidente de la Croix-Rouge.
Voila l'histoire de ce qui s'est passé selon, encore une fois, ce que
j'ai entendu. Giscard voulait tenir secret le don de Bokassa et ne pas
laisser de trace de la vente des diamants et du don à la Croix-Rouge.
D'ou la remise en liquide à un intermédiaire du don de Giscard à la
Croix-Rouge, don qui n'est jamais arrivé à destination. Bokassa, lui
avait gardé des photos et des preuves du don des diamants à Giscard.
Voici des photos de Soeur Noella et de Bokassa à la fin de sa vie.

Henri Paul
Akibata Kette
(13/07/2010) : Je remercie le compatriote Hermas GUELA pour sa
réaction à l'émission d'hier. Je l'ai suivi personnellement. De cette
émission plusieurs aspects se dégagent tant par la question insidieuse :
le but de cette émission. Les arguments avancés par les auteurs et
l'implication toujours de cette émission sur l'image des Centrafricains.
Et pour en finir, quelle leçon l'Homme Centrafricain doit-il tirer. Et
le dernier QUE FAUT-IL FAIRE ?
Je vais essayer de répondre à certaines de ces questions. Pas toutes,
car je ne peux et ne veux lire entre les lignes...
Je crois que le but premier de cette émission est de réhabiliter le
Président Giscard en qualifiant de petites valeurs les diamants que
BOKASSA a offerts à cet homme. Cet argument premier du peu de valeur de
ces diamants sont ridicules et peut être battu à brèche par ceux qui
connaissaient les qualités des diamants centrafricains. Et l'on voit mal
BOKASSA offrir des diamants de peu de valeur à un hôte de marque dont
était GISCARD à l'époque... Et l'argument avancé par GISCARD lui-même
corrobore mes avancés. Si ces diamants sont de peu de valeur, donc ils
coûtent rien du tout, alors pourquoi les vendre pour les reverser à la
Croix Rouge Centrafricaine ? Quelque chose de peu de valeur, une
broutille ne coûtera rien du tout et donc l'on peut aisément se passer
de cette tracasserie supplémentaire qui peut prêter à confusion. Pis, il
y a jamais de preuve de vente. Qui croire ? La version de Sœur Noella,
celle de GISCARD ou de BOKASSA ? A vous de juger.
L'image des Centrafricains peu flatteuse par les turpitudes et
agissements des dirigeants a pris encore un coup en revisitant ce passé.
Nous apparaissons comme les naïfs dans cette affaire. Tout Homme (Blanc,
Noir, Jaune, Rouge) ne cherche que son intérêt ou celui des siens. C'est
cette leçon que nos hommes politiques doivent tirer. Et surtout en
politique, point d'amis. Que des intérêts.
OUI compatriote Hermas, comment peut-on parler ou écrire l'histoire des
Centrafricains sans les Centrafricains ? Mais cette question se pose à
qui ? A nous-mêmes ! Les autres avanceront TOUJOURS les arguments qu'ils
veulent sur nous. Ils attendront point notre autorisation. C'est à NOUS
de changer les données, rétablir les vérités dans leurs différents
contextes.
Mais lorsque nous sommes dans une société d'OMERTA où TOUT doit être tu.
Parler est suspect et même malsain... C'est une irresponsabilité majeure
collée à la peau des politiques et autres grands décideurs nationaux.
Déjà dans une tribune, j'ai prié les grands commis de l'Etat tels que
Jean-Claude KAZAGUI, Daniel NDITIFEÏ, Dieudonné PADOUNDJI, Michel
GBEZERA-BRIA, ou encore Henri MAÏDOU et autres d'écrire, de nous
redonner une partie de notre histoire qui est occultée, enfermée. Cette
prière a été même adressée à l'époque au Général KOLINGBA. Maintenant il
n'est plus. Qu'est-ce qu'on entendra pas après ? Aujourd'hui PATASSE vit
encore. Est-il capable de nous restituer HONNETEMENT ce qui nous
appartient ? Et BOZIZE ? Cette répulsion de l'écriture nous dessert et
pèsera à toujours sur le parcours de ce pays. Car, cette assertion n'est
point vaine : un peuple qui ne connait pas son histoire, est un peuple
qui tergiversera toujours. Pour preuve, nous avons un homme d'une grande
valeur Barthelemy BOGANDA dont nous-mêmes avant fait un blackout sur
lui. L'on ne verra un écrit sur cet homme, aucun documentaire monté sur
ces idées, sa vision, etc... Triste CENTRAFRIQUE. Espérant que cette
prière ne sera pas vaine.
Toutefois, la jeune génération doit prendre ses responsabilités. Il
n'est jamais tard pour découvrir la vérité. Plus, il est temps de
s'accaparer de la réalité de ce pays et de la changer car une certaine
génération ne pourra plus rien faire et ceux de notre génération qui les
suivent sont sclérosés intellectuellement en laissant la voie qu'à la
cupidité, l'intérêt personnel, etc.
La CENTRAFRIQUE VIVRA QUE PAR NOTRE VOLONTE A FAIRE DE CE PETIT PAYS UNE
GRANDE NATION. NOUS EN SOMMES CAPABLES. JE LE SAIS ET JE LE CROIS...
SINGUILA MINGUI
Hermas Armel
Guela
(14/07/2010) : Chers compatriotes Louis GELIN et Henri Paul AKIBATA
KETTE, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai accusé réception de vos
différentes interventions au débat qui est lancé et je vous en remercie
vivement. Louis GELIN, je ne remet pas en cause ce témoignage
intéressant que tu venais de nous en faire part. Cependant demeurent
certains mystères autour de cette fameuse affaire de diamants, la
question est juste de savoir où se trouve la vérité, comment faire pour
briser le mutisme qui caractérise le peuple centrafricain ? Est-ce que
les auteurs de telles émissions ne peuvent –ils pas faire participer les
concernés dans de pareil débat ? dans une logique de démocratie qui
exige la participation de tous à la vie publique ?
Cher Henri Paul, je partage la même vision avec vous, la révolution
française de 1789 a été le fruit d’une lutte pacifique et intelligente
de certains penseurs Français. L’écriture a une puissance
révolutionnaire et rénovatrice, qui certes dans un mouvement d’ensemble
peut changer la destinée de tout un peuple, de toute une nation.
Rappelons nous comme tu l’as réitéré un peuple sans histoire est un
peuple mort. J’irai plus loin pour dire que si jamais nous n’essayons
pas de perpétuer notre histoire par l’enseignement, la formation des
jeunes générations, par la mise en place d’une politique culturelle
adéquate, nous risquerons de perdre nos repères un jour.
Je ne désire pas basculer le débat dans un conflit de génération , je
suis de concert avec vous quand vous avez employé le mot responsabilité
de la jeunesse. Aujourd’hui l’idéal serait d’intervenir le plus vite
possible, étant donné que la jeunesse est la force du renouveau et du
changement, comme c’est devenu le crédo du discours politique. Mais il
faudrait que cette jeunesse qui est dispersée partout dans le monde, ces
grands intellectuels qui résident dans d’autres pays du monde, ces
milliers d’étudiants qui sont restés à l’étranger après leurs études,
puissent penser à s’intéresser aux affaires qui touchent la République
centrafricaine. De donner leurs avis de s’investir de loin ou de près
dans tout ce qui se passe en Centrafrique. Que nos politiques aussi
puissent prendre conscience de nos potentiels intellectuels qui vivent
en dehors du Pays et mettre en place une politique adéquate pouvant
permettre à ces jeunes de rentrer chez eux et investir en toute liberté
et en toute sécurité. Car l’avenir du pays dépend de la jonction de
toutes ces forces. Tu as raison que l’intérêt individuel puisse céder le
pas à l’intérêt collectif dans une dynamique de service public et du
patriotisme.
Mbi kiri mbi bara ala nzoni
Guy Patrice
Aguingo
(14/07/2010) : Bonsoir,
Je ne suis pas certain que Bokassa soit un exemple pour le peuple
centrafricain, il mérite bien le sort que l'histoire de l'humanité lui
réserve car un criminel reste un criminel et Bokassa en fut un; pour des
centrafricains qui tentent depuis toujours par de multiple moyens de
déformer l'histoire de notre pays et de cet homme qui a fait de la
République Centrafricaine, la risée du monde entier par sa bouffonnerie,
et ses pantalonnades je leur dis de faire appel à leur conscience,
Bokassa a été un mauvais et Dieu merci il l'a presque payé avant sa mort
( regardez au moins la photo de Bokassa ci dessus avec le feu Katouka
que peut reconnaitre aisément), La vie demeure la vie, le fait d'être
Président de la République, d'avoir la responsabilité de diriger les
siens ne peut te donner le droit de vie et de mort sur ces concitoyens.
Bokassa lui au moins il est mort dans un lit et les autres alors ! qu'en
direz vous ?
Mr Henri ! vous dites à Kazagui à Maïdou de pouvoir écrire pour défendre
un criminel, une personne que le peuple centrafricain par la justice à
condamner, je comprends le silence de ces gens car ils ont raison car
Bokassa fut un criminel et ne peut être ni un modèle, ni un exemple pour
les future Président de notre Pays.
Ces hommes sont suffisamment intelligent surtout Kazagui et Maïdou pour
cautionner l'homme que fut Bokassa et s'ils le font, je pense que
l'histoire ne le leur pardonnera pas.
Messieurs, vous avez en ce moment de l'énergie alors employez la pour
construire notre pays et donner des bons conseils à Bozizé que d'honorer
un dictateur, un tyran qui n'a été brillant que dans la tuerie des
centrafricains, le détournement des fonds publics et contribuer à
réduire le peuple centrafricain dans sa volonté de vivre aisément comme
les autres peuples.
Merci
Hermas Armel
Guela
(15/07/2010) : Cher compatriote GUY PATRICE AGUINGO, je vous
remercie de l’intérêt que vous porter à ce débat. En effet, comme je
l’ai réitéré tout au début de mon article, j’écris non dans le sens de
faire du mal à tous ceux qui ont souffert sous le règne du régime
Bokassa, ni de faire son éloge, ni de le prendre comme modèle. Mais j’ai
écris pour mettre en exergue la manière dont notre histoire est souvent
écrite sans nous. Mon souci n’est pas de personnifier mon débat, de
m’ériger en juge ou en griot, mais c’est juste une curiosité à la
recherche de la vérité dans un contexte où il n’existe pas des sources
crédibles pouvant nous permettre d’avoir une idée claire sur ces
diamants qui certes appartiennent aux Centrafricains.
Cher compatriote Guy Patrice, vous corroborez avec moi qu’écrire
l’histoire n’est pas synonyme de chanter la louange de quelqu’un, mais
c’est le fait de relater tout ce qu’on a vu, touché, faire et entendu
dans l’objectif d’informer les générations à venir. Vous serez d’accord
avec moi que le silence équivaux consentement, un vieux dicton dit : Qui
dit rien consent. C’est pour dire qu’obtenir pour le silence n’est pas
une bonne manière d’écrire l’histoire. Je partage la même opinion avec
vous, l’idéal aujourd’hui serait de consentir nos efforts autour du
président BOZIZE, d’apporter nos parts de contribution à la construction
de cet édifice qui est notre cher et beau pays la République
centrafricaine.
Je vous remercie
Henri Paul
Akibata Kette
(15/07/2010) : Obligé de reprendre la parole ici, car visiblement ce
que j'ai écrit n'a pas été saisi fondamentalement...
Cher compatriote AGUINGO, je ne sais comment vous avez pu trouver une
once de défense de BOKASSA dans mon intervention. Il y a un fait qui
s'est passé. Ce fait est bien contextualisé. Et je suis intervenu dans
ce cadre bien précis. Il y a une émission qui a présenté une lecture
partisane avec des arguments limités sur une affaire donnée. Mon
intervention s'est limitée aux arguments avancés, à savoir que les
diamants que BOKASSA a offerts à GISCARD D'ESTAING ont peu de valeur.
Voilà ce dont que je réfute. Ce n'est pas les cadeaux en soi que j'ai
défendu et encore moins l'auteur de ceux-ci. Cela, si vous vous
permettez une relecture attentive, vous le constaterez aisément...
En essayant de répondre à une question du compatriote GUELA qui se
demande pourquoi les Centrafricains ne sont pas associés à pareille
émission puisque l'image du pays est en jeu. Cette réponse est simple.
Qui connait quelque chose des réalités d'antan ? Et si l'on doit
connaître notre histoire, il est temps que ceux qui en détiennent une
partie puissent parler. Et ma tribune d'alors (Cf.
L’histoire : muse d’une vision politique de la RCA
sur ce même site) implorait les grands acteurs de la vie de notre pays
d'ECRIRE pour nous éclairer sur des choses qui s'étaient passées, pas
seulement sous le régime BOKASSA, mais sous TOUS les régimes. Voilà
pourquoi j'ai adressé cette invitation aux plumes aux GRANDS COMMIS de
l'Etat et GRANDS DECIDEURS du pays à un moment donné de parler par
l'écriture. Cette invitation n'a que but d'aiguiller la jeunesse
Centrafricaine à prendre conscience pour ne pas repeter les erreurs du
passé. Si MAÏDOU ou KAZAGUI ne parlent, comment saura-t-on la stricte
vérité sur le régime BOKASSA ? Resterions-nous que dans les supputations
ou approximations loin de la réalité et laisser les uns et les autres
interpréter notre histoire à leur guise ? Voilà pourquoi il faut parler.
Parler pour ne pas défendre un homme mais restituer que la vérité... Et
cette vérité ne fait pas de BOKASSA un homme à défendre. Et
personnellement je ne suis Maître VERGES pour défendre l'indéfendable
car je suis Centrafricain et ma conscience m'interdit de voir en BOKASSA
un héros.
SINGUILA MINGUI
Regina
Sakaba
(15/07/2010) : mon cher ARMEL
Je suis tout autant que toi touchée par la manière dont les blancs
parlent des Africains. Je ne pourrais juger, ni défendre ce que je n ai
pas vécu. Mais d'après mes connaissances les hôpitaux, universités et
omnisport ont été l'œuvre de cet homme. Je me souviens qu'une
compatriote avais écrit, je crois en MARS, et nous demander de respecter
au moins la mémoire des morts. Ce qui est sûr c'est DIEU qui a la charge
de juger les hommes, ce que nous devons faire, comme l'a dit ARMEL,
c'est de nous unir afin de combattre d'abord les blancs, ensuite de
consentir nos efforts autour de BOZIZE pour le développement de notre
pays.
Je vous remercie.
Serge
Bini
(15/07/2010) : Pourquoi ne pas poser cette question légitime à
France5 ?
Quand on veut écrire l'histoire d'un peuple, il faut s'adresser aux
natifs de ce pays.
Canaan
Joliardo
(16/07/2010) : Je voudrais d'abord féliciter l'initiative de vos
débats autour d'une histoire intéressante mais bien moins importante à
l'heure actuelle, j'aurais souhaité vous lire traiter des problèmes de
l'heure. Les chaînes Françaises nous font distraire, juste pour
perturber et nous désorienter des réalités de l'heure. Les choses se
passent comme s'il n'y a que la France qui peut nous faire une leçon sur
les problèmes de notre Pays, comme si elle n'est pas concernée. Qui
avait formé Bokassa? Qui l'avait poussé à faire le Coup d'Etat? Qui lui
avait pris ses diamants? Qui a Organisé le Coup d'Etat contre Bokassa?
Quelle Armée avait fait le Coup d'Etat? Qui a pillé Bérengo et a emporté
les trophées de Bokassa par hélicoptère? Qui a Organisé les mutineries à
Bangui? Qui a distribué les Armes aux Mutins à Petevo? Qui avait
Bombardé le Camp KASSAI en 1997 sans réparation de préjudice pour nous
laisser les ruines? Qui a soutenu le Coup d'Etat de 2003? Qui entretient
actuellement les Rébellions au Nord de Centrafrique? les Régions en
rébellion sont contrôlées par qui? Qui gère les informations
satellitaires sur les mouvements de la Rébellion et des FACA? Qui prend
contact avec la rébellion. Si nous sommes intellectuels nous devons nous
cultiver pour notre pays que de nous faire divertir avec des vieilles
histoires qui n'ont pas de solution. Car l'EX Président Français Valery
Giscard d'Estaing ne pourra plus jamais être interpelé après la mort de
Bokassa pour cette affaire. Quand ceux qui nous manipulent se rendent
compte que nous avons des preuves de leurs responsabilités dans la
dégradation sociopolitique et économique de notre pays, ils cesseront de
nous divertir avec les vielles Chansons. Derrière les crises il y les
seigneurs, les acteurs intelligents, stratégiques et institutionnels,
qui tirent bien leurs profits car se sont nos ressources qui sont
exploitées dans les zones incontrôlées par nos forces de Défense.
Centrafricains, intellectuels, opposants et société civile tu n'a qu'un
seul Pays la RCA. Tu as déjà vu les Français manifester en France contre
leur mauvaise politique de nuisance au développement de Centrafrique,
par rapport à toutes les gaffes citées ci-Haut ? Quand les Français ont
fait le Coup d'Etat contre Bokassa, as-tu vu un Officier Centrafricain
avec eux ? Non
Le Malheur est qu'il y a toujours des brebis à la traine que le loup
fini par les attraper dans son embuscade. Nos querelles politiques
profitent à qui ? Imaginez- vous l'engrenage des crises ? Il y a combien
d'année que les enfants ne vont plus à l'Ecole dans les régions de Paoua,
Birao, Obo, Ndélé et tant d'autres? Mon dernier accès dans le Nord Ouest
remonte en mai 1994, les écoles étaient fermées puisque les instituteurs
sont restés à Bangui pour arriérés de salaires et avec les Guerres que
sont devenus les enfants ?
L'Administration est victime de la discrimination depuis une vingtaine
d'année et ceux qui arrivent au pouvoir font la chasse aux sorcières,
soit dans le but de satisfaire leur parti politique, soit pour
satisfaire leur ethnie ou leur famille au détriment des valeurs fils du
Pays et soudain ils se retrouvent avec plein d'opposants. Ces opposants
souvent dans le but de déstabiliser les régimes, courent vers les
populations sensibles, appauvries déjà pas la misère, afin de les
manipuler, les instrumentaliser en créant diversion dans leur esprit, la
Rébellion pour les objectifs subversifs. Ils commanditent à distance
sans voir les souffrances des pauvres villageois et sont en intelligence
malheureusement aux acteurs stratégiques qui n'ont pas la même vision
qu'eux mais par contre visent nos ressources et leurs intérêts
économiques en tirant le Gouvernement par la langue avec les menaces
pour signer les accords personnels discrets leur permettant de profiter
de nos ressources sans nous compenser.
C'est un Cycle est infernal, car ces acteurs nuisibles et invisibles
utilisent souvent les mêmes voies la diaspora souvent mal informée des
réalités du Pays qui n'ont aucune donnée seule preuve « internet » pour
déclarer que les régimes en Centrafrique ne savent pas gouverner et ils
utilisent l'opposition pour atteindre le Gouvernement. C'est vrai aussi
que les différents Gouvernements ont leur part de responsabilité et ceci
est relatif à tous les régimes.
Le vrai problème est la pauvreté mentale, c'est le sous développement
psychologique, on se retrouve en dehors opportunistes, des fois avec des
intellectuels dans le Gouvernement, qui font preuve de bassesse et
deviennent nécessiteux, sans scrupules qui veulent devenir milliardaires
et qui dilapident l'argent de l'Etat pour des intérêts égoïstes et
souvent sans être sanctionnés, car ils créent la mafia avec les proches
des présidents et ils sont intouchables. Ceux là sont plus dangereux
qu'une vipère, ils créent des réseaux compliqués dont, certains de nos
sacrés assermentés de justice en perte de leur identité s'y trouvent
juste pour les protéger en cas d'une éventuelle menace judiciaire ou
encore pour persuader le Chef de l'Etat, qu'ils sont avec lui. Tous les
Chefs d'Etat vivent avec des multitudes d'hypocrites et c'est souvent
quand ils ne sont plus au pouvoir qu'ils se rendent compte qu'ils ont
été trahi depuis très longtemps par ceux-ci. Parmi eux il y a certains
qui ont trompé Bokassa, Kolingba, Patassé et quelques uns sont encore là
aujourd'hui, nous les verrons demain.
Ceux qui manipulent ont la chance d'utiliser que les âmes sensibles, non
informés sur les réalités. Les populations des zones précitées dans la
Rébellion sont victimes des manipulations politiciennes, car ceux qui
tirent les ficelles veulent trouver des places dans les Gouvernements de
transition ou de large ouverture, pour reprendre leur vit égoïste. C'est
pourquoi, je confirme que tous nous sommes responsables. Parce que nous
ne sommes plus à la commande ou parce que nous avons la puissance à la
commande, nous sacrifions les pauvres et paisibles Centrafricains en les
manipulant, en les instrumentalisant et à les livrant au bout des
canons, en exile comme réfugier et d'autre carrément dans la forêt.
Bsalama et Lahone, Sidi ARMEL
René
Sakanga Morouba
(16/07/2010) : Cher Armel;
Il est louable pour toi d'interpeller tous tes concitoyens sur la
nécessité de regarder l'histoire avec courage et surtout de la décrire
avec lucidité et sans passion même si des douleurs demeurent encore en
certains d'entre eux. Des erreurs ont été commises par nos dirigeants et
continuent de l'être avec des conséquences graves sur des familles et
des individus cela ne doit pas autoriser la presse étrangère à jeter du
noir sur la pays entier sous le prétexte que certains dirigeants ont été
plus sanguinaires que d'autres ou qu'ils ont dilapidé les biens publics
plus que de d'autres. Bokassa le sanguinaire est parti après avoir payé
tout le tort fait au peuple mais ses acolytes les plus importants sont
toujours en vie et se doivent de rétablir les réalités de l'époque à
travers des écrits ou des points de presse mais hélas ils sont muets
pour toujours parce qu'en proie avec leur conscience. Ils n'ont certes
pas tué des hommes et des femmes mais la situation dans laquelle ils ont
laissé la Centrafrique est pire qu'un holocauste. Que nous ne nous
réjouissons pas de la mort même de notre pire ennemi car Dieu seul sera
au rendez-vous du jugement dernier.
Olivier
Mbila
(16/07/2010) : Le débat devient passionnant et à la fois s'éparpille
en faussant l'identification du nœud gordien. L'interpellation émanant
d'un Compatriote sur une émission. Cette émission a traité un fait
historique qui se révèle pauvre intellectuellement car il y a aucune
rigueur. Cette rigueur est celle de confronter les différentes thèses
disponibles et de passer en revue ce qui est dit et SURTOUT ce qui n'est
pas dit, relever les erreurs et mettre à nue les arguments approximatifs
avancés autrefois. De cela, RIEN. Une compilation des choses qui ont été
dites. Une simple narration... D'ailleurs, c'est maintenant ainsi en
Occident. Rien de concret (dans le sens de la rigueur intellectuelle et
de l'impartialité) ne peut sortir de la mass média si ce n'est la
manipulation ou le renforcement de la guerre psychologique que
l'Occident fait au reste du monde.
Des réactions fusent. Les uns accusent la FRANCE d'être la mère de TOUS
les maux en RCA en particulier et en Afrique en général. Les autres, il
faut redonner la parole aux différents décideurs des régimes qui se sont
succédés afin d'écrire notre propre histoire avec la remontée des faits
réels vécus.
J'opte pour cette seconde solution. Pourquoi la FRANCE continue
inlassablement de manipuler ? Pourquoi se retrouve-t-elle à l'origine de
TOUS les maux dans notre pays ? N'est-ce pas de notre faute ?
Cette faute se situe à deux étages.
La première, c'est l'ignorance. Comment tirer des leçons du passé si
celui-ci n'est connu avec exactitude? Comment a été monté la succession
de BOGANDA ? Pourquoi le coup d'Etat de la Saint Sylvestre ? Qui a
soutenu BOKASSA pendant 14 ans ? Pourquoi l'opération Barracuda ?
Pourquoi DACKO à la place de BOKASSA alors que les vrais investigateurs
de la lutte et de la chute de BOKASSA ont été mis sur le carreau ?
Beaucoup de choses ne sont connues du commun des Centrafricains -même si
ceux-ci ne doivent pas tout connaître-. Donc laisser à chaque génération
des repères est vital pour la construction d'une nation. Tant que
l'Homme d'aujourd'hui ne saura pas ce qui s'est réellement passé hier,
la chance de refaire les erreurs du passé est considérable. Donc le
compatriote AKIBATA KETTE a pleinement raison. AUX PLUMES,
CENTRAFRICAINS.
La deuxième est que l'intérêt personnel a gangrené notre société. Chacun
pour soi. Tout un chacun se replie sur son ethnie pour gouverner ou pour
la conquête du pouvoir. ZERO POTENTIEL COLLECTIF. Ce n'est point la
FRANCE qui appuie sur les gâchettes des armes pour nous tuer. Ce n'est
point la FRANCE qui dit à un Ministre de détourner de l'argent... Tout
ce que nous faisons dans ce pays de mal contre l'Homme Centrafricain,
c'est nous-mêmes les responsables. Aujourd'hui nous savons comment faire
pour sortir ce pays de cet état de misère intellectuelle, morale et
sociétale. Alors pourquoi ne pas prendre les mesures qui s'imposent ?
Parce que nous sommes TOUS égoïstes. Parce que nous savons pas ce que
veut dire appartenir à un même Etat. Les Occidentaux ne surfent que sur
notre inculture, notre ignorance et notre naïveté pour continuer à
régner... Pourquoi les accuser si nous ne faisons ce que nous devons
faire nous-mêmes ? Et faire ce que nous devons nous-mêmes faire n'est
point difficile. L'on a vu SANKARA au BURKINA-FASO. 4 ANS d'une vie : et
l'IMMORTALITE. Nos chefs d'Etat ? Des années et le néant ou la
désolation comme résultante de leurs différentes actions. Autre exemple,
comment gérer au profit du peuple nos innombrables ressources. Il y a le
cas du BOTSWANA. Chez NOUS ? N'en parlons pas. La faute à QUI ? A la
FRANCE ? NON. C'EST A NOUS-MÊMES !
Aujourd'hui à travers cette tribune, espérons que les différents
décideurs des régimes vont parler. Soulager leur conscience et donner
des repères à la jeune. Ainsi, nous pouvons contredire pareille émission
avec des éléments concrets et signer de la plus des manières la fin des
impunités où TOUT ce qui concerne l'AFRIQUE doit être traité avec mépris
ou légèreté.
MBI MOU NA ALA MALO
Guy Patrice
Aguingo
(17/07/2010) : Bonjour,
L'HISTOIRE NOUS AIDE A COMPRENDRE LE PASSE POUR BIEN VIVRE AU PRESENT ET
BIEN NOUS PROJETER DANS L'AVENIR:
Je me permets de revenir encore sur ce que je qualifierai d'ignorance
des uns et des autres :
Je suis allé sur les sites suivants : l'ina.fr, google.fr; sur rfi.fr;
Tous les reportages qui sont dits sur BOKASSA sont des vérités et on y
apprend mêmes des choses ignobles à ce demander si vraiment nous avions
été gouverné par une personne digne répondant au nom de Bokassa dont
certains centrafricains veulent nous revendre en s'indignant en
apprenant certaines vérités.
A la jeunesse centrafricaine, je leur dis que les gens qui ont vécu sous
Bokassa sont encore vivants, ceux qui ont vécu avec lui que ça soit de
l'intérieur de son pouvoir et de l'extérieur reconnaissent que les
choses qui sont dites sur lui ne relèvent pas de l'imagination. BOKASSA
FUT UN TYRAN, UN DICTATEUR ET EST CLASSE DANS LA POUBELLE DE L'HISTOIRE
COMME LES MOBUTU, IDI AMIN, MACIAS NGUEMA.
JAMAIS HOMME N'A ETE CRUEL COMME CE MONSIEUR.
Quand j'entends les centrafricains dire : Bokassa a construit
l'université, ceci et cela je leur dit bof car ces choses à l'époque
devraient être construites, au contraire Bokassa a pillé notre pays, il
a laissé plus de 23 milliards Fcfa de fonds détournés en suisse (
déclaration de Dacko), il a acheté des châteaux en France, il se prenait
plus pour un Français que pour un centrafricain malgré qu'il était le
Président de pays, c'est lorsque les Français lui ont fait comprendre
qu'il ne faisait plus partie d'eux qu'il a finalement compris la nature
des blancs, la preuve il est enterré au pays de ces ancêtres.
Une petite parenthèse sur l'un des reportages Bokassa déclare :
Catherine m'a dit que Chirac m'a demandé d'être sa maitresse, et moi
Bokassa, je lui ai dit d'accepter car Chirac est un gaulliste!) allez y
comprendre, je continue encore ( je cite Bokassa : Giscard invitait tout
le temps Catherine à l'Elysée et Catherine y séjournait, je me demande
où se trouvait Anémone la femme de Giscard) Ha! les nègres, c'est
pathétique. Fin de la parenthèse.
Pour finir, nous avons quand même eu le procès Bokassa en 1987 ! les
Gbodou, les Franck, les Tiangaye sont encore vivants! Un jugement avait
été rendu au nom de peuple Centrafricain et l'intéressé qui faisait
confiance à la justice de son pays! Que voulez vous encore de plus mes
chers frères, que les Maïdou, les Kazagui écrivent ! alors que la vérité
est connue de tout le monde sur la nature de ce régime et de ce
Monsieur!
Pour mémoire au procès de Bokassa, Kazagui avait déclaré " AU TEMPS DE
BOKASSA NOUS FUMES CE QUE NOUS PÛMES" Et dans la plaidoirie de Tiangaye
, ce dernier a dit " LE PROCES BOKASSA EST LE PROCES DE NOTRE HONTE",
Ainsi BOKASSA est notre honte, nous devons l'admettre, accepter que OUI,
il fut un temps dans notre pays la République Centrafricaines, il y a eu
des choses ignobles qui se sont produites et PLUS JAMAIS CA!
Quid à la situation actuelle avec notre Bozizé National, son
comportement actuel ( l'exécution de Massi...) ne peut que faire fuir
les intellectuels centrafricains comme les autres intellectuels qui ont
horreur de la violence. Le jour où il changera de comportement qu'il
comprendra que la République est l'œuvre des intellectuels, il rendra un
grand service à lui même et à son pays.
Barthélemy
Mandékouzou-Mondjo
(17/07/2010) : Le pouvoir de s'indigner !
Dans tout ce qui est dit on lit une indignation, c'est-à-dire la
réaction d'une conscience heurtée par quelque chose qui fait mal. Ce qui
fait mal, c'est une représentation, une image qui est « notre histoire
occultée, enfermée ». L'image de Bokassa dans un premier temps. Le
bâtisseur qu'il fut n'apparaît point : car, au début de son exercice du
pouvoir, il a bien été l'homme de l'opération Bokassa, dont la
philosophie (Philosophie de l'Opération Bokassa) nous fut présentée en
deux volumes sous la plume des intellectuels centrafricains qu'il
associait sans discrimination à la gestion du Pays : Henri Maïdou,
Antonio Franck en furent ! Car enfin, jusqu'aux années 70 et la Réforme
agraire, il n'avait pas encore pensé à détourner ce que la Coopération
internationale publique et privée a donné et n'a pas contrarié la
construction du Collège universitaire de Bangui et des Instituts
annexes, dont l'Institut des Etudes médicales et sociales, l'Ecole
nationale d'Administration.
Cette image a été brouillée par l'émission de TV5. Mais elle le fut
encore bien plus par le film de Werner Herzog : Echo d'un sombre Empire
(1990) rediffusé il n'y a pas bien longtemps et deux fois sur la chaîne
Public-Sénat.
A travers l'image de Bokassa, c'est aussi l'image de la République
Centrafricaine entière qui se trouve malmenée. Et le débat ouvert ici
s'affine pour faire de la conscience heurtée ce que dit Emile Zola de
l'indignation : un « dédain militant ». Mais notre légitimité à nous
indigner ne nous autorise pas à « changer les données ». L'image de la
République Centrafricaine en 50 ans d'indépendance et à travers les
performances de ceux qui l'ont eu en charge est celle d'une tache ou
d'un objet à identifier perdu quelque part au centre de l'Afrique. Rien
n'a été fait et leur nationalisme serait à rude épreuve si nous
demandions à nos historiens de nous mettre de l'existence là où
l'histoire nous donne le spectacle du néant. Dans un cours de
philosophie mon professeur a eu recours à une image qui me revient ici
pour sa pertinence : « les massages de la sage-femme la plus experte ne
feront jamais sortir un enfant du ventre d'une femme qui n'est pas
enceinte ».
Nos historiens interviendront, à la marge, sur des débats périphériques
qui ont déjà été ouverts ailleurs : la valeur des « diamants de Bokassa
» entre bien dans ce débat classique sur les termes de l'échange où la
comparaison s'est toujours révélée plus favorable aux produits finis
face aux matières premières. Les expertises sollicitées dans l'émission
de TV5 ont donné à comprendre que c'est bien dans ce cadre des usages et
habitudes qu'elles évaluaient le don fait au Président Giscard d'Estaing
: une « vérité » qui me semblait s'assumer dans sa subjectivité et,
donc, sa relativité !
René
Sakanga Morouba
(18/07/2010) : Nous gagnerons tous a surpasser nos passions et à
aborder le thème à nous soumis par notre compatriote GUELA avec
objectivité et grande sérénité au lieu de refaire le procès d'un homme
qui a été largement puni pour ses égarements politiques. Des propos du
genre de ceux du compatriote AGUINGO ne feront pas avancer le débat
autour de l'image écornée de la Centrafrique. Ce débat ainsi posé n'est
pas seulement celui des intellectuels mais également des autres
centrafricains fussent-ils intellectuels ou non. Poursuivons les
échanges avec modération et respect des différentes sensibilités car au
delà de nos avis et sentiments personnels c'est la RCA toute entière qui
est concernée. Bien à vous tous.
François
Bozizé
(18/07/2010) : Interview dans JEUNE AFRIQUE par François Soudan :
Est-il vrai que les
Centrafricains sont nostalgiques de
l'époque Bokassa?
Je n'irai pas jusque
là. Mais il faut reconnaître que Bokassa
est celui qui a le plus bâti dans ce
pays.
(c) JEUNE AFRIQUE N°2584 - DU 18 AU 24
JUILLET 2010
Ulrich Augustin
Wayawo
(20/07/2010) : Bonjour a tous et a toutes
Je voudrais tout d'abord remercier le compatriote qui a ouvert ce débat
sur cette tribune pour essayer de remettre les faits à leur place; nous
sommes tous des Centrafricains, Be-Africa nous appartient à tous, et
lorsqu'il y a un sujet qui touche à notre culture, à notre identité la
conscience collective est interpellée, des lors, nous devons laisser de
cote tout parti pris et faire une analyse objective de tout ce qui a eu
lieu sous le ciel Centrafricain depuis les premières heures de
l'indépendance à nos jours; Je voudrais avant de commencer mon
intervention sur cette tribune jeter un SAKO SAKO à tous les compats
centro qui ont dépassé tout sens d'émotions et de Bobard, je veux citer
en exemple le compat Canaan Joliardo qui a su brosser sur cette tribune
une analyse objective mettant en exergue nos erreurs en tant que
centrafricains ainsi que les pressions et autres coup-bas que nos
gouvernants ont toujours reçu dans l'exercice de leur mission que nous
leur confions par les puissances occidentales en tête desquelles la
France. Cette FRANCE PROFONDE ET NUISIBLE comme l'a qualifiée le
président PATASSE.
Ne soyons pas sensationnels et émotifs au point de se laisser entrainer
par ces concepts et théories, qui, même leurs auteurs ont de la peine à
les faire accepter par leur peuple pourtant alphabétisé; avant l'arrivée
de l'homme blanc, l'Afrique était très bien organisée, ils sont venus
nous combattre, ils ont utilisé nos propres frères contre nous pour nous
fragiliser et emporter ce qu'ils ont besoin pour le bien et celui de
leurs générations; et c'est ce qu'ils continuent de faire jusqu'à nos
jours d'ailleurs par le biais de notre diaspora. Diviser pour régner et
semer la trouble; ouvrons nos yeux et regardons tous les problèmes en
Afrique, leurs causes.
Il nous appartient à nous centrafricains de bâtir notre Be-Africa, la
France et aucun pays d'ailleurs ne viendra jamais le faire a notre
place; regardons un peu du coté de l'Asie et faisons la comparaison; au
début des indépendances nous étions comment vis a vis de l'Asie et
maintenant. Quand je me retourne pour voir tous ces concepts, je me
rappelle du ''Le Corbeau et le renard''.
Maintenant revenons à notre débat, depuis les indépendances nous avons
eu 6 chefs d'état; mais je ne parlerai pas de Boganda, pour le fait
qu'il a été précocement et maladroitement tué; mais maintenant jetons un
regard sur le règne Dacko, Bokassa, Kolingba, Patassé et Bozizé, qui a
fait quoi en Centrafrique?
Dacko n'a rien construit sinon que les salaires étaient bien versés à
nos parents; Kolingba était l'enfant le plus dorloté, choyé de la
France, et pourquoi? et bien justement la France voulait avoir la main
sur lui et au delà avoir la mainmise sur nos ressources naturelles; ce
qui fait que ce monsieur a eu beaucoup d'aides publiques au
développement, et qu'est ce qu'il en a fait ? rien, sinon que racheter
tous les immeubles du centre-ville de Bangui, construire des immeubles
en Cote d'Ivoire, au Benin.... etc; et vers la fin de son règne beaucoup
de sang a coulé, des cadres de l'administration tant civiles que
militaires ont péri, (ceux qui connaissaient la Concertation des Forces
Democratiques(CFD) peuvent savoir); des étudiants ont perdu leur vie
etc....
Patasse était venu mettre le comble a l'horreur, il avait le soutien de
l'ensemble du peuple, mais qu'est ce qu'il a construit, qu'est ce qu'il
a laissé pour la Centrafrique de demain?
je me souviens d'un de mes profs du lycee qui nous disait que "Patassé
est venu en aventure, et il va repartir en aventurier", paix à son âme
il n'est plus de ce monde mais l'histoire lui donne raison. Combien de
vies perdues?, combien d'arriérés de salaires?, qu'est ce qu'il a
construit, sinon que détruire le peu qui existe, la Centrafrique est
devenue la risée du monde entier par les turpitudes que nous avons
connues, notre cher Be-Africa, berceau de paix est devenu une terre de
désolation, aucun espoir de vivre, le ciel s'est assombris sur nous.
Aujourd'hui tout citoyen lambda Centrafricain rencontré dans la rue,
sous l'ombre des manguiers entrain de jouer au kissoro disent que si
Bokassa était la on dépasserait la Cote d'ivoire, on serait comme
l'Afrique du sud, comme la Libye etc... tous s'accordent de dire que si
Bokassa était la, on l'aurait ramené au pouvoir. Ces phrases qu'on
entend par ci par la sont les preuves de reconnaissances que la nation a
rendu à ce valeureux fils du pays.
Mes points de vues ici sont loin de gratter la blessure de tous ceux qui
ont été les victimes directes ou indirectes des égarements de l'homme
que sont ceux de Bokassa, mais juste l'occasion de rétablir les faits et
l'histoire; il a fait des erreurs tout comme Patassé, tout comme
Kolingba; mais dans la vie il n'y a que ceux qui n'ont jamais essayé qui
ne faillissent pas, ce sont tous ceux qui l'ont induit en erreur qui
sont revenus nous gouverner après lui, et qu'est-ce qu'ils nous ont
apporte?, ils n'ont rien apporté, rien fait: les avions de la compagnie
Air Centrafrique convertis en avion de ravitaillement en poisson de
Kolingba, les routes et hôpitaux construits par Bokassa, totalement
détruits sous le règne Patassé...et j'en passe.
N'oublions pas que qui veut tuer son chien l'accuse de rage, on a
crucifié le messie et laissé que des voleurs et nous subissons.
Cet homme a beaucoup donne pour nous, aujourd'hui la où je suis très
loin de la Centrafrique, à des milliers milliers de kilomètres, quand je
parle de Centrafrique personne ne connait mais quand je parle de
Bokassa, on continue de me respecter en tant Centrafricain à cause de
Bokassa; certes il est des actes que l'on pose dans sa vie qui coutent
et pèsent fort sur le cours de l'histoire, mais les actions que cet
homme a menées méritent plus que ce qu'on raconte sur lui, cette image
sombre qu'on dresse de son règne est truffée et ne relève que de
l'émotion. Si l'on doit réhabiliter Bokassa, réhabiliter ses enfant,
petits enfants, sa mémoire, je m'inscris en OUI.
La probité intellectuelle voudrait que l'on reconnaisse les effort de
l'autre.
Il nous a construit le pays, tous les édifices qui subsistent encore à
Bangui, ce qui fait qu'on peut une fois débarquer à Bangui et se dire
que "s'il y a des gens qui vivent ici'' c'est grâce à l'œuvre de
Bokassa, alors CENTRAFRICAINS soyons reconnaissants
Guy Patrice
Aguingo
(21/07/2010) : Mr WAYAWO,
J'ai lu avec attention votre intervention et je ne suis pas d'accord sur
certains points et lorsque j'ai voulu aller plus loin dans mes
investigations pour savoir le fondement de votre raisonnement j'ai rien
trouvé de mieux :
Il en résulte que nous sommes vraiment en face d'une manifestation
épuisée de la pensée et de l'incapacité d'une jeunesse centrafricaine à
inventer son avenir; je ne suis pas d'accord lorsque vous dites "
cette image sombre qu'on dresse de son règne est truffée et ne relève
que de l'émotion"
Faites des recherches sur internet et interrogez les gens qui ont vécu
sous Bokassa, vous en saurez beaucoup de chose, lorsqu'on a vu le jour
dans les années 80, il est des fois important de faire des recherches
sur un sujet déjà tranché par l'histoire et par le peuple que d'avancer
des choses qu'on ne maitrise pas... Les archives sur Bokassa sont
accessibles par tout le monde, faites y un tour et vous serez surpris,
commencez d'abord par internet puis le reste viendra.
Et un peu plus loin " Si l'on doit réhabiliter Bokassa, réhabiliter
ses enfant, petits enfants, sa mémoire, je m'inscris en OUI"
Personne n'a incriminé les enfants de Bokassa ainsi que ses petits fils
qui sont des centrafricains comme tout autre, d'ailleurs un de ses fils
est député de la République.
"La probité intellectuelle voudrait que l'on reconnaisse les effort
de l'autre"
De quelle probité intellectuelle parlez vous ! celle de la justice d'un
pays qui a instruit un procès équitable et qui a reconnu le caractère
criminogène d'un régime ! ( Vous avez entendu parler de KOBA! MOKOUA !
MAKIANDAVO ! BAÏSSA! j'en passe )
Dans tout ce que vous avez écrit, vous avez oublié une chose : LE PEUPLE
CENTRAFRICAIN.
D'ici peu de temps, vous serez un cadre important dans notre pays, je
crains fort qu'avec de telles idées, vous allez nous faire du Bokassa
sans Bokassa.
CE QU'ON A DE SI IMPORTANT DANS LA VIE C'EST LA VIE LE FAIT DE POUVOIR
DIRIGER LES AUTRES NE PEUT TE DONNER LE DROIT DE VIE ET DE MORT SUR LES
SIENS, POUR MOI BOKASSA EST UN ASSASIN, UN TYRAN, UN DICTATEUR, IL A ETE
CONDAMNE PAR LA JUSTICE DE NOTRE PAYS ET PENDANT QUE NOUS Y SOMMES IL
FAUT DEMANDER A CE QU'ON REVISE SON PROCES !
Heureusement que Bokassa a été jugé ! si non qu'est ce qu'on aurait
entendu ! Mon Dieu.
Olivier
Mbila
(21/07/2010) : Je me permets et permettez-le moi de m'emporter sur
la déviation des débats et de la tournure par deux interventions: celle
du compatriote WAYAWO et sur ce que le Président BOZIZE a dit sur
BOKASSA. Je trouve que c'est le DEGRE ZERO de la MORALE maintenant en
RCA...
C'est vrai que la misère déshumanise l'Homme. Et ce que, aujourd'hui les
uns et les autres disent de BOKASSA corrobore pleinement cette évidence.
Nous en sommes arrivés à inverser des valeurs : Mettre le matériel à la
place de l'humain. OUI, nous voulons le MATERIEL au détriment de
l'HOMME. Est-ce possible ? Croyez-vous que ce que BOKASSA a construit
vaut une ONCE d'une VIE HUMAINE ? NON, NON et NON. Rien ne vaut la
vie... Et, il faut le reconnaître cet homme est notre HONTE. Cette HONTE
est celle de la lâcheté (où les uns et les autres se trahissaient à ce
paranoïaque), elle est celle de la vilenie, de la bassesse. C'est le
syndrome de Stockholm qui embrase une partie de cette population. Mais
cela n'est point à encourager.
Il y a des faits sans conteste qu'une partie du peuple Africain en
général et Centrafricain en particulier ne veut pas voir et qualifier.
C'est la responsabilité directe de nos dirigeants dans les malheurs du
pays. Le drame de nos dirigeants est qu'ils n'ont jamais cru en
eux-mêmes. Ils ne s'appuient jamais sur le peuple dans sa totalité.
Comment voulez-vous diriger un pays et croire que vous avez une autre
nationalité (comme BOKASSA avait l'habitude de le dire) ? Cela, c'est
pas la France qui leur demande de le dire... Comment diriger un pays et
dire que "Je suis un Gaulliste" ? (Dixit PATASSE)... Et après nous-voilà
entrain d'accuser la FRANCE.
Certes ce pays n'est point innocent dans les malheurs de la
Centrafrique. Mais TOUT remettre sur ce pays et nous disculper est la
voie par excellence d'une tergiversation perpétuelle.
Réhabiliter BOKASSA, c'est l'un des vœux du Président actuel et le
compatriote WAYAWO lui emboîte le pas. Est-ce sérieux pareille pensée ?
Réhabiliter BOKASSA c'est l'antithèse des MARTYRS. BOKASSA réhabilité
donc les martyrs ne sont qu'un tissu de mensonges. Ces élèves et
étudiants n'ont jamais soufferts jusqu'à la mort. Voilà ce dont que vous
nous demandez. Et cela fait peur de la part d'un peuple. Et nous serons
la risée du monde après avoir lutté contre cet homme, après l'avoir jugé
et nous voilà entrain de TOUT renier : nos souffrances, les enfants et
parents morts, etc. Tout cela à cause des constructions... Aujourd'hui
nul doute que si nous le voulons réellement nous aurons un dirigeant
capable d'amorcer une vie meilleure pour l'ensemble de la population.
Seulement les uns et les autres s'arc-boutent à leurs ethnies et tribus,
bassesses d'une vie collective. Et rien n'émerge. Et, nostalgie aidant
ceux qui ont laissé leurs cerveaux faire grève font appel au PASSE.
Le pays a trop souffert. Nous avons pas le droit à ce repli sur le passé
digne des hystériques et autres névrosés en faisant fi de la réalité et
du présent.
Avant de terminer, pour une fois de plus, revenons à l'objet même de
cette tribune. Ce n'est pas l'homme BOKASSA que nous (GUELA, AKIBATA et
autres) voulons défendre ou réhabiliter. Nous sommes indignés des
arguments avancés par une certaine presse au détriment de la réalité du
moment. C'est pourquoi nous devons nous hâter de mettre en écrit les
réalités vécues par les Centrafricains sous le régime BOKASSA (comme le
compatriote AKIBATA ne cesse de le demander). Cela aidera beaucoup à
faire tordre le cou à ces pensées véhiculées ça et là faisant de BOKASSA
le héro de cette nation.
J'en profite pour dire au compatriote AGUINGO que l'histoire sert des
générations et générations. Nous ne pouvons dire que TOUT a été dit
pendant le procès BOKASSA. Ce procès s'est passé en 1986 ou 1987. Un
enfant né à cette année est déjà adulte. Celui-ci doit écouter ces
contrevérités comme nous l'écoutons aujourd'hui ? Croyez-vous que c'st
ainsi que l'on bâtit une nation ? Car bâtir une nation passe par
l'éducation qui est la connaissance et la maîtrise du passé pour une
meilleure projection dans la vie.
ENCORE UNE FOIS, QUE CEUX QUI SACHENT RETABLISSENT CETTE VERITE.
SINGUILA MINGUI
Michel
Mabou
(21/07/2010) : Mes chers compatriotes, je suis content de lire les
réactions des uns, des autres sur la vie et les actions de Bokassa.
''Aux cailloux !, aux cailloux !''qui aimerait ou voudrait entendre ces
cris ? Il y a plusieurs choses dans ce que j'ai lu dans les réactions,
j'en retiens trois : l'histoire africaine ( et de Centrafrique), la
situation actuelle et l'avenir de notre pays. Nous avons toujours des
idées reçues que l'africain n'a pas la culture de l'écriture. L'histoire
nous renseigne que l'écriture a été inventée en Egypte (en Afrique) 3000
ans avant Jésus-Christ. Alors pourquoi nous n'avons pas su conservé et
perpétré cette richesse ? D'autres peuples vont venu s'accaparer de ce
trésors qui est finalement devenu le leur. N'est ce pas le cas
aujourd'hui ? Admettons que nous avons la tradition orale, pour quoi
ceux qui ont connu et vécu des choses biens ou horribles de la
République centrafricaine se taisent, pour quoi ce silence ? Je suis
(encore une fois) content de voir que les esprits s'échauffent, se
réveillent, oui je dirai qu'il se passe quelque chose ; une amorce de
prise de conscience. Aujourd'hui, beaucoup des centrafricains sont des
intellects, que font-ils ? Pourquoi l'Université de Bangui est -elle le
tamis des hommes politiques ? peut-on écrire l'histoire de son pays si
on est griot d'un régime ? non et non, c'est le silence. Alors à ce
moment là, les autres peuvent dire ou écrire ce qu'il veulent. Tel est
le cas des émissions dont il est question ici. Et quel avenir. J'y
crois. La preuve est cette tribune de discussion. Ouvrons le débat sur
les tous les sujets qui gênent ou qui fâchent, sans esprit partisane ou
de haine. c'est aussi cela écrire l'histoire de son pays. Je disais ''aux
cailloux ! aux cailloux ! '' quelques uns peuvent se souvenir. Ce
fut un moment horrible. Mais qui était Bokassa ? Ce fut un militaire. Il
a pris le pouvoir par un coup d'Etat. Oui la philosophie de
''l'Opération Bokassa'' fut une réussite inédite. Jusqu'en 1970, la RCA
était un pays en plein développement. Une sécurité garantie. La
République centrafricaine avait une armée qui défendait la Nation
centrafricaine. L'enseignement pour tous. Les matériels scolaires
étaient à la porté de tous les enfants scolarisés. Pas de tribalisme.
Tous ceux qui prennent le pouvoir aujourd'hui sont issus du régime de
Bokassa. Oui on peut encore continuer la liste des faits positifs de
Bokassa. Des éléments négatifs sont venus effacés tous. J'ai
personnellement connu ce temps terrible. Quand vous entendez ''aux
cailloux'' cela veut dire soit la vie soit la mort. Un frère est tombé à
côté de moi pendant qu'on cherchait à prendre contact (à la station
météorologique de Bangassou) avec les camarades de Bangui. Personne ne
souhaite revivre ce moment là. Tout comme ceux qui ont connu la
mutinerie, personne ne pense revivre ce cauchemar. En revanche, ne
voyons pas tout dans l'obscurité. Bokassa, a payé d'une manière ou d'une
autre ses erreurs et celles de siens. Pourquoi, ses successeurs ne
tirent pas de leçon sur ce passé tortueux. Est -ce par ce que l'histoire
n'est pas écrite ? Ils sont encore des témoins oculaires d'une
université construite ou d'un assassinat d'un opposant politique. Pour
finir, je dirai une seule chose. Ayons une analyse objective de la
situation de notre chère nation. Pour cela, le socle d'un développement
doit être l'accès aux savoirs. Un savoir qui peut servir d'éviter les
erreurs du passé. Faisons de l'unique Université de Bangui (ouvre de
Bokassa), un laboratoire d'un développement durable et non le tamis des
hommes politique ou d'un régime. Les professeurs d'université ne doivent
pas être des griots, mais des responsables intellectuels qui peuvent
transmettre aux nouvelles générations le savoir leur éveiller les
esprits et enfin d'écrire notre propre histoire. On pourra produire une
vérité sur la discrédit que nous fait porter les autres
Barthélemy
Mandékouzou-Mondjo
(21/07/2010) : « Dessine-moi un mouton »
Vous retrouvez assurément cette petite voix qui réveilla Antoine de
Saint-Exupéry « perdu à mille milles de toutes terres habitées ».
« Je ne sais pas dessiner », répond Saint-Exupéry. Mais le petit
bonhomme insiste : « ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton. »
Il lui dessine un boa : c'est ce qu'il sait faire. Mais l'offre fut
refusée : parce qu'un boa, c'est trop dangereux ; et puis un boa et un
éléphant dans le boa, c'est encombrant pour le petit espace où l'enfant
dit qu'il vit.
Allons-y pour un mouton.
Un premier dessin : ce n'est pas un mouton ; c'est un bélier : il a des
cornes. Et naturellement le petit bonhomme n'en veut pas.
Un deuxième dessin : c'est bien un mouton ; mais il est très malade.
Un troisième dessin : c'est bien un mouton, mais il est trop vieux ; il
faut un mouton jeune, qui puisse vivre longtemps.
De guerre lasse, Saint-Exupéry dessine une caisse et la remet à l'enfant
: « Le mouton que tu veux est dedans », lui dit-il.
« C'est tout à fait comme ça que je le voulais », répond l'enfant.
Le débat ouvert a complètement tourné au concours de portrait-robot pour
désigner le meilleur des hommes politiques qui ont eu à présider à la
destinée du Centrafrique ; et puisque Bokassa tient la rampe, voici
engagé le procès en réhabilitation pour l'absoudre de tout ce qui
brouille son image et salit sa mémoire.
Bokassa s'enorgueillissait de faire de Bangui la Coquette et la ville de
tous les paris.
Bokassa a accueilli en Centrafrique les sièges de certaines Institutions
régionales et internationales (UDEAC, OCAM.)
Bokassa, c'est beaucoup de réalisations sur le plan économique :
l'encouragement du tourisme et de l'agriculture, dont la culture du
coton ; le lancement des jalons d'un développement industriel (bois,
huilerie, savonnerie, briqueterie.)
L'ONCPA avait en charge la distribution des productions agricoles.
Dans le domaine de l'Enseignement et de la Formation, signalons la
multiplication des lycées et collèges après avoir déjà évoqué la
création de l'Université et Instituts annexes (ENS/ENI, Institut de
Recherche pour l'Enseignement des Mathématiques, Institut de
Linguistique appliquée, Institut National de Perfectionnement du
Personnel Enseignant, Institut Pédagogique National, INEMS, ENA, Ecole
Supérieure de Formation des Officiers d'Active).
Mais, en toute chose il faut considérer la fin ; et Bokassa, c'est aussi
un règne de 14 ans qui a sombré dans la tragédie. Le livre d'André
Baccard, Les Martyrs de Bokassa, (Edit. du Seuil, Paris 1987) en rend
témoignage. Le vol des Cigognes de Jean-Christophe Grangé (Albin Michel,
Paris, 1998), curieusement, lui fait écho en faisant d'une migration
ordinaire un voyage au bout de la peur : car il conduit jusqu'à l'enfer
du Centrafrique.
Les « Echos d'un sombre Empire », c'est une partie de notre histoire ;
et parce que cette histoire n'est pas glorieuse, nous n'avons pas le
droit de la brandir comme un modèle à reproduire. Aux « Petits Princes »
appelés à nous succéder, ayons le courage de dire qu'il faut du passé
faire table rase pour que le «mouton» ne ressemble pas au boa dangereux,
ni à l'éléphant encombrant, ni au bélier avec des cornes, ni au mouton
malade ou vieux. Le Centrafrique reste à bâtir ; et le bâtisseur,
surtout, reste à inventer : aujourd'hui comme hier.
Brigitte
Alima
(22/07/2010) : Comment peut-on écrire l'histoire des centrafricains
et de la Centrafrique sans les centrafricains ?
Le mot histoire comme nous le savons tous, vient du grec ancien historia
qui veut dire « enquête », «connaissance acquise par l'enquête».
L'histoire est à la fois l'étude des faits, des événements du passé. On
tente d'écrire, d'expliquer ou de faire revivre des temps révolus.
Ecrire l'histoire c'est faire preuve d'une clarté d'analyse et d'une
fluidité linguistique. C'est une discipline noble et exigeante à la
fois. Alors la question est de savoir qui doit écrire l'histoire des
centrafricains et de la Centrafrique ?
Dans l'affaire BOKASSA, premièrement, il existe effectivement encore de
nos jours des témoins de ces faits, c'est-à-dire des hommes et des
femmes centrafricains qui ont vécu ces faits. M. Paul AKIBATA a raison
de solliciter une intervention de la part de ceux qui ont vécu ces
événements. Ils ont l'obligation de sortir de leur silence pour
expliquer à la jeune génération la réalité des diamants de BOKASSA.
Comme on le dit chez nous : « un vieillard qui meurt est une
bibliothèque qui brûle ». Cet adage reste d'actualité. David DACKO, Abel
NGOUMBA, André KOLINGBA, Jean-Bedel BOKASSA, ils sont partis avec leur
secret. Ils ont eu a occupé de hautes fonctions publiques en République
Centrafricaine. En terme d'héritages politiques, qu'est ce qu'ils ont
légué aux peuples centrafricains. Le bilan des années passés au pouvoir,
les expériences acquises, les échecs, les réussites, leurs réalités du
pouvoir où est ce qu'on peut les trouver ?
Il s'agit pour nos hommes politiques de transmettre leur expériences,
leur goûts de faire de la politique au sens noble du terme à la jeune
génération. Ils ont été ou sont témoins de beaucoup choses, à Bangui et
ou à l'étranger, il est normal de raconter ces faits. Qu'avons-nous
retenu du procès BOKASSA ? Le compatriote Guy Patrice AGUINGO a
certainement des réponses à nous communiquer ! Une analyse scientifique,
sérieuse a été effectuée après ce procès ? Tous les témoins de l'époque
ont-ils été consultés? « ceux qui ont vécu avec lui que ça soit de
l'intérieur de son pouvoir et de l'extérieur reconnaissent que les
choses qui sont dites sur lui ne relèvent pas de l'imagination ».
Dixit M. AGUINGO. Ils sont où ces gens ? Ils ont crée des blogs ? Ils
ont donné des interviews ? Qu'ils témoignent publiquement des faits
qu'il ont vécus.
BOKASSA est décédé, le tyran est parti, qu'ils osent maintenant parler
de ces choses ouvertement. Cela va nous permettre d'avoir un récit des
événements de l'époque. Je pense que nous sommes tous d'accord pour que
ces faits soient racontés publiquement.
Ensuite, l'université de Bangui, la seule depuis BOKASSA, a eu à former
et forme encore des historiens. Nos historiens possèdent des
connaissances nécessaires pour développer des thèses sur notre propre
histoire. Mais de quels moyens disposent-ils pour effectuer des enquêtes
? L'histoire, définie comme une science qui étudie les faits et les
événements passés, nécessite des subventions nationales et
internationales.
Au niveau international, l'homme blanc n'est pas assez fou pour
subventionner des recherches des personnes qui n'ont pas de passé, donc
pas d'histoire. Pour l'homme blanc, l'homme noir est tellement bête
qu'il ne peut pas prétendre disposé d'un passé. « Croyez-vous donc le
paysan oubanguien est aussi bête qu'il est noir ? Prétendez-vous donc
avoir le monopole de l'intelligence et du raisonnement comme vous avez
celui de l'injustice, de la richesse et de l'hypocrisie ? » dixit
Barthélemy BOGANDA. Les enjeux philosophiques, politiques et sociaux de
l'histoire sont tellement important que l'homme blanc préfère inculquer
aux noirs le fait qu'ils n'ont aucun récit pouvant retracer leur
histoire.
Au niveau national, la préoccupation de nos hommes politiques n'est ni
l'éducation, ni la formation. Ils ont d'autres préoccupations plus
importantes pour se poser la question des subventions aux historiens.
L'éducation, la formation et l'innovation, qui doivent être au cour des
politiques en Centrafrique ne figurent pas dans la pensée de ceux qui
nous gouvernent. Alors parlez de l'histoire !!!!
Enfin, les journalistes et nous autres. En ce qui concerne nos
journalistes, nous pouvons les classer dans la catégorie de ceux qui ont
besoin de moyens pour concevoir leur travail oh combien difficile.
Il est peut-être temps que chaque centrafricain, du Nord au Sud, de
l'Est à l'Ouest, et surtout de la diaspora, puisse prendre part de
manière effective et active à la création d'une nouvelle République. Il
est temps que chacun de nous contribue à la « réécriture » de notre
histoire. Je propose que chaque centrafricain vivant à l'étranger
apporte un soutien financier et matériel aux historiens et journalistes.
Pourquoi ne pas créer un fonds de soutien au journalisme d'investigation
en République Centrafricaine ? Pourquoi ne pas penser à créer un fonds
de soutien aux historiens et chercheurs centrafricains ?
Dans notre conscience collective, nous avons tendance à penser que
l'initiative ne doit venir que des autres. L'esprit d'entreprendre de
manière individuelle serait-il très peu développé chez le centrafricain
? Le jour où se dessine parmi nous un petit rayon de travail individuel
pour aider notre pays, notre conscience collective nous incite à penser
voir souhaiter ou même à précipiter la mort de ce rayon. Nous voulons
tous entreprendre, mais nous préférons que les autres ne réussissent pas
ce qu'ils entreprennent. Très fort le centrafricain.
Est-ce assez difficile que trois ou quatre compatriotes se réunissent
pour chercher des fonds en vue de créer une agence capable de former nos
journalistes dans le domaine de l'investigation ? Cette aide aux
journalistes leur aurait permis de redire la vérité sur les diamants de
BOKASSA, d'apporter des contre-exemples à leurs collègues journalistes
français.
La diaspora centrafricaine se focalise en général sur l'envoi de
quelques voitures à Bangui, (ce qui est d'ailleurs bien pour notre
économie) mais mis à part, au niveau intellectuel, concrètement,
qu'est-ce qu'elle propose ? ou finance ? A chacun de nous d'imaginer ce
qu'il peut apporter à son pays. Les projets, nous en avons des milliards
et des milliards. Mais entre les idées et la concrétisation de ces idées
ou la réalisation de ces idées, on ne voit plus personne. On a tous
peur, on ose plus rien faire et on accuse les autres. Ne pouvons-nous
pas mettre en place un fonds de solidarité pour octroyer des bourses à
nos jeunes historiens et journalistes pour venir se former ici en France
? Avons-nous vraiment besoin d'être sur place à Bangui pour aider notre
pays ? Certains maliens qui n'ont jamais été à l'école réalisent des
merveilles dans leur village sans l'aide de l'Etat. Mais nous, on
préfère accuser nos dirigeants, leur mettre tout sur le dos.
Certes, je ne suis pas idiote au point de nier les nombreux crimes que
subissent certains compatriotes, qui ont pris le risque de rentrer au
pays. Ils ont tenté de faire bouger les choses mais se sont heurtés à la
dictature bestiale des pouvoirs en place. J'ai vu des professeurs de la
fac de sciences à Bangui, obligés de revenir en France après avoir tout
essayé, tout tenté. Ils ont par moment, avec leur maigre salaire, essayé
de remettre en route des laboratoires etc. Mais ce fut très difficile.
Des journalistes qui ont fui le pays. Des exemples, il y en a des
milliers, certains ont payer le prix cher, d'autres ont failli laisser
vie.
Aujourd'hui, nous vivons dans un pays étranger, nous voyons ce qui s'y
passe, nous voyons comment les choses évoluent, à nous de trouver des
astuces et des moyens pour combattre l'idiotie chez nous. Sinon, nous
serons tous condamnés à une mort intellectuelle et la mort
intellectuelle survient lorsque le citoyen devient conscient que toute
bonne initiative de sa part est malvenue, que toute innovation qu'il
propose devient irréalisable, et quand il constate que tout effort
intellectuel de critique constructive ou d'évaluation argumentée a pour
résultat la mise à l'écart.
Merci.
Barthélemy
Mandékouzou-Mondjo
(22/07/2010) : « Blanc comme Nègre »
On aura vu la référence au livre autobiographique du Président Omar
Bongo (Grasset, 2001). Des allées des pas perdus jusqu'à la scène, son
contact avec les pouvoirs en Afrique et dans le Monde fut assez long
pour faire de lui un témoin privilégié.
Une lecture instructive donc, pour ce qui me concerne, à cause de
quelques péripéties sur la vie politique centrafricaine que ce sage
d'Afrique et médiateur connaît bien.
Il a été témoin des tergiversations de Barthélemy Boganda face au
référendum de 1958 : ce n'est pas sans mal que le Président Boganda a
opté pour l'offre du Général De Gaulle et le vote en faveur de la
Communauté ; à la surprise des ses amis, dont le Professeur Abel Goumba,
il n'a pas rejoint le Président Ahmed Sékou Touré, qui lui a téléphoné
longuement l'invitant à le rejoindre sur le front du refus.
Il a été un témoin privilégié du « lâchage » de l'Empereur Bokassa par
le Président Giscard d'Estaing après le Sommet de Kigali. Il a accueilli
à Franceville en août 1979 Bokassa et René Journiac venu signifier à
l'Empereur, de la part de l'Elysée : « S'il est prouvé que vous avez
tué ou fait tuer des enfants, vous n'avez plus le soutien de la France ;
c'est terminé. »
Avec M. Journiac le Président Bongo a conseillé à Bokassa d'abdiquer et
de créer une Régence qui conduirait les affaires du Pays jusqu'à la
majorité du Prince héritier. Le refus de Bokassa fut net et on connaît
la suite.
Le Président Bongo connaît « l'histoire des diamants » et en parle :
sans insister sur leur valeur réelle -qu'il ignore-, mais surtout en
n'accablant pas le Président Giscard d'Estaing qui n'a pas été le
premier, ni le dernier des visiteurs de la République Centrafricaine à
bénéficier des largesses de l'Empereur Bokassa.
Mais revenons au fait :
« Blanc comme Nègre » est évoqué ici parce que cette plaidoirie « pro
domo » ressemble à l'indignation qui est l'objet et le départ de notre
débat. Il dénonce la règle du « deux poids, deux mesures » en vigueur
pour apprécier des comportements humains, tout compte fait, parfaitement
identifiables et identifiés et communs aux « Blancs » et aux « Nègres ».
Mais ceci suffit-il pour que vice devienne vertu ?
Il est une constante de la vie politique en Centrafrique :
Comme l'écrit Charles Péguy : « Tout ce qui commence a une vertu qui
ne se retrouve jamais plus : une force, une nouveauté, une fraîcheur
comme l'aube, une jeunesse, une ardeur, un élan, une naïveté. Le premier
jour est le plus beau jour. Le premier jour est peut-être le seul beau
jour ! ».
Il est une constante de la vie politique en République Centrafricaine :
le grand enthousiasme populaire de l'accueil des premiers jours est d'un
temps qui, -hélas !- correspond aux premiers jours. Cet enthousiasme est
voué au sort des soufflets qui retombent quand retombe la chaleur du
four qui les porte.
Jusque dans les années 1970, le pouvoir de Bokassa s'est lentement
éloigné des promesses de la Saint Sylvestre pour se draper, lentement et
sûrement, avec les années qui ont suivi, du cynisme arrogant et froid
qui a tout écrasé, n'a eu d'égard pour rien ni personne et n'écoutait
rien ni personne. Le bâtisseur s'est avisé de s'acheter des châteaux en
France et en Suisse et de s'enrichir. La ligne de fracture a été dès
lors établie entre lui et le Peuple, qui fut pitoyablement et
définitivement largué. « Le premier jour fut le plus beau jour. Mais
le seul beau jour » : cette histoire doit être rappelée : sans
complaisance !
Ulrich Augustin
Wayawo
(22/07/2010) : Le débat commence à être enrichissant dans la mesure
où les voix s'élèvent de partout; tant du coté des NEGATIONNISTES que du
coté de ceux qui sont éclairés et reconnaissent les valeurs de l'homme
BOKASSA.
Au compatriote qui pense que le fait d'être né et vécu sous le règne
BOKASSA fait de lui le seul habilité à juger, si ça devait être le cas
je pense que nos historiens ainsi que les enfants des classes de 1ere et
terminale ne peuvent nous relater ou donner avec exactitude un devoir de
dissertation sur les causes et conséquences des guerres dans le monde et
principalement les plus marquantes qui sont la première et deuxième
guerre mondiale, c'est ahurissant comme propos. Mais toujours est-il que
l'honnêteté intellectuelle exige à ce que l'on respecte le point de vue
de l'autre, alors je me résigne dans cette erreur qui n'engage que leurs
auteurs. Il est vrai qu'avec les problèmes récurrents qu'a connu notre
pays, le système éducatif national paie le lourd tribut avec comme
conséquence la chute du niveau des jeunes et de nos enfants, mais il y a
aussi une frange partie de cette jeunesse qui est consciente de son
avenir, elle sait distinguer le flatteur, le menteur, le démagogue d'un
bâtisseur; nul ne viendra nous orchestrer pour détruire notre propre
pays, la terre de nos aïeux, comme ça a été le cas vers la fin des
années 70. La sagesse n'est pas une affaire des vieux et des âgés.
Je voudrais encore une fois de plus remercier tous ces compatriotes qui,
sur cette tribune ont reconnu le mérite et et la compétence de Bokassa,
c'est déjà un premier pas vers ce sursaut général que nous appelons de
tous nos vœux pour que notre EMPEREUR soit réhabilité, et ceci pour tous
les sacrifices qu'il a consenti durant sa vie pour le bien,
l'épanouissement, la paix, la dignité et le respect de l'homme
Centrafricain. Cette démarche n'est pas dénuée de raisons et preuves
comme certains le pensent; Jean Paul Sartre a dit: "Le Faire est
révélateur de l'Etre", tous les soubresauts que notre pays a connus
ont mis à nu tous ceux qui ont été avant et après Bokassa; et c'est a
partir de maintenant que les œuvres de chacun doivent passer au feu pour
être épurées. Pas besoin de dire que le tiers de ma bibliothèque est
rempli des écrits de Bokassa.
Nous ne sommes pas sans ignorer que tout homme qui a du pouvoir est
porté à en abuser, ça a été le cas de Bokassa, mais du moins il a
accepté de venir se présenter devant la justice de son pays pour qu'il
soit jugé, c'était chose faite; il n'avait pas voulu distribuer les
armes, ou inciter ses partisans à la guérilla, ni à la rébellion, ça
personne ne dira le contraire. En grand EMPEREUR il s'est humilié, il
s'est fait petit d'accepter de passer devant la barre contrairement à
ceux qui lui ont succédé; et quoi de plus grave, ou quoi de plus simple
que d'honorer sa mémoire pour tout ce qu'il a œuvré pour nous, histoire
de dire à l'occident et à tous ses détracteurs que nous ne regrettons
rien de tout ce qui s'est passé, nous avons tourné cette page il y a
longtemps et maintenant la Nation toute entière lui témoigne
reconnaissance. Les années 70 ont vu le jour la construction des
hôpitaux, des instituts universitaires en passant par l'université de
Bangui, la compagnie nationale aérienne Air Centrafrique, le sacre de
notre équipe nationale de basket avec Yassitoungou, la reforme agraire,
la station de télévision nationale, première en Afrique centrale, la
construction des stades omnisport et l'hôtel 500 chambres, des perles
très rares en Afrique à l'époque; l'Homme Bokassa s'est résolu de nous
placer en tète des pays du continent. Tout ceci au lieu de faire notre
orgueil de Centrafricain, on le diabolise en le qualifiant de soudard,
de mégalomane etc...
Les saintes écritures disent: "La ou il n'y a pas de vision pas de
direction, et la ou il n'y a pas direction cest la catastrophe, car la
vision crée l'ambition et l'ambition la motivation"; dès les années
70 l'homme Bokassa en grand visionnaire avait déjà projeté de construire
une centrale électrique à plus de 40 megawatts de puissance pour nous
mettre à l'abri des délestages et de problèmes d'industrialisation,
disposer d'une bombe atomique pour notre sécurité, ce qui de nos jours
fait l'objet de convoitises des grandes nations comme l'Iran, l'Irak, la
Corée du Nord etc...
Il avait de très grandes ambitions pour son pays que finalement il s'est
fait des ennemis surtout ceux qui ne veulent que notre dépendance et
notre malheur; et comme dit on, pour tuer un Africain il faut un
Africain, ils ont commencé par intoxiquer ses collaborateurs les plus
directs, ceux qui étaient à ses cotés qui faisaient la politique de
l'autruche que l'on connait tous aujourd'hui, ils vont commencer par
instrumentaliser les élèves et étudiants, orchestrer des grèves et
revenir eux-mêmes réprimer durement les manifestants pour lui faire
porter le chapeau, mais le comble de tout ça c'est qu'après l'avoir
stigmatisé, après l'avoir renversé ils étaient tous revenus nous
gouverner, ils étaient dans l'arène du pouvoir, et ils ont montré tous
leurs degrés de médiocrité et d'incompétence notoire. Nous voulons en
plus de par notre action dire à tous ceux qui ternissent l'image de
notre pays '' Euh arretez ca suffit !!!''
Guy Patrice
Aguingo
(22/07/2010) : Madame Brigitte ALIMA,
Mes félicitations pour votre analyse.
J'ai été toujours certain que de notre pays, il ne peut y sortir que de
la boue ou une association des bras cassés.
L'idée de pouvoir lever des fonds destinés non pas à réécrire l'histoire
de notre pays mais à faire triompher la vérité sur notre pays est
louable et je pense qu'il y a une institution de la diaspora
centrafricaine en France qui pourra se saisir de ce projet.
Le caractère aérien de discours tenu par certains compatriotes nous
oblige à mettre rapidement en place certaines initiatives car il y a
péril dans la maison Centrafrique.
Heureusement qu'il y a encore des compatriotes qui nous ont rappelé ce
que c'est que " AUX CAILLOUX " ( rire)
Encore une fois Merci
Jean Crépin
Sinyciass
(10/08/2010) : L'audace et l'orgueil ont été à la faveur de notre
pays grâce à la barbarie que l'on attribue à cet homme. Alors pour que
chaque mandat compte, que chacun commence à rétablir la RCA comme
l'avait laissé cet homme. Le défunt André Kolingba n'a pas voulu
entretenir les bâtiments, routes et autre projets de JBB, Patassé,
nerveux comme il est les a détruits, et Bozizé oublie que les tours
jumelles sont en train d'être reconstruites aux USA!!! Ou est BATA?
UCATEX? VITA? Omnisport inachevé? 500 chambres? Soit on laisse la
mémoire des ces gens tranquilles avec le bien et le mal qu'ils ont fait,
soit on leurs reconnait les points positifs qui ont, entre autre,
contribué dans un sens comme dans l'autre à l'état actuel de notre pays.
Réagir à
cette tribune :
(si votre
message est long, rédigez le avec word, notepad, wordpad,... puis faites
un copier/coller
ou adressez-le en pièce jointe à
webmaster@sozowala.com )