L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

REACTIONS A CETTE TRIBUNE         ENVOYER UNE REACTION   


 

JEAN BEDEL BOKASSA, MEMOIRE D’UN PEUPLE

Par Hermas Armel Guela

 

            Hier le 12 Juillet 2010 très tard dans la nuit, sur TV5 Jean-Bedel BOKASSA a été encore une fois de plus érigé en diable sous toutes ses formes et dans toute sa splendeur. J'écris non pour faire mal à tous ceux qui ont souffert sous le règne de ce régime, mais pour épiloguer sur certains aspects qui me font mal. Comment peut-on écrire l'histoire des Centrafricains et de la Centrafrique sans les Centrafricains? Comme pendant la balkanisation de l'Afrique, aucun Africain n’était invité au rendez-vous. N’existe t-il pas en Centrafrique des témoins de ces faits, des journalistes et historiens centrafricains qui pourraient participer de manière équilibrée à cette émission? Connaissant les mœurs de chez nous, la manière dont nous accueillons les étrangers en particulier l'Homme blanc nous fait comprendre que les diamants que BOKASSA avait remis à GISCARD sont des diamants de grandes valeurs, certes réservés à des personnalités exceptionnelles. Si GISCARD admet que les diamants ont été vendus au bénéfice de la croix rouge centrafricaine, pour les œuvres humanitaires, comment cela est-il possible dans un Etat réputé pour les droits humains comme la France où le droit est érigé en religion? n'arrive-t-il pas à apporter les preuves de cette vente des diamants  (où sont passées les factures de cette vente?)  centrafricains vendus par ces fauteurs de la République? Parler de l'Afrique c'est parler de l'insécurité, de la famine, de la dictature de l'injustice etc... mais est-ce que cette manière de penser et d'agir n'est pas caricaturale et obsolète? La réussite de la coupe du monde en Afrique du Sud est le modèle, même si les mass-médias ne passent leur temps qu’à montrer les quartiers défavorisés de ce pays. Je suis hanté par le souci d'éveiller certaines consciences endormies et de dire non à tous ceux qui veulent écrire notre histoire à leur manière. Si on parle du mal de BOKASSA aujourd'hui certains centrafricains se plaignent de l'absence de ce  chef charismatique qui nous a construit le pays, l'université, les hôpitaux et les infrastructures dont les centrafricains jouissent aujourd'hui. 

 

                                                Fait à Montpellier le 13 Juillet 2010

 

                                                            Mr Hermas Armel GUELA

                              Lauréat de l’Ecole Nationale d’Administration

                          Cycle supérieur 4ème Promotion (Rabat- Maroc)

 

Réactions à cette tribune

Louis Gelin (webmaster de sozowala.com) (13/07/2010) : Armel, permet-moi de réagir à chaud à ton article avec lequel je suis d'accord à 100 %, bien que je n'ai pas pu suivre cette émission hier soir qui passait aussi je crois sur France 5. Je voulais simplement rapporter une précision sur les diamants de Giscard. Cette précision m'a été rapportée par sœur Noella (ex-directrice de l'école Saint-Charles à Bangui Lakouanga et décédée il y a quelques années). Elle était très amie avec un homme politique centrafricain proche de Bokassa et ancien élève de l'école Saint-Charles, décédé également. Par respect pour sa famille je ne te dirai pas le nom de cet homme. Cet homme politique avait expliqué à Sœur Noella ce qui s'est passé à propos du "don de Giscard à la Croix-Rouge Centrafricaine".

Je rappelle que Giscard  avait déclaré à la télévision française, lorsque l'affaire avait éclatée, qu'il avait vendu la plaquette de diamants et remis l'argent de cette vente à la Croix-Rouge Centrafricaine. Puis le Canard Enchainé a publié une lettre de Ruth Roland,  alors présidente de la Croix-Rouge Centrafricaine, démentant les propos de Giscard et déclarant que la Croix-Rouge Centrafricaine n'a jamais reçu le moindre don de Giscard.

Selon ce que m'a dit Sœur Noella et les confessions de cet homme politique centrafricain, Giscard a remis personnellement le produit de la vente des diamants en espèces à Paris, dans son bureau à cet homme qui l'a gardé pour lui et s'est bien gardé de le transmettre à Ruth Roland, présidente de la Croix-Rouge.

Voila l'histoire de ce qui s'est passé selon, encore une fois, ce que j'ai entendu. Giscard voulait tenir secret le don de Bokassa et ne pas laisser de trace de la vente des diamants et du don à la Croix-Rouge. D'ou la remise en liquide à un intermédiaire du don de Giscard à la Croix-Rouge, don qui n'est jamais arrivé à destination. Bokassa, lui avait gardé des photos et des preuves du don des diamants à Giscard.

Voici des photos de Soeur Noella et de Bokassa à la fin de sa vie.

 

Henri Paul Akibata Kette (13/07/2010) : Je remercie le compatriote Hermas GUELA pour sa réaction à l'émission d'hier. Je l'ai suivi personnellement. De cette émission plusieurs aspects se dégagent tant par la question insidieuse : le but de cette émission. Les arguments avancés par les auteurs et l'implication toujours de cette émission sur l'image des Centrafricains. Et pour en finir, quelle leçon l'Homme Centrafricain doit-il tirer. Et le dernier QUE FAUT-IL FAIRE ?
Je vais essayer de répondre à certaines de ces questions. Pas toutes, car je ne peux et ne veux lire entre les lignes...
Je crois que le but premier de cette émission est de réhabiliter le Président Giscard en qualifiant de petites valeurs les diamants que BOKASSA a offerts à cet homme. Cet argument premier du peu de valeur de ces diamants sont ridicules et peut être battu à brèche par ceux qui connaissaient les qualités des diamants centrafricains. Et l'on voit mal BOKASSA offrir des diamants de peu de valeur à un hôte de marque dont était GISCARD à l'époque... Et l'argument avancé par GISCARD lui-même corrobore mes avancés. Si ces diamants sont de peu de valeur, donc ils coûtent rien du tout, alors pourquoi les vendre pour les reverser à la Croix Rouge Centrafricaine ? Quelque chose de peu de valeur, une broutille ne coûtera rien du tout et donc l'on peut aisément se passer de cette tracasserie supplémentaire qui peut prêter à confusion. Pis, il y a jamais de preuve de vente. Qui croire ? La version de Sœur Noella, celle de GISCARD ou de BOKASSA ? A vous de juger.
L'image des Centrafricains peu flatteuse par les turpitudes et agissements des dirigeants a pris encore un coup en revisitant ce passé. Nous apparaissons comme les naïfs dans cette affaire. Tout Homme (Blanc, Noir, Jaune, Rouge) ne cherche que son intérêt ou celui des siens. C'est cette leçon que nos hommes politiques doivent tirer. Et surtout en politique, point d'amis. Que des intérêts.
OUI compatriote Hermas, comment peut-on parler ou écrire l'histoire des Centrafricains sans les Centrafricains ? Mais cette question se pose à qui ? A nous-mêmes ! Les autres avanceront TOUJOURS les arguments qu'ils veulent sur nous. Ils attendront point notre autorisation. C'est à NOUS de changer les données, rétablir les vérités dans leurs différents contextes.
Mais lorsque nous sommes dans une société d'OMERTA où TOUT doit être tu. Parler est suspect et même malsain... C'est une irresponsabilité majeure collée à la peau des politiques et autres grands décideurs nationaux. Déjà dans une tribune, j'ai prié les grands commis de l'Etat tels que Jean-Claude KAZAGUI, Daniel NDITIFEÏ, Dieudonné PADOUNDJI, Michel GBEZERA-BRIA, ou encore Henri MAÏDOU et autres d'écrire, de nous redonner une partie de notre histoire qui est occultée, enfermée. Cette prière a été même adressée à l'époque au Général KOLINGBA. Maintenant il n'est plus. Qu'est-ce qu'on entendra pas après ? Aujourd'hui PATASSE vit encore. Est-il capable de nous restituer HONNETEMENT ce qui nous appartient ? Et BOZIZE ? Cette répulsion de l'écriture nous dessert et pèsera à toujours sur le parcours de ce pays. Car, cette assertion n'est point vaine : un peuple qui ne connait pas son histoire, est un peuple qui tergiversera toujours. Pour preuve, nous avons un homme d'une grande valeur Barthelemy BOGANDA dont nous-mêmes avant fait un blackout sur lui. L'on ne verra un écrit sur cet homme, aucun documentaire monté sur ces idées, sa vision, etc... Triste CENTRAFRIQUE. Espérant que cette prière ne sera pas vaine.
Toutefois, la jeune génération doit prendre ses responsabilités. Il n'est jamais tard pour découvrir la vérité. Plus, il est temps de s'accaparer de la réalité de ce pays et de la changer car une certaine génération ne pourra plus rien faire et ceux de notre génération qui les suivent sont sclérosés intellectuellement en laissant la voie qu'à la cupidité, l'intérêt personnel, etc.

La CENTRAFRIQUE VIVRA QUE PAR NOTRE VOLONTE A FAIRE DE CE PETIT PAYS UNE GRANDE NATION. NOUS EN SOMMES CAPABLES. JE LE SAIS ET JE LE CROIS...

SINGUILA MINGUI

Hermas Armel Guela (14/07/2010) : Chers compatriotes Louis GELIN et Henri Paul AKIBATA KETTE, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai accusé réception de vos différentes interventions au débat qui est lancé et je vous en remercie vivement. Louis GELIN, je ne remet pas en cause ce témoignage intéressant que tu venais de nous en faire part. Cependant demeurent certains mystères autour de cette fameuse affaire de diamants, la question est juste de savoir où se trouve la vérité, comment faire pour briser le mutisme qui caractérise le peuple centrafricain ? Est-ce que les auteurs de telles émissions ne peuvent –ils pas faire participer les concernés dans de pareil débat ? dans une logique de démocratie qui exige la participation de tous à la vie publique ?
Cher Henri Paul, je partage la même vision avec vous, la révolution française de 1789 a été le fruit d’une lutte pacifique et intelligente de certains penseurs Français. L’écriture a une puissance révolutionnaire et rénovatrice, qui certes dans un mouvement d’ensemble peut changer la destinée de tout un peuple, de toute une nation. Rappelons nous comme tu l’as réitéré un peuple sans histoire est un peuple mort. J’irai plus loin pour dire que si jamais nous n’essayons pas de perpétuer notre histoire par l’enseignement, la formation des jeunes générations, par la mise en place d’une politique culturelle adéquate, nous risquerons de perdre nos repères un jour.
Je ne désire pas basculer le débat dans un conflit de génération , je suis de concert avec vous quand vous avez employé le mot responsabilité de la jeunesse. Aujourd’hui l’idéal serait d’intervenir le plus vite possible, étant donné que la jeunesse est la force du renouveau et du changement, comme c’est devenu le crédo du discours politique. Mais il faudrait que cette jeunesse qui est dispersée partout dans le monde, ces grands intellectuels qui résident dans d’autres pays du monde, ces milliers d’étudiants qui sont restés à l’étranger après leurs études, puissent penser à s’intéresser aux affaires qui touchent la République centrafricaine. De donner leurs avis de s’investir de loin ou de près dans tout ce qui se passe en Centrafrique. Que nos politiques aussi puissent prendre conscience de nos potentiels intellectuels qui vivent en dehors du Pays et mettre en place une politique adéquate pouvant permettre à ces jeunes de rentrer chez eux et investir en toute liberté et en toute sécurité. Car l’avenir du pays dépend de la jonction de toutes ces forces. Tu as raison que l’intérêt individuel puisse céder le pas à l’intérêt collectif dans une dynamique de service public et du patriotisme.
Mbi kiri mbi bara ala nzoni

Guy Patrice Aguingo (14/07/2010) : Bonsoir,

Je ne suis pas certain que Bokassa soit un exemple pour le peuple centrafricain, il mérite bien le sort que l'histoire de l'humanité lui réserve car un criminel reste un criminel et Bokassa en fut un; pour des centrafricains qui tentent depuis toujours par de multiple moyens de déformer l'histoire de notre pays et de cet homme qui a fait de la République Centrafricaine, la risée du monde entier par sa bouffonnerie, et ses pantalonnades je leur dis de faire appel à leur conscience, Bokassa a été un mauvais et Dieu merci il l'a presque payé avant sa mort ( regardez au moins la photo de Bokassa ci dessus avec le feu Katouka que peut reconnaitre aisément), La vie demeure la vie, le fait d'être Président de la République, d'avoir la responsabilité de diriger les siens ne peut te donner le droit de vie et de mort sur ces concitoyens. Bokassa lui au moins il est mort dans un lit et les autres alors ! qu'en direz vous ?

Mr Henri ! vous dites à Kazagui à Maïdou de pouvoir écrire pour défendre un criminel, une personne que le peuple centrafricain par la justice à condamner, je comprends le silence de ces gens car ils ont raison car Bokassa fut un criminel et ne peut être ni un modèle, ni un exemple pour les future Président de notre Pays.

Ces hommes sont suffisamment intelligent surtout Kazagui et Maïdou pour cautionner l'homme que fut Bokassa et s'ils le font, je pense que l'histoire ne le leur pardonnera pas.

Messieurs, vous avez en ce moment de l'énergie alors employez la pour construire notre pays et donner des bons conseils à Bozizé que d'honorer un dictateur, un tyran qui n'a été brillant que dans la tuerie des centrafricains, le détournement des fonds publics et contribuer à réduire le peuple centrafricain dans sa volonté de vivre aisément comme les autres peuples.

Merci

Hermas Armel Guela (15/07/2010) : Cher compatriote GUY PATRICE AGUINGO, je vous remercie de l’intérêt que vous porter à ce débat. En effet, comme je l’ai réitéré tout au début de mon article, j’écris non dans le sens de faire du mal à tous ceux qui ont souffert sous le règne du régime Bokassa, ni de faire son éloge, ni de le prendre comme modèle. Mais j’ai écris pour mettre en exergue la manière dont notre histoire est souvent écrite sans nous. Mon souci n’est pas de personnifier mon débat, de m’ériger en juge ou en griot, mais c’est juste une curiosité à la recherche de la vérité dans un contexte où il n’existe pas des sources crédibles pouvant nous permettre d’avoir une idée claire sur ces diamants qui certes appartiennent aux Centrafricains.
Cher compatriote Guy Patrice, vous corroborez avec moi qu’écrire l’histoire n’est pas synonyme de chanter la louange de quelqu’un, mais c’est le fait de relater tout ce qu’on a vu, touché, faire et entendu dans l’objectif d’informer les générations à venir. Vous serez d’accord avec moi que le silence équivaux consentement, un vieux dicton dit : Qui dit rien consent. C’est pour dire qu’obtenir pour le silence n’est pas une bonne manière d’écrire l’histoire. Je partage la même opinion avec vous, l’idéal aujourd’hui serait de consentir nos efforts autour du président BOZIZE, d’apporter nos parts de contribution à la construction de cet édifice qui est notre cher et beau pays la République centrafricaine.
Je vous remercie

Henri Paul Akibata Kette (15/07/2010) : Obligé de reprendre la parole ici, car visiblement ce que j'ai écrit n'a pas été saisi fondamentalement...
Cher compatriote AGUINGO, je ne sais comment vous avez pu trouver une once de défense de BOKASSA dans mon intervention. Il y a un fait qui s'est passé. Ce fait est bien contextualisé. Et je suis intervenu dans ce cadre bien précis. Il y a une émission qui a présenté une lecture partisane avec des arguments limités sur une affaire donnée. Mon intervention s'est limitée aux arguments avancés, à savoir que les diamants que BOKASSA a offerts à GISCARD D'ESTAING ont peu de valeur. Voilà ce dont que je réfute. Ce n'est pas les cadeaux en soi que j'ai défendu et encore moins l'auteur de ceux-ci. Cela, si vous vous permettez une relecture attentive, vous le constaterez aisément...
En essayant de répondre à une question du compatriote GUELA qui se demande pourquoi les Centrafricains ne sont pas associés à pareille émission puisque l'image du pays est en jeu. Cette réponse est simple. Qui connait quelque chose des réalités d'antan ? Et si l'on doit connaître notre histoire, il est temps que ceux qui en détiennent une partie puissent parler. Et ma tribune d'alors (Cf. L’histoire : muse d’une vision politique de la RCA sur ce même site) implorait les grands acteurs de la vie de notre pays d'ECRIRE pour nous éclairer sur des choses qui s'étaient passées, pas seulement sous le régime BOKASSA, mais sous TOUS les régimes. Voilà pourquoi j'ai adressé cette invitation aux plumes aux GRANDS COMMIS de l'Etat et GRANDS DECIDEURS du pays à un moment donné de parler par l'écriture. Cette invitation n'a que but d'aiguiller la jeunesse Centrafricaine à prendre conscience pour ne pas repeter les erreurs du passé. Si MAÏDOU ou KAZAGUI ne parlent, comment saura-t-on la stricte vérité sur le régime BOKASSA ? Resterions-nous que dans les supputations ou approximations loin de la réalité et laisser les uns et les autres interpréter notre histoire à leur guise ? Voilà pourquoi il faut parler. Parler pour ne pas défendre un homme mais restituer que la vérité... Et cette vérité ne fait pas de BOKASSA un homme à défendre. Et personnellement je ne suis Maître VERGES pour défendre l'indéfendable car je suis Centrafricain et ma conscience m'interdit de voir en BOKASSA un héros.

SINGUILA MINGUI

Regina Sakaba (15/07/2010) : mon cher ARMEL
Je suis tout autant que toi touchée par la manière dont les blancs parlent des Africains. Je ne pourrais juger, ni défendre ce que je n ai pas vécu. Mais d'après mes connaissances les hôpitaux, universités et omnisport ont été l'œuvre de cet homme. Je me souviens qu'une compatriote avais écrit, je crois en MARS, et nous demander de respecter au moins la mémoire des morts. Ce qui est sûr c'est DIEU qui a la charge de juger les hommes, ce que nous devons faire, comme l'a dit ARMEL, c'est de nous unir afin de combattre d'abord les blancs, ensuite de consentir nos efforts autour de BOZIZE pour le développement de notre pays.
Je vous remercie.

Serge Bini (15/07/2010) : Pourquoi ne pas poser cette question légitime à France5 ?
Quand on veut écrire l'histoire d'un peuple, il faut s'adresser aux natifs de ce pays.

Canaan Joliardo (16/07/2010) : Je voudrais d'abord féliciter l'initiative de vos débats autour d'une histoire intéressante mais bien moins importante à l'heure actuelle, j'aurais souhaité vous lire traiter des problèmes de l'heure. Les chaînes Françaises nous font distraire, juste pour perturber et nous désorienter des réalités de l'heure. Les choses se passent comme s'il n'y a que la France qui peut nous faire une leçon sur les problèmes de notre Pays, comme si elle n'est pas concernée. Qui avait formé Bokassa? Qui l'avait poussé à faire le Coup d'Etat? Qui lui avait pris ses diamants? Qui a Organisé le Coup d'Etat contre Bokassa? Quelle Armée avait fait le Coup d'Etat? Qui a pillé Bérengo et a emporté les trophées de Bokassa par hélicoptère? Qui a Organisé les mutineries à Bangui? Qui a distribué les Armes aux Mutins à Petevo? Qui avait Bombardé le Camp KASSAI en 1997 sans réparation de préjudice pour nous laisser les ruines? Qui a soutenu le Coup d'Etat de 2003? Qui entretient actuellement les Rébellions au Nord de Centrafrique? les Régions en rébellion sont contrôlées par qui? Qui gère les informations satellitaires sur les mouvements de la Rébellion et des FACA? Qui prend contact avec la rébellion. Si nous sommes intellectuels nous devons nous cultiver pour notre pays que de nous faire divertir avec des vieilles histoires qui n'ont pas de solution. Car l'EX Président Français Valery Giscard d'Estaing ne pourra plus jamais être interpelé après la mort de Bokassa pour cette affaire. Quand ceux qui nous manipulent se rendent compte que nous avons des preuves de leurs responsabilités dans la dégradation sociopolitique et économique de notre pays, ils cesseront de nous divertir avec les vielles Chansons. Derrière les crises il y les seigneurs, les acteurs intelligents, stratégiques et institutionnels, qui tirent bien leurs profits car se sont nos ressources qui sont exploitées dans les zones incontrôlées par nos forces de Défense.
Centrafricains, intellectuels, opposants et société civile tu n'a qu'un seul Pays la RCA. Tu as déjà vu les Français manifester en France contre leur mauvaise politique de nuisance au développement de Centrafrique, par rapport à toutes les gaffes citées ci-Haut ? Quand les Français ont fait le Coup d'Etat contre Bokassa, as-tu vu un Officier Centrafricain avec eux ? Non
Le Malheur est qu'il y a toujours des brebis à la traine que le loup fini par les attraper dans son embuscade. Nos querelles politiques profitent à qui ? Imaginez- vous l'engrenage des crises ? Il y a combien d'année que les enfants ne vont plus à l'Ecole dans les régions de Paoua, Birao, Obo, Ndélé et tant d'autres? Mon dernier accès dans le Nord Ouest remonte en mai 1994, les écoles étaient fermées puisque les instituteurs sont restés à Bangui pour arriérés de salaires et avec les Guerres que sont devenus les enfants ?
L'Administration est victime de la discrimination depuis une vingtaine d'année et ceux qui arrivent au pouvoir font la chasse aux sorcières, soit dans le but de satisfaire leur parti politique, soit pour satisfaire leur ethnie ou leur famille au détriment des valeurs fils du Pays et soudain ils se retrouvent avec plein d'opposants. Ces opposants souvent dans le but de déstabiliser les régimes, courent vers les populations sensibles, appauvries déjà pas la misère, afin de les manipuler, les instrumentaliser en créant diversion dans leur esprit, la Rébellion pour les objectifs subversifs. Ils commanditent à distance sans voir les souffrances des pauvres villageois et sont en intelligence malheureusement aux acteurs stratégiques qui n'ont pas la même vision qu'eux mais par contre visent nos ressources et leurs intérêts économiques en tirant le Gouvernement par la langue avec les menaces pour signer les accords personnels discrets leur permettant de profiter de nos ressources sans nous compenser.
C'est un Cycle est infernal, car ces acteurs nuisibles et invisibles utilisent souvent les mêmes voies la diaspora souvent mal informée des réalités du Pays qui n'ont aucune donnée seule preuve « internet » pour déclarer que les régimes en Centrafrique ne savent pas gouverner et ils utilisent l'opposition pour atteindre le Gouvernement. C'est vrai aussi que les différents Gouvernements ont leur part de responsabilité et ceci est relatif à tous les régimes.
Le vrai problème est la pauvreté mentale, c'est le sous développement psychologique, on se retrouve en dehors opportunistes, des fois avec des intellectuels dans le Gouvernement, qui font preuve de bassesse et deviennent nécessiteux, sans scrupules qui veulent devenir milliardaires et qui dilapident l'argent de l'Etat pour des intérêts égoïstes et souvent sans être sanctionnés, car ils créent la mafia avec les proches des présidents et ils sont intouchables. Ceux là sont plus dangereux qu'une vipère, ils créent des réseaux compliqués dont, certains de nos sacrés assermentés de justice en perte de leur identité s'y trouvent juste pour les protéger en cas d'une éventuelle menace judiciaire ou encore pour persuader le Chef de l'Etat, qu'ils sont avec lui. Tous les Chefs d'Etat vivent avec des multitudes d'hypocrites et c'est souvent quand ils ne sont plus au pouvoir qu'ils se rendent compte qu'ils ont été trahi depuis très longtemps par ceux-ci. Parmi eux il y a certains qui ont trompé Bokassa, Kolingba, Patassé et quelques uns sont encore là aujourd'hui, nous les verrons demain.
Ceux qui manipulent ont la chance d'utiliser que les âmes sensibles, non informés sur les réalités. Les populations des zones précitées dans la Rébellion sont victimes des manipulations politiciennes, car ceux qui tirent les ficelles veulent trouver des places dans les Gouvernements de transition ou de large ouverture, pour reprendre leur vit égoïste. C'est pourquoi, je confirme que tous nous sommes responsables. Parce que nous ne sommes plus à la commande ou parce que nous avons la puissance à la commande, nous sacrifions les pauvres et paisibles Centrafricains en les manipulant, en les instrumentalisant et à les livrant au bout des canons, en exile comme réfugier et d'autre carrément dans la forêt.

Bsalama et Lahone, Sidi ARMEL

René Sakanga Morouba (16/07/2010) : Cher Armel;

Il est louable pour toi d'interpeller tous tes concitoyens sur la nécessité de regarder l'histoire avec courage et surtout de la décrire avec lucidité et sans passion même si des douleurs demeurent encore en certains d'entre eux. Des erreurs ont été commises par nos dirigeants et continuent de l'être avec des conséquences graves sur des familles et des individus cela ne doit pas autoriser la presse étrangère à jeter du noir sur la pays entier sous le prétexte que certains dirigeants ont été plus sanguinaires que d'autres ou qu'ils ont dilapidé les biens publics plus que de d'autres. Bokassa le sanguinaire est parti après avoir payé tout le tort fait au peuple mais ses acolytes les plus importants sont toujours en vie et se doivent de rétablir les réalités de l'époque à travers des écrits ou des points de presse mais hélas ils sont muets pour toujours parce qu'en proie avec leur conscience. Ils n'ont certes pas tué des hommes et des femmes mais la situation dans laquelle ils ont laissé la Centrafrique est pire qu'un holocauste. Que nous ne nous réjouissons pas de la mort même de notre pire ennemi car Dieu seul sera au rendez-vous du jugement dernier.

Olivier Mbila (16/07/2010) : Le débat devient passionnant et à la fois s'éparpille en faussant l'identification du nœud gordien. L'interpellation émanant d'un Compatriote sur une émission. Cette émission a traité un fait historique qui se révèle pauvre intellectuellement car il y a aucune rigueur. Cette rigueur est celle de confronter les différentes thèses disponibles et de passer en revue ce qui est dit et SURTOUT ce qui n'est pas dit, relever les erreurs et mettre à nue les arguments approximatifs avancés autrefois. De cela, RIEN. Une compilation des choses qui ont été dites. Une simple narration... D'ailleurs, c'est maintenant ainsi en Occident. Rien de concret (dans le sens de la rigueur intellectuelle et de l'impartialité) ne peut sortir de la mass média si ce n'est la manipulation ou le renforcement de la guerre psychologique que l'Occident fait au reste du monde.
Des réactions fusent. Les uns accusent la FRANCE d'être la mère de TOUS les maux en RCA en particulier et en Afrique en général. Les autres, il faut redonner la parole aux différents décideurs des régimes qui se sont succédés afin d'écrire notre propre histoire avec la remontée des faits réels vécus.
J'opte pour cette seconde solution. Pourquoi la FRANCE continue inlassablement de manipuler ? Pourquoi se retrouve-t-elle à l'origine de TOUS les maux dans notre pays ? N'est-ce pas de notre faute ?
Cette faute se situe à deux étages.
La première, c'est l'ignorance. Comment tirer des leçons du passé si celui-ci n'est connu avec exactitude? Comment a été monté la succession de BOGANDA ? Pourquoi le coup d'Etat de la Saint Sylvestre ? Qui a soutenu BOKASSA pendant 14 ans ? Pourquoi l'opération Barracuda ? Pourquoi DACKO à la place de BOKASSA alors que les vrais investigateurs de la lutte et de la chute de BOKASSA ont été mis sur le carreau ? Beaucoup de choses ne sont connues du commun des Centrafricains -même si ceux-ci ne doivent pas tout connaître-. Donc laisser à chaque génération des repères est vital pour la construction d'une nation. Tant que l'Homme d'aujourd'hui ne saura pas ce qui s'est réellement passé hier, la chance de refaire les erreurs du passé est considérable. Donc le compatriote AKIBATA KETTE a pleinement raison. AUX PLUMES, CENTRAFRICAINS.
La deuxième est que l'intérêt personnel a gangrené notre société. Chacun pour soi. Tout un chacun se replie sur son ethnie pour gouverner ou pour la conquête du pouvoir. ZERO POTENTIEL COLLECTIF. Ce n'est point la FRANCE qui appuie sur les gâchettes des armes pour nous tuer. Ce n'est point la FRANCE qui dit à un Ministre de détourner de l'argent... Tout ce que nous faisons dans ce pays de mal contre l'Homme Centrafricain, c'est nous-mêmes les responsables. Aujourd'hui nous savons comment faire pour sortir ce pays de cet état de misère intellectuelle, morale et sociétale. Alors pourquoi ne pas prendre les mesures qui s'imposent ? Parce que nous sommes TOUS égoïstes. Parce que nous savons pas ce que veut dire appartenir à un même Etat. Les Occidentaux ne surfent que sur notre inculture, notre ignorance et notre naïveté pour continuer à régner... Pourquoi les accuser si nous ne faisons ce que nous devons faire nous-mêmes ? Et faire ce que nous devons nous-mêmes faire n'est point difficile. L'on a vu SANKARA au BURKINA-FASO. 4 ANS d'une vie : et l'IMMORTALITE. Nos chefs d'Etat ? Des années et le néant ou la désolation comme résultante de leurs différentes actions. Autre exemple, comment gérer au profit du peuple nos innombrables ressources. Il y a le cas du BOTSWANA. Chez NOUS ? N'en parlons pas. La faute à QUI ? A la FRANCE ? NON. C'EST A NOUS-MÊMES !
Aujourd'hui à travers cette tribune, espérons que les différents décideurs des régimes vont parler. Soulager leur conscience et donner des repères à la jeune. Ainsi, nous pouvons contredire pareille émission avec des éléments concrets et signer de la plus des manières la fin des impunités où TOUT ce qui concerne l'AFRIQUE doit être traité avec mépris ou légèreté.

MBI MOU NA ALA MALO

Guy Patrice Aguingo (17/07/2010) : Bonjour,
L'HISTOIRE NOUS AIDE A COMPRENDRE LE PASSE POUR BIEN VIVRE AU PRESENT ET BIEN NOUS PROJETER DANS L'AVENIR:
Je me permets de revenir encore sur ce que je qualifierai d'ignorance des uns et des autres :
Je suis allé sur les sites suivants : l'ina.fr, google.fr; sur rfi.fr; Tous les reportages qui sont dits sur BOKASSA sont des vérités et on y apprend mêmes des choses ignobles à ce demander si vraiment nous avions été gouverné par une personne digne répondant au nom de Bokassa dont certains centrafricains veulent nous revendre en s'indignant en apprenant certaines vérités.

A la jeunesse centrafricaine, je leur dis que les gens qui ont vécu sous Bokassa sont encore vivants, ceux qui ont vécu avec lui que ça soit de l'intérieur de son pouvoir et de l'extérieur reconnaissent que les choses qui sont dites sur lui ne relèvent pas de l'imagination. BOKASSA FUT UN TYRAN, UN DICTATEUR ET EST CLASSE DANS LA POUBELLE DE L'HISTOIRE COMME LES MOBUTU, IDI AMIN, MACIAS NGUEMA.
JAMAIS HOMME N'A ETE CRUEL COMME CE MONSIEUR.

Quand j'entends les centrafricains dire : Bokassa a construit l'université, ceci et cela je leur dit bof car ces choses à l'époque devraient être construites, au contraire Bokassa a pillé notre pays, il a laissé plus de 23 milliards Fcfa de fonds détournés en suisse ( déclaration de Dacko), il a acheté des châteaux en France, il se prenait plus pour un Français que pour un centrafricain malgré qu'il était le Président de pays, c'est lorsque les Français lui ont fait comprendre qu'il ne faisait plus partie d'eux qu'il a finalement compris la nature des blancs, la preuve il est enterré au pays de ces ancêtres.

Une petite parenthèse sur l'un des reportages Bokassa déclare : Catherine m'a dit que Chirac m'a demandé d'être sa maitresse, et moi Bokassa, je lui ai dit d'accepter car Chirac est un gaulliste!) allez y comprendre, je continue encore ( je cite Bokassa : Giscard invitait tout le temps Catherine à l'Elysée et Catherine y séjournait, je me demande où se trouvait Anémone la femme de Giscard) Ha! les nègres, c'est pathétique. Fin de la parenthèse.

Pour finir, nous avons quand même eu le procès Bokassa en 1987 ! les Gbodou, les Franck, les Tiangaye sont encore vivants! Un jugement avait été rendu au nom de peuple Centrafricain et l'intéressé qui faisait confiance à la justice de son pays! Que voulez vous encore de plus mes chers frères, que les Maïdou, les Kazagui écrivent ! alors que la vérité est connue de tout le monde sur la nature de ce régime et de ce Monsieur!

Pour mémoire au procès de Bokassa, Kazagui avait déclaré " AU TEMPS DE BOKASSA NOUS FUMES CE QUE NOUS PÛMES" Et dans la plaidoirie de Tiangaye , ce dernier a dit " LE PROCES BOKASSA EST LE PROCES DE NOTRE HONTE",

Ainsi BOKASSA est notre honte, nous devons l'admettre, accepter que OUI, il fut un temps dans notre pays la République Centrafricaines, il y a eu des choses ignobles qui se sont produites et PLUS JAMAIS CA!

Quid à la situation actuelle avec notre Bozizé National, son comportement actuel ( l'exécution de Massi...) ne peut que faire fuir les intellectuels centrafricains comme les autres intellectuels qui ont horreur de la violence. Le jour où il changera de comportement qu'il comprendra que la République est l'œuvre des intellectuels, il rendra un grand service à lui même et à son pays.

Barthélemy Mandékouzou-Mondjo (17/07/2010) : Le pouvoir de s'indigner !
Dans tout ce qui est dit on lit une indignation, c'est-à-dire la réaction d'une conscience heurtée par quelque chose qui fait mal. Ce qui fait mal, c'est une représentation, une image qui est « notre histoire occultée, enfermée ». L'image de Bokassa dans un premier temps. Le bâtisseur qu'il fut n'apparaît point : car, au début de son exercice du pouvoir, il a bien été l'homme de l'opération Bokassa, dont la philosophie (Philosophie de l'Opération Bokassa) nous fut présentée en deux volumes sous la plume des intellectuels centrafricains qu'il associait sans discrimination à la gestion du Pays : Henri Maïdou, Antonio Franck en furent ! Car enfin, jusqu'aux années 70 et la Réforme agraire, il n'avait pas encore pensé à détourner ce que la Coopération internationale publique et privée a donné et n'a pas contrarié la construction du Collège universitaire de Bangui et des Instituts annexes, dont l'Institut des Etudes médicales et sociales, l'Ecole nationale d'Administration.
Cette image a été brouillée par l'émission de TV5. Mais elle le fut encore bien plus par le film de Werner Herzog : Echo d'un sombre Empire (1990) rediffusé il n'y a pas bien longtemps et deux fois sur la chaîne Public-Sénat.
A travers l'image de Bokassa, c'est aussi l'image de la République Centrafricaine entière qui se trouve malmenée. Et le débat ouvert ici s'affine pour faire de la conscience heurtée ce que dit Emile Zola de l'indignation : un « dédain militant ». Mais notre légitimité à nous indigner ne nous autorise pas à « changer les données ». L'image de la République Centrafricaine en 50 ans d'indépendance et à travers les performances de ceux qui l'ont eu en charge est celle d'une tache ou d'un objet à identifier perdu quelque part au centre de l'Afrique. Rien n'a été fait et leur nationalisme serait à rude épreuve si nous demandions à nos historiens de nous mettre de l'existence là où l'histoire nous donne le spectacle du néant. Dans un cours de philosophie mon professeur a eu recours à une image qui me revient ici pour sa pertinence : « les massages de la sage-femme la plus experte ne feront jamais sortir un enfant du ventre d'une femme qui n'est pas enceinte ».
Nos historiens interviendront, à la marge, sur des débats périphériques qui ont déjà été ouverts ailleurs : la valeur des « diamants de Bokassa » entre bien dans ce débat classique sur les termes de l'échange où la comparaison s'est toujours révélée plus favorable aux produits finis face aux matières premières. Les expertises sollicitées dans l'émission de TV5 ont donné à comprendre que c'est bien dans ce cadre des usages et habitudes qu'elles évaluaient le don fait au Président Giscard d'Estaing : une « vérité » qui me semblait s'assumer dans sa subjectivité et, donc, sa relativité !

René Sakanga Morouba (18/07/2010) : Nous gagnerons tous a surpasser nos passions et à aborder le thème à nous soumis par notre compatriote GUELA avec objectivité et grande sérénité au lieu de refaire le procès d'un homme qui a été largement puni pour ses égarements politiques. Des propos du genre de ceux du compatriote AGUINGO ne feront pas avancer le débat autour de l'image écornée de la Centrafrique. Ce débat ainsi posé n'est pas seulement celui des intellectuels mais également des autres centrafricains fussent-ils intellectuels ou non. Poursuivons les échanges avec modération et respect des différentes sensibilités car au delà de nos avis et sentiments personnels c'est la RCA toute entière qui est concernée. Bien à vous tous.

François Bozizé (18/07/2010) : Interview dans JEUNE AFRIQUE par François Soudan :

Est-il vrai que les Centrafricains sont nostalgiques de l'époque Bokassa? 

Je n'irai pas jusque là. Mais il faut reconnaître que Bokassa est celui qui a le plus bâti dans ce pays.

(c) JEUNE AFRIQUE N°2584 - DU 18 AU 24 JUILLET 2010

Ulrich Augustin Wayawo (20/07/2010) : Bonjour a tous et a toutes
Je voudrais tout d'abord remercier le compatriote qui a ouvert ce débat sur cette tribune pour essayer de remettre les faits à leur place; nous sommes tous des Centrafricains, Be-Africa nous appartient à tous, et lorsqu'il y a un sujet qui touche à notre culture, à notre identité la conscience collective est interpellée, des lors, nous devons laisser de cote tout parti pris et faire une analyse objective de tout ce qui a eu lieu sous le ciel Centrafricain depuis les premières heures de l'indépendance à nos jours; Je voudrais avant de commencer mon intervention sur cette tribune jeter un SAKO SAKO à tous les compats centro qui ont dépassé tout sens d'émotions et de Bobard, je veux citer en exemple le compat Canaan Joliardo qui a su brosser sur cette tribune une analyse objective mettant en exergue nos erreurs en tant que centrafricains ainsi que les pressions et autres coup-bas que nos gouvernants ont toujours reçu dans l'exercice de leur mission que nous leur confions par les puissances occidentales en tête desquelles la France. Cette FRANCE PROFONDE ET NUISIBLE comme l'a qualifiée le président PATASSE.
Ne soyons pas sensationnels et émotifs au point de se laisser entrainer par ces concepts et théories, qui, même leurs auteurs ont de la peine à les faire accepter par leur peuple pourtant alphabétisé; avant l'arrivée de l'homme blanc, l'Afrique était très bien organisée, ils sont venus nous combattre, ils ont utilisé nos propres frères contre nous pour nous fragiliser et emporter ce qu'ils ont besoin pour le bien et celui de leurs générations; et c'est ce qu'ils continuent de faire jusqu'à nos jours d'ailleurs par le biais de notre diaspora. Diviser pour régner et semer la trouble; ouvrons nos yeux et regardons tous les problèmes en Afrique, leurs causes.
Il nous appartient à nous centrafricains de bâtir notre Be-Africa, la France et aucun pays d'ailleurs ne viendra jamais le faire a notre place; regardons un peu du coté de l'Asie et faisons la comparaison; au début des indépendances nous étions comment vis a vis de l'Asie et maintenant. Quand je me retourne pour voir tous ces concepts, je me rappelle du ''Le Corbeau et le renard''.
Maintenant revenons à notre débat, depuis les indépendances nous avons eu 6 chefs d'état; mais je ne parlerai pas de Boganda, pour le fait qu'il a été précocement et maladroitement tué; mais maintenant jetons un regard sur le règne Dacko, Bokassa, Kolingba, Patassé et Bozizé, qui a fait quoi en Centrafrique?
Dacko n'a rien construit sinon que les salaires étaient bien versés à nos parents; Kolingba était l'enfant le plus dorloté, choyé de la France, et pourquoi? et bien justement la France voulait avoir la main sur lui et au delà avoir la mainmise sur nos ressources naturelles; ce qui fait que ce monsieur a eu beaucoup d'aides publiques au développement, et qu'est ce qu'il en a fait ? rien, sinon que racheter tous les immeubles du centre-ville de Bangui, construire des immeubles en Cote d'Ivoire, au Benin.... etc; et vers la fin de son règne beaucoup de sang a coulé, des cadres de l'administration tant civiles que militaires ont péri, (ceux qui connaissaient la Concertation des Forces Democratiques(CFD) peuvent savoir); des étudiants ont perdu leur vie etc....
Patasse était venu mettre le comble a l'horreur, il avait le soutien de l'ensemble du peuple, mais qu'est ce qu'il a construit, qu'est ce qu'il a laissé pour la Centrafrique de demain?
je me souviens d'un de mes profs du lycee qui nous disait que "Patassé est venu en aventure, et il va repartir en aventurier", paix à son âme il n'est plus de ce monde mais l'histoire lui donne raison. Combien de vies perdues?, combien d'arriérés de salaires?, qu'est ce qu'il a construit, sinon que détruire le peu qui existe, la Centrafrique est devenue la risée du monde entier par les turpitudes que nous avons connues, notre cher Be-Africa, berceau de paix est devenu une terre de désolation, aucun espoir de vivre, le ciel s'est assombris sur nous.
Aujourd'hui tout citoyen lambda Centrafricain rencontré dans la rue, sous l'ombre des manguiers entrain de jouer au kissoro disent que si Bokassa était la on dépasserait la Cote d'ivoire, on serait comme l'Afrique du sud, comme la Libye etc... tous s'accordent de dire que si Bokassa était la, on l'aurait ramené au pouvoir. Ces phrases qu'on entend par ci par la sont les preuves de reconnaissances que la nation a rendu à ce valeureux fils du pays.
Mes points de vues ici sont loin de gratter la blessure de tous ceux qui ont été les victimes directes ou indirectes des égarements de l'homme que sont ceux de Bokassa, mais juste l'occasion de rétablir les faits et l'histoire; il a fait des erreurs tout comme Patassé, tout comme Kolingba; mais dans la vie il n'y a que ceux qui n'ont jamais essayé qui ne faillissent pas, ce sont tous ceux qui l'ont induit en erreur qui sont revenus nous gouverner après lui, et qu'est-ce qu'ils nous ont apporte?, ils n'ont rien apporté, rien fait: les avions de la compagnie Air Centrafrique convertis en avion de ravitaillement en poisson de Kolingba, les routes et hôpitaux construits par Bokassa, totalement détruits sous le règne Patassé...et j'en passe.
N'oublions pas que qui veut tuer son chien l'accuse de rage, on a crucifié le messie et laissé que des voleurs et nous subissons.
Cet homme a beaucoup donne pour nous, aujourd'hui la où je suis très loin de la Centrafrique, à des milliers milliers de kilomètres, quand je parle de Centrafrique personne ne connait mais quand je parle de Bokassa, on continue de me respecter en tant Centrafricain à cause de Bokassa; certes il est des actes que l'on pose dans sa vie qui coutent et pèsent fort sur le cours de l'histoire, mais les actions que cet homme a menées méritent plus que ce qu'on raconte sur lui, cette image sombre qu'on dresse de son règne est truffée et ne relève que de l'émotion. Si l'on doit réhabiliter Bokassa, réhabiliter ses enfant, petits enfants, sa mémoire, je m'inscris en OUI.
La probité intellectuelle voudrait que l'on reconnaisse les effort de l'autre.
Il nous a construit le pays, tous les édifices qui subsistent encore à Bangui, ce qui fait qu'on peut une fois débarquer à Bangui et se dire que "s'il y a des gens qui vivent ici'' c'est grâce à l'œuvre de Bokassa, alors CENTRAFRICAINS soyons reconnaissants

Guy Patrice Aguingo (21/07/2010) : Mr WAYAWO,
J'ai lu avec attention votre intervention et je ne suis pas d'accord sur certains points et lorsque j'ai voulu aller plus loin dans mes investigations pour savoir le fondement de votre raisonnement j'ai rien trouvé de mieux :
Il en résulte que nous sommes vraiment en face d'une manifestation épuisée de la pensée et de l'incapacité d'une jeunesse centrafricaine à inventer son avenir; je ne suis pas d'accord lorsque vous dites " cette image sombre qu'on dresse de son règne est truffée et ne relève que de l'émotion"

Faites des recherches sur internet et interrogez les gens qui ont vécu sous Bokassa, vous en saurez beaucoup de chose, lorsqu'on a vu le jour dans les années 80, il est des fois important de faire des recherches sur un sujet déjà tranché par l'histoire et par le peuple que d'avancer des choses qu'on ne maitrise pas... Les archives sur Bokassa sont accessibles par tout le monde, faites y un tour et vous serez surpris, commencez d'abord par internet puis le reste viendra.

Et un peu plus loin " Si l'on doit réhabiliter Bokassa, réhabiliter ses enfant, petits enfants, sa mémoire, je m'inscris en OUI"
Personne n'a incriminé les enfants de Bokassa ainsi que ses petits fils qui sont des centrafricains comme tout autre, d'ailleurs un de ses fils est député de la République.

"La probité intellectuelle voudrait que l'on reconnaisse les effort de l'autre"
De quelle probité intellectuelle parlez vous ! celle de la justice d'un pays qui a instruit un procès équitable et qui a reconnu le caractère criminogène d'un régime ! ( Vous avez entendu parler de KOBA! MOKOUA ! MAKIANDAVO ! BAÏSSA! j'en passe )

Dans tout ce que vous avez écrit, vous avez oublié une chose : LE PEUPLE CENTRAFRICAIN.

D'ici peu de temps, vous serez un cadre important dans notre pays, je crains fort qu'avec de telles idées, vous allez nous faire du Bokassa sans Bokassa.

CE QU'ON A DE SI IMPORTANT DANS LA VIE C'EST LA VIE LE FAIT DE POUVOIR DIRIGER LES AUTRES NE PEUT TE DONNER LE DROIT DE VIE ET DE MORT SUR LES SIENS, POUR MOI BOKASSA EST UN ASSASIN, UN TYRAN, UN DICTATEUR, IL A ETE CONDAMNE PAR LA JUSTICE DE NOTRE PAYS ET PENDANT QUE NOUS Y SOMMES IL FAUT DEMANDER A CE QU'ON REVISE SON PROCES !

Heureusement que Bokassa a été jugé ! si non qu'est ce qu'on aurait entendu ! Mon Dieu.

Olivier Mbila (21/07/2010) : Je me permets et permettez-le moi de m'emporter sur la déviation des débats et de la tournure par deux interventions: celle du compatriote WAYAWO et sur ce que le Président BOZIZE a dit sur BOKASSA. Je trouve que c'est le DEGRE ZERO de la MORALE maintenant en RCA...
C'est vrai que la misère déshumanise l'Homme. Et ce que, aujourd'hui les uns et les autres disent de BOKASSA corrobore pleinement cette évidence. Nous en sommes arrivés à inverser des valeurs : Mettre le matériel à la place de l'humain. OUI, nous voulons le MATERIEL au détriment de l'HOMME. Est-ce possible ? Croyez-vous que ce que BOKASSA a construit vaut une ONCE d'une VIE HUMAINE ? NON, NON et NON. Rien ne vaut la vie... Et, il faut le reconnaître cet homme est notre HONTE. Cette HONTE est celle de la lâcheté (où les uns et les autres se trahissaient à ce paranoïaque), elle est celle de la vilenie, de la bassesse. C'est le syndrome de Stockholm qui embrase une partie de cette population. Mais cela n'est point à encourager.
Il y a des faits sans conteste qu'une partie du peuple Africain en général et Centrafricain en particulier ne veut pas voir et qualifier. C'est la responsabilité directe de nos dirigeants dans les malheurs du pays. Le drame de nos dirigeants est qu'ils n'ont jamais cru en eux-mêmes. Ils ne s'appuient jamais sur le peuple dans sa totalité. Comment voulez-vous diriger un pays et croire que vous avez une autre nationalité (comme BOKASSA avait l'habitude de le dire) ? Cela, c'est pas la France qui leur demande de le dire... Comment diriger un pays et dire que "Je suis un Gaulliste" ? (Dixit PATASSE)... Et après nous-voilà entrain d'accuser la FRANCE.
Certes ce pays n'est point innocent dans les malheurs de la Centrafrique. Mais TOUT remettre sur ce pays et nous disculper est la voie par excellence d'une tergiversation perpétuelle.
Réhabiliter BOKASSA, c'est l'un des vœux du Président actuel et le compatriote WAYAWO lui emboîte le pas. Est-ce sérieux pareille pensée ? Réhabiliter BOKASSA c'est l'antithèse des MARTYRS. BOKASSA réhabilité donc les martyrs ne sont qu'un tissu de mensonges. Ces élèves et étudiants n'ont jamais soufferts jusqu'à la mort. Voilà ce dont que vous nous demandez. Et cela fait peur de la part d'un peuple. Et nous serons la risée du monde après avoir lutté contre cet homme, après l'avoir jugé et nous voilà entrain de TOUT renier : nos souffrances, les enfants et parents morts, etc. Tout cela à cause des constructions... Aujourd'hui nul doute que si nous le voulons réellement nous aurons un dirigeant capable d'amorcer une vie meilleure pour l'ensemble de la population. Seulement les uns et les autres s'arc-boutent à leurs ethnies et tribus, bassesses d'une vie collective. Et rien n'émerge. Et, nostalgie aidant ceux qui ont laissé leurs cerveaux faire grève font appel au PASSE.
Le pays a trop souffert. Nous avons pas le droit à ce repli sur le passé digne des hystériques et autres névrosés en faisant fi de la réalité et du présent.
Avant de terminer, pour une fois de plus, revenons à l'objet même de cette tribune. Ce n'est pas l'homme BOKASSA que nous (GUELA, AKIBATA et autres) voulons défendre ou réhabiliter. Nous sommes indignés des arguments avancés par une certaine presse au détriment de la réalité du moment. C'est pourquoi nous devons nous hâter de mettre en écrit les réalités vécues par les Centrafricains sous le régime BOKASSA (comme le compatriote AKIBATA ne cesse de le demander). Cela aidera beaucoup à faire tordre le cou à ces pensées véhiculées ça et là faisant de BOKASSA le héro de cette nation.
J'en profite pour dire au compatriote AGUINGO que l'histoire sert des générations et générations. Nous ne pouvons dire que TOUT a été dit pendant le procès BOKASSA. Ce procès s'est passé en 1986 ou 1987. Un enfant né à cette année est déjà adulte. Celui-ci doit écouter ces contrevérités comme nous l'écoutons aujourd'hui ? Croyez-vous que c'st ainsi que l'on bâtit une nation ? Car bâtir une nation passe par l'éducation qui est la connaissance et la maîtrise du passé pour une meilleure projection dans la vie.

ENCORE UNE FOIS, QUE CEUX QUI SACHENT RETABLISSENT CETTE VERITE.

SINGUILA MINGUI

Michel Mabou (21/07/2010) : Mes chers compatriotes, je suis content de lire les réactions des uns, des autres sur la vie et les actions de Bokassa. ''Aux cailloux !, aux cailloux !''qui aimerait ou voudrait entendre ces cris ? Il y a plusieurs choses dans ce que j'ai lu dans les réactions, j'en retiens trois : l'histoire africaine ( et de Centrafrique), la situation actuelle et l'avenir de notre pays. Nous avons toujours des idées reçues que l'africain n'a pas la culture de l'écriture. L'histoire nous renseigne que l'écriture a été inventée en Egypte (en Afrique) 3000 ans avant Jésus-Christ. Alors pourquoi nous n'avons pas su conservé et perpétré cette richesse ? D'autres peuples vont venu s'accaparer de ce trésors qui est finalement devenu le leur. N'est ce pas le cas aujourd'hui ? Admettons que nous avons la tradition orale, pour quoi ceux qui ont connu et vécu des choses biens ou horribles de la République centrafricaine se taisent, pour quoi ce silence ? Je suis (encore une fois) content de voir que les esprits s'échauffent, se réveillent, oui je dirai qu'il se passe quelque chose ; une amorce de prise de conscience. Aujourd'hui, beaucoup des centrafricains sont des intellects, que font-ils ? Pourquoi l'Université de Bangui est -elle le tamis des hommes politiques ? peut-on écrire l'histoire de son pays si on est griot d'un régime ? non et non, c'est le silence. Alors à ce moment là, les autres peuvent dire ou écrire ce qu'il veulent. Tel est le cas des émissions dont il est question ici. Et quel avenir. J'y crois. La preuve est cette tribune de discussion. Ouvrons le débat sur les tous les sujets qui gênent ou qui fâchent, sans esprit partisane ou de haine. c'est aussi cela écrire l'histoire de son pays. Je disais ''aux cailloux ! aux cailloux ! '' quelques uns peuvent se souvenir. Ce fut un moment horrible. Mais qui était Bokassa ? Ce fut un militaire. Il a pris le pouvoir par un coup d'Etat. Oui la philosophie de ''l'Opération Bokassa'' fut une réussite inédite. Jusqu'en 1970, la RCA était un pays en plein développement. Une sécurité garantie. La République centrafricaine avait une armée qui défendait la Nation centrafricaine. L'enseignement pour tous. Les matériels scolaires étaient à la porté de tous les enfants scolarisés. Pas de tribalisme. Tous ceux qui prennent le pouvoir aujourd'hui sont issus du régime de Bokassa. Oui on peut encore continuer la liste des faits positifs de Bokassa. Des éléments négatifs sont venus effacés tous. J'ai personnellement connu ce temps terrible. Quand vous entendez ''aux cailloux'' cela veut dire soit la vie soit la mort. Un frère est tombé à côté de moi pendant qu'on cherchait à prendre contact (à la station météorologique de Bangassou) avec les camarades de Bangui. Personne ne souhaite revivre ce moment là. Tout comme ceux qui ont connu la mutinerie, personne ne pense revivre ce cauchemar. En revanche, ne voyons pas tout dans l'obscurité. Bokassa, a payé d'une manière ou d'une autre ses erreurs et celles de siens. Pourquoi, ses successeurs ne tirent pas de leçon sur ce passé tortueux. Est -ce par ce que l'histoire n'est pas écrite ? Ils sont encore des témoins oculaires d'une université construite ou d'un assassinat d'un opposant politique. Pour finir, je dirai une seule chose. Ayons une analyse objective de la situation de notre chère nation. Pour cela, le socle d'un développement doit être l'accès aux savoirs. Un savoir qui peut servir d'éviter les erreurs du passé. Faisons de l'unique Université de Bangui (ouvre de Bokassa), un laboratoire d'un développement durable et non le tamis des hommes politique ou d'un régime. Les professeurs d'université ne doivent pas être des griots, mais des responsables intellectuels qui peuvent transmettre aux nouvelles générations le savoir leur éveiller les esprits et enfin d'écrire notre propre histoire. On pourra produire une vérité sur la discrédit que nous fait porter les autres

Barthélemy Mandékouzou-Mondjo (21/07/2010) : « Dessine-moi un mouton »
Vous retrouvez assurément cette petite voix qui réveilla Antoine de Saint-Exupéry « perdu à mille milles de toutes terres habitées ».
« Je ne sais pas dessiner », répond Saint-Exupéry. Mais le petit bonhomme insiste : « ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton. »
Il lui dessine un boa : c'est ce qu'il sait faire. Mais l'offre fut refusée : parce qu'un boa, c'est trop dangereux ; et puis un boa et un éléphant dans le boa, c'est encombrant pour le petit espace où l'enfant dit qu'il vit.
Allons-y pour un mouton.
Un premier dessin : ce n'est pas un mouton ; c'est un bélier : il a des cornes. Et naturellement le petit bonhomme n'en veut pas.
Un deuxième dessin : c'est bien un mouton ; mais il est très malade.
Un troisième dessin : c'est bien un mouton, mais il est trop vieux ; il faut un mouton jeune, qui puisse vivre longtemps.
De guerre lasse, Saint-Exupéry dessine une caisse et la remet à l'enfant : « Le mouton que tu veux est dedans », lui dit-il.
« C'est tout à fait comme ça que je le voulais », répond l'enfant.

Le débat ouvert a complètement tourné au concours de portrait-robot pour désigner le meilleur des hommes politiques qui ont eu à présider à la destinée du Centrafrique ; et puisque Bokassa tient la rampe, voici engagé le procès en réhabilitation pour l'absoudre de tout ce qui brouille son image et salit sa mémoire.
Bokassa s'enorgueillissait de faire de Bangui la Coquette et la ville de tous les paris.
Bokassa a accueilli en Centrafrique les sièges de certaines Institutions régionales et internationales (UDEAC, OCAM.)
Bokassa, c'est beaucoup de réalisations sur le plan économique : l'encouragement du tourisme et de l'agriculture, dont la culture du coton ; le lancement des jalons d'un développement industriel (bois, huilerie, savonnerie, briqueterie.)
L'ONCPA avait en charge la distribution des productions agricoles.
Dans le domaine de l'Enseignement et de la Formation, signalons la multiplication des lycées et collèges après avoir déjà évoqué la création de l'Université et Instituts annexes (ENS/ENI, Institut de Recherche pour l'Enseignement des Mathématiques, Institut de Linguistique appliquée, Institut National de Perfectionnement du Personnel Enseignant, Institut Pédagogique National, INEMS, ENA, Ecole Supérieure de Formation des Officiers d'Active).
Mais, en toute chose il faut considérer la fin ; et Bokassa, c'est aussi un règne de 14 ans qui a sombré dans la tragédie. Le livre d'André Baccard, Les Martyrs de Bokassa, (Edit. du Seuil, Paris 1987) en rend témoignage. Le vol des Cigognes de Jean-Christophe Grangé (Albin Michel, Paris, 1998), curieusement, lui fait écho en faisant d'une migration ordinaire un voyage au bout de la peur : car il conduit jusqu'à l'enfer du Centrafrique.
Les « Echos d'un sombre Empire », c'est une partie de notre histoire ; et parce que cette histoire n'est pas glorieuse, nous n'avons pas le droit de la brandir comme un modèle à reproduire. Aux « Petits Princes » appelés à nous succéder, ayons le courage de dire qu'il faut du passé faire table rase pour que le «mouton» ne ressemble pas au boa dangereux, ni à l'éléphant encombrant, ni au bélier avec des cornes, ni au mouton malade ou vieux. Le Centrafrique reste à bâtir ; et le bâtisseur, surtout, reste à inventer : aujourd'hui comme hier.

Brigitte Alima (22/07/2010) : Comment peut-on écrire l'histoire des centrafricains et de la Centrafrique sans les centrafricains ?

Le mot histoire comme nous le savons tous, vient du grec ancien historia qui veut dire « enquête », «connaissance acquise par l'enquête».

L'histoire est à la fois l'étude des faits, des événements du passé. On tente d'écrire, d'expliquer ou de faire revivre des temps révolus.

Ecrire l'histoire c'est faire preuve d'une clarté d'analyse et d'une fluidité linguistique. C'est une discipline noble et exigeante à la fois. Alors la question est de savoir qui doit écrire l'histoire des centrafricains et de la Centrafrique ?

Dans l'affaire BOKASSA, premièrement, il existe effectivement encore de nos jours des témoins de ces faits, c'est-à-dire des hommes et des femmes centrafricains qui ont vécu ces faits. M. Paul AKIBATA a raison de solliciter une intervention de la part de ceux qui ont vécu ces événements. Ils ont l'obligation de sortir de leur silence pour expliquer à la jeune génération la réalité des diamants de BOKASSA.

Comme on le dit chez nous : « un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ». Cet adage reste d'actualité. David DACKO, Abel NGOUMBA, André KOLINGBA, Jean-Bedel BOKASSA, ils sont partis avec leur secret. Ils ont eu a occupé de hautes fonctions publiques en République Centrafricaine. En terme d'héritages politiques, qu'est ce qu'ils ont légué aux peuples centrafricains. Le bilan des années passés au pouvoir, les expériences acquises, les échecs, les réussites, leurs réalités du pouvoir où est ce qu'on peut les trouver ?

Il s'agit pour nos hommes politiques de transmettre leur expériences, leur goûts de faire de la politique au sens noble du terme à la jeune génération. Ils ont été ou sont témoins de beaucoup choses, à Bangui et ou à l'étranger, il est normal de raconter ces faits. Qu'avons-nous retenu du procès BOKASSA ? Le compatriote Guy Patrice AGUINGO a certainement des réponses à nous communiquer ! Une analyse scientifique, sérieuse a été effectuée après ce procès ? Tous les témoins de l'époque ont-ils été consultés? « ceux qui ont vécu avec lui que ça soit de l'intérieur de son pouvoir et de l'extérieur reconnaissent que les choses qui sont dites sur lui ne relèvent pas de l'imagination ». Dixit M. AGUINGO. Ils sont où ces gens ? Ils ont crée des blogs ? Ils ont donné des interviews ? Qu'ils témoignent publiquement des faits qu'il ont vécus.

BOKASSA est décédé, le tyran est parti, qu'ils osent maintenant parler de ces choses ouvertement. Cela va nous permettre d'avoir un récit des événements de l'époque. Je pense que nous sommes tous d'accord pour que ces faits soient racontés publiquement.

Ensuite, l'université de Bangui, la seule depuis BOKASSA, a eu à former et forme encore des historiens. Nos historiens possèdent des connaissances nécessaires pour développer des thèses sur notre propre histoire. Mais de quels moyens disposent-ils pour effectuer des enquêtes ? L'histoire, définie comme une science qui étudie les faits et les événements passés, nécessite des subventions nationales et internationales.

Au niveau international, l'homme blanc n'est pas assez fou pour subventionner des recherches des personnes qui n'ont pas de passé, donc pas d'histoire. Pour l'homme blanc, l'homme noir est tellement bête qu'il ne peut pas prétendre disposé d'un passé. « Croyez-vous donc le paysan oubanguien est aussi bête qu'il est noir ? Prétendez-vous donc avoir le monopole de l'intelligence et du raisonnement comme vous avez celui de l'injustice, de la richesse et de l'hypocrisie ? » dixit Barthélemy BOGANDA. Les enjeux philosophiques, politiques et sociaux de l'histoire sont tellement important que l'homme blanc préfère inculquer aux noirs le fait qu'ils n'ont aucun récit pouvant retracer leur histoire.

Au niveau national, la préoccupation de nos hommes politiques n'est ni l'éducation, ni la formation. Ils ont d'autres préoccupations plus importantes pour se poser la question des subventions aux historiens. L'éducation, la formation et l'innovation, qui doivent être au cour des politiques en Centrafrique ne figurent pas dans la pensée de ceux qui nous gouvernent. Alors parlez de l'histoire !!!!

Enfin, les journalistes et nous autres. En ce qui concerne nos journalistes, nous pouvons les classer dans la catégorie de ceux qui ont besoin de moyens pour concevoir leur travail oh combien difficile.

Il est peut-être temps que chaque centrafricain, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, et surtout de la diaspora, puisse prendre part de manière effective et active à la création d'une nouvelle République. Il est temps que chacun de nous contribue à la « réécriture » de notre histoire. Je propose que chaque centrafricain vivant à l'étranger apporte un soutien financier et matériel aux historiens et journalistes.

Pourquoi ne pas créer un fonds de soutien au journalisme d'investigation en République Centrafricaine ? Pourquoi ne pas penser à créer un fonds de soutien aux historiens et chercheurs centrafricains ?

Dans notre conscience collective, nous avons tendance à penser que l'initiative ne doit venir que des autres. L'esprit d'entreprendre de manière individuelle serait-il très peu développé chez le centrafricain ? Le jour où se dessine parmi nous un petit rayon de travail individuel pour aider notre pays, notre conscience collective nous incite à penser voir souhaiter ou même à précipiter la mort de ce rayon. Nous voulons tous entreprendre, mais nous préférons que les autres ne réussissent pas ce qu'ils entreprennent. Très fort le centrafricain.

Est-ce assez difficile que trois ou quatre compatriotes se réunissent pour chercher des fonds en vue de créer une agence capable de former nos journalistes dans le domaine de l'investigation ? Cette aide aux journalistes leur aurait permis de redire la vérité sur les diamants de BOKASSA, d'apporter des contre-exemples à leurs collègues journalistes français.

La diaspora centrafricaine se focalise en général sur l'envoi de quelques voitures à Bangui, (ce qui est d'ailleurs bien pour notre économie) mais mis à part, au niveau intellectuel, concrètement, qu'est-ce qu'elle propose ? ou finance ? A chacun de nous d'imaginer ce qu'il peut apporter à son pays. Les projets, nous en avons des milliards et des milliards. Mais entre les idées et la concrétisation de ces idées ou la réalisation de ces idées, on ne voit plus personne. On a tous peur, on ose plus rien faire et on accuse les autres. Ne pouvons-nous pas mettre en place un fonds de solidarité pour octroyer des bourses à nos jeunes historiens et journalistes pour venir se former ici en France ? Avons-nous vraiment besoin d'être sur place à Bangui pour aider notre pays ? Certains maliens qui n'ont jamais été à l'école réalisent des merveilles dans leur village sans l'aide de l'Etat. Mais nous, on préfère accuser nos dirigeants, leur mettre tout sur le dos.

Certes, je ne suis pas idiote au point de nier les nombreux crimes que subissent certains compatriotes, qui ont pris le risque de rentrer au pays. Ils ont tenté de faire bouger les choses mais se sont heurtés à la dictature bestiale des pouvoirs en place. J'ai vu des professeurs de la fac de sciences à Bangui, obligés de revenir en France après avoir tout essayé, tout tenté. Ils ont par moment, avec leur maigre salaire, essayé de remettre en route des laboratoires etc. Mais ce fut très difficile. Des journalistes qui ont fui le pays. Des exemples, il y en a des milliers, certains ont payer le prix cher, d'autres ont failli laisser vie.

Aujourd'hui, nous vivons dans un pays étranger, nous voyons ce qui s'y passe, nous voyons comment les choses évoluent, à nous de trouver des astuces et des moyens pour combattre l'idiotie chez nous. Sinon, nous serons tous condamnés à une mort intellectuelle et la mort intellectuelle survient lorsque le citoyen devient conscient que toute bonne initiative de sa part est malvenue, que toute innovation qu'il propose devient irréalisable, et quand il constate que tout effort intellectuel de critique constructive ou d'évaluation argumentée a pour résultat la mise à l'écart.

Merci.

Barthélemy Mandékouzou-Mondjo (22/07/2010) : « Blanc comme Nègre »

On aura vu la référence au livre autobiographique du Président Omar Bongo (Grasset, 2001). Des allées des pas perdus jusqu'à la scène, son contact avec les pouvoirs en Afrique et dans le Monde fut assez long pour faire de lui un témoin privilégié.
Une lecture instructive donc, pour ce qui me concerne, à cause de quelques péripéties sur la vie politique centrafricaine que ce sage d'Afrique et médiateur connaît bien.
Il a été témoin des tergiversations de Barthélemy Boganda face au référendum de 1958 : ce n'est pas sans mal que le Président Boganda a opté pour l'offre du Général De Gaulle et le vote en faveur de la Communauté ; à la surprise des ses amis, dont le Professeur Abel Goumba, il n'a pas rejoint le Président Ahmed Sékou Touré, qui lui a téléphoné longuement l'invitant à le rejoindre sur le front du refus.
Il a été un témoin privilégié du « lâchage » de l'Empereur Bokassa par le Président Giscard d'Estaing après le Sommet de Kigali. Il a accueilli à Franceville en août 1979 Bokassa et René Journiac venu signifier à l'Empereur, de la part de l'Elysée : « S'il est prouvé que vous avez tué ou fait tuer des enfants, vous n'avez plus le soutien de la France ; c'est terminé. »
Avec M. Journiac le Président Bongo a conseillé à Bokassa d'abdiquer et de créer une Régence qui conduirait les affaires du Pays jusqu'à la majorité du Prince héritier. Le refus de Bokassa fut net et on connaît la suite.
Le Président Bongo connaît « l'histoire des diamants » et en parle : sans insister sur leur valeur réelle -qu'il ignore-, mais surtout en n'accablant pas le Président Giscard d'Estaing qui n'a pas été le premier, ni le dernier des visiteurs de la République Centrafricaine à bénéficier des largesses de l'Empereur Bokassa.

Mais revenons au fait :
« Blanc comme Nègre » est évoqué ici parce que cette plaidoirie « pro domo » ressemble à l'indignation qui est l'objet et le départ de notre débat. Il dénonce la règle du « deux poids, deux mesures » en vigueur pour apprécier des comportements humains, tout compte fait, parfaitement identifiables et identifiés et communs aux « Blancs » et aux « Nègres ».
Mais ceci suffit-il pour que vice devienne vertu ?
Il est une constante de la vie politique en Centrafrique :
Comme l'écrit Charles Péguy : « Tout ce qui commence a une vertu qui ne se retrouve jamais plus : une force, une nouveauté, une fraîcheur comme l'aube, une jeunesse, une ardeur, un élan, une naïveté. Le premier jour est le plus beau jour. Le premier jour est peut-être le seul beau jour ! ».
Il est une constante de la vie politique en République Centrafricaine : le grand enthousiasme populaire de l'accueil des premiers jours est d'un temps qui, -hélas !- correspond aux premiers jours. Cet enthousiasme est voué au sort des soufflets qui retombent quand retombe la chaleur du four qui les porte.
Jusque dans les années 1970, le pouvoir de Bokassa s'est lentement éloigné des promesses de la Saint Sylvestre pour se draper, lentement et sûrement, avec les années qui ont suivi, du cynisme arrogant et froid qui a tout écrasé, n'a eu d'égard pour rien ni personne et n'écoutait rien ni personne. Le bâtisseur s'est avisé de s'acheter des châteaux en France et en Suisse et de s'enrichir. La ligne de fracture a été dès lors établie entre lui et le Peuple, qui fut pitoyablement et définitivement largué. « Le premier jour fut le plus beau jour. Mais le seul beau jour » : cette histoire doit être rappelée : sans complaisance !

Ulrich Augustin Wayawo (22/07/2010) : Le débat commence à être enrichissant dans la mesure où les voix s'élèvent de partout; tant du coté des NEGATIONNISTES que du coté de ceux qui sont éclairés et reconnaissent les valeurs de l'homme BOKASSA.
Au compatriote qui pense que le fait d'être né et vécu sous le règne BOKASSA fait de lui le seul habilité à juger, si ça devait être le cas je pense que nos historiens ainsi que les enfants des classes de 1ere et terminale ne peuvent nous relater ou donner avec exactitude un devoir de dissertation sur les causes et conséquences des guerres dans le monde et principalement les plus marquantes qui sont la première et deuxième guerre mondiale, c'est ahurissant comme propos. Mais toujours est-il que l'honnêteté intellectuelle exige à ce que l'on respecte le point de vue de l'autre, alors je me résigne dans cette erreur qui n'engage que leurs auteurs. Il est vrai qu'avec les problèmes récurrents qu'a connu notre pays, le système éducatif national paie le lourd tribut avec comme conséquence la chute du niveau des jeunes et de nos enfants, mais il y a aussi une frange partie de cette jeunesse qui est consciente de son avenir, elle sait distinguer le flatteur, le menteur, le démagogue d'un bâtisseur; nul ne viendra nous orchestrer pour détruire notre propre pays, la terre de nos aïeux, comme ça a été le cas vers la fin des années 70. La sagesse n'est pas une affaire des vieux et des âgés.
Je voudrais encore une fois de plus remercier tous ces compatriotes qui, sur cette tribune ont reconnu le mérite et et la compétence de Bokassa, c'est déjà un premier pas vers ce sursaut général que nous appelons de tous nos vœux pour que notre EMPEREUR soit réhabilité, et ceci pour tous les sacrifices qu'il a consenti durant sa vie pour le bien, l'épanouissement, la paix, la dignité et le respect de l'homme Centrafricain. Cette démarche n'est pas dénuée de raisons et preuves comme certains le pensent; Jean Paul Sartre a dit: "Le Faire est révélateur de l'Etre", tous les soubresauts que notre pays a connus ont mis à nu tous ceux qui ont été avant et après Bokassa; et c'est a partir de maintenant que les œuvres de chacun doivent passer au feu pour être épurées. Pas besoin de dire que le tiers de ma bibliothèque est rempli des écrits de Bokassa.
Nous ne sommes pas sans ignorer que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser, ça a été le cas de Bokassa, mais du moins il a accepté de venir se présenter devant la justice de son pays pour qu'il soit jugé, c'était chose faite; il n'avait pas voulu distribuer les armes, ou inciter ses partisans à la guérilla, ni à la rébellion, ça personne ne dira le contraire. En grand EMPEREUR il s'est humilié, il s'est fait petit d'accepter de passer devant la barre contrairement à ceux qui lui ont succédé; et quoi de plus grave, ou quoi de plus simple que d'honorer sa mémoire pour tout ce qu'il a œuvré pour nous, histoire de dire à l'occident et à tous ses détracteurs que nous ne regrettons rien de tout ce qui s'est passé, nous avons tourné cette page il y a longtemps et maintenant la Nation toute entière lui témoigne reconnaissance. Les années 70 ont vu le jour la construction des hôpitaux, des instituts universitaires en passant par l'université de Bangui, la compagnie nationale aérienne Air Centrafrique, le sacre de notre équipe nationale de basket avec Yassitoungou, la reforme agraire, la station de télévision nationale, première en Afrique centrale, la construction des stades omnisport et l'hôtel 500 chambres, des perles très rares en Afrique à l'époque; l'Homme Bokassa s'est résolu de nous placer en tète des pays du continent. Tout ceci au lieu de faire notre orgueil de Centrafricain, on le diabolise en le qualifiant de soudard, de mégalomane etc...
Les saintes écritures disent: "La ou il n'y a pas de vision pas de direction, et la ou il n'y a pas direction cest la catastrophe, car la vision crée l'ambition et l'ambition la motivation"; dès les années 70 l'homme Bokassa en grand visionnaire avait déjà projeté de construire une centrale électrique à plus de 40 megawatts de puissance pour nous mettre à l'abri des délestages et de problèmes d'industrialisation, disposer d'une bombe atomique pour notre sécurité, ce qui de nos jours fait l'objet de convoitises des grandes nations comme l'Iran, l'Irak, la Corée du Nord etc...
Il avait de très grandes ambitions pour son pays que finalement il s'est fait des ennemis surtout ceux qui ne veulent que notre dépendance et notre malheur; et comme dit on, pour tuer un Africain il faut un Africain, ils ont commencé par intoxiquer ses collaborateurs les plus directs, ceux qui étaient à ses cotés qui faisaient la politique de l'autruche que l'on connait tous aujourd'hui, ils vont commencer par instrumentaliser les élèves et étudiants, orchestrer des grèves et revenir eux-mêmes réprimer durement les manifestants pour lui faire porter le chapeau, mais le comble de tout ça c'est qu'après l'avoir stigmatisé, après l'avoir renversé ils étaient tous revenus nous gouverner, ils étaient dans l'arène du pouvoir, et ils ont montré tous leurs degrés de médiocrité et d'incompétence notoire. Nous voulons en plus de par notre action dire à tous ceux qui ternissent l'image de notre pays '' Euh arretez ca suffit !!!''

Guy Patrice Aguingo (22/07/2010) : Madame Brigitte ALIMA,

Mes félicitations pour votre analyse.

J'ai été toujours certain que de notre pays, il ne peut y sortir que de la boue ou une association des bras cassés.

L'idée de pouvoir lever des fonds destinés non pas à réécrire l'histoire de notre pays mais à faire triompher la vérité sur notre pays est louable et je pense qu'il y a une institution de la diaspora centrafricaine en France qui pourra se saisir de ce projet.

Le caractère aérien de discours tenu par certains compatriotes nous oblige à mettre rapidement en place certaines initiatives car il y a péril dans la maison Centrafrique.
Heureusement qu'il y a encore des compatriotes qui nous ont rappelé ce que c'est que " AUX CAILLOUX " ( rire)

Encore une fois Merci

Jean Crépin Sinyciass (10/08/2010) : L'audace et l'orgueil ont été à la faveur de notre pays grâce à la barbarie que l'on attribue à cet homme. Alors pour que chaque mandat compte, que chacun commence à rétablir la RCA comme l'avait laissé cet homme. Le défunt André Kolingba n'a pas voulu entretenir les bâtiments, routes et autre projets de JBB, Patassé, nerveux comme il est les a détruits, et Bozizé oublie que les tours jumelles sont en train d'être reconstruites aux USA!!! Ou est BATA? UCATEX? VITA? Omnisport inachevé? 500 chambres? Soit on laisse la mémoire des ces gens tranquilles avec le bien et le mal qu'ils ont fait, soit on leurs reconnait les points positifs qui ont, entre autre, contribué dans un sens comme dans l'autre à l'état actuel de notre pays.

 

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