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L'arbre à
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50 ANS D’INDEPENDANCE, PENSEES ET APPORTS
Face à l’urgence de l’épineux problème de réduction de la pauvreté, de la lutte contre la faim, de la lutte contre les pandémies, de la démocratisation de l’Afrique en général et de la Centrafrique en particulier, du développement durable, de bien être de chaque citoyen africain en général, du citoyen centrafricain en particulier, la question de l’indépendance considérée comme un simple symbole marqué par la grandiloquence des discours pour certains penseurs et Hommes politiques africains qui ne croient pas réellement à l’indépendance africaine sous toutes ses formes et de la fierté de certains qui pensent que l’indépendance africaine est un acte de bravoure qui a permis à l’Afrique et aux africains d’accéder à la gestion de leurs biens publics, refait surface à la veille du cinquantenaire de l’indépendance des pays africains. En effet, l’heure est au bilan pour cette longue aventure qui certes, nous a mené dans le chaos total , la déception, le désenchantement, le sentiment de regret et de trahison pour certains . Dans « Le soleil des indépendances » avec Ahmadou KOUROUMA nous constatons le bilan terne de l’indépendance et le sombre tableau que nous ont laissé nos élites, d’une part une fierté manifestée par la tenue des grandes manifestations qui de Dakar à Abidjan, de Yaoundé à Bangui, de Libreville à Brazzaville , de Kinshasa à Ndjamena et dans toutes les grandes villes et capitales africaines confirment que les africains sont fiers d’être indépendants. Dans des conditions telles décrites par Aimé Césaire c’est une période qui est venue mettre fin à la souffrance de l’africain en affirmant qu’« Entre colonisateur et colonisé, il n’ y a de place que pour la corvée, l’intimidation , la pression, la police, l’impôt, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie des élites décérébrées, des masses avilies » Mais est ce que cela n’est-il pas le commencement d’une injustice justifiée par la cruauté et l’orgueil humain dont la suite logique a été illogiquement repris à l’accession de nos ‘propres frères’ au pouvoir ? L’indignation et les souffrances infligées aux africains par l’Homme venu d’ailleurs ne sont elles pas augmentées à l’accession de nos compatriotes au pouvoir ? Qu’est ce qui a changé pour parler d’indépendance ? Après les indépendances, les résultats escomptés ne sont pas à la hauteur des attentes et des espérances, voilà pourquoi la déception et le doute ont refait surface dans la pensée de la jeunesse africaine lésée aujourd’hui par leurs dirigeants. Je me suis amusé en regardant la définition du mot indépendance dans le dictionnaire Robert , être indépendant c’est avoir l’attitude d’une personne qui refuse les contraintes, les influences, les règles établies. Cela traduit l’idée de l’autonomie politique de nos Etats, de la notion de la souveraineté nationale. Mais au vu de tout ce que nous vivons et subissons partout en Afrique, particulièrement en Centrafrique, pouvons-nous avoir le courage et la fierté d’admettre aujourd’hui au XXIe siècle que nous sommes indépendants, vis-à-vis de nos gouvernements et de nos Hommes politiques respectifs ? Vis-à-vis des puissances extérieures, des institutions financières internationales à qui la survie de tout le continent est vouée ? Des multinationales qui, pour des raisons de réalisation de profits sont prêtes à sacrifier nos populations en exportant des armes qui détruisent nos Etats ? En polluant par des déchets toxiques notre cher continent ? Ce fait n’est-il pas le fruit de notre lassitude ou de notre impuissance vis-à-vis de la politique extérieure ou de notre mauvaise gouvernance ? Cinquante ans après que ce slogan se fredonnait dans presque toute l’Afrique, qu’en est-il aujourd’hui du bilan en terme de développement humain durable, de la gouvernance et de la démocratie en terre africaine ? La fameuse France-Afrique mourra-t-elle un jour ? Même la puissante politique de rupture prônée par Nicolas SARKOZY dans sa campagne aux élections présidentielles françaises de 2007, qui en terme de discours et de théorie, laissera une marge de manœuvre au continent africain pour prendre des décisions concernant l’exploitation de leurs richesses, l’orientation de leurs politiques interne et externe a été émoussée par des pratiques malsaines et habituelles qui soumettent toujours le continent sous tutelle des puissances extérieures. Qu’est ce qui explique la misère d’un tel continent si riche en sous-sol, en biodiversité, en faune et flore dont la paupérisation et la précarité gouvernent ? En effet, qui dirige nos Etats africains ? Qui commandent les décisions de nos chefs d’Etats ? Comment parler d’indépendance dans ce contexte ou c’est l’intérêt qui motive l’action et dont les rapports de force ne nous permet pas de créer l’équilibre ? Dans un monde d’uniformisation de pensées et d’actions ? Comment pouvons-nous penser à la succession de nos élites dans le contexte ou les constitutions se font et se défont au profit de la personnification du pouvoir, de la gestion patriarcale érigée en mode officiel de gestion de choses publiques, ou la raison du plus fort est toujours la meilleure, sacrifiant ainsi le progrès économique et social au bénéfice des affameurs du pouvoirs et des bourreaux de la République ? Comment l’alternative se fera-t-elle ? et la relève s’assumera-t-elle ?dans le contexte ou l’opinion n’a de valeur que de spectateur ? Ou la jeunesse s’enlise dans une passivité qui perdure et sans horizon? Ou la peur de l’avenir et l’incertitude sont devenus le mot d’ordre ? Ou le continent est devenu le théâtre de combats entre grandes puissances, des lobbies et des multinationales au détriment du bien être de nos populations ? Nul n’est censé ignorer tout le mal que nous a faits le colonisateur, même si aujourd’hui plusieurs interrogations subsistent encore sur la responsabilité et la réparation en terme de compensations des dégâts que la colonisation nous a causé, « une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente, une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation moribonde » disait Aimé CESAIRE. Une autre préoccupation plus importante est celle de savoir si nous africains, sont véritablement indépendants dans les faits et en droit? Sommes nous indépendants vis-à-vis de nos chefs d’Etats oppresseurs ? Indépendants vis-à-vis des grandes puissances ? Vis-à-vis des multinationales ? De la banque Mondiale et du FMI ?Comme si nous sommes pris en otage et rien ne présage que les choses vont changer du jour au lendemain, car les erreurs d’hier sont devenues les vérités d’aujourd’hui. Un perpétuel recommencement sur toile de médiocrité et d’imperfection. L’élection de BARACK OBAMA a suscité tant d’engouement sur le continent africain, c’est un exemple parmi tant d’autre qui signifie que l’Homme noir africain ne doit pas être jugé par la couleur de sa peau, mais par la mesure de son savoir et de son savoir faire. Ce phénomène nous conduit à penser à cette fameuse notion d’égalité tant prônée, Aimé CESAIRE allègue que « pour moi, la question de l’égalité des races , des peuples , ou des cultures, n’a de sens que s’il s’agit d’une égalité de droit et ou de fait ». Mais quel droit détient l’Afrique aujourd’hui pour défendre ses intérêts vis-à-vis de cette myriade de loups dévastateurs, qui détiennent les moyens humains, technologiques et financiers à l’intérieur et à l’extérieur du continent prêts à mettre en péril les Etats en cas de résistance aux idéologies et des directives imposées? Cinquante années passées, confirmerons-nous aujourd’hui que l’émotion est nègre et que la raison est Hélène ? Au lieu de dépenser des millions dans des cérémonies qui n’ont aucune valeur ajoutée en cette période ou le continent souffre de la famine, la précarité. Au lieu de passer du temps dans nos émotions , la nostalgie, dans l’oubli et l’évasion, j’aurai aimé que nous réfléchissons en cette occasion. Car le temps ne nous laisse pas de choix. Que la raison soit au centre de nos actions et de nos réflexions. Que faire ? Un seul mot levons-nous d’un même cœur, même esprit et mêmes pensées et bâtissons l’Afrique. Pour lutter efficacement contre le mauvais fonctionnement de nos Etats et afin d’atténuer la puissance de tous les maux venus soit de l’intérieur du continent soit de l’extérieur du continent, nous devons réaliser nos sentiments d’appartenance à nos pays respectifs et à notre cher beau et riche continent. La mobilisation citoyenne à l’instar de la révolution française 1789 contre les projets anachroniques et irresponsables permettra de mettre fin à ces tragédies que subissent l’Afrique. Que la cohérence et le souci de la bonne gouvernance commandent l’action de nos responsables politiques, qu’ils acceptent les jeux de la démocratie, que l’alternative soit le mot d’ordre, car nul n’est indispensable dans la vie. Partant du postulat selon lequel la jeunesse constitue une force de développement, mais de quelle jeunesse s’agit-il ? Une jeunesse passive ? Celle qui reste inerte dans le mutisme en dehors du champs politique là où les grandes décisions concernant leur avenir sont prises ? Celle qui ne pense résoudre les problèmes que par les armes et la violence ? Celle qui pense que la politique est une maison sale habitée par les vieux ? C’est le moment d’éveil des consciences sur la nécessité de grandir et de penser ensemble sur notre avenir dans une dynamique de paix, de travail, d’unité et de savoir faire. Cet article est le fruit d’une réflexion personnelle dans un contexte de liberté d’expression et de la démocratie. Certes que ma réflexion n’est pas non aseptisée, le débat est ouvert et vos réactions seront les bienvenues. Vive l’Afrique, vive la République centrafricaine , vive l’indépendance.
Fait à Montpellier le 10 Juin 2010
Lauréat de l’Ecole Nationale d’Administration Cycle supérieur 4ème Promotion (Rabat- Maroc)
Réactions à cette tribune Jean Crépin Sinyciass (07/08/2010) : L'audace et l'orgueil ont été à la faveur de notre pays grâce à la barbaries que l'on attribues à cet homme. Alors pour que chaque mandat compte, que chacun commence à rétablir la RCA comme l'avait laissé cet homme. Le défunt André Kolingba a n'a pas voulu entretenir les bâtiments, routes et autre projets de JBB, Patassé Nerveux comme il est les a détruits, et Bozizé oublie que les tours jumelles sont entrain d'être reconstruites aux USA!!! Ou est BATA? UCATEX? VITA? Omnisport inachevé? 500 chambres? Soit on laisse la mémoire des ces gens tranquilles avec le bien et le mal qui ont fait, soit on leurs reconnaît les points positifs qui ont, entre autre contribué dans un sens comme dans l'autre à l'état actuel de notre pays.
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