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réflexion
REACTIONS A CETTE TRIBUNE
ENVOYER UNE REACTION
L’opposition centrafricaine
doit avoir des stratégies politiques au delà de l’affichage des noms et
des communiqués
Par
Eric
Bénam
« Toro, toro
affou sein » disent les centrafricains !
Dans la masse des critiques, commentaires et des réactions suscités
sur le déroulement calamiteux du processus électoral et de l’éventualité
des résultats contestables et contestées des «élections en 2010», et
l’entêtement du régime à tenir ses élections, ce, malgré l’appel des
partenaires au développement et les pays amis, regroupés au sein d’un
organe consultatif.
Aujourd’hui, avec la violation de la Constitution, par la fameuse
révision, prorogeant le mandat du Président de la République et des
députés, l’UFVN est obligée de passer à une nouvelle phase de sa lutte,
seule une stratégie unitaire, peut sauver la démocratie centrafricaine.
L’opposition centrafricaine doit avoir une logique unitaire, et une
stratégie commune pour une alternative démocratique, un vrai changement
de régime, déjà une première étape est franchie, par leur entente
commune de ne pas présenter des candidats aux doubles scrutins, mais
elle doit rapidement définir dans un esprit unitaire, les futures
étapes, sont décisives, car, la démocratie centrafricaine, face à ce
régime militaire, familial et ethnique ; vomi par le peuple
centrafricain, incapable de préparer une élection digne d’un système
démocratique aux 21ème siècle, doit faire preuve de maturité politique.
C’est maintenant au jamais !
Cette opposition centrafricaine est à la croisée des chemins, ainsi,
elle doit faire taire les ambitions personnelles politiciennes, ses
querelles intestines, et, remettre en place un cadre de concertation, où
grâce un briefing quotidien, elle doit évaluer, organiser et agir en
fonction des différentes situations, pour déjouer toutes les éventuelles
fuites et achat de consciences, en son sein, car dans la situation
actuelle, le régime peut faire des alliances contre nature et des
promesses de postes ministériels et autres avantages, bien que le PUN et
le MODEM, sont un bel exemple d’échec d’une alliance contre nature avec
BOZIZE.
Si l’opposition centrafricaine, veut un changement, si elle croit à une
alternance démocratique, elle doit avoir une stratégie commune, pour les
futures échéances, avec un programme de gouvernement et une répartition
des zones électorales, en tenant compte des bases électorales et surtout
en agissant en synergie pour une victoire totale au premier tour. Elle
doit éviter au peuple centrafricain, de continuer à être martyrisé par
le pouvoir militaire, familial, qui est entrain de s’ériger en une
dynastie des BOZIZE, car après François, c’est Francis,…
Il faut éviter de se disloquer en une opposition forte et républicaine,
d’une part et une opposition des petits partis d’autre part, ce sont des
adjectifs qui divisent, seule existera « une opposition centrafricaine
avec toutes les composantes, dont les leaders et les adeptes ne doivent
plus passés leurs temps à se lancer les « flèches » par simple paranoïa.
En RCA « On existe lorsque l’autre n’existe pas », une petite leçon de
coexistence serait déjà une bonne instruction au langage de paix et
aussi, apporter un peu de considération aux autres partis, quelques
soient leur poids politique et leur représentation au niveau national,
le respect doit être de rigueur, ainsi des allusions du type parti
national, grand parti, doivent être banni des langages, afin d’éviter de
frustrer les autres, les seuls adversaires, c’est le KNK de BOZIZE et
son mentor Patassé.
« Tous pour un, un pour tous »
L’opposition centrafricaine doit démontrer à quel point on peut
transformer des « élections qualifiées par certains observateurs de
mascarade en un événement qui se veut historique » pour la RCA et le
peuple centrafricain, faire de cette élection, une première élection
démocratique depuis 50 ans. Ainsi, les différents leaders de cette
opposition doivent taire, les rivalités et leur ego respectifs, remettre
dans les tiroirs leurs desseins politiques individuels, pour un
changement de régime militaire à un régime civil en 2010 ou en 2011.
Elle doit sauver le peuple centrafricaine malade, agonisant des affres
du règne dictatorial de BOZIZE, depuis le 15 mars 2003, en se mettant
dans une logique d’alternance avec une période transitoire de deux (2)
ans, où elle se repartit les rôles de manière consensuelle et concertée.
Elle doit donner une leçon de démocratie consensuelle et apaisée, au
Monde entier et à toute l’Afrique, que la classe politique
centrafricaine, est mature, lors que les intérêts supérieurs de la
Nations, l’y oblige. L’opposition centrafricaine, doit prendre ses
responsabilités devant le peuple et l’histoire, loin des calculs
politiciens.
Au niveau de la fixation des défis et des objectifs de l’opposition, le
MLPC par exemple, semble être encore l’otage du passé et d’une certaine
idée désuète du militantisme, réduite à sa seule bataille médiatique
contre le régime du Ministre-Général-Président, François BOZIZE et
depuis le retour de Patassé, le nouveau bureau s’est lancée dans une
logique de guéguerre inutile et suicidaire, qui ne pourra que favoriser
le camp en face.
Le MLPC, doit intensifier des campagnes de sensibilisation, pour que les
réfugiés dans les pays limitrophes, rentrent pour s’inscrire sur la
liste électorale, et ceux de l’intérieur aussi, à s’investir, dans le
processus électoral, seul moyen de reconstituer sa base électorale.
En ce qui concerne le RDC, malheureusement, la disparition du Président
KOLINGBA, au seuil des échéances électorales et aussi les dissensions
entre les membres du Comité central, ne le permet pas, de bien organiser
cette future élection, en toute quiétude, bien qu’ayant une base
électorale, d’où la nécessité de cette logique unitaire, leur permettra
une renaissance et la reconquête des bastions à l’est, jadis fief du
parti.
Pour les autres partis, bien que les échéances électorales, puissent
être l’occasion de mesurer leur assise électorale, leurs leaders doivent
faire preuve de compréhension et adopter la même tactique, et aussi
atténuer les ardeurs de leurs militants, par rapport aux enjeux des
futures échéances.
L’ancrage politique, doit se faire autour des deux partis : le MLPC et
le RDC, qui ne doivent pas se tailler la part belle, dans les
négociations pour la mise en place des futurs organes, car cela peut
être une des causes de malaise de cette éventuelle alliance, seule les
compétence et le souci de compromis doit être les critères de choix, des
futurs dirigeants.
Pour éviter que certains parmi eux capitulent devant les promesses des
postes, aux billets de banque, elle doit mettre en commun ses ressources
humaines, matérielles, financières, pour une campagne musclée, chacun
dans son coin au lieu de se concentrer tous a Bangui.
Les élections se gagnent en provinces, puisse qu’à Bangui, la population
est plus informée.
L’unique défi à relever par l’opposition centrafricaine est de
faire, encore une fois, la démonstration de débloquer le verrouillage
politique, témoigner de cet interdit qui frappe l’exercice des libertés
élémentaires et canaliser leurs efforts de critique sur la gestion
socio-économique et politique désastreuse du pays par les
Ressortissants de l’Ecole Normale Familiale Supérieure de BENZAMBE, et
ses collègues de promotion ESFOA de BOZIZE, le camp des incompétents,
des cancres de la Républiques, des délinquants aux cols blancs, des
affairistes de tout poils, qui pillent, tuent, violent et torturent des
paisibles citoyens centrafricains depuis le 15 mars 2003.
Ce pouvoir du Ministre-Général-Président, François BOZIZE, est radical
dans ses choix odieux de détournements des biens publics, répressifs,
extrémistes dans son négationnisme des drames subis par les prisonniers
politiques, leurs familles et les exilés, fanatique dans son flicage des
opposants, aveuglée dans sa corruption, son favoritisme et surtout son
silence face à tous les événements tragiques qui vivent au quotidien les
centrafricains.
Comment comprendre, qu’un Général de l’Armée, à la tête d’un Etat, ne
puisse pas être à mesure d’assurer la protection de l’intégrité
territoriale, garantir la liberté de circulation des biens et des
personnes, quelle incompétence ! Pendant ce temps, le peuple assiste à
des disparitions des opposants déclarés de BOZIZE, d’exécution extra
judiciaire de paisibles citoyens, pour leur appartenance ethnique aux
forces nouvelles, destruction des villages dans le Nord, confiscation
des biens des opérateurs de diamants, avec comme corolaire, la famine
ayant entrainé le décès de milliers d’ enfants Centrafricains à l’Ouest.
Sous le règne de BOZIZE, sa famille, ses proches parents, ses collègues
de la promotion des ESFOA, tuent, pillent et narguent le peuple
centrafricain, au quotidien, BOZIZE, ses fils, ses nombreuses
maitresses, ses parents utilisent l’argent du contribuable, de l’aide au
développement, des prêts consentis pour les projets de développement, du
programme de Démobilisation Désarmement, et Reconversion, pour
construire des villas, déposer sur les comptes en Europe.
Sous le règne de BOZIZE, des escrocs et mafieux de différentes
nationalités sont nommés comme : Ministres, Conseillers spéciaux et
négociateurs, ainsi nos passeports servent pour le trafic de tout genre
et le terrorisme, quel sacrilège !!! Sous BOZIZE, la RCA est devenue, le
« dernier de la classe » sur tous les plans.
L’opposition doit prendre ses responsabilités et expliquer au peuple,
que la seule chance, pour mettre fin par les urnes à ce régime, qui a
fait de la RCA, un pays dépendant des autres Etats d’Afrique Centrale,
sur le plan politique, militaire et économique.
Campagne électorale et exercice d’éducation civique du peuple
L’opposition centrafricaine, ne doit pas confondre ses adversaires,
ce qui risque de brouiller le message et le rendre non réceptif dans
certains milieux, elle doit avoir un discours clair non élitiste et un
discours moins dirigé exclusivement aux médias et ONG occidentales.
Ce discours doit se tenir sur les réalités quotidiennes que subissent
des millions des centrafricains, et proposer une stratégie de sortie de
crise et de relance de l’économie, à court et moyen terme, grâce à ce
programme commun qu’elle doit élaborer pour la période de transition, où
chacune des parties signataires, est partie prenante et solidairement
responsable de son exécution, dans le cadre du délai défini pour la
période transitoire.
En RCA, l’insécurité généralisée et multidimensionnelle (alimentaire,
sécuritaire, financière, politique,…) les violations récurrentes des
droits de l’homme et des droits humanitaire international, la
déliquescence de l’économie centrafricaine, la pratique de la corruption
au niveau des hautes autorités de l’Etat devraient être des sujets
débattus régulièrement, et exigeait la participation de leaders de
l’opposition, lors des débats, face aux tenants du pouvoir lors de la
campagne, sur les médias publics et privés.
Il revient à l’opposition de soulever des questions, de critiquer le
bilan du régime, en aidant la population à bien évaluer, les promesses
en 2005 de BOZIZE et les réalisations, s’il y a eues, éveiller les
consciences par des interrogations ou les orientations de telle ou telle
politique. L’opposition doit ensuite constituer pour les électeurs un
éventuel gouvernement de rechange pour une période transitoire de deux
ans. Cela signifie que l’opposition doit avoir un programme commun
réalisable, avec un chronogramme et les différents scénarii à envisager.
Cette stratégie doit aboutir à :
1° Une candidature unique d’une personnalité consensuelle à l’élection
présidentielle ; représentant de toute l’opposition démocratique et les
forces nouvelles, cette personnalité, s’engagera à ne plus se présenter
aux futures élections présidentielles en RCA ;
2° Mise en place d’un programme de gouvernement commun pour la période
transitoire ;
3° Signature d’un protocole d’accord et de répartition des rôles pendant
la période transitoire ;
4° Signature des accords d’alliance de report des voix dans toutes les
circonscriptions électorales pour les législatifs, ce qui veut dire,
qu’au premier tour, les différents candidats de l’opposition, peuvent se
présenter pour le compte de leur parti politique, mais se désistent pour
celui parmi eux qui arriverait en tête ;
Dans ce jeu des alliances, il n'y a pas d'excuses, à ceux qui sortiront
hors du cadre, quelques soient les raisons.
Eric BENAM
Jeune Cadre Dynamique
BENZ VI Bangui, République Centrafricaine
[1]
Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Actifs de Bouar
Réactions à cette tribune
Bérékou
(16/06/2010) : Mon cher frère, votre contribution doit être intégrée
dans les stratégies de lutte de toute l'opposition centrafricaine, les
récents événements, traduisent clairement que la dictature des BOZIZE
est entrain de dépecer, toutes les couches défavorisées, hier les
paysans du Nord, des Nangbata et collecteurs de diamants, les douaniers,
les chefs de partis politiques et plus particulièrement, les originaires
de l'Ouham Pendé, aujourd'hui, les avocats, avec des méthodes de
répression dignes de la mafia, alors que la responsabilité pénale est
individuelle, avec BOZIZE, à défaut de l'accusé, encore présumé
"innocent", ils arrêtent, la femme, les frères, employés et autres.
ALERTE EN RCA, BOZIZE EST EN TRAIN DE DEVENIR FOU !
Michael
Maligou
(18/06/2010) : ah Centrafrique,
je ne comprends pas que jusqu'à maintenant on continue de dire qu'il n'y
a pas un peu de brin de croissance dans notre pays. Nous savons très
bien que depuis que les présidents se succèdent au pouvoir on constate
tout ce que ERIC a avancé mais on ne l'avait pas souligné. J'ai lu
quelque part dans l'intervention de MME ALIMA que nous devons au moins
respecter nos présidents mais le fait de balancer un message sur une
personnalité comme le président de la république n'est pas respectueux
de votre part. Respectons nous si nous voulons qu'on nous respecte et je
suis fier de mon pays et de mon président parce que avec lui au moins
les parents perçoivent les salaires à la fin du mois.
mon frère amène ta contribution.
VIVE LA RCA.
Géoffroy
Kongo
(18/06/2010) : Chers compatriotes, soyons reconnaissant dans vos
dires au lieu de critiquer donne ta contribution pour l'avancement de
notre cher et beau pays qui est largement en retard par rapport aux
autres pays frères qui sont en train de décoller, crée des sociétés et
entreprises pouvant embaucher au moins 10 Centrafricains ça sera mieux
même ceux qui veulent tous devenir des présidents n'ont pas une
entreprise dans notre pays mais ils veulent devenir présidents, les
jeunes soyons prudents on a déjà dépassé le temps de caresse, laissons
nous vivre en paix.
Berekoutou
(19/06/2010) : C'est écœurant de lire des fois, certains, et
comprendre comment ce pays va sombrer et continuera à sombrer, car que
des jeunes croient que le fait que les salaires soient payés
"régulièrement" est un gage de paix, c'est triste et désolant,
finalement la vraie crise en RCA, est celle de la conscience collective.
Mais savez vous quelques 20.000 agents seulement sont fonctionnaires ?
et les 4.000.000 de centrafricains, qu'en dites vous ? Savez que l'Etat
a fait payer les banques commerciales, les salaires et que leurs
trésorerie est au rouge ?
Est ce que vous suivez réellement le développement des événements en RCA
depuis 2003, si oui, franchement, si vous croyez que le pays va mieux,
alors sachez que vous aurez bien méritez de continuer souffrir, car vous
aimez souffrir, alors VOTEZ LA SOUFFRANCE
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