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L'arbre à
palabre REACTIONS A CETTE TRIBUNE ENVOYER UNE REACTION
CE QUE M’INSPIRE LA « LOI CONSTITUTIONNELLE » DU 10 MAI 2010
« On peut tromper une partie du Peuple pendant un certain temps ; Mais, on ne peut pas tromper tout le Peuple pendant tout le temps ! » Ce qui s’est passé le 10 Mai 2010 à l’Assemblée Nationale est tout simplement inquiétant quand, pour prévenir le drame du « VIDE INSTITUTIONNEL » du 11 Juin 2010 à minuit, le Président de la République, Chef de l’Etat a CHOISI de recourir aux mécanismes parlementaires par l’adoption à la majorité qualifiée (¾ des députés à l’Assemblée Nationale), d’une loi constitutionnelle ALLONGEANT ‘’sine die ‘’SON MANDAT. Le drame c’est que, saisie pour ‘’avis technique préalable’’ par le Président de la République, Chef de l’Etat, qui n’ignorait certainement pas du tout le verrou de l’article 108 de la Constitution du 27 Décembre 2004 et ne se doutait pas davantage non plus de’’ l’inconstitutionnalité’’ de son Projet de Loi tendant à la ‘’REVISION’’ de l’article 24 alinéa 2 de cette Constitution, la Cour Constitutionnelle A FAILLI. Cette très haute juridiction, « gardienne incontestée du temple » A CEDE en déclarant « REVISABLE » cet article 24 alinéa 2 qu’elle savait pourtant « NON REVISABLE» selon les prescriptions FORMELLES de l’art 108 de la Constitution. Ce qui dessert cette Cour Constitutionnelle et perturbe celles et ceux des citoyennes et des citoyens très ordinaires et très faibles qui croient encore à sa vocation de protection de la Constitution par conviction et en professionnel indépendant, avec des membres avertis des « arrangements de coulisse » prêts à venir au secours des ‘’Veuves’’ et des ‘’Orphelins’’ c’est d’avoir, sans sourciller, sans avoir les membres qui tremblent, donné son AUGUSTE AVAL pour la révision de cet article 24 alinéa 2 de la Constitution en AYANT LE FRONT de s’appuyer sur un texte de droit qu’elle SAVAIT d’une FRAGILITE ESSENTIELLE, PARCE QUE NON CONSTITUTIONNELLE à savoir : l’alinéa 3 de l’article 2 de la Loi N°05 014 du 29 Décembre 2005 Portant Organisation et Fonctionnement de la Cour Constitutionnelle. De mémoire de JURISTE en effet, une loi organique d’échelle inférieure à la Constitution ne peut pas porter valablement atteinte à la Constitution ! En tout cas, si, dans cette « descente délibérée aux Enfers » le but recherché est de trouver une « sécurité juridique quelconque » à travers une Loi constitutionnelle « de fortune » qui mettrait à l’abri de toutes contestations déstabilisatrices du Président de la République Chef de l’Etat, maintenu à titre exceptionnel à son poste à la date fatidique du 11 Juin 2010 à minuit, LE CALCUL EST RATE ! Et l’explication de cet échec retentissant est tout simple : Premièrement : cette loi constitutionnelle, PRESUMEE SECURISANTE, ne repose sur aucune base juridiquement incontestable. En effet, il faut le répéter, une loi organique ne peut pas fonder la Révision d’une Constitution. C’est le cas ! Deuxièmement, ainsi plombée irrévocablement d’un’’ vice rédhibitoire’’ comme démontré plus haut, cette loi constitutionnelle est impropre à l’usage auquel elle est destinée. Conclusion logique : le sort du Président de la République Chef de l’Etat restera donc toujours un sujet de préoccupation majeure le 11 juin 2010 à minuit. Toute proposition contraire participe à la fois d’une vaste et grossière « escroquerie politique » et d’une « historique hérésie juridique »! Qui peut jurer en effet, la main sur le cœur, que, en elle seule et par elle seule cette loi portant révision de l’article 24 alinéa 2 de la Constitution du 27 Décembre 2004 assurera plus de stabilité au Président de la République, Chef de l’Etat, maintenu à titre exceptionnel à son poste après le 11 Juin à minuit, même si cette loi n’était pas mortellement entachée du vice originel dénoncé plus haut ? A tout le moins, le doute serait l’attitude convenable voire responsable pour qui sait d’une part : que le Droit comme la Politique ont en commun une chose : la haine mortelle du «SCHEMATISME » et de « L’ABSTRACTION » d’autre part, que l’important en politique n’est pas de « VAINCRE », y compris « légalement », même avec une horde de patentés « professionnels d’astuces », mais de « CONVAINCRE » celles et ceux auxquels la loi est destinée : l’Opposition Démocratique et l’Opposition Armée ! Si donc le « schématisme » et « l’abstraction » voire la « rouerie » doivent être impérativement bannis de la recherche des solutions au « vide institutionnel » du 11 Juin 2010 à minuit, seul devait commander à la recherche des solutions de sortie, le terrain concret. Or, le terrain commandant, il n’est pas acquis que toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains qui se battent depuis, les mains nues et A MAINS ARMEES contre l’actuel SYSTÈME POLITIQUE réputée pour sa très grande capacité dans l’organisation méthodique de la misère, de l’injustice, de l’exclusion sur fond de ‘’tribalisme vulgaire’’, de l’impunité, de la gabegie financière, de la corruption etc. etc., mettront tout en œuvre pour que la gérance de la TRANSITION sous la direction de l’actuel Président de la République Chef de l’Etat ne « s’écoule comme un long fleuve tranquille »(sic). Comment en effet empêcher que Le maintien en poste (le 11 JUIN 2010 à minuit) de la Tête pensante de ce Système Politique accoucheur de tous les maux ci dessus cités n’appelle pas « la même résistance » sous « la même forme « ? Qui ignore en effet que les « mêmes causes placées dans les mêmes conditions produisent les mêmes effets ?
I° LA LEGITIMITE DU MANDAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE TROUVE SA « SOURCE » DANS SON ELECTION AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT DU « PEUPLE SOUVERAIN » ET NON DANS UNE ‘’élection‘’ réductrice au suffrage indirect D’UNE ASSEMBLEE NATIONALE ! Rien, absolument rien ne peut justifier le « RABAIS », « l’HUMILIATION » du Président de la République, Chef de l’Etat qui ne serait plus que le minable « MANDATAIRE » de l’Assemblée Nationale qui est tout certes, sauf le « peuple, source exclusive de tous les pouvoirs démocratiques a l’échelle nationale ». En effet, le débat actuel sur le règlement du « Vide Institutionnel » à la date du 11 Juin 2010 à minuit se pose en ces termes ! La légitimité du mandat du Président de la République, Chef de l’Etat peut-elle procéder du Parlement dans le silence de la Constitution sur cette question centrale? Certes, l’imminence de ce « Vide Institutionnel » avec ses conséquences politiques difficiles à gérer a pu égarer les Députés de la Nation qui ont donné dans la ‘’captation’’ et ‘’l’usurpation’’ de la « souveraineté populaire » intrinsèquement intransmissible. Ces Députés de la Nation ont donc démérité de la Nation et se sont fourvoyés ! La GRANDEUR et la NOBLESSE de la fonction du Président de la République Chef de l’Etat interdit en effet et sans la moindre inflexion possible « l’usurpation représentative » qui laisserait croire que les Députés qui ne sont en définitive rien d’autre que des « élus locaux » et non pas les « élus de la Nation toute entière » pourraient valablement représenter le Peuple, y compris, ( sous prétexte qu’ il y aurait « urgence et péril en la demeure »), le « substituer » jusqu’en sa qualité de détenteur et de source des pouvoirs démocratiques nationaux. Un comble, quand, dans le cas d’espèce, se joue le «destin» de la Nation toute entière qui postule la manifestation globale expresse et directe de la volonté nationale ? Comment cette Volonté Nationale Réconciliatrice et fondatrice souhaitée de tout cœur par un peuple « au bout du rouleau » peut-elle résulter d’un Parlement où hélas, une fois élus dans leur circonscription locale, nombre des Députés 1° ont vite fait de plier bagages et de rompre tout contact avec leurs électrices et leurs électeurs, perdant ainsi toute prise directe aves les « vœux profonds » des habitants des villages et autres hameaux, pourtant constitutifs eux aussi de l’expression globale de la volonté nationale 2° se sont autorisés, (la misère ambiante « faisant loi »), à considérer l’intérêt supérieur de la nation et de leur Collectivité comme le dernier de leur souci au point de décider de tout, (dont notamment le sort de la très cynique et inique loi constitutionnelle du 10 Mai 2010 et les souffrances de leurs communes), en fonction des « espèces sonnantes et trébuchantes » ? Quel crédit peut-on accorder, (dans le Pays et à l’extérieur du Pays), à un Président de la République mandaté par un Parlement qui s’est ainsi abîmé lamentablement, au bas mot, dans l’ignominie et l’opprobre? Pourtant, il ne faut pas se cacher la face devant le petit doigt ! Il reste vrai tout de même en effet, que la non révision de la durée du mandat du Président de la République Chef de l’Etat (comme le dit l’article 108 de la Constitution du 27 Décembre 2004) est grosse de tous les dangers fatals au peuple qui sera, le 11 Janvier 2010 à minuit, en droit et en fait, sans un chef qui s’occupe du soin de l’unir et de le protéger contre tous les risques de la vie. La voie légitime de l’élimination de ces dangers fatals au peuple existe. ELLE N’EST PAS DANS LA CONSTITITION ni DANS UNE LOI CONSTITUTIONNELLE PIPEE. Elle se trouve dans l’offre du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de Décembre 2008 : LE DIALOGUE AVEC AU BOUT UN « ACCORD POLTIQUE » des BRAVES ! Quelle meilleure preuve de la noblesse et de la grandeur de cœur, quand le peuple a le dos au mur !
2° LA LEGITITIMITE DE LA PROROGATION ANTICONSTITUTIONNELLE DU MANDAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DE L’ETAT EST DANS LE « DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF » (DPI) DE DECEMBRE 2008. A « situation exceptionnelle », non prévue et réglée par anticipation par la Constitution ou par la loi, « solution exceptionnelle » NON CONSTITUTIONNELLE et NON LEGALE, donc NON JURIDIQUE. L’heure est donc à la recherche des solutions des parades’’ circonstanciées’’, quand adviendra la date buttoir du 11 Juin 2010 à minuit. La voie d’une réponse juridique (Constitution ou loi constitutionnelle) étant hermétiquement fermée (Article 108 de la Constitution du 27 Décembre 2004), il ne reste plus qu’un SEUL RECOURS : « UN ACCORD POLITIQUE » qui puise sa PLEINE ET ENTIERE LEGITIMITE dans le DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF (DPI) de Décembre 2008. En effet, à l’occasion de cette Grande Rencontre Citoyenne, il a été décidé PAR CONSENSUS (comme c’est au demeurant le cas dans les Grands Fora où se traitent de graves problèmes sensibles de portée nationale, continentale ou mondiale), que TOUTES les difficultés qui naissent ou qui peuvent naître pendant tout le processus électoral soient connues et tranchées par les SIX (6) Entités ayant participé au DPI. Or, le fameux « Vide Institutionnel » du 11 Juin 2010 à minuit ‘’qui prend la tête de tout le monde’’, est une des difficultés nées dans le processus électoral. Rien n’autorise donc valablement (la Cour Constitutionnelle et l’Assemblée Nationale) à le distinguer des autres difficultés de ce processus électoral et de le soustraire d’un règlement CONSENSUEL consacré par un ACCORD POLITIQUE discuté et signé par les SIX (6) entités parties prenantes au DPI. L’avantage évident de cette solution d’un « Accord Politique » est double : Premièrement, elle ne brutalise pas, en « tripotant » crapuleusement et de surcroît inutilement l’article 24 alinéa 2 de la Constitution du 27 décembre 2004 que l’article 108 de la même Constitution avait déclaré INTANGIBLE, FONDATEUR qu’il est de « l’Alternance Démocratique » au Pouvoir de l’Etat. Deuxièmement, cette solution d’un Accord Politique est non seulement REELLEMENT INCLUSIVE mais elle offre toutes les conditions requises pour atteindre l’objectif essentiel visé à savoir : RESOUDRE DURABLEMENT ET SANS TROP DE CASSES le « Vide Institutionnel » du 11 Juin 2010 à minuit qui ouvre la porte à toutes les aventures incontrôlables. Dans les candidats à la discussion des termes et du contenu de cet Accord Politique de la dernière chance, il y a deux types d’intervenants : 1° La première catégorie est composée des partis politiques regroupées en trois Entités : « Majorité Présidentielle », « Opposition Démocratique » (U.F.V.N.) et « Autres Partis » avec chacune, une kyrielle de militants et adhérents de différentes régions et autres terroirs de toute la République. Cette Catégorie a ceci de spécifique et de rassurant, c’est que les Entités qui la composent tiennent un même langage et mènent un même combat : le langage et le combat des idées à la recherche d’un «MODUS VIVENDI» face à des contradictions et autres difficultés « existentielles ». La deuxième catégorie de signataires est composée : 1° de « l’Entité Société Civile » avec ses composantes multi tentaculaires à travers des ONG qui se sont installées sur toute l’étendue du Territoire National et vivent au quotidien les réalités du petit peuple du coin et recoin, à peine au courant de l’existence d’un Député dans la zone. 2° L’Entité « Pouvoir Public » qui est en réalité un « continuum » politique de l’Entité « Majorité Présidentielle ». Prises l’une dans l’autre, ces deux premières catégories de Signataires potentiels de l’Accord Politique, c'est-à-dire les CINQ ( 5 ) Entités non armées, forment un «bloc démocratique» « politiquement gérable » d’autant plus qu’elles disposent d’une base de masse sociologique suffisamment diversifiée et large pour les rendre aptes à prétendre valablement à une prise réelle et directe avec les aspirations profondes des hameaux et de la Nation toute entière, se substituant ainsi de fait aux Députés des COINS qui ont tout oublié jusqu’ à l’existence de la modeste localité qui les a rendus «VISIBLES» . Et SUPREME avantage de la solution d’un « Accord Politique », c’est la présence de la SIXIEME (6eme) Entité Signataire : l’ « Entité Mouvement Politico-militaires». C’est une catégorie atypique qui heurte frontalement le jeux démocratique historique, constitutionnellement exclusif de la participation des « REBELLES », des « ANTI CONSTITUTION », des « HORS LA LOI ». Certes ici, les oreilles sifflent et les membres tremblent à l’idée de composer avec les pires ennemis des Institutions de la République. Mais c’est véritablement ici que rebondit le débat sur le danger fatal de l’ABSTRCTION et du SCHEMATISME dans la résolution des difficultés politiques relativement à LA STABILITE DES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE APRES LE 11 JUIN 2010, A MINUIT, SANS CELLES ET CEUX QUI PAR EUX SEULS PEUVENT METTRE DURABLEMENT EN MAL LE FONCTIONNEMENT REGULIER DES POUVOIRS PUBLICS DE BANGUI LA CAPITALE ET DE L’ARRIERE PAYS DANS SON ENSEMBLE. Certes, « l’Etat a ses raisons que la Raison ne connait pas » ! Mais il n’existe pas un Etat qui se ferme par PRINCIPE à la raison du « terrain concret », la raison du « glacial rapport des forces ». Certes encore, le DPI n’est pas la Constitution, mais il a au moins le mérite insigne d’être cette INVENTION DICTEE PAR LE VECU (rébellions) qui a bénéficié de l’onction populaire, qui a été frappée du sceau de la Présidence de la République, qui a reçu l’approbation appuyée du Secrétaire Général de l’ONU et de l’ensemble de la Communauté Internationale et ENFIN qui a permis un RELATIF CALME dans certaines poches de la République. Qui aurait le front à cette HEURE GRAVE de la vérité, de contester que même dans les Pays des «VIEILLE DEMOCRATIE » et dans les Systèmes tout aussi démocratiques des Nations Unis, le « CONSENSUS » EST LE « RECOURS ULTIME » quand le « FAIT MAJORITAIRE » est en panne, parce que INADAPTE ? Qui oserait aller à contre courent de l’INVENTION DPI et de son APPORT INESTIMABLE dans le règlement du VIDE OU de L’IMPUISSANCE DE LA LOI devant les drames humains provoqués par les rébellions armées, (NON CONSTITUTIONNELLES) que le Chef Suprême des Armées (le Président de la République soi-même, INSTITUTION CONSTITUTIONNELLE PAR EXCELLENCE), n’a pas pu réduire AVEC LES MOYENS CONSTITUTIONELLES ? Qui peut enfin se lever aujourd’hui pour contester sérieusement et valablement la LEGIMITE et L’EFFICACITE du DPI AGISSANTE PAR SES SIX ENTITES quand, une fois de plus, devant le silence déroutant de la Constitution, LE PAYS TOUT ENTIER EST AUJOURD’HUI CONFRONTE A UN AUTRE DRAME : le « Vide Institutionnel du 11 Juin 2010 à minuit » ? En effet, ici, comme en Décembre 2008, le MOT D’ORDRE est le même pour les SIX (6) ENTITES au DPI : SIGNER UN « ACCORD POLITIQUE » MIEUX, UN « PACTE DE SANG » qui ( dans nos traditions africaines encore vivaces ‘’MBOUKI’’), LIGOTE BEAUCOUP PLUS SOLIDEMENT QUE TOUTES LES LOIS ET TOUTES LES CONSTITUTIONS TRIBUTAIRES DES ‘ « CONTINGECES POLITIQUES », En dehors de ce schéma et faute de propositions crédibles dans l’arsenal juridique actuel il n’y aura pas en effet de meilleures Garanties de la STABILITE et du RENFORCEMENT des Institutions qu’appelle LA REFONDATION PROGRMMEE de la « Nouvelle République » de l’APRES TRANSITION!
3° L’INCONTOURNABLEE « RECOURS ULTIME » A UNE ‘’TRANSITION CONSENSUELLE’’, OUVERTE AUX SIX (6) ENTITES AYANT PARTICIPE AU DPI ET SOUS LA DIRECTION D’UN « ORGANISATEUR DE CONVERGENCES » ! « L’après Dialogue ne doit pas être comme l’avant dialogue » tout comme l’Après 11 Juin 2010 à minuit, ne peut pas être comme l’Avant 11 Juin 2010 à Minuit » ! S’il est exact que « l’on ne change pas une équipe qui gagne », il est tout aussi exact que l’on se débarrasse avec délectation d‘une équipe qui va d’échecs en échecs. Parvenue au Pouvoir sans « Projet de Société Universel », sans programme de Gouvernement PARCE QUE sans « Parti de Gouvernement » avec des cadres techniquement et politiquement « Partisans » , spécialisés dans tous les différents secteurs de l’activité nationale pour être à la hauteur de leur responsabilité, la Majorité Présidentielle (Exécutif et Législatif confondus) A INDISCUTABLEMENT FAILLI SUR TOUS LES FRONTS. Et comme si cela ne suffisait pas, voila que cette Majorité plonge toute la République dans l’impasse du « Vide Institutionnel » par son incompétence originelle à organiser les événements de la délivrance : les Elections de 2010. En effet c’est une grosse blague et un « conte de fée » que de penser candidement que l’on peut se lever le matin et réussir une GESTION DE L’ETAT. De mémoire d’homme, on n’ a effectivement réussi nulle part la construction de la Paix, de la stabilité et du renforcement des Institutions d’une République digne, libre et prospère sur la base d’une insolite stratégie de la « JUXTAPOSITION des PERSONNALITES », de surcroît néophytes politiques s’il en faut, sorties de ‘’Grandes Ecoles’’ et ‘’ Universités’’ ou ‘’formées sur le tas’’ qui n’ont de commun que leur NATIONALITE, sans ‘’liant idéologique’’ qui les fasse rêver à haute voix de l’avènement proche d’une Centrafrique a la hauteur de sa légitime ambition de pays riche de ses immenses richesses du sol et du sous sol. Maintenant que le Pays est désormais en lambeaux avec un Etat qui n’est plus que l’ombre de lui-même ; Maintenant que ce qui reste de la portion de l’Etat est désormais sans Chef d’Etat à la cruelle date du 11 Juin 2010 à Minuit, il est devenu urgent, impérieux , voire vital donc existentiel pour chacun et pour tous, de faire appel à l’intelligence et au sens du devoir des «MEILLEURS FILLES ET MEILLEURS GARCONS », membres des SIX Entités au DPI pour qu’ils se retrouvent en conclave et sortent, dans un effort cérébral à limite de l’humainement possible les double oui les double solutions consensuelles a l’organisation de la période de la transition qui découle comme une conséquence mécanique du vide constitutionnelle au sommet de l’Etat, le 11 Juin 2010 à minuit. Car si l’on s’inquiète à juste titre d’un Pays SANS CHEF le 11 Juin 2020 à minuit, il est politiquement SAIN ET RESPONSABLE de s’inquiéter spécialement de l’organe de gestion au quotidien (Gouvernement) des différents secteurs d’activité de la nation ? jusqu’aux élections accoucheuse de l’ordre constitutionnel dangereusement brouille. Le bilan global de l’actuel Gouvernement étant désastreux, son « incapacité structurelle » à la base de son infortune y compris l’échec sonore de la très mauvaise organisation des élections de 2010 en font UN CANDIDAT TOUT DESIGNE A UN DEPART SANS TAMBOUR NI TROMPETTE. C’est dire qu’ à cette heure délicate de la République la RAISON COMMANDE que ces Meilleures Filles et ces Meilleurs Fils des SIX (6) Entités du DPI dont il a été fait état plus haut , interpellent le tréfonds d’eux-mêmes, surpassent leurs mesquins clivages politiques plus artificielles ( existentielles) que fondamentale(position économique et sociale dominante) et optent résolument pour la sublime idée d’un «Gouvernement des hommes et des femmes d’excellence » avec un objectif précis : créer enfin, les conditions optimales de la nécessaire et inévitable refondation de la République des «hommes et des femmes enfin dignes et fiers, dans la liberté et le progrès économiques et social grâce, a leurs «bras robustes» et leurs génies du crue ! C’est en tout cas, dans cette POLITIQUE sélective, basée rigoureusement sur la « METHODE DES RESIDUS » où seuls comptent les « mérites », la « compétence technique de grande qualité », le « grand dévouement pour l’intérêt supérieur de la Nation » (conscience politique consacrée par le temps), « l’intégrité morale », « l’Humilité des Princes du Désert », qu’il sera possible de RENTABILISER la PERIODE DE TRANSITION qui s’ouvre IMPERTURBABLEMENT le 11 Juin 2010 à minuit, en donnant à la Centrafrique l’ultime CHANCE de se former le mental d’un Partenaire qui compte dans la transformation programmée de ce grand espace économique et monétaire Sous Régional qu’est la CEMAC, en un gigantesque Point d’attraction et d’énormes convoitises des milieux d’affaires. De par le Monde. Il va sans dire que cet appel du pied au départ de l’ACTUEL GOUVERNMENT pour ainsi aider à sa manière, à la conclusion heureuse de la période de TRANSITION qui s’annonce IMPERTURBABLEMENT dis-je, participe, ni plus ni moins de « l’éthique politique désormais confirmée », qui postule une DEMISSION COLLECTIVE DU GOUVERNEMENTT quel qu’il soit, en cas de difficultés majeures qui mettent DANGEREUSEMENT en mal la nécessaire confiance entre le Peuple et ses Institutions. Les cas des démissions collectives volontaires ou imposées sont en effet légion dans les Pays, y compris dans les Pays de vielle Démocratie parlementaire (BELGIQUE DES FLAMANDS ET DE WALLONS). La Politique est en effet l’art de «CHOISIR LE MOINDRE MAL» ! Dans tous les cas, il y a toutes les chances qu’un GOUVERNEMENT des «MEILLEURS», issus des six entités du DPI bénéficie d’une présomption favorable au sein du Peuple. Le seul fait de savoir que ces « Envoyés en mission commandée », avec «l’obligation de résultat» et sous contrôle, sera un motif décisif du retour enthousiaste de la confiance au sein du Peuple auquel l’actuel Gouvernement a vite fait de tourner le dos, face à la progression fulgurante de rebelles Centrafricains et Ougandais (LRA), et de ne s’ illustrer depuis que par la gestion à la « petite semaine », des « affaires courantes », sans s’inquiéter le moins du monde qu’ il transformait cyniquement la République en un « no man ‘ s land » La grande et difficile question qui peut « prendre sérieusement la tête » est sûrement celle de savoir s’il peut y avoir un CONSENSUS sur le règlement et du « Vide Institutionnel » du 11 Juin à Minuit et de la « Cogestion heureuse de la Période de TRANSITION que plus rien ne peut arrêter ! L’inquiétude est rapidement dissipée quand on sait d’un SAVOIR CERTAIN que toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains, membres des SIX entités au DPI, tous, quels qu’ils soient, connaissent et subissent une MEME situation économique et sociale désastreuse ponctuée et par la mort en cascade des leurs, et par la maladie des milliers des leurs. Tous, quels qu’ils soient savent qu’ils sont candidats eux aussi à une mort prochaine, « sur ordonnance » ! Tous, quels qu’ils soient, savent que ce qui les sépare est « ténu » et « artificiel », juste le temps d’un REGIME QUI DE SURCROIT SE CHERCHE ! Tous, ils ont une pleine conscience de la FRAGILITE ESSENTIELLE du Pouvoir en place qui n’a aucune prise réelle et directe sur l’économie instance dont on sait qu’elle pèse d’un poids certain voire décisif sur la POLITIQUE A LA « PETITE SEMAINE » d’aujourd’hui. Tous, ils appréhendent à un très haut point les moindres bourrasques politiques, les moindres signes de perturbation au sein du Pouvoir pour apprécier à sa juste mesure, la «REAL POLITIK» et s’en accommoder dans l’enthousiasme, au profit d’un «ACCORD POLITIQUE», plus PRAGMATIQUE et accoucheur d’un lendemain ENCHANTEUR, mieux maîtrisé, parce que chacun aura la dignité et la fierté d’avoir PARTICIPE à un moment crucial de l’histoire, à la construction du destin du peuple et de la nation toute entière ! Comme on le voit, plus qu’une loi constitutionnelle VISIBLEMENT SANS BASE JURIDIQUEMENT INCONTESTABLE, une Heureuse sortie de l’impasse du 11 Juin 2010 à minuit est possible, dans une réflexion collective des SIX ENTITES DU DPI, diverses, multiples et opposées sans doute, mais capables de S’ELEVER POUR S’ACCORDER SUR l’ESSENTIEL, sous la Direction dis-je, d’un «ORGA0NISATEUR DES CONVERGCES », un Homme de «GRAND CŒUR» et de «GRAND TALENT» en QUI elles ont confiance !. Il ne faut en effet jamais désespérer du Peuple et de ses meilleurs enfants, même et surtout quant ils sont acculés aux pires dangers dont ni la Loi Ordinaire ni la Constitution n’a prévu la réponse appropriée! En attendant la fatidique date du 11 Juin 2010 à minuit, la QUESTION DOULOUREUSE DU « VIDE INSTITIONNEL » RESTE ET DEMEURE SANS REPONSE POSITIV… ET POURTANT !
Fait à Bangui le 26 Mai 2010
MAITRE Henri POUZERE HOMME POLITIQUE
Réactions à cette tribune Maurice Wilfried Sébiro (06/06/2010) : Il est temps que les Centrafricains se réveillent. Bozizé doit respecter la constitution de 2004 dont il a été le principal instigateur. Les députés ont sans doute voulu sauver leur gamelle en votant cette loi, mais ils ont oublié que les grands électeurs n'existent pas chez nous. C'est le peuple qui les a élus, ce n'est pas Bozizé. Les pouvoirs judiciaire et législatif sont acquis à Bozizé car pilotés par ses proches, il n'est donc pas étonnant qu'ils réussissent ce coup de force constitutionnel. Le peuple ne doit pas se laisser faire.
Bérékou
(07/06/2010) : J'ai honte pour les membres de cette cour
constitutionnelle, pis pour ceux des juristes qui la composent et
participent, ce sont les soi-disant intellectuels, qui ont renié leur
liberté de conscience, pour de l'argent, ils porteront la lourde
responsabilité de leur forfaiture, pour avoir fait perdurer le calvaire
du peuple centrafricain, voilà un exemple de hauts cadres qui pour leurs
intérêts ont préféré violer le texte fondamental, qui est la
constitution, c'est comme si un prêtre, ou un pasteur ne reconnait pas
que Jésus est le fils unique de Dieu, et comme en Centrafrique les
pasteurs et prêtres sont devenus depuis 2003: Président de la
république, Président de la cour constitutionnelle, Médiateur de la
République, Président de la CENI, Ambassadeurs,... Lionel Floris Daworo Soganamofet (24/07/2010) : Je ne suis pas un politicien ni un juriste mais un simple citoyen qui aime son pays. La réflexion de Me POUZERE est logique. Je n'en comprends pas grand chose parce que cela est trop technique. Mais j'en retiens qu'il proteste contre la loi constitutionnelle de 10 mai. Ce que je veux comprendre en tant qu'un simple citoyen: Est ce qu'un accord politique est au delà de la constitution? Plus que la constitution ne permet pas au président de la République de prolonger son mandat au delà du 11 juin 2010 mais l'opposition dont Me POUZERE qui maîtrise mieux la loi que moi oblige le Président de la République à outrepasser la constitution. Un accord politique est-il l'expression de la volonté du peuple? Est ce que les politiciens sont-ils les élus du peuples? ou ce sont les députés qui le sont. A-t-il les preuves suffisantes pour remettre en cause la décision de l'Assemblée Nationale. Pourquoi l'opposition ne peut-elle pas prendre ses responsabilités que de manipuler le peuple? Je ne suis pas juriste ni politicien donc je veux une réponse concrète et simple comme j'ai posé ma question. Merci.
Lionel Floris
Daworo Soganamofet
(25/07/2010) : Je n'avais pas lu à temps les réactions de mes frères
Maurice et Bérékou. J'ai l'impression qu'ils ne sont pas informés de ce
qui s'est passé. Pour rafraîchir leur mémoire: BOZIZE voulait organiser
les élections avant le terme de son mandat. Il a débloqué 5,5 milliards
pour ça. Selon les attentes, la communauté internationale devait
compléter 7 milliards. L'opposition centrafricaine et la communauté
internationale ont demandé à BOZIZE de ne pas organiser ces élections
comme prévu parce que c'est trop tôt pour eux. BOZIZE qui est lui même
l'initiateur de cette constitution la plus démocratique que notre pays
ait eu depuis l'indépendance, a demandé à ce que le peuple centrafricain
à travers leurs élus (les députés) lui donne le droit de prolonger son
mandat comme l'opposition et la communauté internationale le veulent.
C'est ainsi que la loi constitutionnelle du 10 mai 2010 a été votée.
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