L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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Université de Bangui - Les travaux du Laboratoire LASBAD
par
Dr. Silla Semballa

 

Nous somme un laboratoire de Biochimie de l'Université de Bangui à la faculté des Sciences. Ce laboratoire est dénommé : Laboratoire des Sciences Biologiques et Agronomiques pour le Développement en abrégé (LASBAD) Jean Baptiste BOUSSINGAULT.
Nous travaillons entre autres sur le manioc qui est l'aliment de base des Centrafricains.
Ce manioc traverse une situation difficile due à l'attaque de la plante par deux virus très dangereux (le CMV et le SBM), ils font baisser le rendement de la production à hauteur de 80 % si on ne fait rien on risque la catastrophe (famine, mouvement de population etc.)

Le gouvernement Français et l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) finance ce laboratoire pour trouver des solutions multiformes à ce problème, nous avons plusieurs pistes de travail en collaboration avec l'IITA, la FAO, le CIRAD Montpellier etc.

- trouver une solution rapide aux paysans en attendant des solutions idéales ;
- envisager la lutte intégrée sans pesticides ;
- crée des variétés nouvelles sans génie génétique (sans intégration des gènes étrangers dans la cellule du manioc).
- etc.

La solution immédiate est l'amélioration des techniques culturales, le choix techniques des variétés tolérantes aux virus, et la thermo-sanitation des toutes les boutures à planter.

Les résultats de la 1ere année des travaux sont concluants, aux vues des rendements obtenus dans nos quatre sites d'expérimentations en milieu paysan (Pissa, Damara, Bossangoa et Bouar).

la suite des travaux semblent prometteurs......

Dr SILLA SEMBALLA Responsable LASBAD, Chef de Département Chimie Biologie et Géologie Faculté des Sciences Université de Bangui
BP 908 tel + 236 75047145 semballa.silla1@yahoo.fr 

Réactions à cette tribune

Ken Juvénal Bissaholo (02/12/2009) : Bonjour, je vous encourage dans ce processus pour le développement de la nourriture dans notre pays. Mais j`ai des suggestions pour d`autres cultures de champ. Par exemple pour cultiver l`igname, plantain, riz, macabot et d`autres cultures fruitières pour développer les jus de fruit. Pardon il faut apprendre aux Centrafricains de cultiver plusieurs nourritures les terrains sont vastes pour ne pas avoir de jour en jour les pénuries des nourritures. Dans l`Afrique de l`ouest beaucoup de sorte de nourriture, alors que chez nous c`est dans l`année 60 changements climatiques changement de la production agricole. Merci.

Vianey Koyabe (02/12/2009) : Bonjour Docteur,

Je suis heureux de lire les "conclusions" de l'expérience faite par des scientifiques Centrafricains, au sein de l'Université de Bangui, avec une preuve de la conclusions de l'expérience en image.

A titre personnel, je voudrais vous adresser mes encouragements, car votre expérience a porté sur l'une des réalités culturelles et culinaires Centrafricaines.

Puis-je espérer l'existence d'une structure au sein de votre laboratoire; structure destinée à la vulgarisation de la race du manioc dont vous présentez les conclusions?

Pouvons-nous espérer le retour d'une structure comme celle de BOUKOKO dans la Lobaye; suite aux recherches que vous menez?

Etant particulièrement intéressé par l'investissement dans l'agriculture, ou la production en masse des aliments de base Centrafricains, serait-il possible d'entrer en contact avec vous pour l'achat des boutures; ou encore le transfert de compétence dans le domaine de la production?

D'avance merci pour votre réponse.

En tout cas, je suis fier en tant que Centrafricain de lire votre exposé, et vous encourage à poursuivre sur d'autres aliments de base tels l'arachide et autres!

Cordialement,

Elvis Dengossin (02/12/2009) : Bonjour Dr Silla
c'est avec un réel plaisir de voir les résultat de vos recherches qui sont concluants, comme vous le savez notre pays fut une plaque tournante des recherches agronomiques par excellence il y a trois décennies nous connaissons plus ou moins les motifs. En effet les gouvernement successifs ont abandonné l'agriculture d'où la raison de non financement de la recherche, mais aujourd'hui avec un travail de fourmis sur l'assainissement de nos recette, puis la confiance qui s'est réinstallée entre nous et nos partenaires traditionnels et futurs nous aimerions à ce que le chef d'état et sa majorité accorde un peu plus d'importance à la recherche avec un budget conséquent car les richesses humaines nous en avons mais la finance est loin du compte. Mais bravo malgré de maigres ressources.

Agissons pour Bâtir!

Eric Bertrand Lembe-Beïna (04/12/2009) : Félicitations pour les fruits de vos recherches et souhaits d'une vulgarisation rapide dans l'espoir de la baisse des prix sur le marché, la fin de la famine et de l'importation honteuse du manioc de la Rdc ou du Cameroun.

Alain Serge Bini (04/12/2009) : Félicitation à toute l'équipe de ce laboratoire et merci aussi pour la confiance de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), la FAO, l'état Centrafricain sans doute.
J'espère de tout cœur que ces expériences vont aussi se porter sur d'autres culture comme: l'igname, la banane plantain, le makabo, le riz et autres afin de diversifier nos aliments de base. Car vu la fertilisation de notre sous-sol, il ne faut pas se baser seulement sur le manioc.
Continuez dans ce bon sens.

Constant Rodrigue Serafe Porokondo (06/12/2009) : Bonjour Docteur Silla Semballa,

Mes félicitations à vous et tous vos collaborateurs pour les résultats de vos recherches sur le manioc.
Je suis vraiment heureux du résultat de votre travail, car vous venez de démontrer que le centrafricain a aussi la capacité d'innover et que seuls les moyens lui manquent.

En 2005 j'avais initié un projet sur l'industrialisation du manioc en RCA ; j'ai travaillé sur ce projet avec des collègues ingénieurs français ; et nous avons mis en place un process innovant sur la transformation du manioc en Centrafrique. Ce travail avait été encouragé par le bureau de l'ONUDI (l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel) à Paris. Il y a des organismes qui désirent utiliser cette technologie pour commercialiser le manioc centrafricain, mais ils doutent de la stabilité politique et des infrastructures de notre pays. A l'issu de ce travail, nous avons gagné un prix lors d'un concours organisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Toulouse qui a félicité l'objectif technologique et humanitaire du projet. Je suis aussi content que le compatriote Vianey Koyabe soit particulièrement intéressé par l'investissement dans l'agriculture

Je crois que le travail du Docteur Silla Semballa est un atout pour convaincre des financiers à investir dans le secteur agroalimentaire en Centrafrique. Car dans le process que nous avons conçu, nous avons pris en compte les difficultés du secteur énergétique en RCA : on devra utiliser les épluchures du manioc pour alimenter l'usine de transformation.

Je rejoins Alain Serge Bini qui a dit : « J'espère de tout cour que ces expériences vont aussi se porter sur d'autres culture comme: l'igname, la banane plantain, le makabo, le riz et autres afin de diversifier nos aliments de base. Car vu la fertilisation de notre sous-sol, il ne faut pas se baser seulement sur le manioc.»
Je le rejoins pour la raison suivante : le manioc contient du cyanure qui est un poison .Ce poison agit au contact des enzymes de l'homme au moment de la consommation du manioc. Mais la préparation, pour retirer le cyanure est difficile (aujourd'hui, dans la pratique traditionnelle, on essaie de l'éliminer en laissant le manioc tremper plusieurs jours dans de l'eau). Le résultat est que le cyanure détruit lentement le cerveau de celui qui consomme le manioc.

J'ai juste une petite question à poser au Docteur Silla Semballa : Comparé au manioc naturel, avez-vous réduit le taux de cyanure dans le produit que vous avez développé ? Quel est le taux moyen de cyanure que contient le produit ?

Tous mes encouragements pour la suite de vos recherches.

Vive la Centrafrique

Thierry Mbazoa Yalingui (26/07/2010) : docteur, félicitation pour vos recherches mais je souhaite que cela soit aussi pour des cultures comme l'igname, le mil et bien d'autres cultivées en Centrafrique.

Michel Mabou (26/07/2010) : Félicitation et encouragement. Vous démontrez, par là, le rôle d'une université dans un pays comme le nôtre. Vous méritez de ma part beaucoup de respect. ''Nzapa a mou na lo ngangou na ndara ti lo''

Nassour Kamoun (27/07/2010) : Félicitations pour les fruits de vos recherches et souhaits d'une vulgarisation rapide dans l'espoir de la baisse des prix sur le marché, mes encouragements pour la suite de vos recherches. MERCI MERCI MERCI

Mbaïornom Rohiti Israël (12/08/2010) : bonjour docteur
Tout d'abord mes félicitations à votre endroit car cette initiative va nous aider beaucoup surtout nous qui sommes dans les pays voisins du RCA, comme le Tchad.
Bonjour docteur

Perpétue Nguenko Ngansop (04/09/2010) : Bonjour Docteur
Je tiens à vous adresser ainsi qu'à tous vos collaborateurs du LASBAD, mes sincères félicitations et encouragements pour les fruits des recherches sur le manioc.
En tant que ressortissante du LASBAD, je suis très contente de savoir que le Laboratoire qui m'a formée continue de faire du bon travail dans la recherche.
Cordialement

Hervé Brice Ngombé (04/10/2010) : Toutes mes félicitations pour cette initiative et ce travail.

René Ngono (14/03/2011) : Bonjour Docteur, moi également je tiens à vous félicitez pour ce travail. Cependant je me pose la question de savoir si la rentabilité restera la même après 5 où 10 ans de production? Merci.

Stanislas Singna (15/03/2011) : Bonjour Docteur, Toutes mes sincères félicitations pour cette initiative et ce travail. Développer le pays ne signifie pas faire de l'extraordinaire mais plutôt utiliser son intelligence et initiative pour réussir de petites choses qui, de leur coté, contribueront au développement total. Et je crois, vous l'aviez compris. Aidez vos élèves, apprentis et collaborateurs à comprendre cela. Une fois de plus, mes félicitations. SINGUILA, SINGUILA.

 

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