L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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Marc Ignabodé (30/11/2009) : Merci pour ton analyse et ton conseil, le dernier paragraphe résume tout. Bonne fête à toi Frangin, l'espoir fait vivre.

Désiré Mbata Ngombe (01/12/2009) : Bonne fête à tous les Centrafricains où qu'ils se trouvent sous le soleil. Ma prière est que Dieu bénisse la République centrafricaine, la mère-patrie.
J'apprécie à sa juste valeur la réflexion de notre compatriote Clément. Elle nous permet de toucher un point important dans la vie de la nation centrafricaine. Je pensais à la construction d'un nouvel énoncé pour la république, car 51 ans après l'indépendance, les dirigeants ne cessent de nous casser les oreilles avec les 5 verbes de Boganda qu'ils ne parviennent pas à conjuguer au présent de l'indicatif dans la vie des Centrafricains. Le discours de Bozizé à l'occasion de ce 51e anniversaire illustre bien ce que je dis là. Il a fait un discours où il ne faisait que parler de Boganda en oubliant de parler des enfants qui meurent de faim dans la Mambere-Kadei. Je pense que tous les Centrafricains doivent s'asseoir autour d'une table et réfléchir sur un nouvel énoncé pour notre république, quelque chose dans lequel tout le monde va s'y reconnaitre et travailler à sa manière pour le réaliser.
NZONI MATANGA TI LANGO OKO TI NZE TI KAKAOUKA NA LA KOUE. DJIA NZAPA A IRI TENE NDJONI NA NDO TI BEAFRICA

Yves Nguengo-Baliakado (01/12/2009) : Mon cher CBM,
Il est évident que le passage à vide la RCA, comme un État-Nation aspirant à la modernité, à la prospérité et à une meilleure redistribution de ses richesses pour ses populations est dû essentiellement à une succession de dirigeants médiocres dont la seule préoccupation était, est et je crains, sera de faire de la RCA un patrimoine privé avec une gestion privée de la chose publique, laissons de côté l'intérêt général.
Je mets en garde tous ceux qui viendraient me reprochez ici un "centro-pessimisme" car à la question : existe-t-il un mal centro ? La réponse est bien entendu à l'affirmative. En 51 ans de fondation de la république, l'horizon reste toujours sombre chez nous. Et je salue ta lucidité en titrant : 51 années d'éternels recommencements.
Je note par exemple qu'en 51 ans de vie, il n'y a pas un seul domaine où la RCA excelle ou tente d'exceller car l'excellence n'est pas l'apanage des autres : la mécanisation de l'agriculture, l'industrialisation de plusieurs secteurs d'activité, l'urbanisation et le lotissement des quartiers, la construction de nouvelles infrastructures (notamment l'axe routier Douala-Berbérati), bon bref !
Je crains vraiment que la fondation république (1er décembre 1958) n'ait pu produire en définitive que de la Nostalgie, d'ailleurs je refuse d'être dans ce lot (Nostalgique).
Singuila mingui, NBONY

Vianey Koyabe (02/12/2009) : Eh bien mon cher compatriote, on ne pouvait pas faire mieux que ton analyse.
En tout cas, je suis d'accord avec toi à 100%.

En fait, si je me permets de rajouter mon « grain de sel », c'est simplement parce que, tout ce que tu dénonces ici, a été dénoncé avec beaucoup de justesse. Sans passion, ni posture ou allusion politicienne aucune.

Simplement, permet moi de t'exprimer mon soutien par rapport à ce texte, car lorsque je compare tous tes textes jusqu'au texte actuel, j'y dénote une certaine « évolution », beaucoup de tempérance, une maîtrise de la passion et de l'émotion, tout l'ensemble teinté de justesse qui te donne une certaine « maturité » dans ton parcours politique.
Cela me fait espérer pour l'avenir et la qualité de la nouvelle génération de politiques Centrafricains. J'en profite pour exhorter ceux de notre génération ayant choisi le combat politique, d'évoluer dans ce sens.

J'aurai pu te signifier cela en privé, mais j'ai fais le choix de le faire en « publiquement » pour non seulement t'encourager à continuer sur cette voie ; mais surtout à te contraindre à continuer à progresser sur cette voie.

Pour ma part, je voudrais m'associer à toi et à tous ceux qui ont déjà réagis ou auront à réagir, pour dénoncer ces comportements barbares, qui n'honore en rien leurs auteurs. Je condamne fermement comme la majorité d'entre nous, les évènements de N'délé.
Le peuple Centrafricain a assez souffert !
Que la détermination qui anime notre génération au changement, poursuive son ouvre. L'avenir sera meilleur.
Bonne anniversaire à notre « jeune » nation ; que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

Paul Stève Feïzoure (02/12/2009) : Mon cher compatriote, je te donne la raison sur plusieurs points car d'une part, tout ce que tu viens d'énumérer reflète exactement la réalité mais d'autre part, je souhaite à ce que nous soyons pragmatique.
Je ne sais pas si on doit accuser Boganda, Bokassa, Koligba, Patassé ou Bozizé? moi personnellement, je ne sais pas lequel de ces cinq dirigeants car peut être parmi eux, il y avait quelqu'un qui se souciait ou il ya quelqu'un qui se soucie de l'avenir de ce pays.
Nous voudrions d'un leader charismatique alors lequel? je crois que la question n'est pas là mais c'est plutôt un problème de mentalité tout simplement car comment expliquons nous du fait chacun de ces dirigeants n'a même pas eu temps de diriger dans la paix comme dans d'autres pays; personne ne veut céder sa place à l'autre et presque chaque régime a vécu des moments de troubles car tout le monde veut devenir Président sinon l'autre ne pourra pas diriger tranquillement comme le cas de Bokassa à Dako, de Koligba à Bokassa et de Bozizé à Patassé.
C'est pas étonnant que les fameux Massi et autres sont en train du tuer nos pauvres compatriotes à Ndélé pour rien mais simplement parce qu'il veut devenir Président donc vous comprenez que sans ce poste le centrafricain ne pourra en aucune manière apporter sa pierre pour la construction et le développement que tout le monde attend depuis 51 ans.
Ces dirigeants pouvaient le faire et nous aussi le pouvons mais sans le changement de mentalité, empêcher l'autre à œuvrer paisiblement, je vous assure que nous ne pouvons opérer un miracle.
Aider plutôt l'autre à avancer et unissons nous la main dans la main, ayons la même vision, le même soucis, travaillons sans arrière-pensée avec son prochain quelle que soit sa race, son ethnie, sa religion et son appartenance politique.
Que chacun ouvre bien les yeux pendant le élections de 2010 et que chacun saura faire la différence afin de choisir celui qui pourra enfin nous aider à aller de l'avant.
djoni matanga na aita koue eh za nzapa a iri tene djoni na ndo béafrica.

Mohammed E.H. Oumarou (02/12/2009) : salut à tous les compatriotes, impossible n'est pas béngué, bonne fête.
Voici 51 ans que l'OUBANGUI CHARI a été proclamé RCA, jusqu'à ce jour, l'inventaire ne nous donne aucun solde positif, pas de réseau routier digne de ce nom, Centrafrique pays enclavé, mais le Burkina Mali et le Niger le sont aussi, comparer ces pays au nôtre? On dirait que c'est des pays ayant accès à la mer, parce que c'est ces pays dans un contexte d'émergence ont adopté une volonté politique de développement des infrastructures routières car la route du développement passe par le développement de la route, à l'heure actuelle nous sommes plus à l'époque de la nostalgie, il est temps de décider des politiques du développement de notre pays et de lui donner les moyens pour l'atteindre, fixons nous des objectifs, trouvons nous une vision et adhérons nous en. Mbi sambela nzoni matanga na i koué

San Yamba (03/12/2009) : Bonjour à tous

Tout d'abord, merci au compatriote CBM qui a eu l'idée de cette controverse. Je suis tout particulièrement touché par l'intervention du compatriote Paul Stève Feïzoure, qui a tout simplement pointé du doigt notre mentalité ce qui est véridique d'ailleurs. Nous, Centrafricains « changeons de mentalité ». Tous ces discours pompeux, toutes ces manipulations de la langue de Molière ne serviront à rien si le Centrafricain pense que pour qu'il construise son pays qu'il aime tant, soit disant, doit nécessairement devenir « KOTAZO », Président, Ministre, Directeur et j'en passe.

Alors, inutile d'indexer : DACKO, BOKASSA, KOLINGBA, PATASSE et BOZIZE qui certes ont aussi leur part de responsabilité dans la partie du jeu.

Le Centrafricain détruit plus qu'il ne construise, un exemple très récent, à l'occasion de la rencontre des chefs d'Etat de la CEMAC qui aura lieu bientôt à Bangui, le maire de la ville de Bangui à fait mettre des drapeaux de Centrafrique partout dans la capitale afin d'embellir un peu la ville et aussi dans le souci de réserver un accueil chaleureux à ces visiteurs de marque qui viendront sillonner les rues de la capitale Banguissoise. Malheureusement ces drapeaux ont été purement et simplement enlevés par des «supporteurs» centrafricains qui se rendaient au stade B.B, pour le match d'ouverture de la coupe CEMAC, avec à l'affiche : Centrafrique - Guinée. Sachant que pour la circonstance, Monsieur le maire de la ville de Bangui a commandé ces drapeaux à une société basée au Cameroun. Alors, faudrait-il recommander ces drapeaux ? Si oui, nous venons là encore d'appauvrir notre très cher pays. Si non, nous venons là encore de ternir l'image de notre pays.

A qui la faute si aujourd'hui notre pays se trouve dans cet état ?

Salutation patriotique.

Franklin Amokomoyen (04/12/2009) : La politique n'est pas trop mon truc mais j'interviens sous le manteau de l'humanisme et du patriotisme.
Assez bonne analyse de la part de cet enfant du pays. Avec si peu de mots, il a fait le tour d'horizons en ce qui concerne l'état grabataire de notre cher et beau pays.
Cependant, faudra-t-il toujours condamner ceux qui sont là alors que les jeunes centrafricains étudiant à l'extérieur ne font pas preuve d'évolution dans les études aux fins de relever le défi?
Il sera convenable que nous y pensions tous, nous les jeunes, et ne pas se contenter des moindres diplômes (BTS par exemple) car le pays a besoin de nous.
BONNE FETE A TOUS.

Eric-Désiré Tomoro (05/12/2009) : Je suis très content que nous Centrafricains nous ayons l'esprit de se poser la question de savoir: Que devient notre pays après 51 ans d'indépendance?
De mon humble avis, je pense qu'il faut regarder les choses à la base. D'abord, notre pays n'était pas préparé pour l'indépendance et aussi notre politique n'est pas adaptée à la situation de notre pays. Je veux dire par là que étant donné que nous voulons le développement, nous devrions aller pas à pas en faisant de sacrifices dans certains secteurs au profit d'autres au fur et a mesure. On ne peut pas réussir si on veux tout faire à la fois.
Notons aussi que "la démocratie ne peut pas marcher dans un pays où elle n'est pas comprise ". Prenez l'exemple de la chine qui fait peur à toutes les grandes puissances actuellement, il n'y a pas de démocratie là-bas. Voila pourquoi tout le monde se tourne vers le travail. Les Centrafricains pensent que le moyen facile de devenir riche sans effort c'est faire la politique. Or chez les autres, la politique est réservée à une catégorie de personnes qui sont formées pour ca.
Il est temps que les centrafricains se réveillent .
PERSONNE D'AUTRE VIENDRA CONSTRUIRE NOTRE PAYS SI CE N'EST QUE NOUS MEME.

Philippe Bulin (10/12/2009) : 51 ans c'est ce qu'il faut précisément à DIEU pour construire son Empire. La République Centrafricaine renaîtra de ses cendres, car tout est accompli désormais. Les Faux tomberont comme des mouches, seuls subsisteront les vrais hommes que DIEU aura placé sur la CENTRAFRIQUE qui devra être désormais la lumière du continent AFRICAIN. AFRIQUE j'élève ton NOM.
un GUADELOUPEEN de CENTRAFRIQUE

 

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