Réactions à cette tribune
Marc
Ignabodé (13/10/2009)
: Bonne analyse Frangin, tout est dit, le terrain est encore vierge
comme pour les autres domaines... Après 50 ans d'émancipation (2
générations) ya föye. Merci et félicitation.
Etincelle (19/10/2009)
: Franchement retranscrire le mal centrafricain à l'échelle de
l'industrie musicale est vraiment pertinent. Je me sens particulièrement
concerné par cette tribune car :
1. Mes parents sont d'origine centrafricaine
2. Je suis moi-même musicien
3. J'ai moi-même constaté les conditions des musiciens à Bangui
lors d'un voyage en 2008.
4. (Pour ne pas reprendre les idées de NBONY) J'ai notamment un
regard du point de vue de la vie en France ( plus précisément de Lyon!)
sur la diaspora centrafricaine.
Mais personnellement je ne pense pas que l'on peut se comparer aux
ivoiriens ou aux congolais (pour ne citer qu'eux). Il n'existe pas de
réelle "bourgeoisie" ou "bailleurs de fonds" centrafricains. Mais il ne
faut pas oublier que les Doug saga (créateur du coupé décalé) et
compagnie, voyageaient à Abidjan et "farotaient" dans les boîtes de
nuits à Paris en flambant des euros provenant de réseaux parallèles
(trafic d'identités, de faux chèques...). L'avènement des sportifs de
hauts niveaux ivoiriens ou congolais est toujours un plus (Les
footballeurs Drogba, Eboué, Kalou, Shabani Nonda, Trésor Lualua), le
milieu footballistique brasse des millions d'euros... Sans caricaturer
nos homologues et voisins zaïrois mais certains fonds perçus par les
artistes grâce aux "mabamga" (lancement de noms dans les chansons par
les artistes) comme les Koffi Olomidé, Werrason ou Papa Wemba
proviennent souvent de circuits illégaux. Lorsque Koffi conçoit un
Album, il peut passer plus de 1 à 2 ans pour l'enregistrement de son
opus, tout cela à un coût. Les moyens ne sont pas les même. On ne peut
pas comparer un travail effectué au Studio Bonga Bonga (le travail
abattu est à la hauteur des moyens) à un Studio de Paris avec un
ingénieur du son qui assiste à l'enregistrement ayant fais des études
pour... Bref tout cela pour souligner que l'on ne peut pas comparer les
Centros avec les ivoiriens ou aux zaïrois, déjà au niveau de la
population vivant en dehors de leurs frontières.
Je ne suis pas pessimiste sur la suite, je pense les choses vont changer
petit à petit, j'en suis sûr mais il ne faut pas que la génération des
enfants d'immigrés centrafricains vivant en France oublient leurs
racines...
Je n'ai pas la solution miracle, j'écris sans prétention, je ne veux pas
faire la morale à qui que ce soit, je m'intéresse juste à mon pays la
RCA.
Bomongo (19/10/2009)
: Comment ne pas réagir à votre pertinente analyse même si elle méritait
d'être encore plus approfondie !
Il est vrai que vous situez votre intérêt pour la Musique Centrafricaine
que depuis 5 à 6 ans; ce qui vous excuse de ne pas avoir cité le travail
ô combien colossal réalisé par BTK, BOMONGO TITA KPAMANDA Productions en
amont qui a permis pendant plus d'une décennie à faire connaitre en
France et même en Centrafrique les prémices d'un Renouveau
Centrafricain.
Grâce à notre réalisation ZOKELA MONTENGENE de 1991 où nous avions avec
l'aide de ATHOSSA et VASCO reconstitué le ZOKELA d'origine et produit
l'album qui a lancé, va faire connaitre et faire apprécier le style
MONTENGENE, base d'un crédit substantiel qu'auraient pu exploiter les
artistes Centrafricains pour se démarquer de la Musique Congolaise en
relevant tout ce que vous énumérez
aujourd'hui par des interventions à la Radio et Télévision
Centrafricaines et même un vibrant appel dans une lettre personnelle
adressée au Chef de l'Etat d'alors Mr PATASSE à la veille de son
élection pour se pencher sur le cas précis de la CULTURE , de la MUSIQUE
et du SPORT en Centrafrique; effort resté vain peut-être comme vous le
soulignez par manque de volonté politique.
Vous n'évoquez nulle part BTK Productions ni l'artiste DOMINO alors
qu'un Album DOMINO SANS TABOU que j'ai réalisé et produit en faisant
appel aux artistes comme JOSKY KIAMBUKUTA, KANTA NYBOMA, C.N.N.,
SALADIN, DELMAS, DIEU MERCI,.... où pour une fois un artiste-producteur
centrafricain se lance pour palier une carence notoire thématique dans
les nouvelles réalisations trop calquées sur les modèles que vous aviez
cités est largement diffusé à BANGUI.
10 titres où on ne s'obstinera à évoquer la femme, l'amour, la beauté... que
du concret !
Il y a aujourd'hui trop de non dits que nous ne pouvons dénoncer dans
pareilles occasions.
Pourtant il y a des choses à dire, à faire et à changer.
Il nous a semblé que le Président BOZIZE prêterait une oreille au
développement de la Musique Centrafricaine, ce serait une bonne chose.
A titre personnel je vous enverrais une copie de mon interview d'Avril
1994 à la Télévision Centrafricaine où vous constaterez que 80% de ce
que vous avez écrit je l'avais à l'époque explicités.
Et comme tout change et que tout évolue, faisons confiance aux actuels
gouvernants.
Suite à votre intervention, je me permettrais d'intervenir sur un plan
plus technique pour que nos compatriotes comprennent le bien-fondé des
revendications des artistes mais surtout des Producteurs (ceux qui
respectant la légalité savent qu'en RCA on investit à perte) pour qu'ils
participent à l'émancipation de notre CHER PAYS LA CENTRAFRIQUE EN
ACHETANT NOS CD ET DVD. SEULE VOIE POUVANT AIDER LES ARTISTES A VIVRE ET
A CONTINUER A LEUR DONNER DU PLAISIR MAIS AUSSI SEUL MOYEN POUR FAIRE
CONNAITRE ET VALORISER NOTRE PAYS.
Je profite de cette belle occasion pour vous annoncer la sortie
prochaine de mon nouvel album DOMINATOR qui comblera de plaisir les
"vrais Centrafricains" comme je les aime; CEUX QUI NOUS SOUTIENNENT !
I GOUE !
Etincelle (22/10/2009)
: Je tenais à encourager les actions des personnes résidant en France
qui investissent, soutiennent ou apportent à la musique centrafricaine
pour que celle-ci soit reconnue. Je comprends notamment l'intervention
de BOMONGO (J'ai le dernier album de Domino "Sans Tabou", le Zokela 94
et j'ai aussi le Canon Star 90 sous le même label "BTK"), sans parler
des messieurs Beloum et Hadji qui ont produit plusieurs opus d'artistes
centrafricains (Musiki, Super Star, Tchuna BG etc... "BA Productions"),
Edgar Douzima (92 Musica), Tibess Production de Guy Zouma (Mandata,
Canon Star...), JPA Productions de Jean Pierre Adoum (Canon Star, JMC...)
et bien d'autres que je n'ai pas cités. Tout cela pour résumer que
certains se "mouillent" et qu'il ne faut pas oublier certains efforts de
nos compatriotes.
Réagir à
cette tribune :
(si votre
message est long, rédigez le avec word, notepad, wordpad,... puis faites
un copier/coller
ou adressez-le en pièce jointe à
webmaster@sozowala.com )