L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE à L’HORIZON 2020*
 

Par Martin Ziguélé

 

Située au cœur du continent africain et entièrement enclavée, la République Centrafricaine avec 623.000 km2 de superficie partage ses frontières avec cinq pays, notamment au nord le Tchad sur 1.197 km, à l’est le Soudan sur 1.165 kms, dans son flanc sud le Congo sur 467 kms et la République Démocratique du Congo sur 1090 kms , et enfin à l’ouest le Cameroun sur plus de 600 kms, et dont le port de Douala constitue l’accès le plus proche à la mer.

Ancienne colonie française sous le nom de « Territoire de l’Oubangui Chari », la République Centrafricaine est proclamée le 1er décembre 1958 sous l’impulsion de l’Abbé Barthélemy BOGANDA, député Oubanguien au Parlement français, décédé le 29 août 1959 dans un accident d’avion moins d’une année avant l’indépendance formelle du pays proclamée le 13 août 1960.

CARTE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Membre du club peu envié des Pays les Moins Avancés, et classé au 171ème rang mondial sur 177 pays à l’Indice de Développement Humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce territoire plus grand que la France est quasiment sous peuplé car avec environ 4 millions d’habitants il n’a qu’une densité de 6,8 habitants au km2.

La population centrafricaine est aujourd’hui très pauvre : l’incidence de la pauvreté y est de 67% en 2006, c’est à dire que 67 % de la population vit avec moins d’un dollar par jour, soit 72% de la population en milieu rural et 60 % en milieu urbain. Le PIB par tête d’habitant est de 401,5 USD en 2007, selon les estimations du PNUD.

Paradoxalement à l’extrême pauvreté des ses habitants, le pays regorge d’inestimables richesses minières (diamant, or, uranium et indices de pétrole et de fer), d’immenses potentialités agricoles (15 millions d’hectares de terres arables, soit près de 4 hectares disponibles par habitant, notamment dans le nord-ouest et le centre, principaux bassins agricoles des cultures de coton et cannes à sucre), d'abondantes réserves de bois tropicaux, ainsi que d’importantes ressources hydrographiques dont l’exploitation judicieuse pourrait faire de la République centrafricaine à la fois le grenier et le grand vivier de l’Afrique.

Il est vrai que plusieurs années de mauvaise gestion, de troubles politiques internes, ponctuées par une rébellion militaire et plusieurs mouvements de rébellions politico-militaires, ont très fortement réduit les capacités du pays, et diminué son attrait pour la communauté internationale. Cependant, le retour à la paix, s’il se confirme après le Dialogue Politique Inclusif qui vient de s’achever à Bangui, permettra au pays de se consacrer à son développement par la mise en valeur de ces opportunités.

D’ailleurs à elle seule, l’exploitation des mines d’uranium dans l’Est du pays, concédées à la société française Areva, aura des effets d’entraînement sur d’autres secteurs d’activités dans le pays, améliorera les infrastructures de transport, et permettra de penser à terme à une centrale nucléaire qui pourra vendre de l’énergie aux pays voisins.

En effet, l’uranium constituant une source énergétique à grande capacité, outre la production d’électricité, qui sera la principale activité relevant de l’extraction de l’uranium, plusieurs autres utilisations découlent de la transformation de ce minerai, notamment dans les domaines de la médecine et de l’agro-alimentaire, constituant autant de filières de développement du pays avec des avantages comparatifs certains.

L’énergie étant désormais une exigence planétaire, omniprésente dans tous les secteurs d’activité à travers le monde, la disponibilité en RCA[1] de grandes ressources énergétiques d’origine uranifère et hydrographique sont donc pour notre pays un atout majeur sur le triple plan politique, économique et social.

Sur le plan strictement agricole, la RCA peut devenir à l’horizon 2020 un véritable grenier pour l’Afrique, en exportant des surplus agricoles vers le Tchad, le Soudan, l’Ethiopie et même l’Erythrée, qui sont tous des pays structurellement déficitaires sur le plan agricole : les bonnes terres sont là, l’eau est là à profusion, il faut juste des capitaux, des semences et des bras qualifiés et expérimentés. Lorsque j’étais Premier Ministre, c’est cette opportunité que je voulais mettre immédiatement en valeur en invitant, lors d’une émission sur la chaîne de radiotélévision anglaise BBC les fermiers blancs expulsés du Zimbabwe à venir en RCA, compte tenu de leur expérience et du fait qu’ils avaient également fait du Zimbabwe à une époque de son histoire, le grenier de l’Afrique australe.

Enfin, la République centrafricaine a un grand intérêt géostratégique pour la communauté internationale : comme évoqué plus haut, le pays est frontalier à la fois du Soudan et du Tchad. A l’Est du Tchad et au Darfour soudanais, sévissent des guerres qui risquent à tout moment de déborder en Centrafrique. Compte tenu de la position centrale du pays, si la guerre y déborde, elle déstabilisera immédiatement toute l’Afrique centrale, en premier lieu ce pays-continent qu’est la République Démocratique du Congo avec lequel nous partageons plus de 1000 kms de frontières. Le Président français Nicolas Sarkozy l’a si bien compris qu’il a fortement bataillé auprès d’une Europe réticente pour mettre en place l’EUFOR[2] le long de la frontière tchado-centrafricaine face au Soudan. Elle sera bientôt remplacée par la Mission des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad.

La République centrafricaine est une terre d’avenir et d’espoir pour les pays de l’Afrique centrale et de l’Est, comme futur grenier agro- alimentaire et comme réserve hydrique et énergétique, à condition que le pays connaisse durablement la paix et la bonne stabilité nécessaire, et que la communauté internationale y consacre les investissements nécessaires..


Martin Ziguélé

[1] RCA : République Centrafricaine

[2] EUFOR Tchad/RCA est une opération militaire de transition d’un an, étroitement coordonnée avec la présence multidimensionnelle des Nations-Unies dans l’est Tchadien et le nord-est de la République centrafricaine, afin d’améliorer la sécurité dans ces régions.



* Article publié par l'hebdomadaire africain "Les Afriques" spécialisé dans la finance africaine dans sa parution N°89 du 17 au 23 septembre 2009, en page 21.
Cet article a été initialement publié par la revue "Harvard African Policy Journal" du printemps 2009, édité par le Département d'Administration publique de l'Université de Harvard aux USA.

Réactions à cette tribune

Ken Juvénal Bissaholo (18/09/2009) : bonjour, c'est bien de faire le programme, mais si vous arrivez là-bas vous tournerez le dos à ce programme. Mais je demande à Dieu de vous aider à progresser pour le développement de l'avenir. Dieu bénit la Centrafrique.

Henri Paul Akibata Kette (19/09/2009) : Bonjour,

D'emblée mes félicitations au candidat Martin ZIGUELE d'avoir une vue décennale du pays.
Par cet exposé, il est aisé de se rendre compte que l'homme a une certaine maîtrise des grands enjeux planétaires et surtout la particularité de la RCA qui constitue des opportunités majeures pour son développement.
Il est important, pour ma part, de faire quelques observations majeures quant aux répercussions de certaines politiques mises en exergue ici. Ces observations sont dans le but d'aider, de créer un débat, que j'espère constructif pour le pays au-delà des partis politiques car mon parti à moi c'est la RCA.
Il faut relever que dans ce qui est exposé, il n'y a pas de vision (ou n'est pas exposé) de la RCA à l'horizon 2020 sur l'éducation et la santé pourtant domaines cruciaux pour le développement d'un pays...
Le second point concerne la vision du candidat sur les potentialités et les capacités de l'Homme Centrafricain à être au centre de son développement. Cela est symptomatique des générations précédentes... Point de reproche. Juste un constat qui peut être erroné. Le candidat Martin Ziguélé, pour développer l'agriculture de son pays entend faire appel aux fermiers blancs "chassés" du Zimbabwe à venir s'installer en Centrafrique. Loin de plonger dans la politique politicienne, il est important de faire un audit de l'agriculture en RCA. Ce pays disposait d'institut qui a fait ses preuves : ISDR. Avec la redynamisation de cette structure et son adaptation sur les besoins concrets du pays et la constitution des coopératives agro-pastorales, ce problème trouvera une solution. Car le Ministère de l'Agriculture regorge de ressources humaines énormes susceptibles d'encadrer les différentes coopératives. Et cette initiative permettra une certaine valorisation de l'Homme Noir en général et Centrafricain en particulier. Nous ne pouvons envisager notre avenir qu'à travers les autres peuples...
Enfin, voir le pays sous l'angle géostratégique, cela est déjà une analyse partielle et voire réducteur. Monsieur le candidat, vous avez les compétences nécessaires pour densifier votre programme. Le pays entend qu'on lui offre un destin, une vision, un rôle dans la sous-région et même dans le monde. Trouvez cette essence et faites le remonter aux Centrafricains.
Je suis à la disposition de mon pays, donc de quiconque qui veut améliorer le quotidien du commun des Centrafricains.

SINGUILA MINGUI

Yves Nguengo-Baliakado (19/09/2009) : Bonjour,

Mr le candidat donne une lecture quasi classique de la situation du pays. Ce diagnostic est connu de tous Centro aguerri. Il n'y a donc pas de faits nouveaux, ni de faits marquants. Certes l'approche sur l'uranium (AREVA) se démarque et l'agriculture centrafricaine pour nourrir l'Érythrée est ambitieuse. Mais on n'arrive déjà pas à nourrir nos enfants, comment peut-on nourrir ceux du voisin ?
A propos de AREVA, tous Centro une fois de plus avisé, connaît les tractations autour de la licence d'exploitation des gisements de Bakouma et celui d'à côté. Bien sûr Mr le candidat est prudent et donne une visibilité d'ici à 2020.
J'observe enfin que Mr le candidat n'a pas chiffré le financement de ses projets. Combien ce programme coûtera au contribuable centro ? Quelles sont vos sources de financement. Le langage répétitif de la communauté internationale nous aidera irrite car il reste vague. C'est un habillage. Il faut de la concision dans vos propos.
Je reconnais en revanche le courage intellectuel et salue le caractère moderne de la démarche du candidat Martin Ziguélé. Il publie ses projets dans les colonnes d'un hebdo africain. Pourvu que le débat reste démocratique (pas militaire).
Mbi mou na mo singuila

Yannick Yambe Tati (19/09/2009) : Bonjour,

j'ai une certitude qu'un jour la RCA sera un pays peut-être pas super riche mais bien connu dans le monde à cause de ses ressources, son exploitation...
Nous vivons dans l'époque de la mondialisation et nous sommes tous interdépendants vis a vis des autre pays.
j'aime mon pays. j'aimerais tant que mon pays avance afin que je puisse me venter à mes amis que nous avons une bonne équipe de foot...
Je sais que tout va changer car on a dit souvent qu'un problème reconnu est à moitié résolu. Nous avons compris "les problèmes" maintenant c'est à nous de les corriger ou essayer de faire mieux et surtout de ne pas recommencer les mêmes erreurs de ceux qui nous précèdent...
Nous devons arrêter l'individualisme et penser aux autres, penser à ceux qui viendrons.

PS: Rien n'est impossible à celui qui croit il suffit que nous croyons en nous que nous nous fassions confiance et que nous travaillons ensemble

Dupin Mbesseck Zandanga (19/09/2009) : Bonjour à toutes et à tous !
Emettre des idées afin de développer son pays n'est pas en soi quelque chose de mauvais, nous ne sommes pas sans savoir que la RCA hérite de beaucoup de richesse de son sous sol, de sa faune, de sa flore mais aussi de ses ressources humaines. Le seul problème c'est souvent l'égoïsme des fils et filles de ce pays à pouvoir mettre ensemble leurs idées, à les partager, à réfléchir ensemble, à discuter des problèmes sociaux quotidiens et récurrents dont souffre depuis des années le peuple centrafricains. Hélas je ne peux citer ici tous les maux auxquels font face cette pauvre et malheureuse population centrafricaine prise en piège entre le marteau et le tenaille des pouvoirs que se sont succédés et de l'opposition d'une part et des mouvements armés, des coupeurs de route, de la pauvreté et des maladies d'autre part. Jamais il n'a été question d'un vrai dialogue qui traite les questions d'ordre sociales dont souffre la population centrafricaine si ce n'est pour partager le pouvoir. Cependant, tout esprit un peu porté par la philosophie du soupçon se demande à qui profite le dialogue national ? À qui profitent les élections présidentielles ou législatives ? À qui profite ? À quoi cela sert ? Et à qui est destinée la réaction de l'ex-premier ministre centrafricain ? Pourquoi cette réaction juste au lendemain des élections? Certes, l'idée est louable et encourageante de faire prendre conscience des potentielles ressources dont dispose la RCA à son peuple dans le but de booster l'économie de celle-ci et entrevoir un avenir meilleur pour les fils et filles de ce pays. Mais dans cette partie du monde mitigé et très controversé comme celui de la RCA ou on a coutume de voir les hommes politiques devenir des chefs de guerre, des chefs de guerre démocrates, des démocrates hommes politiques, il nous faut tourner la langue sept fois avant de voir son avenir drainé à ses pieds. Ce retour sur soi, cette inquiétude exprimée dans ma réaction ne saurait souffrir de scepticisme mais doit être perçu une marche vers la vérité, vers le vrai dialogue qui traite les intérêts généraux de la population centrafricaine et non d'une poignée d'étoiles. Un penseur et grand syndicaliste a dit << la faim est un moment mais la souffrance est un siècle>>.

Kolizo Dezbijoe (19/09/2009) : Je tiens à féliciter le compatriote Ziguélé pour ce travail de réflexion qu'il a mené. Cela prouve que le développement de la RCA vous tient à cœur.
Je crois savoir que ce travail exposé sur Sozoala.com n'est pas toute la vision politique de Ziguélé. Comme le bas du texte le souligne, " cet article a été initialement publié par la revue Harvard African policy..." Donc, en cherchant au niveau du journal, on devra avoir de plus amples détails sur la vision de l'homme concernant l'éducation, la santé...
Patriotiquement

Romaric Agba (20/09/2009) : C'est juste un récit historique. Les autres avaient dit la même chose et le candidat ZIGUELE vient aussi dire autant.
C'est vraiment regrettable de voir l'homme centrafricain toujours en arrière, ce qu'il a dit est bien beau même si c'est ce qu'on a déjà entendu lors des précédentes courses au pouvoir mais hélas ça n'a jamais été le cas.
Vous parler d'une vision qui sera réalisable dans dix ans mais entre temps le peuple va rester souffrir comme ça, et de mon point de vue ça ne serait pas réalisable puisque vous ne mentionnerez pas les secteurs informels, l'éducation et la santé. Le sida est en train de ravager le pays, il n'y a pas l'école de nos jours et vous croyez réaliser cela seul, c'est juste du copier-coller je n'y crois pas à cela. Un conseil, changer la vision de la politique intérieure de la RCA et je vous croirai sans voir et agissez en homme politique et non en homme d'affaire, vu votre âge vous avez tout ce temps pour changer ce pays à condition que vous descendiez de l'escalier pas à pas et non en prenant l'ascenseur comme vous êtes en train de le faire.
Patriotiquement

Brice Paterne Kitiyi Kapou (20/09/2009) : Bonjour chers compatriotes,
Je n'arrive pas à comprendre mes frères centrafricains par rapport à leurs observations concernant le projet du Candidat Martin ZIGUELE. En effet, personne est sensé ignorer que les gouverneurs de la République Centrafricaine n'ont jamais de problème à priori bien ficelé avant leurs arrivées à la rêne de l'Etat de Centrafricain. Parfois, ils ont des problèmes mais qui ne cadre pas avec la réalité de notre pays.

Pour ainsi dire, Monsieur ZIGUELE Martin a essayé de vous présenter son programme que je juge d'ailleurs appréciable par la démarche parce qu'il s'est rendu compte que le site de sozowala est très bien fréquenté par ses compatriotes qui peuvent en effet, lui soumettre certaines idées dont il est en manque.

Au lieu de comprendre sa démarche et de lui faire des propositions afin qu'il puisse compléter ses idées comme vous l'aviez évoqué concernant les situations que nous avez énuméré à savoir le problème de l'éducation et autres.

Vous voilà lancer dans des critiques inutiles qui ne peuvent guère faire avancer les choses. Mes chers compatriotes, oublions un peu nos esprits de critiques sans propositions en adaptant un esprit critique, constructif appuyé par des propositions basées sur des exemples.

En revanche, si nous agissons ainsi et que l'homme politique ne tient pas compte de nos observations et propositions. C'est à ce moment que nous pouvions commencer à faire des critiques en tenant compte de ce qui a été dit ou propositions mais oublier. Au lieu de commencer d'emblée par faire des critiques.

Changeons un peu de mentalité et de raisonnement en ayant une attitude de construction. Car notre pays la République Centrafricaine a besoin de nous. Alors, je vous prie chers compatriotes, de mettre en exergue mes connaissances et expériences au service d'un pareil homme politique qui attend de notre part des nouvelles idées.

Prenons un peu de recul afin de comprendre la démarche de Monsieur ZIGUELE Martin et de le soutenir s'il le faut.

Cordialement,

Dominique Malo (21/09/2009) : Bonjour Paterne

Soit tu es pro Ziguélé, soit tu souffres d'une amnésie. Les politiciens de notre pays sont tous pareils. Que nous ont-ils donné MAZETTE et compagnies? Deux années blanches pour favoriser déblayer le terrain à Patassé. Et après? Ils se sont bien servi de nous. Aujourd'hui en mal de repère, on nous sort "les mensonges de Patassé" comme pour nous entuber à nouveau.
Oui Ziguélé depuis 2003 me parait crédible tant il est persuasif au regard de son programme politique. Mais même si je l'ai voté et que je risquerai de le refaire, n'en demeure que j'émets de sérieuses réserves sur la volonté et la détermination des hommes politiques actuels à privilégier vaille que vaille les intérêts du Centrafricain d'en-bas.
Sache que ce que ce que tes yeux de prosélyte scrutent, ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Comme en économie où "la main invisible " (cf d'Adam Smith) procède à la régulation du marché, en politique, les manœuvres sont cadencées de même par des forces invisibles (intérieures et/ou extérieures). Ce qui fait qu'au final, nos dirigeants se retrouvent très cadrés. A moins de faire comme Boganda, Sankara, Lumumba... Or là, les exemples sont limitatifs en Afrique.

Alors il nous faut que notre génération arrache le relais. Le temps de la soumission est révolue. Comme Soundjata Kéita, levons-nous et arrachons les premiers rôles au lieu de continuer à nous plaire dans l'éloge du néant.

Nous avions déjà subies plusieurs trahisons dans ce pays.

Oui choisissons notre leader à défaut de devenir nous mêmes leaders. Soyons en admiration face à des discours ou programmes politiques de notre choix. Mais gardons un sens critique, notre lucidité. Sinon eh! bien mon gars ton troisième cycle sera à la ???

Un ancien camarade du Lycée CARON

Zéphyrin Dissa (21/09/2009) : "L'occasion fait le larron" dit un dicton français. Chers compatriotes, la Centrafrique a beaucoup souffert de bonnes paroles qui font saliver même un lézard au fond de son trou loin d'humidité aussi raide que celle de son terroir. Tous nous le savons très bien que depuis les pluies des Indépendances en Afrique et surtout en République Centrafricaine les dégâts ne cessent de croitre. A chaque approche d'un événement le pauvre Africain est perturbé de gauche à droite par ce que les occidentaux appellent: LANGAGE DE BOIS. C'est bien d'objectiver la cadence de Centrafrique à 2020 mais une chose est certaine, le Centrafricain demeure encore victime de la loi du silence. La Centrafrique a tant consommé la souffrance et a tant chié la galère. Si on se référait des crises sociopolitiques et économiques de notre pays, je crois que le Centrafricain n'aurait plus confiance à qui que ce soit sur la scène politique de son pays. Il est bien vrai le temps a toujours ses faiblesses mais croyez-moi, à dire vrai, la Centrafrique a d'abord besoin de panser ses erreurs antérieures, demandant pardon à la régulation du temps par une prise de conscience formelle en réparant ses erreurs par un travail dynamique et consciencieux en payant son temps par sa sueur qui lui permet d'avoir en abondance son pain quotidien que de manipuler les armes de guerre. La RCA a de sérieux problèmes d'infrastructures et de sécurité sans oublier le manque d'entente parfaite inter-politiques. On ne sent même pas le dialogue ni de transparence. Le peuple digère mal le quotidien, la misère bat son temps. A mon avis, il faut d'abord apporter mains fortes à cette population gangrenée par la misère et menacée par les maladies avant même de prospecter l'horizon 2020 car c'est le présent qui constitue le futur. Il est aussi très important d'avoir une vision sur son devenir car un homme sans projet est une âme sans corps mais il faut savoir aussi qu'on ne maitrise pas ce qui est après l'horizon et le but se poursuit toujours; donc il faut faire très attention au futur si le présent se plaint. Alors peuple centrafricain, l'heure est venue de te lever et de dire non à l'apparence trompeuse car le temps de la justice est le moment de la vérité. Ne te fragilises surtout pas aux paroles mielleuses des hommes politiques. Suis l'exemple des gens de bien et sois à l'écoute du monde pour mieux percer la positivité. Le destin de ton pays est le quotidien de ton être. Il faut toujours être courageux; il faut le savoir d'abord que le courage c'est aller de l'avant quand il y a le progrès mais c'est aussi reculer quand la défaite se fait. Ainsi, je reconnais que la RCA doit vivre et vivre pour une meilleure aspiration si le présent se reconstitue et qu'en 2020, l'itinéraire du paradis s'ouvrira à nous.
Vive la République Centrafricaine terre d'accueil.

Yvano Sana Pounguenza (21/09/2009) : Bonjour Monsieur le Premier Ministre Martin ZIGUELE

A qui Attribuez- vous les responsabilités de la pauvreté grandissante du peuple centrafricain que vous évoquez dans votre exposé ?
Vous dites : « en 2006, 67 % de la population vit avec moins d’un dollar par jour. » De 2001 à 2003 quel était le niveau de vie dans notre Pays ? Je pense que les centrafricains vivent avec - 1 $ par jour, la situation n'a pas changé.
Avec un air d'étonnement, vous dites : « Paradoxalement, le pays regorge d’inestimables richesses minières (diamant, or, uranium et indices de pétrole et de fer) » Quand vous étiez aux affaires, la compagnie sud africaine exploitait le diamant chez nous qu'avez-vous fait des recettes ?
Vous parlez ensuite, de plusieurs années de mauvaises gestions sans donner de détails. Vous ignorez vite que vous faites partie des responsables directs de ces mauvaises gestions. Votre statut entre 2001 et 2003 joue un rôle très important dans ces mauvaises gestions.
Alors que le Président Zimbabwéen cherche à se débarrasser des fermiers encombrants qui occupent les terres du peuple de Zimbabwe, vous, vous plaidez à ce qu'ils viennent occuper les terres du peuple centrafricain. Aucun Pays de nos jours ne peut envisager son avenir à travers les autres peuples. Nous avons dans notre Pays deux grandes écoles qui forment des techniciens avec une compétence réputée partout dans notre Pays. Patassé est même l'un des ressortissants : Le CTDR (Collège Technique de Développement Rural) de Ngoulinga à Grimari, et ISDR (Institut Supérieur Développement Rural) de Wakombo à Mbaiki. Une bonne structuration et leur adaptation aux besoins réels de notre pays permettra de pallier aux problèmes de faim dans notre pays.
Monsieur le candidat Martin ZIGUELE, le peuple centrafricain n'est plus dupe. Ce n'est pas comme à l'époque ou Patassé, ex président centrafricain et votre rival actuel, disait aux centrafricains que s'il est élu, il amènera une machine à sous afin de fabriquer de l'argent et qu'il n y aura plus de problème de l'argent en Centrafrique. Les gens l'ont cru et l'ont élu. De la manière ou Ange Félix Patassé et le gouvernement que vous étiez le chef nous ont amené les rebelles voyous de Jean Pierre Bemba, voler, violer et tuer nos parents que vous voulez répétez avec les fermiers de Zimbabwe occuper nos terres, les exploiter s'enrichir et rapatrier les capitaux (bénéfices) dans leur pays sur le dos des centrafricains ? En ce moment là le peuple sera réduit à un simple manœuvre et les hommes politiques bénéficient de pots de vin. Comme avait dit le Professeur Malo, vous tous vous êtes pareils.
Qu'avez-vous fait pour empêcher les rebelles de Bemba qui semaient de troubles dans notre pays à l'époque ou vous étiez aux commandes ? Et si vous avez essayé de faire quelques résistances , et que vous avez été empêché, pourquoi n'avez-vous pas démissionné ? Je vous assure que si l'avez fait en ce moment la, vous devez aujourd'hui être un Leader incontesté et incontestable, et que la présidentielle d'avant et celle de 2010 doit être une formalité pour vous.
Un conseil, vous ferez mieux de virer tous vos conseillers parce qu'ils conseillent mal, ou c'est vous qui refusez de les écouter comme pas mal d'autres en Afrique, soit vous les garder et vous prenez vos conseils ailleurs comme fait Sarko. Donnez nous un programme clair ambitieux et bien détaillé. Vous savez votre position n'est plus bonne si Patassé décide vraiment de se présenter, Dologuélé aussi comme il nourrit les même appétit cela réduira votre chance et ouvrira en même temps un boulevard ( Bala bala ti Martyrs) à Bozizé qui remportera les élections sans difficultés.
A bon entendeur, salut.

Yao Ming (21/09/2009) : bonjour
je voudrais tout d'abord féliciter le candidat martin ZIGUELE que j'apprécie tant pour son projet de Centrafrique grenier et vivier d'Afrique. Ce projet visant le secteur agricole est primordial pour le développement de la Centrafrique. Mais Mr ZIGUELE doit comprendre que ce n'est pas seulement au poste du président de la république qu'on peut faire quelque chose pour son pays; là où il est maintenant, il est bien capable de faire de la RCA ce grenier d'Afrique. Et comme l'occasion fait le larron, je profite pour dire que la CEMI doit exclure les candidats comme Mr PATASSE et Mr KOLINGBA. S'ils veulent espérer quoi que ce soit, ils doivent payer tous les arriérés de salaires qu'ils ont laissés. a+

Simon Mbarga (21/09/2009) : Bonjour,
Je tiens à vous féliciter pour l'initiative,
Ce que je relève dans cet article est la mise en avant des ressources minérales certes sources d'immenses richesses, mais causes de nombreux conflits, (comme si on n'a pas tiré les leçons du passé proche où un Ingénieur Agronome qui s'était transformé en Ingénieur des Mines CAMCO CADO Colombe mines etc. vous avez vu les dégâts que cela avait causé, même certains médecins par magie ont transformé le bistouri en tamis.. pour ma part ces ressources extractives n'ont jamais profité à la population centrafricaine). La RCA n'est pas pour l'instant un pays industrialisé , la RCA est rurale, son développement passe d'abord par le secteur agricole, mais je ne partage pas totalement votre avis, sur ce point, plutôt je rejoins le point de vue de M. AKIBATA KETTE importons plutôt leur modèle au lieu de les importer. Restructurer et adapter le secteur agricole selon nos réels besoins tel est peut être un début de solution et qu'avant de viser 2020 pour être le grenier de la sous région atteignons l'autosuffisance alimentaire d'ici 2015 comme réclament les objectifs de « l'OMD, horizon 2015 » dont la RCA est signataire.
Le développement de la RCA passe aussi par l'éducation, et la santé.
Pour ma part, il est fondamental de donner à l'éducation et la santé les mêmes valeurs qu'on a toujours données à l'économie et au finance, et d'en faire une cause nationale à très court terme.
Merci

Nassour Kamoun (26/09/2009) : un bonjour d'Orléans à vous. Je tiens à vous féliciter pour l'initiative,
Ce que je relève dans cet article est la mise en avant des ressources minérales certes sources d'immenses richesses, mais causes de nombreux conflits, (comme si on n'a pas tiré les leçons du passé proche où un Ingénieur Agronome qui s'était transformé en Ingénieur des Mines CAMCO CADO Colombe mines etc. Vous avez vu les dégâts que cela avait causé, même certains médecins par magie ont transformé le bistouri en tamis.. pour ma part ces ressources extractives n'ont jamais profité à la population centrafricaine). La RCA n'est pas pour l'instant un pays industrialisé , la RCA est rurale, son développement passe d'abord par le secteur agricole, mais je ne partage pas totalement votre avis, sur ce point, plutôt je rejoins le point de vue de M. AKIBATA KETTE importons plutôt leur modèle au lieu de les importer. Restructurer et adapter le secteur agricole selon nos réels besoins tel est peut être un début de solution et qu'avant de viser 2020 pour être le grenier de la sous-région atteignons l'autosuffisance alimentaire d'ici 2015 comme réclament les objectifs de « l'OMD, horizon 2015 » dont la RCA est signataire.
Le développement de la RCA passe aussi par l'éducation, et la santé.
Pour ma part, il est fondamental de donner à l'éducation et la santé les mêmes valeurs qu'on a toujours données à l'économie et au finance, et d'en faire une cause nationale à très court terme.
Merci, à plus

Firmin Max Koyaweda (27/09/2009) : Très chers compatriotes, vos différents échanges sur cette tribune, ne font que me convaincre de l'amour que le Centrafricain a pour sa patrie. L'horizon 2010 comme nous le savons nous offre toute une panoplie de candidature. Mr Ziguélé, jusqu' ici permettez moi de le dire, est l'un des seuls je dirais même le seul à nous présenter un programme d'actions. Pendant longtemps, nous nous sommes fondé sur des accointances purement ethniques pour porter nos choix sur un tel ou tel candidat. Le moment est venu pour nous de changer notre manière de voir les choses et donc de choisir en fonction de l'espérance que nous pouvons avoir en un candidat à travers son programme. Arrêtons de juger ce monsieur à travers un passé dans lequel il n'a été que premier ministre c'est à dire ayant un pouvoir de décision assez réduit. Lequel passé dont surement il sort expérimente. Ce n'est pas rien cette peine que Mr. Ziguele se donne pour nous doter de ce programme bien détaillé. Que les autres candidats se mettent dans la marche pour que nous puissions faire notre choix par rapport à leurs différents programmes. Mais jusqu'à preuve du contraire, nous saluons les initiatives de Mr. Ziguélé.

Aubin Ngama (27/09/2009) : Bonjour à tous, la RCA a besoin de se développer et cela dépend de dirigeants qui tiennent à leur parole. Que dieu vous aide à construire ce beau pays merci.

Octave Guérengbo (28/09/2009) : Bonjour à Tous Chers Compatriotes !
Pas besoin de vous rappeler que nul n'est parfait et donc ne demander pas à notre Grand frère "Zig" de l'être. Mais encore ce serait médiocre de ne pas comprendre que ce dernier tente d'avancer même s'il trébuche (avec du courage). Et il attend peut être de vous et moi de lui tenir la main pour avancer ensemble dans la voie du développement par nos diverses interventions. Je vois dans certains propos du mépris et du pessimisme. Restez ouverts et gardez la foi en la résurrection de notre nation mes frères. En analysant vos interventions je perçois des potentiels, des envies de changements, l'amour de notre patrie et j'en suis fier. La Nouvelle Centrafrique est en train de se construire. Vive le pays de Boganda.

Yvano Sana Pounguenza (29/09/2009) : A tous ceux qui ne veulent pas qu'on donne des analyses satiriques de l'exposé de Martin ZIGUELE, je vous dit en politique l'heure n'est plus question d'erreur. Etre un président de la république c'est avoir le destin d'un peuple en main. On doit quand même avoir un parcours modèle. Les français n'ont pas pardonné à Laurent FABIUS par rapport à l'histoire de sang contaminé, alors que celui ci était un bon premier ministre et a quitté la tête du gouvernement avec un solde positif à son actif. Alors, si on est toujours prêt a pardonner et oublier facilement, on va se faire avoir tout le temps. A défaut d'un bon leader, on peut tendre la main à ZIGUELE, mais entre temps, il ne faut pas le louper, sur ses erreurs de l'époque.

John Namgbeï (29/09/2009) : bonjour! je ne comprends pas les centros, pour moi tant pis pour les fana de Ziguélé

Maxime Banakéa-Bria (30/09/2009) : Encore une analyse de la situation de notre pays qui est connue de tous et qui ne nous fait pas avancer. Je me demande sincèrement est-ce que monsieur Martin Ziguélé (Ancien P.M) peut offrir comme alternative à la politique menée depuis les indépendances au peuple centrafricain et précisément à la jeunesse de notre pays. Nous savons que pendant son séjour à la primature sous Patassé il n a rien apporté aux Centrafricains sinon s'accommoder au système. Monsieur Martin Ziguélé nous a fait une bonne présentation des potentialités et des richesses de notre pays. Il a été aux affaires pendant un certain temps mais est-ce qu'il peut nous dire pendant qu'il était P.M. ce qu'il a changé en politique ou apporté sur le plan économique. Il veut devenir Président de la République mais c'est pour faire quoi? Si c'est pour faire comme les autres (KOLINGBA, PATASSE, etc...) ce n'est pas utile. Je sais que les Diamants de notre pays attirent des convoitises. Bref, je conseillerais à monsieur Ziguélé de faire ses propositions des différentes reformes qu'il compte proposer aux Centrafricains et après on verra si c'est le messie que la RCA attend depuis 42 ans.

Jean Aubin Sérengué (30/09/2009) : anda i pepe baba ti mbi a la sara kwa so. Tongana nzapa ti yayou a bata i a centrafricains na a centrafricaines koue ti kodoro sese ti beafrika. Merci i ke kou lango ni na gouni koue.

Arnaud Mbringa (30/09/2009) : Dit-on toujours que la critique est aisée mais l'art est difficile. Certes, nul n'a le droit d'empêcher qui que ce soit de s'exprimer comme il se doit. Mais n'oublions pas que plus généralement il y a un déphasage énorme et anormal entre ce que disent les hommes politiques à l'approche des élections et leurs actes posés pendant leur exercice du pouvoir. L'Homme en tribune n'est pas véritablement inconnu du public Centrafricain en ce qui concerne ses théories, sa gouvernance. N'a t-il pas été au pouvoir? Qu'en avait-il fait de profitable aux millions des Centrafricains qui vivent sous le seuil de la pauvreté? Ne savait-il pas pendant son exercice du pouvoir que le Pays figurait dans le tout dernier peloton des pays très pauvres et très endettés selon l'IDH du PNUD? Où étiez-vous pour ne resurgir qu'en ce moment et faire étalages de ce qui est connu de tout le monde? N'avez-vous pas un programme d'action bien élaboré avec les moyens financiers et autres pour permettre leur réalisation? Cela ne nous éloigne pas de la démagogie et de l'irréalisme, maîtres mots de l'extrême pauvreté que vit le peuple Centrafricain.

Loin de polémiquer. Patriotiquement!

Fidèle Bengaï-Lala (17/10/2009) : En lisant la note de Mr. Martin Ziguélé, je suis étonné et une surprise d'apprendre et lire dans son intervention que BOGANDA le fondateur de la République Centrafricaine était mort le 29 août 1959, lettre ou rubrique: LA RCA À L'HORIZON 2020 sur le site SOZOWALA.

J'aimerai savoir où est ce qu'il a eu cette information? Ce n'est plus le 29 mars 1959? Je me demande si les données historiques centrafricaines à propos de BOGANDA ont changée? À moins que; c'est un bébé qui vient de naître en Centrafrique dont les parents viennent d'un autre pays, sans une connaissance approfondie de l'histoire centrafricaine, qui peuvent commettre des erreurs pour mal expliquer l'inoubliable et regrettable nouvelle à cet enfant que Boganda était mort le 29 août 1959.Et sans doute, le mal éduqué sera correcteur un jour, puis dira à ses parents non! Que le mois d'août n'est pas celui de la mort de Boganda.

Quelle bêtise? Un centrafricain en tant que Martin Ziguélé, ancien premier ministre ne peut pas dire; que Boganda était mort dans un accident d'avion le 29 août 1959! Patassé sera t-il d'accord d'écouter que Boganda était mort en août et non mars? Et que Boganda, lui même dans sa tombe ou encore aux cieux sera t-il content de partager l'opinion de Ziguélé?

Si le gouvernement centrafricain peut; par l'intermédiaire du ministère de l'éducation nationale, mettre en place un programme de connaissance de base de l'histoire centrafricaine à UdeBangui1, à propos de ce mois d'août 1959 qui peut être étonnant pour les occidentaux.

Alors nous aurons de nouvelles histoires avec des nouveaux auteurs qui verront jour et publieront, la nouvelle version historique de Centrafrique qui serait contradictoire et typique à celle l'école Ziguélienne pour promouvoir l'éducation, remplie de vertu du mois d'août 1959 en RCA. Une façon de dire aux centrafricains de ne plus croire aux nouvelles du passé.
Est ce qu'il faut retourner à l'école primaire pour apprendre tout ça? Car quelqu'un digne de ce nom, ne peut pas se permettre de raconter des choses qui sont hors des réalités centrafricaines.

Yvano Sana Pounguenza (18/10/2009) : Merci Fidèle Bengaï Lala de déceler cette faute grave qui nous a échappée lors de la lecture de l'exposé de Martin ZIGUELE intitulé " Centrafrique à l'horizon de 2020".
Voila un Ex premier ministre qui méconnait l'histoire de son pays. Une date historique, décrétée férié en Centrafrique? Je pense quand Martin ZIGUELE était premier, 29 mars était remplacé par 29 août. Mais c'est pas vrai? c'est une insulte à l'égard du président fondateur B. BOGANDA? ces gens continuent à nous emballer. Il faut qu'il présente ses excuses aux Centrafricains. Je pense qu' avant de publier son fameux programme, il prend au moins le temps de lire et de relire vu sa position.

Jean Crépin Sinyciass (13/11/2009) : A la lecture de la démonstration qu'a bien voulu nous faire monsieur Ziguélé, je ne vois pas ce que le pauvre centrafricain ne sait pas encore de son pays, et que monsieur Ziguélé a voulu lui apprendre.
Monsieur Ziguélé, je vous pose la question que Ségolène Royal aurait du poser à monsieur Sarkozy, pendant le débat, entre les deux tours ; des élections présidentielles en France.
Car pour moi, on ne peut pas appartenir à une équipe sortante, et faire croire aux gens qu'on a changé. Vous avez eu à faire, il n'y pas de preuve.
Vous avez été promu au poste de premier ministre, sous la présidence de Monsieur Patassé.

1. Quelles sont les idées nouvelles que vous aillez proposées à Monsieur Patassé, et qu'il n'a pas voulu mettre en application ?

2. Que compter vous faire, une fois à la tête du pays, tout en sachant que vous avez eu l'opportunité de le faire, entre Avril 2001 et Mars 2003 en tant que premier ministre ?

3. Si vous voulez la voix du peuple, alors publiez nous les idées phares que monsieur Patassé aurait rejetées de votre part.

4. En 36 mois, si celui qui se dit toujours le président de la république, n'avait pas accepté votre proposition, pourquoi vous êtes resté jusqu'à ce que votre départ soit précipité par un coup d'état?

On ne peut pas faire partir d'un gouvernement, ayant entrainé le pays dans le déraisonnement, et se représenter en sauveur !!!

Alors s'il vous plait, donnez nous une raison d'y croire, sinon ; du vent.
Soyez plus prêt des centrafricains, et vous verrez ce que l'homme endure.
Cessez de les faire rêver, apportez du concret.

Junior Diaslène Jerry Zouibona (13/11/2010) : Bonjour je suis Zouibona Diaslène Jerry Junior étudiant en année de droit privé université du Sahel à DAKAR au Sénégal. En effet, il est normal de faire une projection sur la vie de son pays. Mais, souvent et rapide ,mais la réalisation ou la mise en pratique pose problème. Un exemple: lorsque le présidant PATASSE n'était pas encore au pouvoir on a écouté aussi le même bilan (projets économiques socioculturels etc. Mais la réalisation a posé un ou des problèmes. La description faite par Mr Martin ZIGUELE est bonne, donc on est tous les fils du pays nous attendons ce que l'avenir nous réserve.

Tizo (19/11/2010) : J'ai lu avec beaucoup d'attention cette déclaration de notre candidat Martin Ziguélé, ancien premier ministre de Monsieur Ange Félix Patassé.
Comme d'habitude lorsqu'on est plus au pouvoir en Centrafrique les projets fusent. Une remarque : si nous sommes incapables de faire fonctionner le complexe hydraulique de Boali, serons-nous capables d'entretenir une centrale nucléaire ?
Si nous ne sommes pas capables d'entretenir nos routes, serons nous capables d'assurer la sécurité de nos citoyens quand il aura une catastrophe nucléaire ? surtout qu'on n'a pas un service de secours approprié ?
A-t-on pensé à l'éducation de nos enfants d'ici 2020 ? A-t-on pensé à leur culture ? Comment vont-ils évoluer nos pauvres enfants qui ont du mal aujourd'hui à se nourrir correctement?
Alors monsieur Ziguélé, commencez par savoir qu'il faut d'abord résoudre le problème le plus urgent, à savoir, la santé, l'école, l'éducation, les choses basiques dont on a besoin que de nous construire une centrale nucléaire dont on ne saura même pas quoi en faire. Remember Tchernobyl...!
Penser à permettre aux centrafricains de voyager facilement dans leur pays, grâce aux réseaux routiers, réseaux aériens qui manquent tant. Penser à permettre à nos agriculteurs de pouvoir écouler leur produit sans problème, surtout nos militaires et policiers qui sévissent et qui bloquent toute évolution de paix de démocratie de respect de droit de l'homme.
Je ne suis de ceux qui vous condamnent pour avoir été premier ministre de Patassé, mais ne nous faites pas rêver, comme Patassé et sa clique à l'époque où il nous parlait d'une plante révolutionnaire, le "Cynara".... nous avions bien rigolé et nous continuons d'en rire.
Pensez aux choses simples et basiques pour commencer.
bien à vous
TIZO

Guy-Bruno Koyayoro-Sobo (28/11/2010) : Bonjour,
Je suis stupéfait de constater que M. ZIGUELE nous dresse un constat vieux comme le monde sur la situation de la Centrafrique. Que la Centrafrique soit le 171 sur 177 du classement sur l'Indice du Développement Humain (IDH) de la PNUD n'est ni une information, ni une surprise et ne doit ni constituer un programme pour un candidat à l'élection présidentielle. Ce qu'on attend d'un candidat qui fût Premier ministre de ce pays pendant que ses compatriotes se faisaient violer sous ses yeux et qui n'a pas eu ni le courage de le dénoncer, c'est plutôt une demande de pardon qu'autre chose. M. ZIGUELE, dressez-nous le bilan de votre passage à la tête du gouvernement s'il vous plait; cela nous servirait de signe de votre compétence.

Stanislas Singna (11/12/2010) : Bonjour et du courage à Mr. Martin Ziguélé. Le candidat a fait une analyse situationniste des problèmes de sous-développement centrafricain. Félicitations pour ce travail intellectuel qui est source de culture pour certains de nous qui ignorent beaucoup de choses sur les situations géographiques et économiques centrafricaines. J'ai toujours cru que Mr. Martin Ziguélé serait l'homme de sa parole; et je me refuserait la possibilité de croire si, une fois arrivé au pouvoir par la force de Dieu, il agit totalement à l'encontre de tout ce qu'il a comme programme; ou bien encore, oublies qu'il a écrit un truc pareil avant les élections! Du courage Mr. Martin Ziguélé! Singuila,
SINGNA STANISLAS

Abdou Diangaba Hafiss (18/12/2011) : Bonjour, à propos de la R.C.A tous ce nous reste a faire est la prière.

 

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