L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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Proposition d’un Plan « Economie & Cadre de vie »
Pour les Jeunes Cadres ou Jeunes Actifs
par
Francis Kopaye

 

La reconstruction socio économique de notre pays peine à décoller. Beaucoup d’efforts restent à faire dans le domaine du logement des jeunes, des équipements de loisirs des familles et des dispositifs de financement des projets de création. Face à ces nécessités, il conviendrait de définir une ligne politique à la fois innovante et audacieuse. Je voudrais faire un ensemble de propositions qui, je l’espère ouvrira le débat sur les capacités et la vision future que nous avons pour notre Centrafrique.

Il n’est de secret pour personne qu’une économie ne fonctionne et ne devient compétitive que si l’accent est mis sur la consommation. Dans ce cas, comment promouvoir la consommation dans un pays où la fluidité monétaire est faible ? Que faire quand les projets de création se heurtent au manque de financement ? Enfin, comment améliorer le cadre de vie des agents économiques ?

Autant de questions qui retiennent mon attention et de toutes celles et tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la situation de notre Centrafrique, sans doute. De prime abord, la solution technique à envisager serait l’irrigation du système économique et le financement de l’économie, par la mise en place de dispositifs à la fois réglementaires et structurels. Les seuls outils capables, par définition- ormis la législation - d’opérer dans ce sens sont les établissements financiers (les banques). Mais la faible bancarisation du tissu économique et le principe de solvabilité bancaire ne s’y prêtent pas. Les raisons principales sont l’absence d’établissements financiers adaptés aux besoins et aux profils de la population, l’absence de revenus liée à la situation de non emploi d’une grande partie de la population et également l’absence de dispositifs réglementaires spécifiques. La population centrafricaine est dans sa grande partie exclue, de fait, du système bancaire. Car les banques ne prêtent qu’aux « riches » !!!

Comment agir afin de permettre aux populations exclues d’accéder aux financements nécessaires à la concrétisation de leurs projets, et aux actifs de bénéficier d’une amélioration de leur cadre de vie ?

Dans une précédente réflexion, j’invoquais la nécessité d’équilibrer le système économique centrafricain en concevant un secteur Non Marchand. Les propositions qui suivent tendent à la compléter précisément. Favoriser la croissance économique et la création d’activités, c’est aussi encourager la consommation et permettre la redistribution des richesses dans une certaine mesure. Pour cela, il conviendrait de concevoir une politique capable d’engager l’économie centrafricaine vers la croissance et la rendre ainsi dynamique. Cette politique devrait définitivement considérer les centrafricains comme acteurs significatifs de leur économie, en facilitant notamment l’accès au crédit bancaire, moteur de la consommation, et en soutenant les initiatives privées. D’où la nécessité de définir un plan « Economie & Cadre de vie » en faveur d’un public cible : les Jeunes Cadres et Jeunes Actifs.

Ce plan peut être établi sur :

î La redéfinition ou l’appui à l’Agence pour l’emploi :

§ Accompagner individuellement des personnes à la recherche d’emploi ou au montage de projet
§ Promouvoir des filières techniques et appuyer la recherche universitaire
§ Vulgariser les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC)

î La création d’un nouveau dispositif
de financement des projets accessible à tous :

§ Développer significativement le secteur de la Micro finance (Micro Crédits, Epargnes, Assurances…), à l’exemple de SOFIA Crédit, nouveau-né des EMF en Centrafrique (Etablissement de Micro Finance), outil nécessaire à la création et au développement des TPE & PME.
§ Concevoir et mettre en œuvre le principe du « Parrainage » des créateurs d’entreprises : faire financer et accompagner les projets de création d’entreprises par les entreprises existantes;
§ Adopter une politique de bancarisation : rendre l’ouverture des comptes obligatoire pour toute personne effectuant une activité professionnelle, par exemple.
§ Concevoir un système de garantie Santé & Chômage : mise en place d’une Caisse Autonome d’Assurance Santé & Chômage (CAASC). Celle-ci permettrait de collecter des cotisations auprès d’actifs volontaires. Toute personne ayant cotisé à cette Caisse, bénéficiera d’une Allocation Chômage proportionnellement à son dernier revenu (Taux d’indemnisation à définir) et d’une Couverture Santé (prise en charge partielle du coût des actes médicaux…); une pratique déjà en cours dans certaines sociétés d’Etat. L’Etat contribuerait au financement de cette Caisse à hauteur de 1% de la masse salariale annuelle de la Fonction Publique.

Pour cela, il est important de concevoir un programme qui viendrait compléter la précédente, ainsi développée, afin de créer une synergie entre Economie et Social.

î Que conviendrait-il alors de faire ?

Développer une économie c’est d’abord commencer par la rendre émergente. Cette émergence naît également de la qualité du cadre de vie qui est proposé aux acteurs.

Dans une économie où les « acteurs cadres » sont constitués d’agents économiques potentiellement moteurs, leur offrir les conditions d’un cadre de vie attrayant et dynamique est aussi une étape primordiale à une croissance économique concrète dont les répercutions visibles constituent la preuve du développement d’un pays et du bien-être de ses habitants.

Pour les grandes villes telles que Berberati, Bouar, Bossangoa, Bambari, Mbaïki ou Bangui, qui rassemblent l’essentiel des agents économiques, concevoir et mettre en place des équipements leur « facilitant » la vie est nécessaire. Pour cela, on pourrait créer :

§ Des Cités pour Jeunes Cadres ou Actifs : qui proposeront un hébergement aux jeunes rentrant dans la vie active. Tous les résidents cotiseront à un Plan d’Accession au Logement (PAL) à hauteur de 10% par exemple de leur salaire mensuel. Ce plan va leur permettre de constituer une épargne pour un crédit immobilier, bénéficiant d’une aide de l’Etat, pour l’acquisition de leur futur logement. Une durée de 5 ans serait le plancher nécessaire pour la constitution de cette épargne. Les entreprises locales contribueront à l’effort de cette épargne sous forme de « Taxe Commerciale » subordonnée à leur masse salariale, soit environ 2%, par exemple.
La collecte et la gestion du Plan d’Accession au Logement seront assurées par un organisme paritaire, placé sous la surveillance de la Cour des Comptes ou de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale.
§ Des Espaces de Loisirs pour les familles : disposant d’équipements tels que les cinémas, des salles de jeux, des bornes d’accès à Internet, bibliothèques, salles de remise en forme, etc.

La gestion structurelle de ces équipements (Cités d’hébergement & Espaces de Loisirs) peut être assurée par l’Etat, une Municipalité, une association ou une société privée.

Le financement du Plan « Economie & Cadre de vie » pour les Jeunes Cadres et Jeunes Actifs ici proposé, pourrait bénéficier de plusieurs sources de financement notamment des partenaires au développement et des privés (personnes physiques ou morales).

Le Plan devra, au préalable, être soumis à une Loi de programmation quinquennale. Un budget ambitieux d’environ 1 milliard de francs CFA serait nécessaire. Un comité de pilotage sera chargé d’évaluer et d’ajuster, si nécessaire, ce Plan. La désignation d’un ministère ou la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de la mise en œuvre de ce Plan est à envisager au préalable. J’ai, par ailleurs, élaboré un document détaillé de ce Plan (Budget, Acteurs, Calendrier de réalisation…).

Voilà, chers compatriotes un ensemble de pistes faites de propositions que je souhaitais soumettre à votre appréciation et contribution. La reconstruction structurelle et économique de notre Centrafrique doit naître de notre audace, de notre ambition. Concevoir la nouvelle société centrafricaine c’est engager son économie et le cadre de vie de sa population sur des défis modernes et des visions nouvelles.

Vous remerciant d’avance pour vos remarques et suggestions, fraternelles salutations.

Francis Kopaye
 

Réactions à cette tribune

Mazda (13/05/2009) : Après lecture de ton plan je félicite le travail détaillé établi. Mais hélas afin que se réalise ce projet nous devons penser au préalable à la stabilité POLITIQUE et SOCIALE sur tout le territoire Centrafricain et je pense aussi que le départ de ton projet serai la redynamisation de l'agriculture et l'élevage suivie d'une subvention de l'Etat de la microéconomie. Et d'un leader digne de ce NOM.

Willy Ludovic Zotiani (14/05/2009) : félicitation mon frère. A te lire je ne peux que soutenir un tel projet mais qui pour mettre en application un si vaste programme? Quand on sait que ceux qui ont la responsabilité et le pouvoir de décision en tous les domaines en Centrafrique ont toujours brillé par leur incapacité à concevoir et à mettre en application et programme tourné vers le bien-être de leur peuple. Si je te félicite ceci n'est ironique c'est une félicitation sincère mais n'est ce pas une énième proposition qui comme trop souvent ressemble à un prêche dans le désert. Vis à vis de ta personne tu as fait un article réfléchi ce que je te demande de faire : drainer vers ceux qui ont le pouvoir de décision dans notre pays qu'ils se concertent et mettre en application ça prendra du temps il va falloir qu'ils s'y mettent un jour. Bravo

Thierry Naka (15/05/2009) : Mon cher Francis,
J'ai parcouru avec attention ton exposé qui en soit est une des multiples pistes visant à redorer le blason du tissu économique désastreux du pays. Je dois dire que ton idée est bonne dans un contexte de climat apaisé ou des échanges peuvent se réaliser sans ambages. Nulle part dans ton exposé, il est fait mention cette incertitude qu'est la crise économique et financière que traverse la planète actuellement. D'après l'Analyste Economique Jacques Attali « Le pire est à venir ! ».
La question aujourd'hui est de chercher à savoir quelle est l'ampleur de cette crise, quelle est l'impacte de l'onde choc sur nos « sclérosantes économies » et comment peut-on prévoir d'en atténuer les effets. Il faut valoriser le secteur privé en privilégiant le développement de la Micro Finance et aider les PME à accéder aux crédits c'est un fait.
Mais il faut surtout dans cet environnement économique de crise, mettre l'accent sur l'accroissement du secteur agricole pour répondre aux besoins immédiats d'alimentation des populations.

Francis Kopaye (16/05/2009) : Chers Mazda, Willy et Thierry,

Je tiens avant tout à vous remercier pour vos remarques. Mais permettez-moi de préciser que dès le premier paragraphe de ma réflexion, j'ai fait mention de la situation économique actuelle, à l'échelle de notre pays. Nul besoin d'invoquer la crise économique et financière mondiale actuelle pour parler de notre pays. La Centrafrique traverse une crise économique depuis près de deux décennies !!!!
« Le pire est à venir » !! Soit, mais l'auteur que Thierry a cité fait partie des initiateurs et promoteurs de la Micro Finance. Pas plus tard que ce jeudi 14 Mai 2009, Jacques ATTALI évoquait la nécessité de promouvoir davantage la Micro Finance car aujourd'hui 37 millions d'individus ont potentiellement besoin du Micro Crédit pour créer leurs activités.
La situation économique et financière actuelle nécessite des actions concrètes pour la résoudre. J'ai à cet effet, proposé 3 pistes de solutions :
- Irrigation du système économique : injecter de l'argent dans le circuit !
- Financement de l'économie : favoriser le crédit à l'investissement des entreprises (entreprises de production : agriculture, élevage etc.)
- Financement de grands projets de construction : construction d'édifices, de routes, de logements. Cette dernière solution aura pour conséquence la création d'emploi.

L'accompagnement des chômeurs et l'idée d'aider les entreprises dans leur Gestion Prévisionnelle de l'Emploi (GPE), tendent à compléter cet ensemble de solutions. D'où l'idée d'appuyer et de renforcer les missions de l'Agence pour l'Emploi.

De mon point de vue, il serait vain de mettre l'accent uniquement sur l'agriculture si la population n'a pas les moyens d'acheter ces produits sur le marché ! C'est le principe de base de l'économie : pour consommer, il faut des revenus, pour avoir des revenus, il faut travailler. La possibilité d'une croissance économique est subordonnée à la capacité d'un système économique par l'absorption de ses productions. En d'autres termes, cette croissance n'est possible que si les agents économiques peuvent consommer de manière significative ou quand l'Etat mène une politique de consommation efficace et prioritaire. Quand au climat apaisé, vos interrogations sont justes. Mais que faut-t-il faire ? A chaque citoyen d'y répondre.

Vos remarques sont bien entendu justes, mais j'ai pris la précaution de dire qu'il s'agit de pistes qui ouvriraient le débat sur la capacité et la vision future que nous avons pour notre Centrafrique. A ce titre, toutes informations et interrogations qui en découleront contribueront aux échanges.

Permettez de préciser que cette réflexion fait suite aux précédentes déjà mises en ligne sur ce site ou ailleurs.

Je reste disponible pour vous apporter des éléments de réponse que vous jugeriez nécessaires.
Bien cordialement

Fulgence Zambara (16/05/2009) : Bonjour à tous

Voila enfin, un centrafricain digne de nom qui ne rentre pas dans la théorie centrafricaniste consistant à critiquer pour critiquer sans aucune proposition.
En tout cas mon cher Francis, je te jette des fleurs. Tu as fait ton travail de patriote, aimant son pays et désireux de le voir sortir de la situation dans laquelle il se trouve.
Je propose que nous trouvions un moyen de nous faire entendre afin de faire parvenir ces propositions à ceux qui ont le pouvoir dans notre pays. Il s'agira de former un collectif dont la dénomination pourra être trouvée, afin de sensibiliser tous les compatriotes qui ont des idées, de se retrouver et se faire reconnaître par les autorités de notre pays pour les propositions à faire.
Je suis estomaqué par le compatriote qui parle de la crise économique et qui se met dans la posture habituelle de critique sans avoir le moindre esprit d'honnêteté pour reconnaître le mérite de ce travail.
Une fois de plus chapeau.

Brice Goddot Nzonguia (16/05/2009) : Monsieur Francis KOPAYE,

Bonjour
En lisant vos deux dernières analyses, vous avez mis l'accent :
     - d'une part, sur la position des Etablissements Bancaires qui ne favorisent pas le micro-crédit et ne font que des profits,
     - et d'autre part, vous proposez la création d'un nouveau dispositif de financement de projet, accessible à tous, ce qui est une bonne initiative.
Je suis entièrement d'accord avec vous sur le fait que, le micro-crédit est un levier pour la situation économique au pays.
En suivant l'Envoyé Spécial du 14/05/2009, Jacques ATTALI a soulevé une nouvelle situation en rappelant ceci :
     - le crédit à la consommation a pour but de financer l'achat de biens à la consommation ou des services tels que : l'achat d'une télévision, d'une voiture, etc.
     - le micro-crédit sert à financer une activité économique, durable et rémunératrice pour son porteur. Le taux d'intérêt dans le cas du micro-crédit est supérieur à celui du crédit à la consommation.

Or, 37 millions de personnes ont un micro-crédit en Inde et près de 10 millions au Bangladesh. Parmi cette population, 22% ont pu améliorer leur situation économique. Le reste n'avait pas compris ce que c'est le micro-crédit.
Ils ont été prendre le micro-crédit et l'ont utilisé comme un crédit à la consommation car ils étaient pauvres et doivent faire face à certaines obligations de la vie. Ils sont donc entraînés dans l'engrenage du surendettement.

Ma question est la suivante :
Quelles sont les mesures d'accompagnement pour les candidats au micro-crédit que vous avez prises, pour éviter ce cas de figure dans ce pays où la pauvreté est à la base de toute initiative ?

Bien cordialement.

Thomas Sabono (16/05/2009) : Bara mö,

"Quelles sont les mesures d'accompagnement pour les candidats au micro-crédit que vous avez prises, pour éviter ce cas de figure dans ce pays où la pauvreté est à la base de toute initiative ?"

Il me semble que cette question n'a jamais été résolue. C'est comme une "contrainte" intrinsèque au système de micro-crédit.

Salutation,

Francis Kopaye (17/05/2009) : Cher Brice,

Dans une réflexion publiée sur ce site, j'ai expliqué la démarche Micro Crédit. Il faudrait que le Micro Crédit ne soit pas seulement un financement mais plutôt un accompagnement : Intervenir en terme technique et financier. Il faudrait concevoir un dispositif qui permettrait d'accueillir et d'aider les porteurs de projet de création. Le financement de leur projet doit être la finalisation du processus et non le préalable. Le cas du Bangladesh pèche au niveau de l'accompagnement mis à disposition des bénéficiaires de Micro Crédit. Je vais vous donner un exemple qui, je l'espère pourrait éclairer la démarche d'accompagnement que je préconise comme préalable à l'octroi du Micro Crédit :

Illustration d'un Micro Crédit

Monsieur BAGAZA sollicite un Micro Crédit pour la création d'un petit commerce de glaçons. Il a besoin de 200.000Fcfa. Pour démarrer son activité, il doit :
- Acheter 1 congélateur
- Des sachets d'emballage et ficelles
- Installer l'électricité et l'eau courante
- 1 pousse-pousse pour le transport des marchandises
- Louer un local et acquérir une enseigne publicitaire

L'accompagnement en amont du futur bénéficiaire du Micro Crédit consiste à :
- Ne retenir que les incontournables de son projet en terme matériel et humain pour limiter les risques.
- Effectuer ensemble l'étude de marché
- Monter le budget nécessaire
- Elaborer le plan de financement (échéancier, montant effectif de remboursement.)
- Effectuer l'achat des matériels nécessaires

En cours de projet l'accompagnement du bénéficiaire consiste à :
- Faire la comptabilité de l'entreprise
- Vérifier la régularité des remboursements
- Etudier ensemble au fur et à mesure les possibilités de réinvestissement à court ou moyen terme
- Le rendre autonome dans la gestion afin de l'amener à intégrer ou réintégrer le circuit bancaire normal.

L'accompagnement post-projet consiste à l'amener à faire perdurer son entreprise et/ou à la développer.

Au terme d'une année, le commerce de Monsieur BAGAZA fonctionnant convenablement, ayant réussi à rembourser 52% du total de son crédit, il sollicite un second Micro Crédit pour développer son activité en embauchant 1 salarié et faire face à la demande croissante.

La démarche proposée ici n'est pas une imagination, c'est une pratique que je mets en ouvre depuis 2007 dans le cadre de mon actuelle mission au sein de mon entreprise en France.

A mon compatriote Fulgence, je dirais simplement que je suis profondément touché par son soutien et sa compréhension de ma démarche. Quand à l'idée de monter un collectif, je l'ai toujours encouragée, mais malheureusement elle est restée sans suite. Cette attitude pose des questions sur notre capacité à nous mobiliser et à ouvrer pour notre pays.
Le projet de création de l'Organisation de la Communauté Centrafricaine de France (OCCF) aurait pu être une clé d'entrée. Mais la lenteur et le côté procédurier des membres ont eu raison de cette intéressante initiative. S'il faut expérimenter une autre approche, je suis partant !!! Je suis de ceux qui pensent qu'il faut des hommes actifs, réactifs, ambitieux et audacieux pour le développement de notre Centrafrique. Il faut oser !!!

Au cas où il existerait des zones d'ombre, merci de me solliciter, je reste disponible.

Brice Goddot Nzonguia (17/05/2009) : Monsieur KOPAYE,

Bonjour.

Vous avez suivi l'Envoyé Spécial dont je parle, avec les thèmes qui étaient abordés. Cette émission à mis l'accent sur le micro-crédit qui ne marche pas, car les acquéreurs ont failli dans le système. Cependant, il reste vrai que le micro-crédit est une solution.

Votre but premier n'était pas de donner un micro-crédit, vous voulez « Améliorer la situation des personnes démunies par le micro-crédit ». Ce qui vous amène à vous intéresser d'avantage aux cas où cela ne fonctionne pas, et c'est sur ce point que je ne partage pas l'avis de Monsieur Thomas SABOPA lorsqu'il parle de contrainte intrinsèque.

Ainsi vous serez amener à :
     - étudier d'avantage le profil des candidats ou à cibler une catégorie comme vous l'avez fait pour les « Acteurs Cadres »
     - évaluer le projet qui est susceptible ou pas, d'aboutir à un bon résultat.

Votre exemple éclaire parfaitement mon interrogation car il évoque le cas d'une personne qui s'en sort, alors que je m'attendais à ce que Monsieur BAGAZA trouve des difficultés à rembourser son micro-crédit pour savoir comment vous allez faire pour lui éviter un surendettement ? Il est déjà pauvre.

D'autre part s'il existait un Comité qui évalue les « Risques d'Aboutissement du Projet» avant attribution du micro-crédit, on aurait pu constater à l'amont que, Monsieur BAGAZA a peu de chance de réussir son projet dans le contexte de l'environnement du pays car les risques sont élevés. Ces risques étant les factures élevées (loyer, électricité 24h/24, eau), vol de câbles d'alimentation électrique, entretien du pousse-pousse.

Ou encore, si dans le même temps, Mademoiselle BERNADETTE veut démarrer son activité de couture et qu'elle a besoin d'acheter une machine à coudre mécanique (150.000 FCFA) et un forfait de 50.000 FCFA pour les tissus et bobines, le Comité d'Evaluation s'orientera vers le projet de Mademoiselle BERNADETTE que celui de Monsieur BAGAZA. Elle a plus de chance de rembourser le crédit que l'autre compatriote.

Votre proposition est louable mais pour ma part, je voulais vous orienter d'avantage sur la population qui tombe dans le surendettement. L'exemple de l'Inde et du Bangladesh montre que les projections ont été faites par rapport aux meilleures situations (celles qui marchent) et non l'inverse.

Lorsque vous devez construire un pont pour la traversée des véhicules et des piétons, la contrainte majeure est le poids du véhicule chargé et non ce lui du piéton avec son sac à main. Dans le cas de votre projet, la contrainte majeure est la population avec un surendettement et non celle qui réussit.

Cordialement.

Francis Kopaye (18/05/2009) : Bonjour Brice,

Je comprends très bien vos inquiétudes. Mais voyez-vous, la particularité de la Micro Finance notamment de son produit le Micro Crédit, est qu'elle évolue non pas dans une économie de marché au sens propre du terme, mais plutôt dans une économie solidaire. Le Micro Crédit est essentiellement basé sur la confiance !!

Le développement des produits et services micro financiers date de très peu de temps pour tirer une conclusion définitive à l'heure actuelle. La pratique des Institutions de Micro Finance (IMF) sont encore, après 20 ans, à l'étape expérimentale; les établissements qui la pratiquent doivent sans cesse réajuster leur méthodes et approches.

La situation indienne est le résultat d'une dérive. L'objectif de départ du Micro Crédit qui est d'apporter un financement aux porteurs de projets de création d'entreprises, a été biaisé. Aujourd'hui les Etablissements Micro Financiers indiens (EMF) s'orientent vers un objectif de rentabilité et omettent le principe de solidarité véhiculé par la Micro Finance. Le risque zéro n'existe pas !! Mais il est nécessaire de construire un cadre, un dispositif capable de proposer un accompagnement plutôt qu'un simple financement. Quand on souhaite apporter une solution à la question du développement économique et social, le nombre de bénéficiaires visés par l'outil choisi est essentiel. Comparativement, le nombre de bénéficiaires potentiels indiens dépasse allègrement celui de la Centrafrique. Le reportage fait auprès des bénéficiaires indiens ne mettait pas en évidence l'échec du Micro Crédit mais plutôt l'échec de la méthode indienne. Depuis plus d'une décennie, tout le monde s'accorde à dire que le Micro Crédit est un outil de développement économique et social. Même les pays tels que la France qui disposent de structures financières efficaces, utilisent le Micro Crédit (l'exemple de l'ADIE en France est édifiant).

Dans le projet concernant le Micro Crédit remis aux autorités de Bangui, je proposais une expérimentation avec 1000 bénéficiaires à l'échelle de Bangui. A ces derniers on va proposer un accompagnement à la création d'entreprise. Le financement qui interviendra sera un élément du projet et non le but recherché. J'ai par ailleurs proposé que l'organisme chargé de l'accompagnement des créateurs effectue les achats de matériels, afin d'éviter un détournement de fonds à d'autres fins (achats d'électroménagers, financement des évènements familiaux etc.). Comme je l'ai indiqué, un document détaillé propose la méthode à appliquer. L'idée de « Parrainage des créateurs » proposée dans ma réflexion, tend à compléter la méthode ici indiquée.

On ne peut techniquement pas parler de manière formelle de surendettement en Centrafrique !! Surtout lorsqu'on sait qu'une grande majorité de la population est exclue des prêts bancaires. Ma proposition n'a pas pour objet l'urgence de distribuer de l'argent à qui veut, mais de mettre à la disposition des porteurs de projets des outils et de l'aide technique et financier pour la concrétisation de leur projet. Quant au besoin de favoriser le crédit à la consommation, j'ai expressément différencié les bénéficiaires : les jeunes en activité sont les destinataires des crédits à la consommation, et les jeunes sans emploi seront les principaux bénéficiaires du Micro Crédit pour la création d'entreprise.

Comme je l'ai évoqué par ailleurs, l'expertise dont je dispose émane de ma pratique dans ce domaine dans le cadre de ma mission. Un diagnostic établi, il y a un peu plus d'un an, à Bangui a contribué à éclairer mes propositions. Bien entendu, il s'agira d'adapter la méthode aux profils de la population et aux réalités de notre pays.

Bien cordialement

Brice Paterne Kitiyi Kapou (19/05/2009) : C'est avec beaucoup de recul que j'ai suivi vos différentes objections et analyses par rapport à ce remarquable travail fait par notre cher compatriote et frère FRANCIS. En effet, je pense que dans le fond, l'idée est bonne mais dans la forme en ce qui concerne la mise en place de ce programme, il va y avoir de sérieux problème.
Car, si FRANCIS disait qu'il a déjà eu l'opportunité de faire un diagnostic depuis plus d'un an à Bangui, c'est bien. Mais, j'aimerai savoir s'il a eu l'occasion d'en faire part aux certains grands décideurs de Bangui ? Si oui, qu'est ce qu'il a eu comme réponse par rapport à un projet bien ficelé dans l'optique d'aider le peuple centrafricains à sortir de son marasme économique ?
Mon cher FRANCIS, je pense que tu aimes vraiment ton pays et désire ardemment faire quelques choses pour soutenir ce pays à aller de l'avant sur le plan économique et social.
Mais, sache que beaucoup de personnes comme toi, ont des idées pour un avenir meilleur de notre pays, le République Centrafricaine. En revanche, ce sont les politiques et les décideurs qui les empêchent de mettre en exergue leurs projets.
Pour cela, il est vraiment important de mettre en place une plate forme de rencontres avec les grands décideurs et les politiques. Puis, lors de ces rencontres, l'on essaie d'exposer sur les projets et de voir par après quels projets l'Etat peut s'en servir le plus rapidement possible pour promouvoir le développement économique et social du pays.
Car sans leurs accords, l'on peut mieux mûrir des idées en mettant en place des projets qu'il essaie lui même de financer; mais la grande désolation qui viendra après, est le freinage de ces projets par ces derniers qui d'ailleurs n'aiment pas le pays et ce qu'ils veulent, c'est de remplir leurs poches et surtout de penser au devenir de leurs parents, enfants et connaissances.
Mon cher frère et compatriote FRANCIS, j'approuve ton idée dans sa globalité tout en faisant cette petite observation pour te permettre de voir comment mettre en exécution ce projet combien éloquent pour aider notre pays à ce développer sur le plan économique et social.

Cordialement.

Francis Kopaye (20/05/2009) : Cher Brice Paterne,

J'ai été à Bangui (sur mes propres deniers !!) présenter des projets aux autorités. Même les autorités françaises, comme chacun le sait, sont les partenaires au développement dans notre pays, ont été destinataires!! Comme d'habitude, tout le monde est intéressé et trouve l'idée nécessaire, mais personne pour porter et mettre en chantier ce projet. Mon cher Brice, je vais proposer des projets de développement socio économique dans mon pays, j'avais l'impression de présenter un projet de création d'entreprise marchande !! Quelqu'un m'a même demandé ce que je pouvais y gagner ??!!!

Je crois que nous sommes tous d'accord sur l'idée de créer une plate forme qui nous permettrait de proposer aux décideurs de Bangui les projets de développement. Mais il reste à trouver la volonté, la motivation. Comme je l'ai indiqué dans une précédente intervention, d'abord SOLIDEC et ensuite le projet OCCF me semblaient être une première réponse mais l'état d'avancement desdits projets ne présume point un meilleur résultat.

En février 2007, j'avais émis un appel à la mobilisation pour créer une entité, un espace de réflexion et de conception de projets de développement en direction de notre pays. Cet appel est resté sans manifestation.

Alors, si aujourd'hui certains d'entre nous pensent qu'il est désormais nécessaire de se constituer en plate forme pour concevoir et proposer des projets, je suis bien entendu partant !!
J'ai toujours eu la faiblesse de penser que la situation actuelle n'est pas due au manque de moyens matériels, financiers ou même humains mais plutôt au manque d'une réelle volonté et de vision d'avenir de notre pays. Personne ne peut être tenu pour seul responsable, chacun devra s'engager dans la (re)construction de notre Centrafrique. C'est aussi pour cette même raison que je continuerai, quelque soit ma position, à contribuer aux réflexions engagées en faveur du bien-être de mes compatriotes. Ce pays est le nôtre. Nous avons le devoir de continuer à ouvrer pour son essor économique et social.

Marius Nzessioué (20/05/2009) : Bonjour,
Je ne vais pas m'attarder sur votre proposition parce que je pense que c'est une copie conforme de la proposition SOLIDEC faite par Vianey Koyabe.

Je suppose que comme moi et des centaines d'autres centrafricains vous avez adhéré à ce projet (Solidec) en vous inscrivant sur la liste qui était sur Sozowala. Et comme moi au moment de nous impliquer dans ce projet pour parvenir à son aboutissement, vous avez déserté.

Vous vous posez des questions sur la capacité des centrafricains à se fédérer? permettez moi d'avoir des doutes et de m'interroger moi aussi sur la votre.
J'ai l'impression que cette tribune est devenue un concours d'intelligence, un concours de qui fait le plus de propositions avec des gens derrière qui sont toujours prêt à dire "c'est super" " c'est l'idée du siècle". C'est plutôt une bonne chose vous me direz mais derrière il faut aller au bout et là généralement on voit plus les "messieurs c'est super, génial....".

J'aimerais bien qu'on arrête de baratiner sur ce site (ceci est valable pour tout le monde) c'est épuisant.
Francis, comme tu es pour un projet collectif et vu la similitude de ton projet à celui de Solidec pourquoi ne pas te joindre à l'équipe Solidec pour être force de proposition?

Au fait, comment compte tu financer ton projet? Je parie que c'est sur la contribution de chaque Centrafricain.

Cordialement,

Francis Kopaye (20/05/2009) : Cher Marius,

Je peux comprendre votre réaction. C'est pourquoi je n'en ferai pas une affaire personnelle.

Aucune ligne de mon article ne remet en question la capacité des centrafricains à se fédérer. Mon inquiétude est plutôt sur notre capacité à aller vite, à être audacieux et à rester constants.

J'ai toujours fait part de ma disponibilité à prendre part aux actions engagées par SOLIDEC. Car en effet, je suis adhéré à son projet. J'ai d'ailleurs apporté ma contribution et n'ai jamais eu de retour!! Cela doit-il m'interdire de réfléchir et de proposer des projets? Permettez-moi de vous préciser que j'ai maintes fois émis des appels à la mobilisation pour des actions en direction de notre pays.

Mais je continue à comprendre votre préoccupation. Si vous trouvez des similitudes entre mes propositions et le projet de SOLIDEC, c'est que je ne suis pas loin des réalités et des préoccupations de nos compatriotes.

Si vous avez pris le temps de lire le contenu de ma réflexion, vous comprendriez aisément que j'ai cité les sources de financement. Ceci est un projet de développement socio économique d'un pays. A ce titre, même si j'en avais les moyens, je ne vois pas comment financer tout seul un tel projet!!! Comme je l'ai dit précédemment, il ne s'agit pas seulement d'une question financière mais plutôt d'une volonté politique et d'une réelle vision d'avenir de notre pays.

Vous avez raison, beaucoup de centrafricains comme vous ont des idées meilleures que les miennes. Mais là n'est pas le propos. L'enjeu aujourd'hui c'est de concevoir et de (re)construire notre Centrafrique.

Je reste disponible pour vous apporter d'autres éléments de réponse.

Meilleures salutations

Marius Nzessioué (21/05/2009) : Francis,

Primo, je n'ai jamais dit que j'avais des idées meilleures que les vôtres. Loin de moi cette prétention et heureusement que vous n'avez pas pris mes propos pour une attaque personnelle car je ne vois l'intérêt ni pour vous, ni pour moi d'une telle chose. Je constate simplement que si vous avez adhéré au projet Solidec donc à son contenu, vous aurez pu éviter de perdre votre temps à rédiger un projet similaire.
J'ai voulu aussi pousser un petit coup de gueule envers ceux qui sont toujours prêt à encenser, à être élogieux envers toutes sortes de propositions sans jamais s'impliquer. Dans ce cas autant se taire pour ne pas donner de faux espoir.

J'en profite pour vous dire que je ne vois pas en quoi avoir une proposition proche de Solidec signifierait être proche des "réalités et des préoccupations des centrafricains". Je n'ai pas très bien compris ce que vous voulez dire par là.

Deuxio, la question sur le mode de financement était d'une part purement ironique car j'ai supposé que s'était le même mode proposé par Solidec étant donné que votre proposition d'autre part n'était pas claire sur ce point: "financé par des partenaires privés et publics ( personnes physiques et morales)". Avoué que c'est vaste et peut laisser champ à toute forme d'interprétation.

Ceci étant dit, je n'ai nullement l'intention de polémiquer avec vous, je vous souhaite donc bon courage tout en ayant l'intime conviction que c'est du gâchis une telle dispersion quand on a les mêmes idées.

Cordialement,

Brice Paterne Kitiyi Kapou (22/05/2009) : Mon cher Francis,
Je pense que nous sommes d'avis pour la mise en place d'un projet comme le vôtre pour favoriser l'essor socio - économique de notre pays la République Centrafricaine.
Mais, quelle est la réaction des autorités centrafricaines par rapport à ce projet.

Certes, tu peux avoir des partenaires français qui s'intéressent au projet; alors, les centrafricains, qu'est ce qu'ils en pensent ?

Il y a ici un besoin d'investissement financière pour le démarrage du projet. Pour cela, qui va pour un début injecter les fonds pour le démarrage du projet ?

Toutefois, si les centrafricains ne sont pas motivés pour adhérer à des genres d'initiatives en faveur de notre pays, c'est parce qu'il n'y a pas une volonté politique pour soutenir de genre d'action. Ceci pousse les compatriotes à la démotivation et le manque de volonté.

C'est pourquoi notre frère Marius a essayé d'évoquer l'exemple de SOLIDEC qui a pourtant un bon projet dont beaucoup ont apprécié les principes de base. Mais ce donné à fond pour faire bouger les choses, il y a encore des hésitations.

Pour moi, le gros du problème centrafricain aujourd'hui, n'est pas le manque de motivation et de la volonté. Car si, aujourd'hui SOLIDEC émet un projet de développement socio- économique dont le démarrage tarde encore et voilà que Francis pense un projet similaire.

Ce qui veut dire que les petits-fils de Boganda pensent au devenir de leur pays mais ils se buttent toujours à un problème.

Somme toute, il est vraiment important pour nous chers frères, de ne pas polémiquer ou bien d'avoir des divergences d'esprit sur les différents projets. Mais, de commencer à réfléchir au pourquoi de la non motivation et la non volonté des centrafricains qui pourtant sont nombreux à l'extérieur de Centrafrique et ne peuvent rien faire pour aider le pays dans le processus du développement socio - économique.

Cordialement.

Willy Ludovic Zotiani (25/05/2009) : mon cher Marius!
malheureusement comme disent les ivoiriens tu as tiré par terre une fois de plus . voila une idée que ton frère Francis a initié. Où vas tu chercher encore cette polémique qui nous fait tourner en rond. On est fatigué mon frère le retard que notre pays a pris est énorme. L'heure n'est plus au discours inutile. Mon frère sais tu qu'on est dernier en tous sur cette planète?
je sais que vous vous connaissez avec Francis mais ceci n'est pas nécessaire voire important pour avancer les choses c'est les idées qui sont émises qui comptent. Retrouvons nous et parlons de CENTRAFRIQUE. point.

Francis Kopaye (27/05/2009) : Bonjour Willy,

En général j'évite ces types d'interventions. Mais par respect pour les gens qui nous lisent, je suis obligé de préciser que je ne connais pas du tout Marius qui, je pense doit être un centrafricain qui s'intéresse au devenir de son pays, vu son intervention. Aussi, si vous l'avez remarqué, ce n'est ni par négligence ni par mépris, je n'ai pas souhaité répondre à la dernière intervention de Marius, qui est peut-être justifiée, mais qui à mon sens, risquerait de nous éloigner de l'objet de ma réflexion. Comme vous le dites si bien, notre pays n'a plus besoin de nos polémiques systématiques mais plutôt de notre capacité à (re)construire l'offre qui va contribuer à le faire développer. Ma réflexion est ma contribution aux questions dans mon pays. Si cette réflexion est fausse et éloignée de nos réalités, de nos besoins, alors qu'elle ne soit qu'une "copie conforme"!!!

Très cordialement

Marie Noelle Sankagui (12/06/2009) : toutes mes félicitations pour ce programme de développement économique en Centrafrique. De tout cœur je bénis toutes les grandes idées, clés de base pour un lancement économique en Centrafrique. Si je dis... mais... je risque de rentrer en contradiction , il suffit que les mentalités changent dans les pensées des Centrafricains comme nous l'avons reçu, pour nous qui sommes à l'étranger et que nous ayons tous le même regard des choses afin de faire tourner la roue dans le bon sens; je soutiens cette hypothèse! salut!

Axelle Ngousma (09/02/2010) : Salut à tous!

Je prends le train en marche, ce qui n'est pas une bonne habitude (lol!), vous avez été tellement long et détaillé que je n'ai fait que vous lire en diagonale.

Francis, je loue l'initiative. Ton planning d'intervention est bien détaillé. Voici ma petite contribution:

1- Redéfinir ou appuyer l'agence pour l'emploi (ACFPE, je suppose)
Cette agence commence à faire des efforts dans le renforcement des capacités des jeunes à la recherche de l'emploi et des professionnels par secteur d'activités et par poste occupé. C'est louable. De par l'expérience de chacun de ceux qui sont en dehors du pays (comme l'a souligné Marie Noëlle) nous (centrafricains) pouvons aider cette agence à faire encore mieux et à être au même diapason que les agences pour l'emploi qui sont dans nos pays d'accueil;

2-Promouvoir les filières techniques et appuyer les recherches universitaires:
Un seul lycée technique pour combien d'élèves? Je n'ai pas les chiffres, le constat est amer. Mais une autre question s'offre à nous, le système universitaire est-il apte à accueillir les ressortissants du lycée technique? Je ne crois pas. D'où, la ruée vers les établissements supérieurs de formations professionnelles. Toutefois, si nous analysons le problème dans la généralité, je pense qu'il faudrait mettre en place une stratégie de réforme du secteur éducatif centrafricain. Pourquoi? Pour comparer l'historique à la situation actuelle et fusionner les deux pour en ressortir du bon. Un exemple simple, nos parents bénéficiaient d'une orientation par filière et série selon leurs aptitudes, maintenant un élève de série A, choisira de s'orienter en maintenance informatique pour suivre la tendance sans se soucier de comment il devra appréhender les différentes matières qui ont pour certains leurs sources depuis la classe de 2de pour les filières susceptibles de suivre cette formation.

3-Vulgariser les NTIC: sur ce plan, nous avons du chemin à faire. Les entreprises provider sont même incapables de nous fournir tous les services liés à ce domaine. "un serpent de mer qui accouchera d'une souris, cher compatriote!"


4-La création d'un nouveau dispositif de financement:
Si tous nous avons une même vision ce domaine ne souffrirait pas. Il suffit de réunir 1 euro par mois et par centrafricain réparti dans le monde pour valoriser le secteur de la Micro Finance, qui est encore embryonnaire et aider les clients à faible capacité financière de pouvoir bénéficier du service proportionnellement à leur revenu. Mais, nous ne nous faisons pas confiance et vivons avec des suspicions innées. J'ai bien peur que le centrafricain moyen et pauvre des zones rurales principalement ne soit contraint à ce rythme de rester pauvre. Faites un tour sur ce lien à la page 19
http://www.acted.org/en/newsletter-acted-n-60-december-2009
Pour la politique de bancarisation, je crois que nous avons fait un pas avec l'ouverture des comptes obligatoires pour tous les fonctionnaires centrafricains.

Je reviendrai (si les NTIC me le permettent) pour la suite du débat sur les autres points.

 

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