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L'arbre à
palabre
Tribune de
réflexion
REACTIONS A CETTE TRIBUNE
ENVOYER UNE REACTION
MESSAGE DE LA SOCIETE CIVILE RELATIF AU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF
Par
La Délégation de la Société Civile
Du 5 au 20
décembre 2008
La République Centrafricaine connaît une crise politique,
socioéconomique et structurelle depuis plus de deux décennies dont les
principales causes sont : le népotisme, l'incompétence, l'enrichissement
illicite, l'exclusion, la jalousie, la mauvaise gouvernance, le non
respect de parole donnée, l'indifférence face aux besoins réels du
peuple, la violence. cela a placé le pays en marge du concert des
Nations.
Nous sommes tous responsables de cette situation à des degrés divers
certes, mais tous sans exception, de par nos actions, notre
irresponsabilité et notre silence complice.
Nous devons trouver des réponses adéquates et durables aux problèmes qui
bloquent le fonctionnement régulier des institutions et le développent
du pays afin de redonner espoir à la population, moteur de la
reconstruction de notre pays. Cela est possible et faisable.
Pendant les travaux de ce dialogue, nous avons pris le temps,
suffisamment le temps d'observer les autres, de nous observer nous-même,
d'observer ce qui se passe. C'est avec amertume que nous constatons que
chaque régime ici représenté, tirant la couverture de son côté, veut
donner l'impression de bien faire et pointe du doigt les autres comme
ceux qui sont à l'origine des maux dont souffre la RCA.
Les prises de position radicales, les applaudissements sectaires des
différents groupes, les réactions parfois indignes auxquels se sont
livrés certaines élites de la Nation d'une part ; la prise de position
pas toujours claire sur des propositions qui vont dans l'intérêt de la
population parce que gênant les groupes et entités représentées d'autre
part, sont encore des signes de démission collective devant notre
responsabilité historique.
Nous sommes environs 150 participants privilégiés à parler au nom de
4.000.000 d'habitants, soit un ratio de 1 participant pour environs
27.000 personnes.
Prenons donc à cour cette responsabilité et dépassons les intérêts de
groupuscules d'entités que nous représentons pour penser aux intérêts de
la Nation toute entière.
Tous responsables de la désolante situation du pays, c'est donc ensemble
que nous devons trouver les solutions adéquates. Nous devons cesser de
nous interroger sur ce que nous voulons faire pour la population mais
plutôt chercher à savoir ce que la population veut que nous fassions
pour elle et avec elle. C'est en allant vers la population, celle qui
dans sa majorité broie du noir, vit la pire des misères au quotidien
dans nos différents villages que nous réussirons le véritable pari de la
réconciliation avec la Centrafrique profonde.
Fort de tout ce qui précède, et surtout de la crise de confiance entre
la population et les classes dirigeantes d'une part, et entre les hommes
politiques d'autres part. Nous appelons les participants à contribuer à
la reconstruction d'une société civile forte, non partisane, non
instrumentalisée, objective pour qu'au sortir de ce Dialogue Politique
Inclusif, celle-ci puisse contribuer efficacement à l'amélioration des
conditions de vie de nos populations.
Avant de terminer, nous tenons à féliciter le Gouvernement d'avoir rendu
possible la tenue du Dialogue Politique Inclusif et surtout la
participation de la société civile qui était exclue dès le départ par
certaines entités, et enfin les entités présentes au processus pour leur
sens de responsabilité qui nous a permis de trouver des compromis sur
certaines questions sensibles.
Nous osons espérer enfin que tous, le Gouvernement en particulier créera
les conditions pour un dialogue permanent avec toutes les couches
sociales en mettant un accent particulier sur la prévention et la
gestion des conflits à travers l'opérationnalisation de la médiature et
son implication effective dans la résolution des conflits,
l'organisation des élections justes et transparentes, la prise en compte
des aspirations de la population à travers la décentralisation.
Tous et ensemble, nous pouvons changer durablement et positivement la
situation de la République Centrafricaine.
Fait à Bangui, le 18 décembre 2008
La Délégation de la Société Civile
Réactions à cette tribune
Lionel
Nzombo-Nado
(19/12/2008)
: Je pense que la partie civile ne doit prendre décisions sur un côté,
vaut mieux d'être impartial sur le déroulement du dialogue en aménageant
les recommandations et les attentes du peuple centrafricain sur un bon
fruit.
Donc je ne critique pas mais je souhaite que la partie civile puisse
donner seulement des résultats de leurs réflexions d'une manière
positive.
Augustin
Yatout
(20/12/2008) : Même si je n'ai pas eu l'opportunité de suivre d'une
manière intégrale le dialogue, quand même je me suis rattrapé vers la
clôture; et je tiens à féliciter les efforts de se retrouver ensemble
les Leaders centrafricains, nos pères qui qu'ils soient ou quoi qu'ils
fassent de nous les enfants du pays, qu'il y ait une amélioration et la
prise en compte de ce qui a été dit et exigé pour le développement de
notre Chère Patrie. Merci.
Boris Aymar
Mapoka-Pounoungoya
(22/12/2008) : Merci pour tous ceux qui ont participé au dialogue pour
la partie civile. Je tiens à dire qu'il n'est pas toujours facile de
trouver des solutions à nos problèmes en restant vague et indécis. Bien
que je n'ai pas suivi le dialogue, il serait important de proposer des
solutions évidentes à nos problèmes et les moyens à mettre en oeuvre
pour les atteindre. Au lieu de dire à qui la faute, à qui la raison.
Patrick
Samba
(29/12/2008) : mon avis personnel est celui qui se partage entièrement à
celui de la délégation de la société civile, sur les points soulignés
(crise socioéconomique, structurelle; jalousie; l'exclusion discordance
politique; le non respect des paroles forme une arme fatale contre le
peuple en rajoutant le manque du développement; socioéducatif sanitaire;
culturel qui sont des éléments majeurs pour le développement d'un pays
mon conseil aux autorités de notre pays prenez conscience et considérer
votre pays ; aimer le comme votre vie un pays aussi riche nous ne devons
pas en être là.
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