L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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Dialogue Politique Inclusif à Bangui, Silence radio à Paris!!
par
Francis Kopaye

 

C’est avec consternation que j’ai observé ce Lundi 8 décembre 2008 l’indifférence manifeste des occidentaux quant à la tenue de ce Grand Forum de réconciliation du peuple centrafricain.

J’ai fait le tour des médias occidentaux, je pu vous assurer qu’aucun n’a évoqué ce qui se passe dans notre pays. Est-ce par simple ignorance ?

Je constate seulement que lorsqu’un camion se fait exploser par un terroriste à Bagdad ou à Kaboul, les médias nous le servent à longueur de journée !!! Alors qu’en Centrafrique des milliers de personnes sont déplacées, meurent de faim ; des milliers d’enfants vivotent dans la brousse ; des centaines de personnes meurent du sida tous les jours ; des milliers d’enfants ne peuvent aller à l’école ; alors qu’un camion citerne a explosé accidentellement au mois d’octobre dernier dans l’arrière pays centrafricain, faisant des centaines de victimes, aucun média occidental n’a relayé ces informations !!!

Mme Rama YADE, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme avait fait le tour des plateaux télé pour s’indigner, à juste titre, de l’affaire « Arche de Zoé », je constate seulement que face au drame centrafricain, elle n’a jamais fait aucun commentaire et n’a ni commenté le processus de réconciliation en cours dans notre pays.

Il est de coutume dans nos traditions humaines que des amis, voisins et parents vous assistent, vous rendent visite à l’occasion d’une naissance, d’un baptême, d’une maladie, d’un décès. Je constate, une fois de plus, que très peu de monde s’est joint au peuple centrafricain au moment où il est entrain d’écrire une nouvelle page de son Histoire.

Je constate que ni même le Pape Benoît XVI n’a envoyé (publiquement) un message de soutien, d’encouragement et de Paix au peuple de Centrafrique.

Je constate que Bernard KOUCHNER Ministre français des Affaires étrangères qui réclamait le principe de la « nécessité d’ingérence » en évoquant le Tibet, n’a pas non plus fait de déclaration à l’occasion de l’ouverture de ce forum de réconciliation centrafricano-centrafricaine.

Je constate que ni même les responsables politiques occidentaux de l’opposition qui se sont exprimés lors de l’arrestation de Rose KABUYE du Rouanda, ou sur l’affaire des moines birmans, n’ont fait aucune allusion au Dialogue Politique en cours en Centrafrique.

Je constate que même TV5 Monde consacre la quasi-totalité de ses pages à R. MUGABE qui laisse mourir ses concitoyens par pur égoïsme, et même pas un mot sur le Dialogue en cours en Centrafrique.

Je constate que ceux qui se disent fervents défenseurs des Droits de l’Homme dans mon pays ne se sont pas offusqués de cette attitude occidentale !! Doit-on évoquer les Droits de l’Homme que lorsqu’il y a tuerie ou arrestation arbitraire ? Que NON !! Défendre les Droits de l’Homme c’est aussi défendre le respect à la dignité d’un peuple, d’une nation. Par ce silence assourdissant, je constate que tous ceux qui se réclament défenseurs des Droits de l’Homme et démocrates ont raté une occasion historique de témoigner enfin leur encouragement et leurs préoccupations quant à la nécessité de voir la nation centrafricaine retrouver la Paix.

Je constate que les frasques de Britney et de Madonna sont plus intéressantes que le devenir et la souffrance du peuple centrafricain.

Je constate que la République centrafricaine est tout simplement oubliée !!!

Je constate que David PUJADAS, présentateur sur une chaîne de télévision publique française a consacré l’un de ses dossiers d’édition de 20 Heures aux villas des Présidents BONGO et SASSOU et même pas une seconde ni au drame ni à la tentative de réconciliation du peuple centrafricain.

Je constate que la ville de Lyon qui regroupe l’essentiel des ressortissants centrafricains de France n’a pas fait mieux. Les quotidiens locaux de Lyon ont-ils seulement consacré un petit encart d’un centimètre carré à l’évènement ?

Je constate que le peuple centrafricain a besoin d’être encouragé et soutenu par ceux qui se disent ses amis lorsqu’il essaye de renouer avec le dialogue.

Je constate que le peuple centrafricain veut être cité lorsqu’il réunit tous ses enfants autour d’une table pour enterrer définitivement le passé et voir ensemble dans la même direction, celle d’un avenir prometteur !!!

Au lendemain de son élection, j’ai adressé un courrier au Président Nicolas SARKOZY pour lui proposer d’encourager le principe du codéveloppement avec les pays africains notamment la Centrafrique, en soutenant, par tous les moyens, les initiatives non seulement économiques mais aussi celles en faveur de la démocratie, des ressortissants de ces pays. Les réponses du Président SARKOZY qui m’ont été adressées, ont abondé dans ce sens. Mais depuis aucune réalisation n’a été constatée, du moins dans ma Centrafrique. Ces courriers ont été accompagnés de deux projets : l’un de création d’entreprise et l’autre de création d’une structure d’insertion par l’activité économique. Aux dernières nouvelles, lesdits documents ont été transmis à Monsieur KOUCHNER, et j’ai moi-même écrit à Monsieur HORTEFEUX en charge du volet codéveloppement. Inutile de vous dire que les réponses se font toujours attendre.

Je constate que si l’Occident ne soutient pas ce principe de codéveloppement avec le Sud, poussées par les conflits internes, la famine et la misère, les embarcations de fortune remplies d’africains viendront toujours s’échouer malheureusement sur les côtes occidentales.

Soutenir les efforts en faveur de la Démocratie, soutenir les initiatives économiques, encouragement les processus de Paix, garantir, au nom du principe de la « nécessité d’ingérence » la liberté d’expression et la bonne gouvernance dans ces pays, c’est cela même le sens réel du principe du codéveloppement.

Je constate qu’aucun « people » ne s’est levé comme l’avait fait Bernard Henry LEVY, Ecrivain à succès, pour le Darfour, pour soutenir le peuple centrafricain dans sa marche vers la Réconciliation et la Paix !! Soutenir une nation ce n’est pas soutenir un régime politique, mais faire preuve de responsabilité et d’humanité.

Je constate seulement que le principe de globalisation et l’universalité ne concerne pas la Centrafrique.

Quand un drame se produit dans d’autres pays, une dizaine d’ONG se mobilise, des émissions télé sont réalisées pour recueillir des dons. Je constate que mon pays ne fait pas partie de ceux-ci.

Mes chers compatriotes, je suis aussi citoyen français. Je me réclame citoyen du monde au non du principe de l’universalité !! Mes racines centrafricaines m’ont permis d’atteindre une réussite sociale et professionnelle satisfaisante et, par la même occasion de réussir mon intégration dans la société française en devenant citoyen français à part entière.

Mes propos ici ne sauront être une remise en question de cette citoyenneté, bien au contraire. C’est parce que je m’identifie pleinement comme citoyen de France que je ne voudrais pas que mon pays d’adoption ne soutienne pas effectivement ma patrie d’origine. Je suis fier de cette double nationalité qui m’inscrit comme citoyen du monde !!

Aujourd’hui mes chers compatriotes, les contenus de la lettre que je vous ai adressée, il y a quelques semaines, semblent trouver leur véritable sens. Car c’est en nous voyant unis et soudés que nos alliés viendront à notre aide. J’avais affirmé que dans la bataille contre la paupérisation, le chômage, les maladies, la misère, la désunion, la division notre seul allié c’est nous-même. Cette affirmation n’a jamais été aussi vérifiée, particulièrement en ces moments.

Je voudrais vous exhorter chers compatriotes à mener une lutte de liberté d’un peuple courageux et épris d’une seule envie : l’unité dans la paix !

Tous ces constats auraient dû provoquer une l’indignation profonde mais au contraire ils ont renforcé mon envie, j’espère la vôtre aussi, de continuer à me battre, à mon échelle, pour la réconciliation et la paix afin que renaisse l’espoir pour un avenir prospère dans ma Centrafrique !!

Je réclame pour ma Centrafrique, non pas de la pitié, mais de la considération. Le peuple centrafricain est un peuple digne, à ce titre doit être traité avec dignité !!!

Enfin, je tiens à remercier, de tout cœur, mes concitoyens vivant au pays pour leur patience et leur abnégation. Mes remerciements vont également à l’endroit des principaux acteurs de ce Forum, les Présidents BONGO et BOUYOYA. Je tiens à féliciter le Président BOZIZE pour la volonté et le courage politique à œuvrer pour la paix, eu égard aux préoccupations et aspirations du peuple centrafricain, par la convocation de cette Rencontre citoyenne. Aux anciens Présidents d’avoir répondu patriotiquement présents à cet appel à la réconciliation de la nation. Merci également aux différents mouvements politiques et militaires d’avoir ouvert un espoir de paix et de quiétude au peuple centrafricain. Mes remerciements vont également à l’endroit des amis qui ont manifesté publiquement leur soutien à la nation et qui s’intéressent de prêt ou de loin à ma Centrafrique.

Puisse ce Dialogue de réconciliation nationale fasse naître définitivement la Paix au sein du peuple de Centrafrique.

Alors mes chers compatriotes, sur la base de ce que nous sommes et de ce que nous possédons déjà, reconstruisons notre pays.

Que vivent la Paix et l’espoir !!!!.

Francis Kopaye
 

Réactions à cette tribune

Désiré Mbata Ngombe (09/12/2008) : Salut Francis,
J'ai lu ton article et je crois que je me suis aussi indigné, non pas de l'absence des échos sonores de l'ouverture de ce dialogue dans les medias occidentaux, mais de l'absence des échos sonores et même visuels sur les websites centrafricains. Même le website du dialogue n'a pas encore diffusé d'élément sonore sur cet événement. Alors je me pose la question de savoir la réelle intention de Bozize d'organiser ce dialogue en Centrafrique si cela ne devrait pas être suivi par tout le monde? Ne pouvait-on pas organiser ces assises à Abidjan, N'Djamena, Accra... et les échos sonores retransmis sur les ondes de la Radio Centrafrique en direct? On ne pouvait même pas parler de voir les images sur la télé Bangui, dans la mesure où on ne la voit que dans la capitale.
Patriotiquement,
Désiré
May God bless

Zokwézo (10/12/2008) : J'ai lu avec attention ton analyse qui pour moi est une analyse objective réelle, car moi aussi à la veille de l'ouverture de ce forum censé ramener la paix dans notre pays, j'étais resté surpris par l'indifférence des médias occidentaux sur ce qui se passe chez nous.
Dès lors je me suis posé ces questions:
pourquoi cette attitude l'égard de notre pays?
Est ce qu'un c'est un oubli?
Pourquoi nous ne sommes pas considérés dans le monde?
Est-ce que c'est parce que nous ne produisons pas des barils du pétrole? bref beaucoup des questions me passent à l'esprit.
Mais en réfléchissant, je me suis dis qu'il ne faut pas compter sur les occidentaux pour ramener la paix et le développement chez nous. Les occidentaux sont contents quand il y a les tensions et l'insécurité chez nous, car cela leur permettent de s'enrichir et de piller le pays. En un mot ce dialogue arrange les Centrafricains mais déplait énormément à certaines personnes.
Mais ce qui me choque le plus, c'est l'attitude de ces soit disant Défenseurs des droits de l'homme qui au lieu d'encourager ce processus de réconciliation nationale, prônent plutôt pour l'arrestation et la traduction de certains compatriotes centrafricains devant la cour pénale Internationale. Mais où va t-on? Est ce qu'on a déjà vu les occidentaux livrer leurs compatriotes à cette cour?
N'est ce pas un fond de commerce pour Mr GOUNGAYE et les siens?
Je sais qu il a eu des tueries chez nous et je compatis avec les familles en detresse. Moi aussi j'ai perdu un grand frère abattu au plein centre ville de Bangui parce qu'il a refusé de céder sa voiture aux zakawa, mais cela ne m'empêche pas de garder espoir pour mon pays que j'aime et que je souhaite qu'on sorte de ce cercle vicieux qui freine notre évolution ;les questions je pose aux défenseurs de droits de l'homme chez nous c'est de savoir si ces tueries sont pires que ce qui se passe en Iraq? en Afghanistan? Au Pakistan? Et en Georgie?...Pourquoi le président BUSH n'est il pas inquiété par cette cour?

Rodouan Abakar (11/12/2008) : C'est vraiment l'une des raisons qui m'a poussée à ne plus regarder les chaînes d'informations étrangères à l'exception des chaînes musicales ou cinémas. Et il faut comprendre que la défense des droits de l'homme tant criée par l'UE n'est que farce. En réalité les Occidentaux ne suivent que leurs intérêts et nous sommes loin de là.

Emmanuel Lè (11/12/2008) : j'ai lu votre message, je comprends votre indignation ainsi que les réactions de certains compatriotes.
Centrafrique est notre pays et nous devons à ce titre l'aimer. C'est-à-dire nous unir, sincèrement sans langue de bois, pour le (re)construire parce que c'est nous qui l'avons détruit.
Par ailleurs,vous semblez ne pas l'ignorer que les informations, dans les pays occidentaux, sont des marchandises que les médias trient pour offrir aux "consommateurs". Rappelez-vous à l'époque de Bokassa ces pays s'intéressaient à notre très cher pays parce qu'ils savaient qu'en retour ils pouvaient avoir les marchés voire même le diamant en contrepartie etc... Bref.
N'attendons pas de ces pays qu'ils nous aident à résoudre nos problèmes. A priori ce 'est pas leur tasse de thé. Bien au contraire. Posons-nous la question qu'est-ce que le centrafricain doit faire? Le Président BOUYOYA l'a dit. "C'est aux Centrafricains de trouver la solution à leurs problèmes.
A titre individuel, je m'opposerais à ce que le Centrafricain demande à ce que l'on s'intéresse à lui. Je suppose que les difficultés rencontrées nous ont rendu humains et responsables. A cet effet, nous sommes à même de faire la part des choses en toute objectivité de ce que le pays a connu depuis les années 1960 jusqu'à 2008.
Parallèlement, le fait d'avoir organiser le grand forum de réconciliation nationale à la "maison" est une bonne démarche.
Reste maintenant à poser la question de savoir si les organisateurs (hommes politiques, militaires, pouvoir, opposition...) et les Centrafricains vont enfin faire preuve de bonne foi pour respecter les résolutions arrêtées lors de cette rencontre?
Cordialement,
Emmanuel

Belem Modéanga Maïtard (12/12/2008) : Le constat profond, objectif et responsable du compatriote Francis KOPAYE révèle, à suffisance non seulement, l'irresponsabilité morale de ceux qui sont les générateurs directs des profondes crises actuelles en R.C.A, mais soulève le coin du voile sur l'indifférence surprenante des WEBSITES Centrafricains qui se terrent dans un mutisme d'un autre age! Ce DPI, sachons le, n'est que l'aspect visible de ce que traverse la R.C.A et qui n'est pas loin des échos ahurissants qui polluent l'espace médiatique aujourd'hui. Tout comme le CONGO, le ZIMBABWE et les évènements de BOMBAY, la CENTRAFRIQUE aussi est en crise et joue la partie la plus sensible et déterminante de son histoire dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Restons éveillés même si nos médias, d'origine Centrafrique, nous écartent de ce qui est utile pour nous. Chapeau Francis KOPAYE!!!

Nalé Toua (12/13/2008) : Le mal centrafricain est surtout de s'arrêter au constat. Et puisqu'un constat à lui seul ne résout rien, il conviendrait qu'il soit suivi de faits. Et les faits pourraient consister à se poser les bonnes questions et à définir les meilleures actions à mettre en oeuvre. Les palabres à n'en plus finir ne résolvent rien et ne résoudront rien si ce n'est de distraire les internautes en quête de palabres sur le net. L'absence des actualités centrafricaines dans les médias internationaux n'est pas une nouveauté. Feindre aujourd'hui de la découvrir est malsain et constitue même une malhonnêteté intellectuelle de la part de ceux là même qui se disent patriotes.
La question, à mon humble avis, que l'on doit se poser serait celle de savoir "comment contribuer à la diffusion des actualités centrafricaines au delà des frontières du pays".
Notre pays est, et cela n'est un secret pour personne, un pays pauvre. Le gouvernement centrafricain et les médias privés centrafricains n'ont pas les moyens de se faire entendre un peu partout dans le monde. Pour preuve, pas un seul journaliste privé centrafricain digne de ce nom n'a assisté à la table ronde de Bruxelles (Belgique) en octobre 2007 qui avait réuni le gouvernement centrafricain et les bailleurs de fonds. C'est vous dire...
Partout dans le monde et sur les cinq continents vivent des Centrafricains. Que de s'apitoyer ou se dire consterner par l'indifférence des médias occidentaux à l'égard de ce qui se passe ou se joue à Bangui, en Centrafrique, ne serait-il pas plus simple de se rendre dans une rédaction des quotidiens du pays où vit chacun de nous pour évoquer les actualités centrafricaines. Si on ne s'intéresse pas nous même à la promotion de notre pays, ce n'est sûrement pas les autres, et encore moins les occidentaux, qui vont le faire à notre place. Les autres ne cherchent qu'à nous aider à relever la tête, le reste c'est à nous de nous battre sur le terrain de l'action et non à nous éterniser sous l'arbre à palabre.
Je vous remercie.

Paul Stève Feïzoure (13/13/2008) : A mon avis l'indifférence manifeste des occidentaux à propos du dialogue n'est pas si grave qu'on imaginait car RFI ne pouvait pas laisser cet important moment et il a diffusé dès la cérémonie d'ouverture, même au Bénin. Tous les Centrafricains ont constaté la même chose mais trois jours après, les chaînes béninoises commencent à montrer dans leur journal télévisé de midi et soir. Je crois que le frère Francis a raison mais que pouvons nous faire d'autre s'ils ne veulent pas prêter attention ou donner leurs opinions. Je ne sais pas si d'après eux notre pays est en phase de rétablissement et ils attendent la fin pour pouvoir réagir c'est pourquoi je dis l'avenir de ce pays dépend de nous tous en commençant par les hommes politiques, sincèrement ils n'ont qu'à faire tout ce qui est en leur pourvoir pour que ce dialogue puisse porter de fruits car nous sommes fatigué et ces 50 ans temps de souffrances, de haines de rancoeurs et des différentes ambitions destructives nous avancent nulle part. Les Centrafricains doivent se lever comme un seul homme pour aller de l'avant et avec une réelle volonté politique et détermination pour montrer aux occidentaux que nous pouvons le faire nous aussi; nous arrivons aussi à régler nos différences et valoriser notre démocratie. Je vous remercie.

Albert Namfeï-Koné (14/12/2008) : "L'absence des actualités centrafricaines dans les médias internationaux n'est pas une nouveauté. Feindre aujourd'hui de la découvrir est malsain et constitue même une malhonnêteté intellectuelle de la part de ceux là même qui se disent patriotes."

Nalé, n'est ce pas toi qui a développé ici le syndrome existentiel de certains sur le net?
Cette tribune en est la preuve. On fait feu sur tout ce qui bouge pour prouver que l'on existe.

Avec tout mon respect.

Francis Kopaye (14/12/2008) : Chers Albert et Nalé,

Je n'ai pas besoin du Net pour exister.
A travers mes réalisations professionnelles j'ai la reconnaissance de mes collègues, et dans ma vie personnelle j'ai l'amour absolu et la reconnaissance de ma famille.

Ecrire ici c'est tout simplement une manière d'échanger avec mes compatriotes, de donner mon avis sur les questions relatives au développement de mon pays.

Mais je me demande ce que vous (Albert et Nalé) faites là. Si vous êtes aussi suffisants, alors pourquoi perdez-vous votre précieux temps à scruter ce site? Je pense et je l'ai déjà dit, vous mourez d'envie de montrer à vos compatriotes que vous existez!! Moi non. J'use d'un droit fondamental d'un citoyen libre: celui d'exprimer mes opinions!!

Alors si cela vous pose problème, je suis désolé pour vous.

L'exercice auquel vous vous livrez est connu de tous car il nous caractérise: Etre dans la contradiction et non dans la construction. Je ne prétendrais pas détenir la clé des solutions des maux de notre pays, mais juste un avis!!

Désolé chers savants et moralisateurs. Je connais mes droits et devoirs. Je sais ce que je suis et ce que je vaux. Nul besoin de vos approbations ni de votre permission pour m'exprimer!!!

Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, il paraît que « les chiens aboient, la caravane passe !! »

A bon entendeur, salut!!!

Yves Nguengo-Baliakado (14/12/2008) : Je pense que le silence des médias français à notre égard relève essentiellement du mépris. Ensuite notre pays présente très peu d'intérêt économique (je ne parle pas du volume de nos ressources naturelles), nous ne sommes pas une destination touristique ce qui n'arrange pas forcément les choses.
Je rappelle quand même que la chaîne TV 3A Telesud diffusée par la freebox a fait l'écho du DPI mais de manière brève dans son JT de jeudi suivant l'ouverture du DPI. Alors que 2 mois plutôt, un envoyé spécial de la même chaîne avait été dépêché à Brazzaville pour couvrir un sommet soi-disant sur le développement durable.
Au-delà de ce constat, la diaspora doit s'organiser d'avantage pour pallier à ce déficit sinon les constats continueront.
Singuila mingui !

Albert Namfeï-Koné (15/12/2008) : " Vous pouvez dire tout ce que vous voulez, il paraît que « les chiens aboient, la caravane passe !! » "

Tu peux donc continuer d'aboyer, la caravane de la renaissance de la RCA continuera sa route sans tes enfantillages et permanentes incohérences.

Francis Kopaye (15/12/2008) : Cher Albert,

Vous parlez d'enfantillage et d'incohérences sans démontrer en quoi mes réactions et prises de positions sont enfantines et incohérentes par rapport aux réalités actuelles de notre pays. Nous avons en commun ce pays, à ce titre ni vous ni personne ne m'interdira "d'aboyer". Merci de conduire avec votre admirable talent cette caravane de la renaissance, dans l'intérêt de nos concitoyens.

Vous parlez d'incohérences alors que vous êtes sans cesse entrain de critiquer et d'insulter les autres sans jamais chercher à comprendre leur prise de position. Peut-être croyiez-vous que tous les centrafricains doivent penser et s'exprimer comme Mr Albert Namfeï!!

Dans une de vos réactions à une de mes tribunes, vous disiez ceci: je loue l'initiative de ta réponse. Je croyais que tu allais m'ignorer. C'est tout à ton honneur, et celui de la démocratie. Je tenais à le dire car il est de coutume en RCA de transposer les contradictions intellectuelles à l'homme et d'opter pour une méthode de rejet voire d'ignorance insolente lorsqu'un compatriote ne partage pas la même opinion. Qu'il soit dit ici et félicité ton attitude démocratique. Alors l'aviez-vous dit parce que vous le pensiez vraiment ou par simple nécessité de style !!!

Quand j'essais de lire toutes vos réactions sur ce site, je me pose la question de savoir comment une âme aussi brillante peut être aussi acerbe et finalement apparaître inintéressante ? J'avoue que vos prises de positions et vos réponses me laissent pantois ! Est-ce par nécessité, par pure malhonnêteté ou manipulation intellectuelle ?

Dire de quelqu'un que l'on n'a jamais rencontré toutes ces âneries est tout simplement de la mauvaise foi. Croyez-moi ou non, je n'éprouve aucun sentiment de rejet par rapport à vous, et ce pour deux raisons : d'une je ne vous connais pas personnellement et de deux je suis dans un cadre de débat d'idées et non de convoitise. Vous avez de bonnes idées. J'ai déjà eu l'occasion de le dire ici. Je souhaiterais seulement que nous continuons à nous respecter mutuellement. Je vous réitère une fois de plus ma disponibilité à continuer à débattre avec vous sur les sujets qui concerneraient notre pays. Le reste n'est que de la méchanceté gratuite.

Je suis pour l'union et la complémentarité. Si un jour j'ai besoin de conseil et d'aide, je sais que je pourrais compter sur vous. Parce que persuadé que vous avez du talent mais malheureusement un peu terni par une bonne dose de sarcasme.

Patriotiques salutations

Albert Namfeï-Koné (16/12/2008) : Compatriote Kopaye,

Je n'ai aucun problème avec toi. Nos débats ici, sont uniquement des échanges d'idée.
La différence est aussi une complémentarité et une richesse. Ne pas être d'accord avec toi ne signifie pas une déclaration de guerre.Là où s'arrêtent tes propos; débutent les miens. Mes limites permettent à tes propos de se mettre en perspective et de là; ceux qui nous lisent, peuvent dans cette contradiction opérer des options.
Donc mon "inintéressante brillante ÂME"(sic) continuera de te lire ainsi que tous les intervenants de ce site et si les rédacteurs le permettent; mes opinions paraîtront car si j'avais été insultant ou offensant; c'est depuis longtemps qu'ils me l'auraient fait savoir.

Avec tout mon respect

Yvano Sana Pounguenza (16/12/2008) : Bonjour messieurs Kopaye , Namfeï et Nalé, en vous lisant tous à chaque fois j'ai des réponses à mes interrogations. Je n'ai pas souvent l'envie d'intervenir car tout ce que j'ai à dire est déjà dit. Mr Kopaye que j'admire ses brillantes interventions n'a fait qu'un constat sur le silence des médias et surtout les médias françaises sur le débat de bangui. Ce constat est vrai car moi même je cherche en vain là où je peux suivre ce débat. Des fois j'appelle à Bangui pour m'informer. Le seul conseil que je vous donne c'est de continuer à nous faire lire et nous tenir informés par vos excellents points de vue, car vous tous disposez d'excellents talents.

Clotaire Ngoumbango (17/12/2008) : Je profite de cette tribune pour informer les compatriotes, qu'ils soient de la diaspora ou vivant tout simplement au pays, que l'occasion leur sera très bientôt donnée pour faire preuve de pragmatisme et mettre en Oeuvre les idées développées ça et là et qui sont par ailleurs d'excellentes idées.
Les membres de la diaspora centrafricaine de France vont se réunir le 11 janvier prochain à Paris pour réfléchir à la mise en place d'une ONG essentiellement tournée vers les projets de développement à travers des créations d'entreprises et d'activités en Centrafrique, en priorité, mais aussi dans les pays où résident les Centrafricains de la diaspora.

Pour en savoir plus, gardez l'écoute.

Pour ceux de Paris et de France en général, nous leur disons : « A très bientôt sur le terrain de l'action ».

Adresse de la rencontre du 11 janvier 2009 :
AGECA, 177 Rue de Charonne, 75011 Paris. Métro Charonne.

A vous tous, nos chaleureuses salutations.

Roger Damien Gbako (17/12/2008) : Cher frère,
Ton constat sur le dialogue politique inclusif est tout à fait normal. Je crois qu'il ne faut pas toujours compter sur l'occident puisque à mon avis ces "cousins" sont à l'origine de plusieurs de nos problèmes. Relever ce défis et informons le monde à travers le peu que nous avons sur la maturité du peuple Centrafricain à résoudre ses problèmes. Ensemble nous vaincrons.

 

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