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L'arbre à
palabre
Tribune de
réflexion
REACTIONS A CETTE TRIBUNE
ENVOYER UNE REACTION
SOYONS PRAGMATIQUE
Par
Brice Paterne
Kitiyi Kapou
Chers
Compatriotes,
Nous savons tous que notre pays, la République Centrafricaine a été
secoué par des troubles socio-politiques successifs depuis à peu près
deux décennies, ayant entraîné des destructions considérables
d'infrastructures administratives, éducatives et sanitaires. Cette
situation a engendré une très grande pauvreté avec, dans le pays des
conséquences dramatiques sur l'éducation et la santé en particulier :
* Forte baisse du niveau scolaire, de nombreux enfants non
scolarisés par manque d'enseignants formés et régulièrement rémunérés ;
*Crise sanitaire profonde avec une recrudescence des
maladies à potentiel épidémique, une grande mortalité infantile ( 18 %
pour les moins de 5 ans ), une propagation vertigineuse du VIH / SIDA (
plus de 15 % de la population ), une espérance de vie réduite à 41ans;
*Crise alimentaire de plus en plus accentuée,
révélée par une pénurie des produits de base et de la baisse du pouvoir
d'achat des fonctionnaires, car on estimait à environ 60 % des
Centrafricains qui ne mangeaient pas à leur faim ;
* Une insécurité persistante qui constitue un
obstacle majeur à la mise en oeuvre des actions humanitaires et de
développement ;
* Enfin, un manque cruel d'investissements
économiques productifs.
Toutefois, lorsque je fais un petit tour sur le site de SOZOWALA et
surtout dans la rubrique de l'annuaire classé, je me rends compte de
beaucoup d'aspects que l'on ne peut guère négliger. A savoir le nombre
des Centrafricains inscrits sur ce site, vivant à l'étranger et aussi
par secteur d'activités spécifiques ou par spécialités sans pour autant
oublier les diverses associations créent par les Centrafricains en
Europe, en Afrique, aux États-unis et autres.
Pour cela, Chers compatriotes, il est vraisemblablement nécessaire que
nous soyons pratiques en essayant d'arrêter les discours sur l'étalage
des situations socio-économiques de notre pays et aussi de nous appuyer
sur les hommes politiques pour chercher les solutions à nos crises.
Car, il est temps pour nous, d'après mes analyses de nous organiser afin
de poser des actes concrets pour aider notre pays à sortir des marasmes
socio-économiques auxquels il s'est plongé.
Pourquoi pas, nous réunir en collectif des associations pour agir sur
des problèmes cruciaux dans différents domaines en République
Centrafricaine en cherchant des subventions auprès des organismes et des
institutions oeuvrant dans le conteste de développement socio-économique
?
Nous pouvons aussi nous organiser par groupe des ressortissants par
arrondissement pour pouvoir monter des projets des actions en faveur de
notre pays, car ce sont des actes que devraient poser nos députés mais
dommages.
Je pense que si nous réussirons à nous accorder sur des projets par
arrondissement ou bien par quartier (c'est à dire les grands quartiers
comme BEN-ZVI, MISKINE, BOY-RABE, LAKOUANGA, FATIMA, FOUH, GOBONGO...),
nous pourrons vraiment relever des grands défis dans le contexte du
développement socio - économique de notre pays.
Chers compatriotes,
Je pense que mes objections sont des choses pratiques et faisables que
nous pouvons faire si, toutefois, nous décidons unanimement d'agir pour
la cause de notre pays. Car, pour moi, la meilleure action de nos
différentes associations à l'étranger devrait tourner autour des actes
que nous devons poser à Bangui ou dans les provinces de la République
Centrafricaine.
Réactions à cette tribune
Francis
Kopaye (01/12/2008)
: Cher Brice,
J'ai été très heureux de savoir qu'une fois de plus, un centrafricain
prend sa plume pour interpeller ses concitoyens sur la nécessité de
mener des actions concertées au pays.
Au mois de février dernier (sur ce site), j'ai une fois de plus émis un
appel dans ce sens en proposant des action concertées et segmentées:
arrondissement par arrondissement, quartier par quartier etc. A
l'époque, certains l'ont jugé comme étant une idée à très grand risque
de division!! Ce que j'ai du mal à comprendre. D'autres ont pensé que ce
n'était pas la "bonne manière". J'attend toujours que ceux-là même
puissent proposer une autre méthode.
Votre appel vient donc renforcer la nécessité de subdiviser nos terrains
d'intervention et nos actions, le chantier étant vaste. Mon appel est, à
ce jour, resté sans suite!!!
J'espère que cette fois votre appel sera entendu et suivi de faits.
Merci
Brice Paterne
Kitiyi Kapou (02/12/2008)
: Mon cher Francis,
Grande est ma joie de te lire, sinon, d'emblée je suis très désolé de ne
pas lire le contenu de ton intervention concernant des actions
concertées à mener au pays dans l'optique de promouvoir son
développement le plan social et économique .
Du moins, je sais une chose, que les Centrafricains sont des personnes
intelligentes, douées de compétences et des capacités
multidimensionnelles . Mais, il nous manque tout simplement la volonté
de nous réunir et de discuter sur un projet équitable .
Alors, que nous inspirent les slogans suivants :
- Union fait la force
- Maboko ako a lingbi ti mou siri na li apé
que les hommes politiques et certains leaders ne cessent de nous lancer
dans leurs discours ?
Un exemple d'unité et de la volonté de réussir un projet vient d'avoir
lieu à Paris dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de la
République Centrafricaine dont les festivités commencent le 2 Décembre
2008 (cf Petites annonces Sozowala). En effet, ce sont les
Centrafricains de Paris, Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg dans
diverses associations ; qui ont décidé unanimement dans un esprit de
groupe en mettant en exergue leurs réseaux et leurs connaissances pour
afin aboutir à cette grande manifestation pour une première en France
non. Pourquoi pas continuer dans le même sens pour aider le pays dans
des actions concrètes ?
Mon cher Francis, ne désespère pas. Je crois que nous frères et soeurs,
avec un peu de recul, diront que nous avons raison en proposant cette
idée .
Somme toute, rappelez - vous d'un nouveau slogan qui nous a tous émus le
4 Novembre dernier à 5h du matin : YES, WE CAN.
Christian
Touaboy (02/12/2008)
: MR BRICE ,
JE SUIS D'AVIS A AGIR, JE L'AI TOUJOURS DIT L'ACTION ETANT LA FINALITE
DE TOUTE RHETORIQUE, OU PENSEE. MAIS JE VOUDRAIS SOULIGNER QUELQUES
POINTS QUI ICI ME TURLIPINENT:
1) POURQUOI PAR QUARTIER ? (BANGUI PORTE ENCORE LES GERMES DE LA
DIVISION ET A MON HUMBLE AVIS IL SERAIT SAGE D'EVITER TOUTE IDEE DE
DIVISION) MEME SI JE SAIS QUE LE FOND DE VOTRE PENSEE EST AUTRE.
2) DANS QUEL SECTEUR D'ACTIVITE ALLONS NOUS AGIR (POUR ETRE EFFICACE
DANS UN DEBUT NE DEVRIONS NOUS PAS NOUS FOCALISER SUR UN SECTEUR)
3) IL NE FAUDRAIT JAMAIS BAISSER LES BRAS LE COMBAT EST DUR, LA ROUTE
EST LONGUE. ET SOUVENEZ VOUS QUE "RIEN DE GRAND NE SE FAIT SANS PASSION
"
MAIS QUAND AU SLOGAN DU 4 NOVEMBRE YES WE CAN! BUT YES WE CAN WHAT ?
VOUS POUVEZ D'ORS ET DEJA, SI VOUS DECIDEZ DE M'ACCEPTER, COMPTER SUR
MON APPUI.
HUMBLEMENT
Brice Martial
Mackanamo (02/12/2008)
: Chers compatriotes Brice et Francis.
Je me permet d'apporter quelques éclaircissements, ou une parenthèse à
votre demande.
Cela ne veut pas dire que je dénigre mes compatriotes ou que je leur
manque de respect. Il est vrai qu'il faut plusieurs idées et plusieurs
concepts pour la reconstruction et la réorganisation de notre société.
Le problème est que le centrafricain en général est un individu qui aime
le prestige mais qui ne sait pas comment faire pour rendre sa société
prestigieuse (cela ne veut pas dire que je mets tout le monde dans le
même sac).
Depuis l'apparition du site Sozowala dans la communauté, j'ai constaté
qu'il y a eu beaucoup d'associations qui se sont créées les une aprés
les autres, la plupart ayant les mêmes objectifs. Pourquoi ont-ils tous
repris les mêmes phrases mots pour mots dans leurs différents statuts?
Pourquoi ont-ils tous les mêmes buts? Les mêmes objectifs? Vous pourrez
le constater vous même sur le site de Sozowala, ou en demandant le
récépissé de déclaration auprés des préfectures.
Tout comme l'usurpation de titre que certaines personnes utilisent sur
le site dans leurs profils personnels. S'il fallait vérifier auprès des
sociétés ou des entreprises où travaillent certaines personnes beaucoup
d'entre nous seraient considérés comme hors-la-loi vis-à-vis des règles
de la République.
Cela prouve simplement la fascination du Centrafricain pour le titre de
Chef ou de patron et par la même occasion le problème du leadership, les
Centrafricains préférant créer une nouvelle association au lieu
d'adhérer à une association existante juste pour le prestige du titre de
Président d'association.
Concernant le problème de l'union et de la solidarité dans la communauté
centrafricaine, cela est évoqué depuis plusieurs années par les
associations qui existent depuis longtemps (problème déjà évoqué en 2006
sur le site de mon association Molengué Ti Bé Africa).
Depuis 2004 et l'apparition du site Sozowala les centrafricains ont créé
des associations non pas pour se soutenir entre eux, ni pour les
subventions, mais tout simplement pour l'honneur et le prestige.
Cela n'est pas un jugement de la communauté mais un constat, ou mon
point de vue.
Heureusement, certaines associations effectuent un réel travail sur le
terrain, pas plus tard qu'hier le groupe sozowala a publié l'action de
notre compatriote GANABO Aristide, président de l'association MAMBOKO NA
MAMBOKO, au départ critiqué il a au moins su montrer au reste de la
communauté qu'il ne suffisait pas de parler mais que la détermination
dont il a su faire preuve était capable de faire avancer les choses en
Centrafrique.
En conclusion, avant de souhaiter un éventuel rassemblement des
association centrafricaines, il faudrait d'abord faire le tri entre les
associations déterminées à agir et les suivistes fascinés par le titre
de Président d'association.
Me MACKANAMO Brice Martial,
Consultant Juridique.
Brice Paterne
Kitiyi Kapou (02/12/2008)
: Mon cher Christian,
Je suis très émerveillé par ton intervention mais j'aimerais te dire une
chose, si nous voulons avancer, c'est vraiment important d'oublier
certaines choses. A force de toujours penser à ce que nous avons connu
comme problèmes et difficultés dans le passé, nous ne pouvons guère
construire ou bâtir quelques choses en Centrafrique.
Au contraire, il est dit quelque part dans la Bible, l'amour supporte
tout. Si nous aimons notre patrie. Nous allons nous unir dans la
solidarité pour construire notre pays.
Pour cela, nous devrions dans un premier temps nous unir et
éventuellement chercher à mettre en place des stratégies de coordination
des idées et enfin sélectionner les champs d'actions par rapport aux
besoins pressants du pays ( dans certains quartiers ou arrondissements
). Car, on ne peut pas se lancer dans n'importe quoi et faire n'importe
quoi.
Si nous acceptons de réfléchir ensemble pour le devenir du pays, c'est
déjà un bon départ et le reste des choses à faire seront les choix des
projets appropriés à entreprendre pour la reconstruction du pays.
Toutefois, mon homonyme Brice a évoqué un problème très récurrent
concernant la mentalité de nos chers compatriotes qui aiment les titres
et les postes de responsabilités.
Je pense que ce sont des anciennes conceptions et attitudes qui bloquent
le processus de développement. Alors, l'important, c'est d'être humble
et de s'affirmer en posant des actes concrets qui pourront pérenniser
les actions de nos associations et de nos idéologies.
Soyons patriote en changeant notre vision par rapport au pays et surtout
notre manière de voir les choses en amenant des nouvelles pensées et de
nouvelles attitudes.
Brice
Goddot Nzonguia (03/12/2008)
:
Bonjour, Brice,
Francis, Brice et Christian
Il est vrai que sur
ce site, Mr Francis KOPAYE avait évoqué l’idée de se regrouper pour une
action en Centrafrique, dans son article intitulé « DU
DISCOURS A L’ACTION, SUITE »
Sa formulation était
la suivante :
«C'est
pourquoi je lance un vibrant appel à tous les ressortissants du 2ème
arrondissement de la Ville de Bangui.
Enfants de
LAKOUANGA, SICA 2, QUARTIER SANGO, BRUXELLES, YAPELE, SAINT JEAN, SAIDOU
etc. mobilisons-nous afin d'œuvrer pour le développement de notre
localité »
Ma remarque était de
souligner le fait que, certains Centrafricains de Boy Rabe, du 7ème
ou du 8ème arrondissement peuvent être INTERESSES mais NON
CONCERNES.
Il serait plus
judicieux de monter le projet et faire UN CHOIX DE SITE, à la suite on
pourra expliquer les critères ou les raisons qui ont conduit à ce
choix (local disponible, avantage de proximité, etc.)
Vous obtiendrez
certainement, le bénéfice d’une participation élargie au pays.
C’est ce qui
réapparaît dans la tribune de Mr Brice Paterne KITIYI KAPOU (et souligné
par Mr Christian TOUABOY au Point 1) lorsqu’il dit, je cite : « Je
pense que si nous réussirons à nous accorder sur des projets par
arrondissement ou bien par quartier (c'est à dire les grands quartiers
comme BEN-ZVI, MISKINE, BOY-RABE, LAKOUANGA, FATIMA, FOUH, GOBONGO...),
nous pourrons vraiment relever des grands défis dans le contexte du
développement socio - économique de notre pays. »
Il convient de
changer de fusil d’épaule, pour cibler tous les contribuables
Centrafricains.
En ce qui concerne
les actions sur la destination Centrafrique, le Projet du Cinquantenaire
de la RCA dont parle Mr Brice Paterne KITIYI KAPOU est une Première
OPPORTUNITE, car ce jeudi 4 décembre 2008, un PARTAGE D’EXPERIENCE est
organisé entre les Associations qui forment le Collectif, le Public et
les Invités.
Chaque Association
présentera son projet suivi d’un échange avec le Public
(Question/Réponse)
Le but étant de
regrouper plusieurs orientations ou observations afin d’aboutir à ces
démarches. C’est ce dont Mr Francis KOPAYE avait prédit en parlant « DU
DISCOURS A L’ACTION »
J’espère que vous
viendrez soutenir cette initiative par votre implication et votre
questionnement.
A titre
d’information, l’Exposition Photos et Œuvre d’Art présentée à l’hôpital
du Kremlin Bicêtre a plus qu’intéressé le public présent hier, en fin
d’après midi.
Il serait bien de
prévoir également, un passage et apporter votre contribution.
Singuila.
Francis
Kopaye (03/12/2008)
: Cher Brice GODDOT,
Votre remarque est juste. Mais ce qu'il conviendrait de rappeler,
lorsque je lançais cet appel, c'est la nécessité de segmenter nos
actions. Appeler les ressortissants du 2ème arrondissement était une
façon de mobiliser des acteurs de manière localisée et ensuite provoquer
l'expansion de la démarche à d'autres localités. Le chantier est
tellement vaste dans notre pays qu'il faut des exemples concrets
d'actions, à l'échelle d'une localité. J'ai toujours eu la faiblesse de
penser que les compétences et les envies ne manquent pas chez nous, mais
plutôt l'audace et l'ambition qui font défaut.
Mon idée n'était pas de créer une énième association, mais plutôt de
mobiliser mes concitoyens sur un projet commun et collectif. Les
nombreuses associations centrafricaines domiciliées en France peuvent et
doivent s'unir, à l'exemple d'autres associations, pour mener des
actions au pays. Je comptais, à travers cet appel à l'unité, créer un
mouvement, avec des statuts spécifiques, qui devrait s'inscrire dans une
démarche concertée avec le pouvoir en place. Ce n'est ni une ONG ni une
Association et encore moins un parti politique.
A titre d'exemple, en Mars 2007, j'ai aidé un collectif de salariés
maliens qui travaillent dans ma boîte à monter un projet de solidarité
dans leur pays. Ils étaient ni en association, ni en ONG. C'est cet
exemple qui avait motivé mon appel. Je suis conscient des stigmates post
crises au sein de la population. Mais faut-il croiser les bras et
attendre que cela passe? Vous serez d'accord avec moi qu'il faut malgré
tout passer à l'action. J'avais à la même occasion solliciter SOLIDEC,
la réponse du Président, postée sur ce même site, opposait à mon idée
les statuts de ladite association, ce que je peux très bien comprendre
par ailleurs. Mais la finalité de cette association n'est-elle pas de
contribuer au développement de la Centrafrique ?
Je suis profondément persuadé qu'il nous faut une locomotive. Le
développement de notre pays ainsi que notre engagement tardent à venir.
Je suis prêt à organiser une rencontre qui nous permettra de poser nos
idées, de définir nos lignes d'actions et d'agir. Pas forcement besoin
de rédiger les statuts les plus juridiquement savants, il suffirait de
nous accorder sur un document-cadre que nous appellerions « Accord
Collectif ». Comme son nom l'indique, ce document définira et
organisera, de manière simplifiée, le cadre et la nature de nos actions
(Brice MACKANAMO pourrait nous être d'une très grande aide). J'insiste
sur la nécessité d'inclure effectivement Bangui dans le mouvement.
Désolé pour ceux qui sont allergiques au gouvernement en place. Je suis
un patriote, à ce titre, c'est le développement de ma Centrafrique qui
m'intéresse en apportant ma contribution au processus de changement
envisagé, espéré et attendu par mes concitoyens. Nos critiques seront
comprises et acceptées que si nous faisions non preuve de notre capacité
à nous unie et à agir pour changer les choses. Dans ma Lettre aux
Citoyens de Centrafrique, Citoyens du Monde (postée sur ce site),
j'évoquais la nécessité de dépasser nos divisions ethniques, tribales,
partisanes afin de reconstruire ensemble notre Centrafrique, car nos
seuls alliés dans cette lutte contre les maux qui gangrènent notre pays,
c'est nous-mêmes !! J'espère avoir un jour l'occasion d'expliquer de
manière détaillée et claire cette proposition.
Quant à la manifestation du cinquantenaire, il faut le souligner, est un
exemple à suivre, je serai présent à la journée du Jeudi 04. Si ma
contribution aux débats lors de cette rencontre peut être nécessaire,
alors vous pouvez compter sur moi.
Merci d'avance pour les informations utiles que vous mettriez à la
disposition de tous. Et merci, une fois de plus, à Brice Paterne d'avoir
réitérer cet appel.
Cordialement
Brice Paterne
Kitiyi Kapou (04/12/2008)
: Chers compatriotes ,
Je pense que nous sommes entrain de faire un débat très enrichissant et
passionnant qui devrait alors aboutir sur des bonnes résolutions.
En effet, le fond de ma pensée consiste à inciter les Centrafricains
vivants à l'étranger à s'unir autour d'un projet de développement socio
- économique, surtout pour éviter les méfiances, il est important que ce
soit les ressortissants d'un quartier, d'un arrondissement ou d'une
région qui se connaissent déjà de se regrouper afin d'atteindre cet
objectif avec une coordination efficace.
A titre d'exemple, si les ressortissants du 3e arrondissement et par
conséquent, ceux qui ont fréquenté l'ECOLE KOUDOUKOU se rassemblent
autour d'un projet de la réhabilitation des infrastructures de cette
école ( Toiture, porte, table-banc, peinture ) et ceux de SICA 1 , 2 et
3 se focalisent sur un projet de développement social dans ces quartiers
; le résultat définitif sera comment d'après nous ?
Entre autre, dans le domaine sportif, si les anciens internationaux ou
plutôt sportifs centrafricains s'organisaient en collectif des anciens
footballeurs ou basketteurs et s'accordaient pour soutenir leurs
fédérations par des dons des équipements sportifs, des jeux de maillots,
des survêtements et des ballons.
Cela serait vraiment génial et superbe et je crois que si nous
réussirons à agir ainsi, nous serons tous content et l'on pourra se dire
que nous sommes sur le chemin du changement vers la reconstruction de
notre patrie la République Centrafricaine.
Dans ma pensée, je n'envisage pas de créer une association ou une ONG,
mais j'aimerais que les valeureux fils de Centrafrique qui sont partout
dans le monde, prennent un peu de temps de recul, afin de se dire,
qu'avant nous fait de notre pays, de notre quartier ou de notre
arrondissement depuis que nous sommes sortis du pays.
Car, si nous réussirons à faire quelques dans notre quartier ou bien
notre arrondissement, nous serons évidemment très fier lorsque nous
irons en vacance au pays et que l'on vienne nous montrer le fruit de nos
actions.
Alors, Chers compatriotes, refléchissons ensemble sur des actions
solides et réalisables pour notre pays la République Centrafricaine.
VIVE LA PATRIE
Brice Martial
Mackanamo (04/12/2008)
: Pour voir autrement, regardez dans la tribune «
du rififi au CRAN » ;
Vianney Koyabe y avait posé certaines questions qui avaient fait des
mécontents. Hors c'était la base qu'il fallait consolider. On lui a fait
comprendre qu'il fallait laisser naître l'association et voir par la
suite.
Le CRAN prétend être le porte étendard de toutes les associations. Or,
combien d'associations ont adhéré au concept du CRAN si ce n'est
quelques antennes que le CRAN a lui-même installé dans d'autres villes
de France?
Quelles perspectives? Quelles actions concrètes? Si ce n'est le
Président qui a fait la promotion de son livre?
Une action concrète se passe de la manière où a été créé le SOLIDEC qui
a donné le rapport officiel de ce qui se passe dans leur association sur
leur site.
Quel projet pour l'avenir à contrario sur le site des autres
associations? Il n'y a pas de projet, voire rien du tout, comme pour le
CRAN qui n'a pas de projet sur son site, ni de rapport officiel de ses
actions.
Pour parler de la division, si on doit diviser pour mieux régner alors
pourquoi ne pas fragmenter pour réussir?
Ce que l'union est à la force, la division peut l'être à la réussite.
C'est en posant pierre par pierre qu'on peut bâtir un édifice.
Hélas, que diraient les rassembleurs ou les bâtisseurs qui font la
décentralisation ou la régionalisation pour être au plus près des
citoyens dans les collectivités territoriales?
C'est parce qu'on aura des petits groupes qu'il y aura plus d'impact ou
de visibilité.
Mais il faut comprendre une chose : révolutionner une société ou un
système correspond à faire la rupture. Mais la rupture a aussi un prix à
payer, comme le cas en 1961 de Me VERGES radié du barreau, comme SANKARA
qui a baissé le train de vie du gouvernement ou plus récemment comme
Jean-Marie BOCKEL suite à son discours au Congo Brazzaville. Car, si
certains d'entre nous pensent avoir une activité associative pour ne pas
faire de la politique ou adhérer à un parti, ils se trompent. En effet,
les associations indépendantes dénoncent les faits de la société et de
la politique du gouvernement, il faut donc le charisme et l'audace pour
faire la révolution et assurer une bonne transition.
Cela bien entendu ne veut pas dire que je méprise le CRAN et son
président en ce qui concerne leurs idées et leur combat mais je ne les
approuve pas.
Malheureusement ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres...
Très cordialement,
Me
Brice Martial
Mackanamo
Consultant Juridique
Albert
Namfeï-Koné
(05/12/2008)
: Chers compatriotes, je ne sais pas si nous prenons parfois du recul
pour analyser la cohérence de nos écrits par rapport aux réalités
institutionnelle, économique, financière et culturelle de notre pays. À
nous lire, j'ai l'impression que nous oublions l'échelle de
responsabilité et la division des actions.
Je me demande parfois si nous savons ce dont a réellement besoin notre
pays, nous qui nous sommes octroyés le monopole de la passion et de la
pensée pour le Centrafrique. Je me pose cette question car les égalités
passionnelles du genre restaurer telle école, prendre en charge telle
fédération.me poussent à avoir la faiblesse de penser que nous ignorons
où se situe l'essentiel.
J'ai l'image d'une maman qui refuse de changer la couche pleine de son
bébé et croyant qu'en lui donnant sans arrêt le lait du biberon, il va
finir par arrêter de pleurer. Alors qu'un geste de 5 minutes pour
changer la couche du bébé auraient suffi. Elle s'entête durant 18 heures
à gaver son enfant.
Non, même aux plus passionnés et sincères d'entre nous, il n'est pas
autorisé de tout faire.
J'ai rencontré il y'a 3 semaines un compatriote vivant au Canada et qui
est venu pour une pause au pays de deux mois. Avec 15 millions de CFA
d'investissement, ce compatriote a mis en place ce qu'on peut appeler la
première exploitation semi-industrielle de Manioc de la RCA. Sur la
route de Mbaïki, 100 hectares de manioc, un cheptel porcin de 20 têtes
et ovin/caprin: 60 têtes et 10 emplois permanents crées.
Au-delà de l'instabilité politique et sécuritaire, le problème
fondamental de la RCA est le sous-emploi. En effet les statistiques
donnent 50 à 60.000 personnes possédant un emploi rémunéré sur une
population active estimée à 1.860.000 personnes.
Ce compatriote dont je parle, n'a jamais écrit sur le net et si l'on
tape son nom dans Google, il n'apparaît pas dans la liste des passionnés
penseurs de la RCA. Et pourtant comme vous et moi, il aime son pays et
sait là où se trouve l'essentiel.
Ici sur ce site, j'ai identifié 22 palabreurs réguliers dont 18 se
trouvent en occident. À tort ou à raison, la diaspora est considérée
comme la 2ème force économique de notre pays après les fonctionnaires
(35.000 personnes). Si les 18 palabreurs occidentaux de sozoala
suivaient le même itinéraire de ce compatriote, nous aurons 180 emplois
minimum crées et avec la chaîne des familles de Centrafrique, ils auront
ainsi permis à 180 x 6 personnes (moyenne des familles de la RCA)=1080
personnes de s'en sortir. À ces personnes, on peut associer la chaîne
des emplois indirects et au final, 18 personnes auront permis à 1500 de
s'en sortir.
À ce schéma, certains opposeront la traditionnelle litanie: les gens ne
sont pas sérieux à Bangui.
Moi je dirai simplement que vous qui résidez à l'extérieur, vous avez
accès à tous les réservoirs de stratégies, de technologies pour gérer
vos affaires, même en restant dans votre salle de bain. Le discours
selon lequel les gens ne sont pas sérieux n'est pas sérieux(excusez mon
jeu de mot). Si vous étiez sérieux et surtout rigoureux et expert dans
la conception du projet, peut-être que vous rencontrerez moins de
problème. Ce que je dis, c'est le compatriote venu du canada investir en
RCA qui me l'a dit. Il n'entend pas non plus retourner vivre en RCA et
pourtant il aime son pays et entend y développer des activités
commerciales dont il compte en tirer des bénéfices durant une longue
période qui pourront même rendre son séjour à l'étranger plus gai.
Il n'est pas interdit de dialoguer, d'échanger. Mais ce que nous devrons
éviter, c'est perdre de vue l'essentiel.
Il y a 60 ans, la Palestine était un grand désert. Y vivre, était
peut-être plus dur qu'en RCA. Et pourtant lorsque les juifs ont décidé
de se donner un avenir sur la terre de leurs ancêtres, ils n'y sont pas
allés avec le logos mais avec la houe, la machette, la pelleteuse. Ils
ont su qu'il fallait construire et investir. Bien avant l'heure, ils ont
compris le concept américain du « Trade not Aid. »
Les juifs de l'extérieur ont investi des centaines de millions de
dollars et le désert est devenu un jardin où il fait mieux vivre qu'au
cour de la forêt de Bangui.
Il n'était pas question de mettre en place des associations pour
colmater des brèches dans les routes de Jérusalem, Tel-Aviv, Jaffa. Il
était question de construire des routes nouvelles. Et une génération
d'entrepreneurs est née. Des routes furent construites, des immeubles,
des espaces verts, des écoles.
Des serres virent le jour dans le désert et des oranges « product of
Israël » atterrissent dans nos supermarchés de la zone équatoriale. Des
roseraies furent construites en plein désert et à la Saint Valentin,
nous offrons des roses juives à nos femmes, nos épouses, nos maîtresses.
Avec leurs investissements, les juifs, sans mettre le pied à Bangui;
contrôlent 80% du diamant exporté de RCA, et à la fête des mères, ce
sont des colliers de diamant centrafricain; extrait par des
centrafricains mais commercialisés par des juifs que nous offrons à nos
mamans et que nous offrons à nos fiancées.
Les hommes politiques en Israël, ce n'est pas la vraie puissance. Comme
dirait feu Douk Saga, la vraie grande puissance c'est ceux qui
détiennent l'argent. Ils parlent pas, peu, car ils utilisent la majeur
partie de leur temps pour du business. Ils utilisent les nouvelles
technologies pour s'enrichir davantage.
Chers compatriotes, la RCA notre pays dispose de nombreuses
potentialités. Une spécificité climatique, un réseau hydrographique
dense et fourni. Des matières premières sur et dans le sol. Une
population majoritairement jeune. Il est certes sous peuplé mais se
trouve à la lisière des 4 zones d'influence du continent, le
nord(désertique mais riche de ses petro dollars), l'Est (sinistré et
affamé mais la porte de l'orient riche), l'Ouest (peuplé et dynamique),
le Sud (peuplé et riche). Il appartient à une zone, la Cemac dont il
pourrait être le grenier.
Chers compatriotes, la RCA n'a pas besoin d'association ni de
palliatifs. Au sommet, elle a besoin de dirigeants sérieux qui
comprennent son monde, ses impératifs.
À la base, elle a besoin de compatriotes investisseurs. Qui créent de
l'emploi, de la richesse.
À vous les compatriotes vivant à l'extérieur de la RCA, je conseillerai
l'approche économique. Si notre pays est encore dans cet état, ce n'est
pas que nous avons les pires politiciens de la planète mais c'est aussi
et surtout qu'il n y a pas de contre-pouvoir. L'embryon économique est
tenu par des étrangers qui ne peuvent nager à contre-courant des
diligences de terrain. Or si le capital était tenu entre 40 et 70% par
des Centrafricains dont les investissements, les bénéfices, les
garanties d'assurance étaient domiciliés dans les banques de la place,
il y aurait une pression pour que les politiques s'améliorent.
Le pragmatisme n'est pas seulement une vue de l'esprit qui consiste à
justifier une idée par ses effets. Il est aussi et surtout le souci
d'être proche du concret, du particulier, de l'action et loin des idées
abstraites.
Avec tout mon respect.
Brice
Goddot Nzonguia (05/12/2008)
:
Bonjour Monsieur Albert NAMFEI-KONE,
Une fois de plus, je ne partage pas votre analyse, notamment celle de la
Diaspora par rapport aux actions sur la destination Centrafrique.
Souvenez-vous dans nos échanges sur ce site, concernant le «
Dénominateur commun aux problèmes de la RCA » lorsque j'avais dit que
vous avez oublié de prendre en compte la POPULATION CENTRAFRICAINE et
d'intéresser LA DIASPORA qui a le pouvoir d'achat en Centrafrique.
Ce qui m'emmène à vous faire des observations suivantes :
Point 1 : Il est plus simple de rester dans le camp des « Neutres » et
de critiquer ou d'apporter des observations contraires aux analyses
faites sur le Centrafrique, sur ce site. Il existe plusieurs thèmes liés
au développement de notre pays, et je serai très intéressé de lire votre
vision ou analyse sur un thème précis (Vous serez l'auteur) quant à
l'avenir de la RCA. De la sorte, nous autres, devrons porter des
observations sur le contenu de votre article.
Point 2 : Les derniers indicateurs place la Diaspora comme 2ème force
économique de la RCA (ce n'est pas APRES LES FONCTIONNAIRES).
La Diaspora investit énormément au pays. Ce seront les chiffres du
WESTERN UNION et des VIREMENTS BANCAIRES qui approuvent ces données. Il
y a quelques temps, au pays, les services du WESTERN UNION n'étaient
qu'au Centre Ville de Bangui (vers le Port). De nos jours, on en trouve
partout dans Bangui et provinces, preuve certaine de l'investissement de
la Diaspora.
Si vous avez le temps de vous rendre dans un WESTERN UNION, vous
remarquerez une file de Centrafricains venus percevoir leur dus.
De ce fait, comment pouvez-vous accuser les intervenants, sur ce site,
de ne pas investir au pays et dire qu'ils sont restés (selon vos textes)
à « palabrer » sans poser des actes.
Doit-on passer rendre visite à Monsieur Albert NAMFEI-KONE, pour lui
montrer les actions que nous portons au pays, pour être crédibles sur ce
site ? Sûrement pas !
Nombreux, sont des compatriotes qui se retiennent de citer leurs actions
PERSONNELLES au pays.
Je vous donne par la même occasion, un contre-exemple lors de mes
derniers passages à Bangui, durant tous les mois d'octobre 2007 et 2008.
J'ai croisé plusieurs JEUNES CENTRAFRICAINS, qui vont à Bangui avec
leurs projets en main. La plupart d'entre eux, construisent apparemment.
Il y a certains qui ont leurs petites entreprises (Vente de tenue
vestimentaire, Centre informatique, Studio Photos, Propriétaire de taxi,
etc.)
Ces personnes emploient des travailleurs, sur places, pour réaliser
leurs projets pourtant !
LA POPULATION CENTRAFRICAINE
C'est la vraie population de consommation, car voyez-vous,
l'investissement de la Diaspora en Centrafrique qui représente la 2ème
force économique, est adressé, le plus souvent, aux familles
respectives.
Force est de constater que cet argent ne sert qu'à payer la nourriture,
les scolarités, les médicaments, les veillées mortuaires, enfin bref.
La famille placera, alors tout son espoir sur le membre qui se trouve à
l'étranger (la Diaspora) pour supporter tous les besoins.
(Normal car dans le style centrafricain, il n'y a qu'une personne «Le
PILIER » qui doit supporter le reste, depuis toujours)
De là, quelle reconnaissance, le peuple Centrafricain a pour
l'investissement de la Diaspora ?
Il existe d'autre personne qui ont la même pensée que vous, allant
jusqu'à demander aux Centrafricains de l'étranger (la Diaspora) de
rentrer pour construire le pays.
Etonnant n'est ce pas, lorsqu'on demande à la 2ème force économique de
rompre l'activité car la population sur place (au pays) est incapable de
s'organiser !
Ce constat, je l'ai fait il y a deux ans lors des déclarations aux
impôts quand je me suis aperçu que la somme annuelle des WESTERN UNION
dépassait le montant que vous aviez cité dans votre exemple.
Je me permets de vous réaffirmer ceci : « A BANGUI, LES GENS NE SONT PAS
SERIEUX »
Je vous l'affirme en tant qu'employeur à Bangui et c'est un vécu, d'où
la nécessité de se rendre régulièrement pour contrôler. Nous avons un
réel problème avec des « supposés gamins » qui n'épousent pas le
bénéfice de ce qui vient de nos investissements : LEURS SALAIRES et la
vie de l'entreprise.
Remarquer que les dépenses (billet d'avion) liées au déplacement peuvent
être investies dans l'activité ?
C'est pourquoi j'avais dit qu'une « Education au Développement » est à
faire : ce sera la formation qu'on assure aux employés et l'éveil sur la
conscience de pérenniser l'activité.
Dans votre analyse, vous avez dit ceci :
« Chers compatriotes, la RCA n\'a pas besoin d'association ni de
palliatifs. Au sommet, elle a besoin de dirigeants sérieux qui
comprennent son monde, ses impératifs »
Pour votre propre gouverne, il existe des fonds alloués aux ONG auprès
du Conseil Général de chaque département pour soutenir des projets en
faveur des pays en voie de développement.
Les Maliens, les Ivoiriens, les Sénégalais et bien d'autres ont obtenu
ces subventions et aujourd'hui, les résultats sont là (ils étaient en
Association)
Je vous assure encore une fois, que je ne crois plus au SUPERMAN qui
viendra au pouvoir changer la RCA.
La solution se trouve dans la main de la population qui doit développer
son autonomie et vivre indépendamment de la manne de l'Etat (je ne vous
demande pas de me redéfinir ce que c'est l'Etat)
Ceci, sera la rupture totale et complète entre l'Ancienne Génération qui
nourrit cette accusation permanente à l'égard de tous les Présidents
Centrafricains (Rappelez-vous, « de DACKO à BOZIZE, vous l'avez dit) et
la JEUNESSE qui veut soutenir la RCA. En d'autre terme, c'est la soif du
pouvoir qui les anime.
Il est dommage que vous n'ayez pas pris part au Partage d'Expérience des
Associations qui s'est tenu hier (4/12/08) car croyez-moi qu'à la
sortie, ces Associations ont eu gain de cause et obtenu des invitations
pour approfondir leurs projets, avec des partenaires sérieux.
En définitif, j'aimerai vous dire ceci :
- la Diaspora est la 2ème force économique de la RCA. Elle a donc le
POUVOIR d'ACHAT
- les Centrafricains au pays, doivent se dégourdir et pérenniser cette
masse d'argent venue de l'étranger via les WESTERN UNION et les
VIREMENTS BANCAIRES.
- Il existe 3 façons d'investissement pour la Diaspora :
La première : à distance sans entrer dans l'activité que génère cet
investissement c'est-à-dire d'aider un individu (un membre de la
famille ou autre) à monter son entreprise dont les bénéfices lui
permettent de s'en sortir.
La seconde : mettre une activité (entreprise en place) et la suivre
depuis l'étranger
La dernière : rentrer à Bangui et créer sa société
Vous remarquerez que les deux premières façons impliquent la population
locale mais hélas, le constat est catastrophique. C'est pourquoi je vous
réaffirme votre citation : « A BANGUI, LES GENS NE SONT PAS SERIEUX »
Dans deux cas sur trois, l'économie de le RCA se développera si la
population locale joue le jeu.
- Parmi les 18 personnes « identifiées » par vos soins, les
investissements de certains au pays, dépassent considérablement ce dont
vous pensez. Croyez-moi.
- Il faudrait peut être, plus de personnes à l'étranger pour rentrer
l'argent qui manque dans l'économie centrafricaine (1Euro = xxx FCFA) La
population locale doit encore jouer le jeu. C'est à la fois absurde,
mathématique et vrai quelque part.
- Il convient d'arrêter d'encourager la population (consommatrice) qui
ne travaille pas au prétexte des dirigeants incompétents ou de la
Diaspora qui « parle sans rien faire ».
- La Diaspora envoie de l'Argent (2ème force économique) pour financer,
la population locale travaille POUR AMELIORER.
Voila le chemin du développement lié à la 2ème force économique de la
RCA
Singuila.
Nalé
Toua
(05/12/2008)
: Une fois encore je réitère ici mon soutien aux idées et remarques
développées par le compatriote Albert NAMFEI-KONE. Cette analyse d'une
qualité exceptionnelle est à lire et relire, voire à méditer. Si on n'a
pas saisi le sens profond de cette analyse, on prend le risque de perdre
son temps à brasser du vent. Et comme chacun de nous le sait, notre pays
dans l'état où il se trouve a plus besoin des pragmatiques que des
"brasseurs de vent". Il faut se dire qu'on n'a pas nécessairement besoin
d'attendre de regrouper une centaine de personnes pour agir. Seul, on
peut aussi initier un projet qui, s'il est viable, entraînera l'adhésion
de la masse. L'exemple donné ici par Albert est assez édifiant.
Toutefois, les amoureux du « paraître » peuvent continuer tranquillement
leur bavardage. C'est peut-être aussi leur façon de se distraire. A
défaut d'agir, bavardons.
Jean
Tongba Ouandoli
(09/12/2008)
: Frère Nalé Toua, je m'apprêtais à féliciter le frère Albert
Namfeï-Koné dont les prises de position me rappellent deux autres qui
n'interviennent plus ici à savoir les compatriotes Vianey Koyabé et
Clément Bouté-Mbamba, que c'était beau et stimulant de les lire.
Maintenant c'est Albert qui fait briller la lueur de l'espérance.
J'espère que les deux autres n'ont pas définitivement décroché.
Tu m'as devancé et pire, tu m'as enlevé les mots de la bouche. Je saisis
donc cette inspiration pour participer au débat en réagissant à l'apport
du frère Brice Goddot Nzonguia.
Frère Goddot, en participant aux débats, l'on émet déjà une perception
des réalités qui, alignées les unes à côté des autres permet de se faire
une idée juste de la pensée. Ta suggestion de la rédaction d'une tribune
pour juger de la pertinence ou de la cohérence des idées du frère Albert
est déglinguée et ne participe en rien à élever le niveau des échanges
ou de ses apports.
Selon des données du ministère des finances, les 35.000 fonctionnaires
centrafricains représentent une masse mensuelle de près de 6 milliards
de CFA. Si l'on se fie aux données de l'OIM, c'est moins de 100.000
euros que les migrants Centrafricains envoient par mois. Le frère Albert
a donc raison de placer les fonctionnaires en terme de masse bien avant
la diaspora.
L'expansion des services de Western union n'est pas dû à l'accroissement
des transferts vers la RCA puisque la balance est constante depuis près
de 3 ans. Elle est due d'abord à l'arrivée de nouveaux opérateurs sur le
terrain des transferts et aux possibilités qu'offre Internet en la
matière. En outre, il faut que tu fasses le distinguo entre Investir et
Aider. Lorsqu'on envoie de l'argent à la famille pour subvenir à ses
besoins, cela ne doit pas être pris en compte comme un investissement.
Un investissement est une mise en perspective de l'argent. Une aide à la
famille est une subvention pour un besoin précis et ponctuel.
Tu dis: « De ce fait, comment pouvez-vous accuser les intervenants,
sur ce site, de ne pas investir au pays et dire qu'ils sont restés
(selon vos textes) à « palabrer » sans poser des actes. »
Le frère Albert ne vous le reproche pas du tout. Mieux encore il a pris
le soin de préciser: « Il n'est pas interdit de dialoguer,
d'échanger. Mais ce que nous devrons éviter, c'est perdre de vue
l'essentiel. »
Et un peu plus loin il a complété: « À vous les compatriotes vivant à
l'extérieur de la RCA, je conseillerais l'approche économique. Si notre
pays est encore dans cet état, ce n'est pas que nous avons les pires
politiciens de la planète mais c'est aussi et surtout qu'il n y a pas de
contre-pouvoir. L'embryon économique est tenu par des étrangers qui ne
peuvent nager à contre-courant des diligences de terrain. Or si le
capital était tenu entre 40 et 70% par des Centrafricains dont les
investissements, les bénéfices, les garanties d'assurance étaient
domiciliés dans les banques de la place, il y aurait une pression pour
que les politiques s'améliorent. »
Mais c'est le frère Nalé Toua qui a la bonne formule: « Cette analyse
d'une qualité exceptionnelle est à lire et relire, voire à méditer. Si
on n'a pas saisi le sens profond de cette analyse, on prend le risque de
perdre son temps à brasser du vent ».
A ce stade, il faut faire usage des bons termes pour ne pas fausser la
perception des choses. La diaspora n'est pas la 2ème force économique de
la RCA.
Et là, sans te rendre compte (peut-être) tu as posé le cadre de
l'appréciation exacte des termes (même si j'ai l'impression d'avoir déjà
lu cette affirmation sous une autre plume, enfin là n'est pas le
problème) : « C'est la vraie population de consommation, car
voyez-vous, l'investissement de la Diaspora en Centrafrique qui
représente la 2ème force économique, est adressé, le plus souvent, aux
familles respectives.
Force est de constater que cet argent ne sert qu'à payer la nourriture,
les scolarités, les médicaments, les veillées mortuaires, enfin bref »
Avec le Tchad, nous sommes les seuls pays francophones où l'aide au
développement dépasse l'apport des natifs résidents à l'étranger. C'est
une précision importante. Si l'on suit les règles, on parlera plutôt
d'apport financier que de force économique. Aussi bien dans l'informel
que le formel si l'on opère une approche dichotomique, l'on se rendra
compte que ceux qui emploient le plus ne sont pas les Centrafricains de
l'extérieur mais ceux de l'intérieur.
Tu dis : « De là, quelle reconnaissance, le peuple Centrafricain a
pour l'investissement de la Diaspora ? »
Nous ne sommes en rien supérieur à nos frères et soeurs qui résident au
pays. C'était notre destinée pour vivre à l'extérieur. Mieux, il
m'arrive de les envier lorsque je vois nos milieux de la diaspora
centrafricaine remplis d'hypocrisie, de jalousie, de médisance, vide de
sens et même d'humanité par moment...
Ce qu'un individu fait au niveau de sa famille ne doit pas être
transposé au niveau national. Le peuple Centrafricain ne vit pas grâce à
la diaspora... c'est méprisant de penser cela et déshonorent pour ta
famille de l'affirmer !
Tu dis : « Il existe d'autre personne qui ont la même pensée que
vous, allant jusqu'à demander aux Centrafricains de l'étranger (la
Diaspora) de rentrer pour construire le pays.
Etonnant n'est ce pas, lorsqu'on demande à la 2ème force économique de
rompre l'activité car la population sur place (au pays) est incapable de
s'organiser ! »
Ici, je t'avoue être largué car les propos qui précèdent, sont une pure
déformation de ce qu'a dit le frère Albert. Dans le texte, voici ce
qu'il a dit: « À ce schéma, certains opposeront la traditionnelle
litanie: les gens ne sont pas sérieux à Bangui.
Moi je dirai simplement que vous qui résidez à l'extérieur, vous avez
accès à tous les réservoirs de stratégies, de technologies pour gérer
vos affaires, [même en restant dans votre salle de bain.] .. Ce que je
dis, c'est le compatriote venu du canada investir en RCA qui me l'a dit.
Il n'entend pas non plus retourner vivre en RCA et pourtant il aime son
pays et entend y développer des activités commerciales dont il compte en
tirer des bénéfices durant une longue période qui pourront même rendre
son séjour à l'étranger plus gai. »
La version élémentaire dit que vous n'êtes pas obligés de vous installer
au pays pour commercer. Ne pas partager le point de vue de quelqu'un
n'autorise pas à déformer ses propos, ceci est une tare; pire c'est de
la malhonnêteté intellectuelle.
Frère Goddot, cette phrase du frère Albert reprise ici n'est pas à la
portée des brasseurs de vent et des apôtres du paraître. Je comprends
donc que tu ne comprennes pas le sens cette déclaration : « Chers
compatriotes, la RCA n'a pas besoin d'association ni de palliatifs. Au
sommet, elle a besoin de dirigeants sérieux qui comprennent son monde,
ses impératifs. À la base, elle a besoin de compatriotes investisseurs.
Qui créent de l'emploi, de la richesse. »
Je ne saurai terminer cet apport sans mettre en évidence cette
arrogance qui remplit ta contribution. À notre arrivée à l'époque, les
jeunes centrafricains n'étaient pas si arrogants. La déliquescence de
l'état centrafricain et le désir de remplir des existences pour la
plupart vide ici, poussent une majorité à se prendre pour le nombril de
la RCA. Quelques expressions de ton texte qui en est la parfaite
illustration:
1.La Diaspora envoie de l'Argent (2ème force économique) pour
financer,...
2.C'est pourquoi je vous réaffirme votre citation : « A BANGUI, LES GENS
NE SONT PAS SERIEUX »
3.la Diaspora est la 2ème force économique de la RCA. Elle a donc le
POUVOIR d'ACHAT
4.les Centrafricains au pays, doivent se dégourdir et pérenniser cette
masse d'argent venue de l'étranger via les WESTERN UNION et les
VIREMENTS BANCAIRES.
5.Ce constat, je l'ai fait il y a deux ans lors des déclarations aux
impôts quand je me suis aperçu que la somme annuelle des WESTERN UNION
dépassait le montant que vous aviez cité dans votre exemple
6.De là, quelle reconnaissance, le peuple Centrafricain a pour
l'investissement de la Diaspora ?
7.La famille placera, alors tout son espoir sur le membre qui se trouve
à l'étranger (la Diaspora) pour supporter tous les besoins.
8.Si vous avez le temps de vous rendre dans un WESTERN UNION, vous
remarquerez une file de Centrafricains venus percevoir leur dus.
9.La Diaspora investit énormément au pays. Ce seront les chiffres du
WESTERN UNION et des VIREMENTS BANCAIRES qui approuvent ces données...
preuve certaine de l'investissement de la Diaspora.
Je me pose souvent cette question: qu'est ce que nous qui vivons à
l'étranger avons de plus que les nôtres qui sont au pays? Pourquoi le
dernier de la classe, lorsqu'il arrive à Paris se prend pour le mec le
plus doué que la RCA ait pondu? Pourquoi est-ce que le dernier des
centrafricains de l'étranger se considère meilleur que le premier des
Banguissois?... je vous avoue que depuis 15 ans à peu près que je me
pose cette question, je n'ai pas eu de réponse.
Bref, le frère Albert a compris que le problème de notre pays n'est pas
seulement politique mais aussi économique. Son apport dans ce débat est
pertinent mais dommage qu'il ait placé la barre tellement haut car
j'aurai aimé qu'il soit à la portée de la majorité.
Thomas
Sabono
(10/12/2008)
: Cher Jean Tongba Ouandoli,
J'ajouterai à la fin de votre intervention que le problème est aussi
culturelle. En effet, l'identité est une démarche intellectuelle et
aussi politique. Elle (l'identité) ne s'acquière donc pas de manière
passive mais active (je me répète, c'est une
démarche). Du fait de l'esclavage, de la
colonisation et de la pré-colonisation l'identité centrafricaine a subit
des altérations que je qualifierais de négatives. Il y a donc, selon
moi, un important chantier à bâtir aussi sur ce terrain.
Salutation,
Brice
Goddot Nzonguia (10/12/2008)
:
Monsieur Jean TONGBA OUANDOLI
Bonjour,
Je vous avoue que vos remarques me font sursauter d’une part parce que
vos données ne collent pas à la réalité et d’autre part vous demeurez
toujours dans une perpétuelle contestation au même titre que Monsieur
Albert NAMFEI-KONE.
Je ne le dis pas en mal (surtout pas) car voyez-vous le fait de penser
que, seule votre opinion est la réalité vous amène à vous écarter de la
réalité.
A chaque chose dite, vous interprétez dans la négation. Une fois un ami
m’avait dit, lorsqu’on vous sert un verre de jus à moitié plein, il faut
aussi parler de la deuxième moitié pleine au lieu de vous énerver sur la
première moitié vide.
Voici les remarques et contributions supplémentaires qui vont vous aider
à comprendre mon point de vue précédent.
Point 1 : Vous
affirmez la chose suivante, « Selon des données du ministère des
finances, les 35.000 fonctionnaires centrafricains représentent une
masse mensuelle de près de 6 milliards de CFA. Si l'on se fie aux
données de l'OIM, c'est moins de 100.000 euros que les migrants
Centrafricains envoient par mois. Le frère Albert a donc raison de
placer les fonctionnaires en terme de masse bien avant la diaspora »
Vos chiffres sont faux Monsieur, je vous joins, ci-après, un paragraphe
des Nations Unies sur le recensement dans la fonction publique. Il ne
s’agit pas de cultiver l’éternelle contestation en fabricant des données
erronées mais de souligner dans les débats, ce dont vous n’acceptez dans
l’analyse de l’autre.
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Un recensement révèle
1699 emplois fictifs
BANGUI, le 14 octobre 2005 Nations Unies (IRIN) - Le recensement
effectué au sein de la fonction publique de la République centrafricaine
a permis de révéler 1 699 emplois fictifs, a annoncé jeudi le Premier
ministre Elie Dote. « Toutes personnes concernées par ces emplois
fictifs seront traduites en justice », a-t-il déclaré sur les ondes
d’une radio nationale. « Les fonctionnaires qui percevait des salaires
illégaux ne seront pas payés pendant trois mois et comparaîtront devant
le conseil de discipline de le fonction publique. » On estime à 25.000
le nombre de fonctionnaires en République Centrafricaine qui compte 3,5
millions d’habitants. Selon Elie Dote, le recensement a jusqu’à présent
révélé qu’il y avait 17.933 fonctionnaires mais ce nombre devrait
augmenter les prochains jours. La plupart de ces emplois fictifs ont été
recensés au sein des ministères des Affaires étrangères, de l’Education,
de la Santé, de l’Intérieur, de la Défense et des Finances. C’est au
ministère des Affaires étrangères que ces emplois sont les plus
nombreux. Le Premier ministre a noté que certains fonctionnaires fictifs
possédaient de faux documents administratifs et n’avaient aucun lien
avec le service public. Il a également annoncé que le recensement, qui a
débuté en août dernier, avait permis de récupérer au moins 370 millions
de francs CFA (soit 680 000 dollars américains) versés illégalement à
ces fonctionnaires. Les résultats de l’opération menée par le
gouvernement ont été très bien accueillis par les différents syndicats
du pays. Au cours d’un entretien qui a eu lieu vendredi dernier, Noël
Ramadan, le vice-président de l’Union syndicale des travailleurs de
Centrafrique (USTC), le syndicat le plus important du pays, a déclaré
que les syndicats approuvaient les décisions prises par le gouvernement
d’éliminer les emplois fictifs afin de résoudre le problème des arriérés
de salaire, qui a paralysé la République Centrafricaine pendant
plusieurs années. Cependant, Noël Ramadana a ajouté que des centaines de
fonctionnaires légitimes n’avaient pas reçu de salaire depuis janvier
dernier. Le gouvernement a décidé d’effectuer ce recensement suite à une
visite d’une délégation de la banque mondiale, qui avait déclaré que la
masse salariale des fonctionnaires était excessive et qu’un recensement
était nécessaire. Depuis 2003, la masse salariale des fonctionnaires
s’est fortement accru et est passée de 2,5 milliards de francs CFA (4,5
millions de dollars américains) à 3,5 milliards de francs CFA (soit 6,4
millions de dollars américains).
A retenir les données suivantes : 23.000 Fonctionnaires
en 2006 pour une masse salariale de 3.5 Milliards FCFA. Quant au
Transfert, les données sont largement au dessus des 100.000 Euros. Votre
comparaison entre la masse salariale et le montant des transferts perd
son sens, puisque la pauvreté touche aussi les fonctionnaires dont plus
de la moitié gagnent moins de 90.000 FCFA.
Les Transferts sont des PLUS VALUES dans l’économie de la RCA. Ceux qui
ne travaillent pas, perçoivent aussi de l’argent venu de l’étranger,
d’où la notion de FORCE économique.
Point 2 : Vous
affirmez la chose suivante (Mr JTO), « L'expansion des services de
Western union n'est pas dû à l'accroissement des transferts vers la RCA
puisque la balance est constante depuis près de 3 ans. Elle est due
d'abord à l'arrivée de nouveaux opérateurs sur le terrain des transferts
et aux possibilités qu'offre Internet en la matière »
La réponse est dans la question, quand vous affirmez « l’arrivée de
nouveaux opérateurs sur le terrain des transfert ».
Ils sont venus car le MARCHE est intéressant et profitable voyant.
L’Internet n’est qu’un outil de travail et ne peut motiver un
intéressement des opérateurs. C’est bien d’avoir essayé mais l’économie
est une science complexe qu’il faut aussi maîtriser…
Mr JTO « En outre, il faut que tu fasses le
distinguo entre Investir et Aider. Lorsqu'on envoie de l'argent à la
famille pour subvenir à ses besoins, cela ne doit pas être pris en
compte comme un investissement. Un investissement est une mise en
perspective de l'argent. Une aide à la famille est une subvention pour
un besoin précis et ponctuel »
Excusez-moi si j’ai été trop professionnel, je sais que
vous avez la facilité de comprendre si ce n’est pas la contestation qui
« vous anime » (sans être méchant). Les données sur la Diaspora
dépassent votre bonne volonté et la place comme 2ème force économique
(Monsieur Albert NAMFEI-KONE l’affirme également : attention vous allez
être en désaccord si vous ne l’acceptez pas).
Que fait donc la Diaspora, si ce n’est qu’envoyer de l’argent dans la
majorité ? J’ai souligné le fait que la population centrafricaine est
une population consommatrice parce que justement c’est argent qui arrive
est une AIDE au lieu d’être un financement. C’est pourquoi j’exhorte
toute la diaspora à convaincre la population centrafricaine, à utiliser
l’argent perçu de l’étranger pour entreprendre (INVESTISSEMENT). Cela ne
fera du mal à personne.
Les résultats seront bénéfiques pour la population d’abords et
l’économie de la RCA par la suite. Je vous citerai l’exemple des
africains de l’Ouest qui travaillent en France et ce sont leurs familles
qui bâtissent les maisons et tiennent des entreprises qui ont poussé
grâce aux financements de la Diaspora. En d’autre terme, la population
doit travailler.
Etonnant lorsque vous le ressentez comme une honte pour les familles.
Par la suite, je vous prie et je vous demande de respecter ma famille,
citée deux fois (par Monsieur Albert NAMFEI-KONE et par vous) qui n’a
rien à avoir dans les analyses sur ce site. Je vous remercie d’avance.
Dans les rapports des organismes internationaux on parle « d’Education
au Développement » qui consiste à initier les populations locales à se
prendre en charge et à participer au développement socio-économique de
leur milieu.
Ce n’est pas pour rien qu’on a mis en place le « Guichet Unique » qui
consiste à promouvoir la création des entreprises avec comme
investisseur potentiel la Diaspora qui a le pouvoir d’achat en
Centrafrique.
Point 3 :
Monsieur Jean TONGBA OUANDOLI, lorsque je réaffirme à Monsieur Albert
NAMFEI-KONE que « LES GENS NE SONT PAS SERIEUX » ce n’est pas pour
exprimer la supériorité de la Diaspora par rapport aux Centrafricains au
pays ! Cette notion de supérieure par rapport l’autre est le propre de
vous qui représentez l’ancienne génération puisque ça vous turlipine
depuis 15 ans. Arrêtez les commentaires nuisibles s’il vous plaît.
Je vous le répète, « je le dis en tant qu’employeur et c’est un vécu ».
Il y a des faux jetons, il y a usage de faux, il y a des demandeurs de
pots de vin le long de la vie de nos entreprises. C’est un VECU, c’est
un paramètre à prendre en considération.
Point 4 : J’ai
écrit (BG) : « Il existe d’autre personne qui ont la même pensée que
vous, allant jusqu’à demander aux Centrafricains de l’étranger (la
Diaspora) de rentrer pour construire le pays »
Vous avez traduit (JTM): « Ici, je t'avoue être
largué car les propos qui précèdent, sont une pure déformation de ce
qu'a dit le frère Albert. Dans le texte, voici ce qu'il a dit: « À ce
schéma, certains opposeront la traditionnelle litanie: les gens ne sont
pas sérieux à Bangui.
Moi je dirai simplement que vous qui résidez à l'extérieur, vous avez
accès à tous les réservoirs de stratégies, de technologies pour gérer
vos affaires, [même en restant dans votre salle de bain.]. Ce que je
dis, c'est le compatriote venu du canada investir en RCA qui me l'a dit.
Il n'entend pas non plus retourner vivre en RCA et pourtant il aime son
pays et entend y développer des activités commerciales dont il compte en
tirer des bénéfices durant une longue période qui pourront même rendre
son séjour à l'étranger plus gai. »
La version élémentaire dit que vous n'êtes pas obligés de vous installer
au pays pour commercer. Ne pas partager le point de vue de quelqu'un
n'autorise pas à déformer ses propos, ceci est une tare; pire c'est de
la malhonnêteté intellectuelle »
Monsieur Jean TONGBA OUANDOLI, la lecture profonde ne
concerne pas que les autres croyez-moi.
Monsieur Albert NAMFEI-KONE affirme avoir identifié 22 intervenants sur
ce site dont, 18 résident à l’étranger. Dans son actif sur ce site, il a
l’habitude de détenir l’idéal puisqu’il reproche à ces personnes de ne
pas investir en RCA. Il les qualifie de « Passionnés Penseurs »
et va jusqu’à inventer un exemple (plutôt une sottise, excusez-moi)
lorsqu’il a l’image d’une maman avec son fils :
Monsieur Albert NAMFEI-KONE : « Ce compatriote dont je parle, n'a
jamais écrit sur le net et si l'on tape son nom dans Google, il
n'apparaît pas dans la liste des passionnés penseurs de la RCA »
Monsieur Albert NAMFEI-KONE (exemple) : « J'ai
l'image d'une maman qui refuse de changer la couche pleine de son bébé
et croyant qu'en lui donnant sans arrêt le lait du biberon, il va finir
par arrêter de pleurer. Alors qu'un geste de 5 minutes pour changer la
couche du bébé auraient suffi. Elle s'entête durant 18 heures à gaver
son enfant »
Je vous demande des exemples NOBLES vous qui reprochez
aux autres. De nos jours, je ne vois pas, pour quelle raison UNE MAMAN
REFUSE DE CHANGER les couches de son bébé (sans parler de la suite du
Conte). C’est cela, le bavardage (Monsieur NALE TOUA)
Il citera aussi l’investissement du compatriote, en guise de leçon
j’imagine, alors qu’il ne connaît nulle part les autres compatriotes
qualifiés de Passionnés Penseurs.
J’aimerai franchement vous dire ceci et ne le prenez
pas pour mauvaise part :
- Monsieur la raison ne se désigne guère par des supporters, ni par les
mauvaises interprétations, ni par les sentiments et insulte. Elle se
veut cohérente et fondée sur la logique, sur des explications et des
exemples justes.
- Il faut laisser la jeunesse s’occuper de son avenir car elle est
l’ascenseur d’un peuple. Ici sur ce site, cette jeunesse est représentée
par les gens avec qui, vous êtes en perpétuelle contradiction.
- Cette jeunesse s’exprime aussi dans des associations avec des projets
forts et ambitieux sur la destination Centrafrique, vous devez les
soutenir au lieu de revivre votre passé.
- Dans vos analyses, éviter les insultes et l’égard des autres
(Brasseurs de vent, Amoureux du paraître, Passionnés Penseurs, et
autres) car vous serez surpris de savoir ce qu’il ont fait, pire encore
si votre analyse ressemble à une copie « de la maternelle » ou que vous
n’êtes pas à la hauteur de leurs réalisations.
Par la suite, j’aimerai partager avec des gens respectueux, qui ont des
expériences profitables, des objectifs et des connaissances
approfondies.
Sincèrement.
Francis
Kopaye (11/12/2008)
: Chers Jean et Albert,
J'ai toujours évité de prendre partie pour l'un ou pour l'autre, jugeant
que nul ne détient le monopole de la raison, ni parce qu'il vient du
pays, ni parce qu'il est plus âgé (donc sage), ni parce qu'il ne propose
jamais des idées sur Internet.
Mais vos réactions m'obligent à dire mon indignation.
Juger que seules certaines personnes « savent » argumenter est tout
simplement une insulte à l'intelligence et à la motivation de tous les
autres qui interviennent sur ce site. Alors comme cela Albert et Jean
diraient la vérité et les autres seraient complètement dans l'erreur ?
Que non ! Messieurs. Vous déplorez vous-même l'absence de Vianney et
Clément, vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi ? Sans doute
à cause de ces oppositions systématiques voire non fondées, me
semble-t-il, de certains qui se posent en censeurs, n'initiant jamais
mais prompts à recadrer, à critiquer, à insulter. Mais moi, je
continuerai toujours à utiliser les supports qui sont à ma disposition
pour communiquer et échanger avec mes compatriotes et tous ceux qui
s'intéressent à mon pays. C'est un devoir citoyen, une autre façon de
contribuer au changement.
Pour ma part, intervenir sur ce site n'est pas un loisir. C'est une
réelle volonté de contribuer au changement dans mon pays. Comme dit
Brice, je fais partie de cette jeunesse qui a aujourd'hui la mission et
la responsabilité d'irriguer notre société de sang neuf et de son esprit
ambitieux et novateur.
Je me suis toujours indigné par les propos qui tendent à discréditer les
compatriotes de l'étranger comme étant éloignés des réalités. Mais vous
êtes sans oublier que nous venons tous de ce pays et que pour certains,
ils sont en contact régulier avec les parents restés au pays ou tout
simplement y vont souvent. Avec les nouvelles technologies de
l'information et de la communication, les distances se sont
considérablement reduites.
Quant à votre refus d'admettre que la diaspora est une force économique,
je dirais tout simplement que vous êtes complètement à la lisière des
réalités actuelles et élémentaires de l'économie. Permettez-moi de vous
rappeler quelques éléments : c'est la consommation qui fait la
croissance. Je m'explique : Lorsque j'envois de l'argent à ma famille de
Bangui, je lui donne un pouvoir d'achat temporaire ou constant, donc
elle peut consommer. Comme elle consomme grâce à cette « subvention ou
aide », elle fait rentrer de l'argent dans les caisses publiques via la
TVA. Ainsi « mon aide ou ma subvention » irrigue le système économique
et les recettes de l'Etat. Production=marché=revenu=consommation, telle
est la chaîne de l'économie réelle. Même les spécialistes en Economie
admettent que les associations constituent une puissance économique non
négligeable, pourtant subventionnées quasiment à 100% pour la plupart.
Autre exemple, j'ai effectué une formation en Micro finance notamment
dans le domaine des micro crédits et je pu vous assurer que dans les
études faites dans les pays pauvres à ce propos, donnent à voir de
l'importance de l'intervention financière de ceux qui sont à l'étranger
dans le financement de l'économie. Les diasporas tendent à supplanter
les banques dont c'est le rôle, dans les pays pauvre ou émergeants.
Un rapport de l'Etat français place l'apport des africains de l'étranger
au dessus de l'aide au développement (me diriez-vous, comme d'habitude,
que cela ne concerne pas la Centrafrique !!).
Aussi, bon nombre d'entre nous, non seulement envoient de l'argent mais
aident les parents ou amis à monter des petites affaires !!! Beaucoup de
compatriotes qui nous lisent doivent s'indigner de vos analyses. Car ils
ont investi de l'argent soit pour leurs affaires personnelles, soit pour
un coup de pouce à un ami ou parent. La création du Guichet Unique n'est
pas innocente. Je confirme pour ma part que la diaspora est une force
économique importante (je ne mettrais pas de classement). Alors mes
chers Jean et Albert, pardon de vous le dire, c'est bien de vouloir
organiser les débats en recadrant dès que cela vous enchante les uns ou
les autres. Cela s'appelle tuer la poule dans l'ouf !! Si ce n'est pas
un cours d'orthographe ou de vocabulaire qu'on nous donne ici, c'est une
leçon de civisme et moral. Vous êtes les premiers à dénoncer les
palabres, mais je me demande ce que vous faites ; il n'y à voir la
structure de vos interventions, n'est ce pas des études de textes ?!
Permettez-nous de dire nos rêves et nos ambitions pour notre
Centrafrique même si nous sommes « les derniers de la classe ». Quand
j'échange sur ce site, je ne cherche pas à épater mais plutôt à partager
humblement mes idées et à transmettre, par la m^me occasion ma passion
pour mon pays.
J'avais affirmé que « écrire c'est se dévoiler, se mettre à nu ! » Donc
le dernier de la classe que je serais aurais osé s'exprimer ici en
signant de son vrai nom !!
J'ai toujours admiré vos interventions et ai déjà eu l'occasion de vous
le dire. Mais celles-ci m'offusquent sincèrement.
Le mal de notre pays c'est de toujours essayer de « casser » toute
initiative, de ne jamais apprécier les bonnes idées mais toujours
essayer d'être du côté des pessimistes et des donneurs de leçons !
Nous sommes tous d'accord sur la nécessité d'une nouvelle vision de
notre Centrafrique, d'une « nouvelle offre politique » comme diraient
certains, alors cette idée de nouvelle offre politique doit s'inscrire
dans l'audace et l'innovation. Je ne parle pas de tâtonnement mais
d'essai. Une autre notion d'Economie dit ceci : « qui ne reste rien n'a
rien ». Alors risquons !!
Le défi qui s'impose à nous aujourd'hui, est celui de prendre part au
changement envisagé et attendu par nos concitoyens restés au pays. Que
nos apports soient financiers, matériels ou intellectuels, l'entreprise
Centrafrique a besoin de tout cela !!! De grâce, mes chers compatriotes,
nous nous sommes toujours divisés par simple égoïsme et cupidité.
L'heure est à l'union et à l'action.
Pardon d'avoir été aussi long mais les propos d'Albert et Jean m'ont
profondément indigné. Brice n'a fait que donné son opinion sur la base
des informations en sa possession. Pour ma part, il n'est pas aussi
éloigné de la vérité comme vous semblez le démontrer : 100 000 Euro
seulement au compte de la diaspora ! Quand on observe les centrafricains
de l'étranger (Afrique, Europe, Amérique.) on se rend compte que la
majorité envoie tous les mois de l'argent à la famille restée au pays.
Avec une moyenne de 75 Euros par envoi et par mois, multipliée par le
nombre des centrafricains de la diaspora, on est largement au-delà des
100 000 Euros !!! Pour exemple, mon cousin (qui se reconnaîtra) envoie
tous les mois l'équivalent de 200 000 FCFA à sa mère. Au bout de 12 mois
vous comprendrez qu'on sera à 2 400 000 FCFA pour cette seule famille.
Quelle est donc le montant total annuelle de la TVA perçue par l'Etat au
titre de cette seule famille ? Bref !
La question ne se trouve pas à ce niveau. Il s'agit de résoudre d'une
part les problèmes liés au développement de notre pays et d'autre part
d'encourager les initiatives privées, qu'elles viennent de l'extérieur
ou de l'intérieur.
Par avance pardon si certains de mes propos venaient à blesser ceux qui
me lisent.
Patriotiquement
Jean
Tongba Ouandoli
(12/12/2008)
: C'est à mourir de rire lorsqu'on te lit cher compatriote Goddot.
En définitive, c'est Nalé qui a raison: "...les amoureux du « paraître »
peuvent continuer tranquillement leur bavardage. C'est peut-être aussi
leur façon de se distraire."
Bon courage
Thierry
Naka
(13/12/2008)
: Depuis que j'ai commencé à fréquenter ce site, je puis avouer que les
Centrafricains y ont trouvé réellement un espace d'expression qui leur
faisait tant défaut. Et, comme vous le savez autant que moi, là où
quelques intelligences se retrouvent il ne manque pas de "frictions"
tendant à électriser l'atmosphère. Sans vouloir faire un procès
d'intention à quiconque, le cas certains messieurs (Jean et Albert) qui
pour faire valoir leurs avis, points de vues, idées sur des sujets
soulevés ici, se mettent parfois à insulter, prendre les autres
intervenants de hauts. Ces adeptes de la "paire de gifle", de la
"chicote" n'ont pas encore compris que les mentalités sont entrain de
changer même chez le Centrafricain. Ces adeptes d'un passé peu glorieux
et révolu doivent s'adapter à la nouvelle façon de pensée car ce n'est
pas aux autres de s'arrimer à cette nouvelle façon de pensée mais c'est
plutôt à eux qu'appartient le choix de prendre ce train ou de rester à
tout jamais sur quai.
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