L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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SOYONS PRAGMATIQUE
 

Par Brice Paterne Kitiyi Kapou

 

 Chers Compatriotes,
Nous savons tous que notre pays, la République Centrafricaine a été secoué par des troubles socio-politiques successifs depuis à peu près deux décennies, ayant entraîné des destructions considérables d'infrastructures administratives, éducatives et sanitaires. Cette situation a engendré une très grande pauvreté avec, dans le pays des conséquences dramatiques sur l'éducation et la santé en particulier :

   * Forte baisse du niveau scolaire, de nombreux enfants non scolarisés par manque d'enseignants formés et régulièrement rémunérés ;
     *Crise sanitaire profonde avec une recrudescence des maladies à potentiel épidémique, une grande mortalité infantile ( 18 % pour les moins de 5 ans ), une propagation vertigineuse du VIH / SIDA ( plus de 15 % de la population ), une espérance de vie réduite à 41ans;
      *Crise alimentaire de plus en plus accentuée, révélée par une pénurie des produits de base et de la baisse du pouvoir d'achat des fonctionnaires, car on estimait à environ 60 % des Centrafricains qui ne mangeaient pas à leur faim ;
      * Une insécurité persistante qui constitue un obstacle majeur à la mise en oeuvre des actions humanitaires et de développement ;
       * Enfin, un manque cruel d'investissements économiques productifs.
Toutefois, lorsque je fais un petit tour sur le site de SOZOWALA et surtout dans la rubrique de l'annuaire classé, je me rends compte de beaucoup d'aspects que l'on ne peut guère négliger. A savoir le nombre des Centrafricains inscrits sur ce site, vivant à l'étranger et aussi par secteur d'activités spécifiques ou par spécialités sans pour autant oublier les diverses associations créent par les Centrafricains en Europe, en Afrique, aux États-unis et autres.

Pour cela, Chers compatriotes, il est vraisemblablement nécessaire que nous soyons pratiques en essayant d'arrêter les discours sur l'étalage des situations socio-économiques de notre pays et aussi de nous appuyer sur les hommes politiques pour chercher les solutions à nos crises.
Car, il est temps pour nous, d'après mes analyses de nous organiser afin de poser des actes concrets pour aider notre pays à sortir des marasmes socio-économiques auxquels il s'est plongé.
Pourquoi pas, nous réunir en collectif des associations pour agir sur des problèmes cruciaux dans différents domaines en République Centrafricaine en cherchant des subventions auprès des organismes et des institutions oeuvrant dans le conteste de développement socio-économique ?
Nous pouvons aussi nous organiser par groupe des ressortissants par arrondissement pour pouvoir monter des projets des actions en faveur de notre pays, car ce sont des actes que devraient poser nos députés mais dommages.
Je pense que si nous réussirons à nous accorder sur des projets par arrondissement ou bien par quartier (c'est à dire les grands quartiers comme BEN-ZVI, MISKINE, BOY-RABE, LAKOUANGA, FATIMA, FOUH, GOBONGO...), nous pourrons vraiment relever des grands défis dans le contexte du développement socio - économique de notre pays.
Chers compatriotes,
Je pense que mes objections sont des choses pratiques et faisables que nous pouvons faire si, toutefois, nous décidons unanimement d'agir pour la cause de notre pays. Car, pour moi, la meilleure action de nos différentes associations à l'étranger devrait tourner autour des actes que nous devons poser à Bangui ou dans les provinces de la République Centrafricaine.

Réactions à cette tribune

Francis Kopaye (01/12/2008) : Cher Brice,

J'ai été très heureux de savoir qu'une fois de plus, un centrafricain prend sa plume pour interpeller ses concitoyens sur la nécessité de mener des actions concertées au pays.

Au mois de février dernier (sur ce site), j'ai une fois de plus émis un appel dans ce sens en proposant des action concertées et segmentées: arrondissement par arrondissement, quartier par quartier etc. A l'époque, certains l'ont jugé comme étant une idée à très grand risque de division!! Ce que j'ai du mal à comprendre. D'autres ont pensé que ce n'était pas la "bonne manière". J'attend toujours que ceux-là même puissent proposer une autre méthode.
Votre appel vient donc renforcer la nécessité de subdiviser nos terrains d'intervention et nos actions, le chantier étant vaste. Mon appel est, à ce jour, resté sans suite!!!

J'espère que cette fois votre appel sera entendu et suivi de faits.

Merci

Brice Paterne Kitiyi Kapou (02/12/2008) : Mon cher Francis,

Grande est ma joie de te lire, sinon, d'emblée je suis très désolé de ne pas lire le contenu de ton intervention concernant des actions concertées à mener au pays dans l'optique de promouvoir son développement le plan social et économique .
Du moins, je sais une chose, que les Centrafricains sont des personnes intelligentes, douées de compétences et des capacités multidimensionnelles . Mais, il nous manque tout simplement la volonté de nous réunir et de discuter sur un projet équitable .
Alors, que nous inspirent les slogans suivants :
   - Union fait la force
   - Maboko ako a lingbi ti mou siri na li apé
que les hommes politiques et certains leaders ne cessent de nous lancer dans leurs discours ?
Un exemple d'unité et de la volonté de réussir un projet vient d'avoir lieu à Paris dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de la République Centrafricaine dont les festivités commencent le 2 Décembre 2008 (cf Petites annonces Sozowala). En effet, ce sont les Centrafricains de Paris, Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg dans diverses associations ; qui ont décidé unanimement dans un esprit de groupe en mettant en exergue leurs réseaux et leurs connaissances pour afin aboutir à cette grande manifestation pour une première en France non. Pourquoi pas continuer dans le même sens pour aider le pays dans des actions concrètes ?
Mon cher Francis, ne désespère pas. Je crois que nous frères et soeurs, avec un peu de recul, diront que nous avons raison en proposant cette idée .
Somme toute, rappelez - vous d'un nouveau slogan qui nous a tous émus le 4 Novembre dernier à 5h du matin : YES, WE CAN.

Christian Touaboy (02/12/2008) : MR BRICE ,

JE SUIS D'AVIS A AGIR, JE L'AI TOUJOURS DIT L'ACTION ETANT LA FINALITE DE TOUTE RHETORIQUE, OU PENSEE. MAIS JE VOUDRAIS SOULIGNER QUELQUES POINTS QUI ICI ME TURLIPINENT:

1) POURQUOI PAR QUARTIER ? (BANGUI PORTE ENCORE LES GERMES DE LA DIVISION ET A MON HUMBLE AVIS IL SERAIT SAGE D'EVITER TOUTE IDEE DE DIVISION) MEME SI JE SAIS QUE LE FOND DE VOTRE PENSEE EST AUTRE.

2) DANS QUEL SECTEUR D'ACTIVITE ALLONS NOUS AGIR (POUR ETRE EFFICACE DANS UN DEBUT NE DEVRIONS NOUS PAS NOUS FOCALISER SUR UN SECTEUR)

3) IL NE FAUDRAIT JAMAIS BAISSER LES BRAS LE COMBAT EST DUR, LA ROUTE EST LONGUE. ET SOUVENEZ VOUS QUE "RIEN DE GRAND NE SE FAIT SANS PASSION "

MAIS QUAND AU SLOGAN DU 4 NOVEMBRE YES WE CAN! BUT YES WE CAN WHAT ?

VOUS POUVEZ D'ORS ET DEJA, SI VOUS DECIDEZ DE M'ACCEPTER, COMPTER SUR MON APPUI.

HUMBLEMENT

Brice Martial Mackanamo (02/12/2008) : Chers compatriotes Brice et Francis.

Je me permet d'apporter quelques éclaircissements, ou une parenthèse à votre demande.
Cela ne veut pas dire que je dénigre mes compatriotes ou que je leur manque de respect. Il est vrai qu'il faut plusieurs idées et plusieurs concepts pour la reconstruction et la réorganisation de notre société. Le problème est que le centrafricain en général est un individu qui aime le prestige mais qui ne sait pas comment faire pour rendre sa société prestigieuse (cela ne veut pas dire que je mets tout le monde dans le même sac).
Depuis l'apparition du site Sozowala dans la communauté, j'ai constaté qu'il y a eu beaucoup d'associations qui se sont créées les une aprés les autres, la plupart ayant les mêmes objectifs. Pourquoi ont-ils tous repris les mêmes phrases mots pour mots dans leurs différents statuts? Pourquoi ont-ils tous les mêmes buts? Les mêmes objectifs? Vous pourrez le constater vous même sur le site de Sozowala, ou en demandant le récépissé de déclaration auprés des préfectures.
Tout comme l'usurpation de titre que certaines personnes utilisent sur le site dans leurs profils personnels. S'il fallait vérifier auprès des sociétés ou des entreprises où travaillent certaines personnes beaucoup d'entre nous seraient considérés comme hors-la-loi vis-à-vis des règles de la République.
Cela prouve simplement la fascination du Centrafricain pour le titre de Chef ou de patron et par la même occasion le problème du leadership, les Centrafricains préférant créer une nouvelle association au lieu d'adhérer à une association existante juste pour le prestige du titre de Président d'association.
Concernant le problème de l'union et de la solidarité dans la communauté centrafricaine, cela est évoqué depuis plusieurs années par les associations qui existent depuis longtemps (problème déjà évoqué en 2006 sur le site de mon association Molengué Ti Bé Africa).
Depuis 2004 et l'apparition du site Sozowala les centrafricains ont créé des associations non pas pour se soutenir entre eux, ni pour les subventions, mais tout simplement pour l'honneur et le prestige.
Cela n'est pas un jugement de la communauté mais un constat, ou mon point de vue.
Heureusement, certaines associations effectuent un réel travail sur le terrain, pas plus tard qu'hier le groupe sozowala a publié l'action de notre compatriote GANABO Aristide, président de l'association MAMBOKO NA MAMBOKO, au départ critiqué il a au moins su montrer au reste de la communauté qu'il ne suffisait pas de parler mais que la détermination dont il a su faire preuve était capable de faire avancer les choses en Centrafrique.
En conclusion, avant de souhaiter un éventuel rassemblement des association centrafricaines, il faudrait d'abord faire le tri entre les associations déterminées à agir et les suivistes fascinés par le titre de Président d'association.

Me MACKANAMO Brice Martial,
Consultant Juridique.

Brice Paterne Kitiyi Kapou (02/12/2008) : Mon cher Christian,

Je suis très émerveillé par ton intervention mais j'aimerais te dire une chose, si nous voulons avancer, c'est vraiment important d'oublier certaines choses. A force de toujours penser à ce que nous avons connu comme problèmes et difficultés dans le passé, nous ne pouvons guère construire ou bâtir quelques choses en Centrafrique.
Au contraire, il est dit quelque part dans la Bible, l'amour supporte tout. Si nous aimons notre patrie. Nous allons nous unir dans la solidarité pour construire notre pays.
Pour cela, nous devrions dans un premier temps nous unir et éventuellement chercher à mettre en place des stratégies de coordination des idées et enfin sélectionner les champs d'actions par rapport aux besoins pressants du pays ( dans certains quartiers ou arrondissements ). Car, on ne peut pas se lancer dans n'importe quoi et faire n'importe quoi.
Si nous acceptons de réfléchir ensemble pour le devenir du pays, c'est déjà un bon départ et le reste des choses à faire seront les choix des projets appropriés à entreprendre pour la reconstruction du pays.
Toutefois, mon homonyme Brice a évoqué un problème très récurrent concernant la mentalité de nos chers compatriotes qui aiment les titres et les postes de responsabilités.
Je pense que ce sont des anciennes conceptions et attitudes qui bloquent le processus de développement. Alors, l'important, c'est d'être humble et de s'affirmer en posant des actes concrets qui pourront pérenniser les actions de nos associations et de nos idéologies.
Soyons patriote en changeant notre vision par rapport au pays et surtout notre manière de voir les choses en amenant des nouvelles pensées et de nouvelles attitudes.

Brice Goddot Nzonguia (03/12/2008) : Bonjour, Brice, Francis, Brice et Christian

Il est vrai que sur ce site, Mr Francis KOPAYE avait évoqué l’idée de se regrouper pour une action en Centrafrique, dans son article intitulé « DU DISCOURS A L’ACTION, SUITE »

Sa formulation était la suivante : 
«C'est pourquoi je lance un vibrant appel à tous les ressortissants du 2ème arrondissement de la Ville de Bangui.
Enfants de LAKOUANGA, SICA 2, QUARTIER SANGO, BRUXELLES, YAPELE, SAINT JEAN, SAIDOU etc. mobilisons-nous afin d'œuvrer pour le développement de notre localité »

Ma remarque était de souligner le fait que, certains Centrafricains de Boy Rabe, du 7ème ou du 8ème arrondissement peuvent être INTERESSES mais NON CONCERNES.

Il serait plus judicieux de monter le projet et faire UN CHOIX DE SITE, à la suite on pourra expliquer les critères ou les raisons qui ont conduit à ce choix (local disponible, avantage de proximité, etc.)

Vous obtiendrez certainement, le bénéfice d’une participation élargie au pays.

C’est ce qui réapparaît dans la tribune de Mr Brice Paterne KITIYI KAPOU (et souligné par Mr Christian TOUABOY au Point 1) lorsqu’il dit, je cite : « Je pense que si nous réussirons à nous accorder sur des projets par arrondissement ou bien par quartier (c'est à dire les grands quartiers comme BEN-ZVI, MISKINE, BOY-RABE, LAKOUANGA, FATIMA, FOUH, GOBONGO...), nous pourrons vraiment relever des grands défis dans le contexte du développement socio - économique de notre pays. »

Il convient de changer de fusil d’épaule, pour cibler tous les contribuables Centrafricains.

En ce qui concerne les actions sur la destination Centrafrique, le Projet du Cinquantenaire de la RCA dont parle Mr Brice Paterne KITIYI KAPOU est une Première OPPORTUNITE, car ce jeudi 4 décembre 2008, un PARTAGE D’EXPERIENCE est organisé entre les Associations qui forment le Collectif, le Public et les Invités.

Chaque Association présentera son projet suivi d’un échange avec le Public (Question/Réponse)

Le but étant de regrouper plusieurs orientations ou observations afin d’aboutir à ces démarches. C’est ce dont Mr Francis KOPAYE avait prédit en parlant « DU DISCOURS A L’ACTION »

J’espère que vous viendrez soutenir cette initiative par votre implication et votre questionnement.

A titre d’information, l’Exposition Photos et Œuvre d’Art présentée à l’hôpital du Kremlin Bicêtre a plus qu’intéressé le public présent hier, en fin d’après midi.

Il serait bien de prévoir également, un passage et apporter votre contribution.

Singuila.

Francis Kopaye (03/12/2008) : Cher Brice GODDOT,

Votre remarque est juste. Mais ce qu'il conviendrait de rappeler, lorsque je lançais cet appel, c'est la nécessité de segmenter nos actions. Appeler les ressortissants du 2ème arrondissement était une façon de mobiliser des acteurs de manière localisée et ensuite provoquer l'expansion de la démarche à d'autres localités. Le chantier est tellement vaste dans notre pays qu'il faut des exemples concrets d'actions, à l'échelle d'une localité. J'ai toujours eu la faiblesse de penser que les compétences et les envies ne manquent pas chez nous, mais plutôt l'audace et l'ambition qui font défaut.

Mon idée n'était pas de créer une énième association, mais plutôt de mobiliser mes concitoyens sur un projet commun et collectif. Les nombreuses associations centrafricaines domiciliées en France peuvent et doivent s'unir, à l'exemple d'autres associations, pour mener des actions au pays. Je comptais, à travers cet appel à l'unité, créer un mouvement, avec des statuts spécifiques, qui devrait s'inscrire dans une démarche concertée avec le pouvoir en place. Ce n'est ni une ONG ni une Association et encore moins un parti politique.

A titre d'exemple, en Mars 2007, j'ai aidé un collectif de salariés maliens qui travaillent dans ma boîte à monter un projet de solidarité dans leur pays. Ils étaient ni en association, ni en ONG. C'est cet exemple qui avait motivé mon appel. Je suis conscient des stigmates post crises au sein de la population. Mais faut-il croiser les bras et attendre que cela passe? Vous serez d'accord avec moi qu'il faut malgré tout passer à l'action. J'avais à la même occasion solliciter SOLIDEC, la réponse du Président, postée sur ce même site, opposait à mon idée les statuts de ladite association, ce que je peux très bien comprendre par ailleurs. Mais la finalité de cette association n'est-elle pas de contribuer au développement de la Centrafrique ?

Je suis profondément persuadé qu'il nous faut une locomotive. Le développement de notre pays ainsi que notre engagement tardent à venir. Je suis prêt à organiser une rencontre qui nous permettra de poser nos idées, de définir nos lignes d'actions et d'agir. Pas forcement besoin de rédiger les statuts les plus juridiquement savants, il suffirait de nous accorder sur un document-cadre que nous appellerions « Accord Collectif ». Comme son nom l'indique, ce document définira et organisera, de manière simplifiée, le cadre et la nature de nos actions (Brice MACKANAMO pourrait nous être d'une très grande aide). J'insiste sur la nécessité d'inclure effectivement Bangui dans le mouvement. Désolé pour ceux qui sont allergiques au gouvernement en place. Je suis un patriote, à ce titre, c'est le développement de ma Centrafrique qui m'intéresse en apportant ma contribution au processus de changement envisagé, espéré et attendu par mes concitoyens. Nos critiques seront comprises et acceptées que si nous faisions non preuve de notre capacité à nous unie et à agir pour changer les choses. Dans ma Lettre aux Citoyens de Centrafrique, Citoyens du Monde (postée sur ce site), j'évoquais la nécessité de dépasser nos divisions ethniques, tribales, partisanes afin de reconstruire ensemble notre Centrafrique, car nos seuls alliés dans cette lutte contre les maux qui gangrènent notre pays, c'est nous-mêmes !! J'espère avoir un jour l'occasion d'expliquer de manière détaillée et claire cette proposition.

Quant à la manifestation du cinquantenaire, il faut le souligner, est un exemple à suivre, je serai présent à la journée du Jeudi 04. Si ma contribution aux débats lors de cette rencontre peut être nécessaire, alors vous pouvez compter sur moi.

Merci d'avance pour les informations utiles que vous mettriez à la disposition de tous. Et merci, une fois de plus, à Brice Paterne d'avoir réitérer cet appel.

Cordialement

Brice Paterne Kitiyi Kapou (04/12/2008) : Chers compatriotes ,

Je pense que nous sommes entrain de faire un débat très enrichissant et passionnant qui devrait alors aboutir sur des bonnes résolutions.
En effet, le fond de ma pensée consiste à inciter les Centrafricains vivants à l'étranger à s'unir autour d'un projet de développement socio - économique, surtout pour éviter les méfiances, il est important que ce soit les ressortissants d'un quartier, d'un arrondissement ou d'une région qui se connaissent déjà de se regrouper afin d'atteindre cet objectif avec une coordination efficace.
A titre d'exemple, si les ressortissants du 3e arrondissement et par conséquent, ceux qui ont fréquenté l'ECOLE KOUDOUKOU se rassemblent autour d'un projet de la réhabilitation des infrastructures de cette école ( Toiture, porte, table-banc, peinture ) et ceux de SICA 1 , 2 et 3 se focalisent sur un projet de développement social dans ces quartiers ; le résultat définitif sera comment d'après nous ?
Entre autre, dans le domaine sportif, si les anciens internationaux ou plutôt sportifs centrafricains s'organisaient en collectif des anciens footballeurs ou basketteurs et s'accordaient pour soutenir leurs fédérations par des dons des équipements sportifs, des jeux de maillots, des survêtements et des ballons.
Cela serait vraiment génial et superbe et je crois que si nous réussirons à agir ainsi, nous serons tous content et l'on pourra se dire que nous sommes sur le chemin du changement vers la reconstruction de notre patrie la République Centrafricaine.
Dans ma pensée, je n'envisage pas de créer une association ou une ONG, mais j'aimerais que les valeureux fils de Centrafrique qui sont partout dans le monde, prennent un peu de temps de recul, afin de se dire, qu'avant nous fait de notre pays, de notre quartier ou de notre arrondissement depuis que nous sommes sortis du pays.
Car, si nous réussirons à faire quelques dans notre quartier ou bien notre arrondissement, nous serons évidemment très fier lorsque nous irons en vacance au pays et que l'on vienne nous montrer le fruit de nos actions.
Alors, Chers compatriotes, refléchissons ensemble sur des actions solides et réalisables pour notre pays la République Centrafricaine.

VIVE LA PATRIE

Brice Martial Mackanamo (04/12/2008) : Pour voir autrement, regardez dans la tribune « du rififi au CRAN » ; Vianney Koyabe y avait posé certaines questions qui avaient fait des mécontents. Hors c'était la base qu'il fallait consolider. On lui a fait comprendre qu'il fallait laisser naître l'association et voir par la suite.
Le CRAN prétend être le porte étendard de toutes les associations. Or, combien d'associations ont adhéré au concept du CRAN si ce n'est quelques antennes que le CRAN a lui-même installé dans d'autres villes de France?
Quelles perspectives? Quelles actions concrètes? Si ce n'est le Président qui a fait la promotion de son livre?
Une action concrète se passe de la manière où a été créé le SOLIDEC qui a donné le rapport officiel de ce qui se passe dans leur association sur leur site.
Quel projet pour l'avenir à contrario sur le site des autres associations? Il n'y a pas de projet, voire rien du tout, comme pour le CRAN qui n'a pas de projet sur son site, ni de rapport officiel de ses actions.
Pour parler de la division, si on doit diviser pour mieux régner alors pourquoi ne pas fragmenter pour réussir?
Ce que l'union est à la force, la division peut l'être à la réussite. C'est en posant pierre par pierre qu'on peut bâtir un édifice.
Hélas, que diraient les rassembleurs ou les bâtisseurs qui font la décentralisation ou la régionalisation pour être au plus près des citoyens dans les collectivités territoriales?
C'est parce qu'on aura des petits groupes qu'il y aura plus d'impact ou de visibilité.
Mais il faut comprendre une chose : révolutionner une société ou un système correspond à faire la rupture. Mais la rupture a aussi un prix à payer, comme le cas en 1961 de Me VERGES radié du barreau, comme SANKARA qui a baissé le train de vie du gouvernement ou plus récemment comme Jean-Marie BOCKEL suite à son discours au Congo Brazzaville. Car, si certains d'entre nous pensent avoir une activité associative pour ne pas faire de la politique ou adhérer à un parti, ils se trompent. En effet, les associations indépendantes dénoncent les faits de la société et de la politique du gouvernement, il faut donc le charisme et l'audace pour faire la révolution et assurer une bonne transition.
Cela bien entendu ne veut pas dire que je méprise le CRAN et son président en ce qui concerne leurs idées et leur combat mais je ne les approuve pas.
Malheureusement ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres...

Très cordialement,

Me Brice Martial Mackanamo
Consultant Juridique

Albert Namfeï-Koné (05/12/2008) : Chers compatriotes, je ne sais pas si nous prenons parfois du recul pour analyser la cohérence de nos écrits par rapport aux réalités institutionnelle, économique, financière et culturelle de notre pays. À nous lire, j'ai l'impression que nous oublions l'échelle de responsabilité et la division des actions.
Je me demande parfois si nous savons ce dont a réellement besoin notre pays, nous qui nous sommes octroyés le monopole de la passion et de la pensée pour le Centrafrique. Je me pose cette question car les égalités passionnelles du genre restaurer telle école, prendre en charge telle fédération.me poussent à avoir la faiblesse de penser que nous ignorons où se situe l'essentiel.
J'ai l'image d'une maman qui refuse de changer la couche pleine de son bébé et croyant qu'en lui donnant sans arrêt le lait du biberon, il va finir par arrêter de pleurer. Alors qu'un geste de 5 minutes pour changer la couche du bébé auraient suffi. Elle s'entête durant 18 heures à gaver son enfant.

Non, même aux plus passionnés et sincères d'entre nous, il n'est pas autorisé de tout faire.

J'ai rencontré il y'a 3 semaines un compatriote vivant au Canada et qui est venu pour une pause au pays de deux mois. Avec 15 millions de CFA d'investissement, ce compatriote a mis en place ce qu'on peut appeler la première exploitation semi-industrielle de Manioc de la RCA. Sur la route de Mbaïki, 100 hectares de manioc, un cheptel porcin de 20 têtes et ovin/caprin: 60 têtes et 10 emplois permanents crées.

Au-delà de l'instabilité politique et sécuritaire, le problème fondamental de la RCA est le sous-emploi. En effet les statistiques donnent 50 à 60.000 personnes possédant un emploi rémunéré sur une population active estimée à 1.860.000 personnes.

Ce compatriote dont je parle, n'a jamais écrit sur le net et si l'on tape son nom dans Google, il n'apparaît pas dans la liste des passionnés penseurs de la RCA. Et pourtant comme vous et moi, il aime son pays et sait là où se trouve l'essentiel.
Ici sur ce site, j'ai identifié 22 palabreurs réguliers dont 18 se trouvent en occident. À tort ou à raison, la diaspora est considérée comme la 2ème force économique de notre pays après les fonctionnaires (35.000 personnes). Si les 18 palabreurs occidentaux de sozoala suivaient le même itinéraire de ce compatriote, nous aurons 180 emplois minimum crées et avec la chaîne des familles de Centrafrique, ils auront ainsi permis à 180 x 6 personnes (moyenne des familles de la RCA)=1080 personnes de s'en sortir. À ces personnes, on peut associer la chaîne des emplois indirects et au final, 18 personnes auront permis à 1500 de s'en sortir.

À ce schéma, certains opposeront la traditionnelle litanie: les gens ne sont pas sérieux à Bangui.
Moi je dirai simplement que vous qui résidez à l'extérieur, vous avez accès à tous les réservoirs de stratégies, de technologies pour gérer vos affaires, même en restant dans votre salle de bain. Le discours selon lequel les gens ne sont pas sérieux n'est pas sérieux(excusez mon jeu de mot). Si vous étiez sérieux et surtout rigoureux et expert dans la conception du projet, peut-être que vous rencontrerez moins de problème. Ce que je dis, c'est le compatriote venu du canada investir en RCA qui me l'a dit. Il n'entend pas non plus retourner vivre en RCA et pourtant il aime son pays et entend y développer des activités commerciales dont il compte en tirer des bénéfices durant une longue période qui pourront même rendre son séjour à l'étranger plus gai.

Il n'est pas interdit de dialoguer, d'échanger. Mais ce que nous devrons éviter, c'est perdre de vue l'essentiel.

Il y a 60 ans, la Palestine était un grand désert. Y vivre, était peut-être plus dur qu'en RCA. Et pourtant lorsque les juifs ont décidé de se donner un avenir sur la terre de leurs ancêtres, ils n'y sont pas allés avec le logos mais avec la houe, la machette, la pelleteuse. Ils ont su qu'il fallait construire et investir. Bien avant l'heure, ils ont compris le concept américain du « Trade not Aid. »
Les juifs de l'extérieur ont investi des centaines de millions de dollars et le désert est devenu un jardin où il fait mieux vivre qu'au cour de la forêt de Bangui.
Il n'était pas question de mettre en place des associations pour colmater des brèches dans les routes de Jérusalem, Tel-Aviv, Jaffa. Il était question de construire des routes nouvelles. Et une génération d'entrepreneurs est née. Des routes furent construites, des immeubles, des espaces verts, des écoles.
Des serres virent le jour dans le désert et des oranges « product of Israël » atterrissent dans nos supermarchés de la zone équatoriale. Des roseraies furent construites en plein désert et à la Saint Valentin, nous offrons des roses juives à nos femmes, nos épouses, nos maîtresses. Avec leurs investissements, les juifs, sans mettre le pied à Bangui; contrôlent 80% du diamant exporté de RCA, et à la fête des mères, ce sont des colliers de diamant centrafricain; extrait par des centrafricains mais commercialisés par des juifs que nous offrons à nos mamans et que nous offrons à nos fiancées.
Les hommes politiques en Israël, ce n'est pas la vraie puissance. Comme dirait feu Douk Saga, la vraie grande puissance c'est ceux qui détiennent l'argent. Ils parlent pas, peu, car ils utilisent la majeur partie de leur temps pour du business. Ils utilisent les nouvelles technologies pour s'enrichir davantage.

Chers compatriotes, la RCA notre pays dispose de nombreuses potentialités. Une spécificité climatique, un réseau hydrographique dense et fourni. Des matières premières sur et dans le sol. Une population majoritairement jeune. Il est certes sous peuplé mais se trouve à la lisière des 4 zones d'influence du continent, le nord(désertique mais riche de ses petro dollars), l'Est (sinistré et affamé mais la porte de l'orient riche), l'Ouest (peuplé et dynamique), le Sud (peuplé et riche). Il appartient à une zone, la Cemac dont il pourrait être le grenier.

Chers compatriotes, la RCA n'a pas besoin d'association ni de palliatifs. Au sommet, elle a besoin de dirigeants sérieux qui comprennent son monde, ses impératifs.
À la base, elle a besoin de compatriotes investisseurs. Qui créent de l'emploi, de la richesse.

À vous les compatriotes vivant à l'extérieur de la RCA, je conseillerai l'approche économique. Si notre pays est encore dans cet état, ce n'est pas que nous avons les pires politiciens de la planète mais c'est aussi et surtout qu'il n y a pas de contre-pouvoir. L'embryon économique est tenu par des étrangers qui ne peuvent nager à contre-courant des diligences de terrain. Or si le capital était tenu entre 40 et 70% par des Centrafricains dont les investissements, les bénéfices, les garanties d'assurance étaient domiciliés dans les banques de la place, il y aurait une pression pour que les politiques s'améliorent.

Le pragmatisme n'est pas seulement une vue de l'esprit qui consiste à justifier une idée par ses effets. Il est aussi et surtout le souci d'être proche du concret, du particulier, de l'action et loin des idées abstraites.

Avec tout mon respect.

Brice Goddot Nzonguia (05/12/2008) : Bonjour Monsieur Albert NAMFEI-KONE,

Une fois de plus, je ne partage pas votre analyse, notamment celle de la Diaspora par rapport aux actions sur la destination Centrafrique.

Souvenez-vous dans nos échanges sur ce site, concernant le « Dénominateur commun aux problèmes de la RCA » lorsque j'avais dit que vous avez oublié de prendre en compte la POPULATION CENTRAFRICAINE et d'intéresser LA DIASPORA qui a le pouvoir d'achat en Centrafrique.

Ce qui m'emmène à vous faire des observations suivantes :

Point 1 : Il est plus simple de rester dans le camp des « Neutres » et de critiquer ou d'apporter des observations contraires aux analyses faites sur le Centrafrique, sur ce site. Il existe plusieurs thèmes liés au développement de notre pays, et je serai très intéressé de lire votre vision ou analyse sur un thème précis (Vous serez l'auteur) quant à l'avenir de la RCA. De la sorte, nous autres, devrons porter des observations sur le contenu de votre article.

Point 2 : Les derniers indicateurs place la Diaspora comme 2ème force économique de la RCA (ce n'est pas APRES LES FONCTIONNAIRES).
La Diaspora investit énormément au pays. Ce seront les chiffres du WESTERN UNION et des VIREMENTS BANCAIRES qui approuvent ces données. Il y a quelques temps, au pays, les services du WESTERN UNION n'étaient qu'au Centre Ville de Bangui (vers le Port). De nos jours, on en trouve partout dans Bangui et provinces, preuve certaine de l'investissement de la Diaspora.
Si vous avez le temps de vous rendre dans un WESTERN UNION, vous remarquerez une file de Centrafricains venus percevoir leur dus.

De ce fait, comment pouvez-vous accuser les intervenants, sur ce site, de ne pas investir au pays et dire qu'ils sont restés (selon vos textes) à « palabrer » sans poser des actes.

Doit-on passer rendre visite à Monsieur Albert NAMFEI-KONE, pour lui montrer les actions que nous portons au pays, pour être crédibles sur ce site ? Sûrement pas !

Nombreux, sont des compatriotes qui se retiennent de citer leurs actions PERSONNELLES au pays.

Je vous donne par la même occasion, un contre-exemple lors de mes derniers passages à Bangui, durant tous les mois d'octobre 2007 et 2008. J'ai croisé plusieurs JEUNES CENTRAFRICAINS, qui vont à Bangui avec leurs projets en main. La plupart d'entre eux, construisent apparemment. Il y a certains qui ont leurs petites entreprises (Vente de tenue vestimentaire, Centre informatique, Studio Photos, Propriétaire de taxi, etc.)

Ces personnes emploient des travailleurs, sur places, pour réaliser leurs projets pourtant !

LA POPULATION CENTRAFRICAINE
C'est la vraie population de consommation, car voyez-vous, l'investissement de la Diaspora en Centrafrique qui représente la 2ème force économique, est adressé, le plus souvent, aux familles respectives.
Force est de constater que cet argent ne sert qu'à payer la nourriture, les scolarités, les médicaments, les veillées mortuaires, enfin bref.
La famille placera, alors tout son espoir sur le membre qui se trouve à l'étranger (la Diaspora) pour supporter tous les besoins.
(Normal car dans le style centrafricain, il n'y a qu'une personne «Le PILIER » qui doit supporter le reste, depuis toujours)

De là, quelle reconnaissance, le peuple Centrafricain a pour l'investissement de la Diaspora ?

Il existe d'autre personne qui ont la même pensée que vous, allant jusqu'à demander aux Centrafricains de l'étranger (la Diaspora) de rentrer pour construire le pays.
Etonnant n'est ce pas, lorsqu'on demande à la 2ème force économique de rompre l'activité car la population sur place (au pays) est incapable de s'organiser !

Ce constat, je l'ai fait il y a deux ans lors des déclarations aux impôts quand je me suis aperçu que la somme annuelle des WESTERN UNION dépassait le montant que vous aviez cité dans votre exemple.

Je me permets de vous réaffirmer ceci : « A BANGUI, LES GENS NE SONT PAS SERIEUX »
Je vous l'affirme en tant qu'employeur à Bangui et c'est un vécu, d'où la nécessité de se rendre régulièrement pour contrôler. Nous avons un réel problème avec des « supposés gamins » qui n'épousent pas le bénéfice de ce qui vient de nos investissements : LEURS SALAIRES et la vie de l'entreprise.
Remarquer que les dépenses (billet d'avion) liées au déplacement peuvent être investies dans l'activité ?
C'est pourquoi j'avais dit qu'une « Education au Développement » est à faire : ce sera la formation qu'on assure aux employés et l'éveil sur la conscience de pérenniser l'activité.

Dans votre analyse, vous avez dit ceci :
« Chers compatriotes, la RCA n\'a pas besoin d'association ni de palliatifs. Au sommet, elle a besoin de dirigeants sérieux qui comprennent son monde, ses impératifs »

Pour votre propre gouverne, il existe des fonds alloués aux ONG auprès du Conseil Général de chaque département pour soutenir des projets en faveur des pays en voie de développement.
Les Maliens, les Ivoiriens, les Sénégalais et bien d'autres ont obtenu ces subventions et aujourd'hui, les résultats sont là (ils étaient en Association)

Je vous assure encore une fois, que je ne crois plus au SUPERMAN qui viendra au pouvoir changer la RCA.
La solution se trouve dans la main de la population qui doit développer son autonomie et vivre indépendamment de la manne de l'Etat (je ne vous demande pas de me redéfinir ce que c'est l'Etat)

Ceci, sera la rupture totale et complète entre l'Ancienne Génération qui nourrit cette accusation permanente à l'égard de tous les Présidents Centrafricains (Rappelez-vous, « de DACKO à BOZIZE, vous l'avez dit) et la JEUNESSE qui veut soutenir la RCA. En d'autre terme, c'est la soif du pouvoir qui les anime.

Il est dommage que vous n'ayez pas pris part au Partage d'Expérience des Associations qui s'est tenu hier (4/12/08) car croyez-moi qu'à la sortie, ces Associations ont eu gain de cause et obtenu des invitations pour approfondir leurs projets, avec des partenaires sérieux.

En définitif, j'aimerai vous dire ceci :
- la Diaspora est la 2ème force économique de la RCA. Elle a donc le POUVOIR d'ACHAT

- les Centrafricains au pays, doivent se dégourdir et pérenniser cette masse d'argent venue de l'étranger via les WESTERN UNION et les VIREMENTS BANCAIRES.

- Il existe 3 façons d'investissement pour la Diaspora :
La première : à distance sans entrer dans l'activité que génère cet investissement c'est-à-dire d'aider un individu (un membre de la famille ou autre) à monter son entreprise dont les bénéfices lui permettent de s'en sortir.
La seconde : mettre une activité (entreprise en place) et la suivre depuis l'étranger
La dernière : rentrer à Bangui et créer sa société

Vous remarquerez que les deux premières façons impliquent la population locale mais hélas, le constat est catastrophique. C'est pourquoi je vous réaffirme votre citation : « A BANGUI, LES GENS NE SONT PAS SERIEUX »
Dans deux cas sur trois, l'économie de le RCA se développera si la population locale joue le jeu.

- Parmi les 18 personnes « identifiées » par vos soins, les investissements de certains au pays, dépassent considérablement ce dont vous pensez. Croyez-moi.

- Il faudrait peut être, plus de personnes à l'étranger pour rentrer l'argent qui manque dans l'économie centrafricaine (1Euro = xxx FCFA) La population locale doit encore jouer le jeu. C'est à la fois absurde, mathématique et vrai quelque part.

- Il convient d'arrêter d'encourager la population (consommatrice) qui ne travaille pas au prétexte des dirigeants incompétents ou de la Diaspora qui « parle sans rien faire ».

- La Diaspora envoie de l'Argent (2ème force économique) pour financer, la population locale travaille POUR AMELIORER.

Voila le chemin du développement lié à la 2ème force économique de la RCA


Singuila.

Nalé Toua (05/12/2008) : Une fois encore je réitère ici mon soutien aux idées et remarques développées par le compatriote Albert NAMFEI-KONE. Cette analyse d'une qualité exceptionnelle est à lire et relire, voire à méditer. Si on n'a pas saisi le sens profond de cette analyse, on prend le risque de perdre son temps à brasser du vent. Et comme chacun de nous le sait, notre pays dans l'état où il se trouve a plus besoin des pragmatiques que des "brasseurs de vent". Il faut se dire qu'on n'a pas nécessairement besoin d'attendre de regrouper une centaine de personnes pour agir. Seul, on peut aussi initier un projet qui, s'il est viable, entraînera l'adhésion de la masse. L'exemple donné ici par Albert est assez édifiant.
Toutefois, les amoureux du « paraître » peuvent continuer tranquillement leur bavardage. C'est peut-être aussi leur façon de se distraire. A défaut d'agir, bavardons.

Jean Tongba Ouandoli (09/12/2008) : Frère Nalé Toua, je m'apprêtais à féliciter le frère Albert Namfeï-Koné dont les prises de position me rappellent deux autres qui n'interviennent plus ici à savoir les compatriotes Vianey Koyabé et Clément Bouté-Mbamba, que c'était beau et stimulant de les lire. Maintenant c'est Albert qui fait briller la lueur de l'espérance. J'espère que les deux autres n'ont pas définitivement décroché.
Tu m'as devancé et pire, tu m'as enlevé les mots de la bouche. Je saisis donc cette inspiration pour participer au débat en réagissant à l'apport du frère Brice Goddot Nzonguia.

Frère Goddot, en participant aux débats, l'on émet déjà une perception des réalités qui, alignées les unes à côté des autres permet de se faire une idée juste de la pensée. Ta suggestion de la rédaction d'une tribune pour juger de la pertinence ou de la cohérence des idées du frère Albert est déglinguée et ne participe en rien à élever le niveau des échanges ou de ses apports.

Selon des données du ministère des finances, les 35.000 fonctionnaires centrafricains représentent une masse mensuelle de près de 6 milliards de CFA. Si l'on se fie aux données de l'OIM, c'est moins de 100.000 euros que les migrants Centrafricains envoient par mois. Le frère Albert a donc raison de placer les fonctionnaires en terme de masse bien avant la diaspora.

L'expansion des services de Western union n'est pas dû à l'accroissement des transferts vers la RCA puisque la balance est constante depuis près de 3 ans. Elle est due d'abord à l'arrivée de nouveaux opérateurs sur le terrain des transferts et aux possibilités qu'offre Internet en la matière. En outre, il faut que tu fasses le distinguo entre Investir et Aider. Lorsqu'on envoie de l'argent à la famille pour subvenir à ses besoins, cela ne doit pas être pris en compte comme un investissement. Un investissement est une mise en perspective de l'argent. Une aide à la famille est une subvention pour un besoin précis et ponctuel.

Tu dis: « De ce fait, comment pouvez-vous accuser les intervenants, sur ce site, de ne pas investir au pays et dire qu'ils sont restés (selon vos textes) à « palabrer » sans poser des actes. »

Le frère Albert ne vous le reproche pas du tout. Mieux encore il a pris le soin de préciser: « Il n'est pas interdit de dialoguer, d'échanger. Mais ce que nous devrons éviter, c'est perdre de vue l'essentiel. »
Et un peu plus loin il a complété: « À vous les compatriotes vivant à l'extérieur de la RCA, je conseillerais l'approche économique. Si notre pays est encore dans cet état, ce n'est pas que nous avons les pires politiciens de la planète mais c'est aussi et surtout qu'il n y a pas de contre-pouvoir. L'embryon économique est tenu par des étrangers qui ne peuvent nager à contre-courant des diligences de terrain. Or si le capital était tenu entre 40 et 70% par des Centrafricains dont les investissements, les bénéfices, les garanties d'assurance étaient domiciliés dans les banques de la place, il y aurait une pression pour que les politiques s'améliorent. »

Mais c'est le frère Nalé Toua qui a la bonne formule: « Cette analyse d'une qualité exceptionnelle est à lire et relire, voire à méditer. Si on n'a pas saisi le sens profond de cette analyse, on prend le risque de perdre son temps à brasser du vent ».

A ce stade, il faut faire usage des bons termes pour ne pas fausser la perception des choses. La diaspora n'est pas la 2ème force économique de la RCA.
Et là, sans te rendre compte (peut-être) tu as posé le cadre de l'appréciation exacte des termes (même si j'ai l'impression d'avoir déjà lu cette affirmation sous une autre plume, enfin là n'est pas le problème) : « C'est la vraie population de consommation, car voyez-vous, l'investissement de la Diaspora en Centrafrique qui représente la 2ème force économique, est adressé, le plus souvent, aux familles respectives.
Force est de constater que cet argent ne sert qu'à payer la nourriture, les scolarités, les médicaments, les veillées mortuaires, enfin bref »


Avec le Tchad, nous sommes les seuls pays francophones où l'aide au développement dépasse l'apport des natifs résidents à l'étranger. C'est une précision importante. Si l'on suit les règles, on parlera plutôt d'apport financier que de force économique. Aussi bien dans l'informel que le formel si l'on opère une approche dichotomique, l'on se rendra compte que ceux qui emploient le plus ne sont pas les Centrafricains de l'extérieur mais ceux de l'intérieur.

Tu dis : « De là, quelle reconnaissance, le peuple Centrafricain a pour l'investissement de la Diaspora ? »

Nous ne sommes en rien supérieur à nos frères et soeurs qui résident au pays. C'était notre destinée pour vivre à l'extérieur. Mieux, il m'arrive de les envier lorsque je vois nos milieux de la diaspora centrafricaine remplis d'hypocrisie, de jalousie, de médisance, vide de sens et même d'humanité par moment...
Ce qu'un individu fait au niveau de sa famille ne doit pas être transposé au niveau national. Le peuple Centrafricain ne vit pas grâce à la diaspora... c'est méprisant de penser cela et déshonorent pour ta famille de l'affirmer !

Tu dis : « Il existe d'autre personne qui ont la même pensée que vous, allant jusqu'à demander aux Centrafricains de l'étranger (la Diaspora) de rentrer pour construire le pays.
Etonnant n'est ce pas, lorsqu'on demande à la 2ème force économique de rompre l'activité car la population sur place (au pays) est incapable de s'organiser ! »

Ici, je t'avoue être largué car les propos qui précèdent, sont une pure déformation de ce qu'a dit le frère Albert. Dans le texte, voici ce qu'il a dit: « À ce schéma, certains opposeront la traditionnelle litanie: les gens ne sont pas sérieux à Bangui.
Moi je dirai simplement que vous qui résidez à l'extérieur, vous avez accès à tous les réservoirs de stratégies, de technologies pour gérer vos affaires, [même en restant dans votre salle de bain.] .. Ce que je dis, c'est le compatriote venu du canada investir en RCA qui me l'a dit. Il n'entend pas non plus retourner vivre en RCA et pourtant il aime son pays et entend y développer des activités commerciales dont il compte en tirer des bénéfices durant une longue période qui pourront même rendre son séjour à l'étranger plus gai. »

La version élémentaire dit que vous n'êtes pas obligés de vous installer au pays pour commercer. Ne pas partager le point de vue de quelqu'un n'autorise pas à déformer ses propos, ceci est une tare; pire c'est de la malhonnêteté intellectuelle.
Frère Goddot, cette phrase du frère Albert reprise ici n'est pas à la portée des brasseurs de vent et des apôtres du paraître. Je comprends donc que tu ne comprennes pas le sens cette déclaration : « Chers compatriotes, la RCA n'a pas besoin d'association ni de palliatifs. Au sommet, elle a besoin de dirigeants sérieux qui comprennent son monde, ses impératifs. À la base, elle a besoin de compatriotes investisseurs. Qui créent de l'emploi, de la richesse. »
Je ne saurai terminer cet apport sans mettre en évidence cette arrogance qui remplit ta contribution. À notre arrivée à l'époque, les jeunes centrafricains n'étaient pas si arrogants. La déliquescence de l'état centrafricain et le désir de remplir des existences pour la plupart vide ici, poussent une majorité à se prendre pour le nombril de la RCA. Quelques expressions de ton texte qui en est la parfaite illustration:
1.La Diaspora envoie de l'Argent (2ème force économique) pour financer,...
2.C'est pourquoi je vous réaffirme votre citation : « A BANGUI, LES GENS NE SONT PAS SERIEUX »
3.la Diaspora est la 2ème force économique de la RCA. Elle a donc le POUVOIR d'ACHAT
4.les Centrafricains au pays, doivent se dégourdir et pérenniser cette masse d'argent venue de l'étranger via les WESTERN UNION et les VIREMENTS BANCAIRES.
5.Ce constat, je l'ai fait il y a deux ans lors des déclarations aux impôts quand je me suis aperçu que la somme annuelle des WESTERN UNION dépassait le montant que vous aviez cité dans votre exemple
6.De là, quelle reconnaissance, le peuple Centrafricain a pour l'investissement de la Diaspora ?
7.La famille placera, alors tout son espoir sur le membre qui se trouve à l'étranger (la Diaspora) pour supporter tous les besoins.
8.Si vous avez le temps de vous rendre dans un WESTERN UNION, vous remarquerez une file de Centrafricains venus percevoir leur dus.
9.La Diaspora investit énormément au pays. Ce seront les chiffres du WESTERN UNION et des VIREMENTS BANCAIRES qui approuvent ces données... preuve certaine de l'investissement de la Diaspora.

Je me pose souvent cette question: qu'est ce que nous qui vivons à l'étranger avons de plus que les nôtres qui sont au pays? Pourquoi le dernier de la classe, lorsqu'il arrive à Paris se prend pour le mec le plus doué que la RCA ait pondu? Pourquoi est-ce que le dernier des centrafricains de l'étranger se considère meilleur que le premier des Banguissois?... je vous avoue que depuis 15 ans à peu près que je me pose cette question, je n'ai pas eu de réponse.
Bref, le frère Albert a compris que le problème de notre pays n'est pas seulement politique mais aussi économique. Son apport dans ce débat est pertinent mais dommage qu'il ait placé la barre tellement haut car j'aurai aimé qu'il soit à la portée de la majorité.

Thomas Sabono (10/12/2008) : Cher Jean Tongba Ouandoli,

J'ajouterai à la fin de votre intervention que le problème est aussi culturelle. En effet, l'identité est une démarche intellectuelle et aussi politique. Elle (l'identité) ne s'acquière donc pas de manière passive mais active (je me répète, c'est une
démarche). Du fait de l'esclavage, de la colonisation et de la pré-colonisation l'identité centrafricaine a subit des altérations que je qualifierais de négatives. Il y a donc, selon moi, un important chantier à bâtir aussi sur ce terrain.

Salutation,

Brice Goddot Nzonguia (10/12/2008) : Monsieur Jean TONGBA OUANDOLI

Bonjour,
Je vous avoue que vos remarques me font sursauter d’une part parce que vos données ne collent pas à la réalité et d’autre part vous demeurez toujours dans une perpétuelle contestation au même titre que Monsieur Albert NAMFEI-KONE.
Je ne le dis pas en mal (surtout pas) car voyez-vous le fait de penser que, seule votre opinion est la réalité vous amène à vous écarter de la réalité.

A chaque chose dite, vous interprétez dans la négation. Une fois un ami m’avait dit, lorsqu’on vous sert un verre de jus à moitié plein, il faut aussi parler de la deuxième moitié pleine au lieu de vous énerver sur la première moitié vide.

Voici les remarques et contributions supplémentaires qui vont vous aider à comprendre mon point de vue précédent.

Point 1 : Vous affirmez la chose suivante, « Selon des données du ministère des finances, les 35.000 fonctionnaires centrafricains représentent une masse mensuelle de près de 6 milliards de CFA. Si l'on se fie aux données de l'OIM, c'est moins de 100.000 euros que les migrants Centrafricains envoient par mois. Le frère Albert a donc raison de placer les fonctionnaires en terme de masse bien avant la diaspora »
Vos chiffres sont faux Monsieur, je vous joins, ci-après, un paragraphe des Nations Unies sur le recensement dans la fonction publique. Il ne s’agit pas de cultiver l’éternelle contestation en fabricant des données erronées mais de souligner dans les débats, ce dont vous n’acceptez dans l’analyse de l’autre.

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Un recensement révèle 1699 emplois fictifs
BANGUI, le 14 octobre 2005 Nations Unies (IRIN) - Le recensement effectué au sein de la fonction publique de la République centrafricaine a permis de révéler 1 699 emplois fictifs, a annoncé jeudi le Premier ministre Elie Dote. « Toutes personnes concernées par ces emplois fictifs seront traduites en justice », a-t-il déclaré sur les ondes d’une radio nationale. « Les fonctionnaires qui percevait des salaires illégaux ne seront pas payés pendant trois mois et comparaîtront devant le conseil de discipline de le fonction publique. » On estime à 25.000 le nombre de fonctionnaires en République Centrafricaine qui compte 3,5 millions d’habitants. Selon Elie Dote, le recensement a jusqu’à présent révélé qu’il y avait 17.933 fonctionnaires mais ce nombre devrait augmenter les prochains jours. La plupart de ces emplois fictifs ont été recensés au sein des ministères des Affaires étrangères, de l’Education, de la Santé, de l’Intérieur, de la Défense et des Finances. C’est au ministère des Affaires étrangères que ces emplois sont les plus nombreux. Le Premier ministre a noté que certains fonctionnaires fictifs possédaient de faux documents administratifs et n’avaient aucun lien avec le service public. Il a également annoncé que le recensement, qui a débuté en août dernier, avait permis de récupérer au moins 370 millions de francs CFA (soit 680 000 dollars américains) versés illégalement à ces fonctionnaires. Les résultats de l’opération menée par le gouvernement ont été très bien accueillis par les différents syndicats du pays. Au cours d’un entretien qui a eu lieu vendredi dernier, Noël Ramadan, le vice-président de l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC), le syndicat le plus important du pays, a déclaré que les syndicats approuvaient les décisions prises par le gouvernement d’éliminer les emplois fictifs afin de résoudre le problème des arriérés de salaire, qui a paralysé la République Centrafricaine pendant plusieurs années. Cependant, Noël Ramadana a ajouté que des centaines de fonctionnaires légitimes n’avaient pas reçu de salaire depuis janvier dernier. Le gouvernement a décidé d’effectuer ce recensement suite à une visite d’une délégation de la banque mondiale, qui avait déclaré que la masse salariale des fonctionnaires était excessive et qu’un recensement était nécessaire. Depuis 2003, la masse salariale des fonctionnaires s’est fortement accru et est passée de 2,5 milliards de francs CFA (4,5 millions de dollars américains) à 3,5 milliards de francs CFA (soit 6,4 millions de dollars américains).

A retenir les données suivantes : 23.000 Fonctionnaires en 2006 pour une masse salariale de 3.5 Milliards FCFA. Quant au Transfert, les données sont largement au dessus des 100.000 Euros. Votre comparaison entre la masse salariale et le montant des transferts perd son sens, puisque la pauvreté touche aussi les fonctionnaires dont plus de la moitié gagnent moins de 90.000 FCFA.
Les Transferts sont des PLUS VALUES dans l’économie de la RCA. Ceux qui ne travaillent pas, perçoivent aussi de l’argent venu de l’étranger, d’où la notion de FORCE économique.

Point 2 : Vous affirmez la chose suivante (Mr JTO), « L'expansion des services de Western union n'est pas dû à l'accroissement des transferts vers la RCA puisque la balance est constante depuis près de 3 ans. Elle est due d'abord à l'arrivée de nouveaux opérateurs sur le terrain des transferts et aux possibilités qu'offre Internet en la matière »
La réponse est dans la question, quand vous affirmez « l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le terrain des transfert ».
Ils sont venus car le MARCHE est intéressant et profitable voyant. L’Internet n’est qu’un outil de travail et ne peut motiver un intéressement des opérateurs. C’est bien d’avoir essayé mais l’économie est une science complexe qu’il faut aussi maîtriser…

Mr JTO « En outre, il faut que tu fasses le distinguo entre Investir et Aider. Lorsqu'on envoie de l'argent à la famille pour subvenir à ses besoins, cela ne doit pas être pris en compte comme un investissement. Un investissement est une mise en perspective de l'argent. Une aide à la famille est une subvention pour un besoin précis et ponctuel »

Excusez-moi si j’ai été trop professionnel, je sais que vous avez la facilité de comprendre si ce n’est pas la contestation qui « vous anime » (sans être méchant). Les données sur la Diaspora dépassent votre bonne volonté et la place comme 2ème force économique (Monsieur Albert NAMFEI-KONE l’affirme également : attention vous allez être en désaccord si vous ne l’acceptez pas).
Que fait donc la Diaspora, si ce n’est qu’envoyer de l’argent dans la majorité ? J’ai souligné le fait que la population centrafricaine est une population consommatrice parce que justement c’est argent qui arrive est une AIDE au lieu d’être un financement. C’est pourquoi j’exhorte toute la diaspora à convaincre la population centrafricaine, à utiliser l’argent perçu de l’étranger pour entreprendre (INVESTISSEMENT). Cela ne fera du mal à personne.
Les résultats seront bénéfiques pour la population d’abords et l’économie de la RCA par la suite. Je vous citerai l’exemple des africains de l’Ouest qui travaillent en France et ce sont leurs familles qui bâtissent les maisons et tiennent des entreprises qui ont poussé grâce aux financements de la Diaspora. En d’autre terme, la population doit travailler.
Etonnant lorsque vous le ressentez comme une honte pour les familles. Par la suite, je vous prie et je vous demande de respecter ma famille, citée deux fois (par Monsieur Albert NAMFEI-KONE et par vous) qui n’a rien à avoir dans les analyses sur ce site. Je vous remercie d’avance.
Dans les rapports des organismes internationaux on parle « d’Education au Développement » qui consiste à initier les populations locales à se prendre en charge et à participer au développement socio-économique de leur milieu.
Ce n’est pas pour rien qu’on a mis en place le « Guichet Unique » qui consiste à promouvoir la création des entreprises avec comme investisseur potentiel la Diaspora qui a le pouvoir d’achat en Centrafrique.

Point 3 : Monsieur Jean TONGBA OUANDOLI, lorsque je réaffirme à Monsieur Albert NAMFEI-KONE que « LES GENS NE SONT PAS SERIEUX » ce n’est pas pour exprimer la supériorité de la Diaspora par rapport aux Centrafricains au pays ! Cette notion de supérieure par rapport l’autre est le propre de vous qui représentez l’ancienne génération puisque ça vous turlipine depuis 15 ans. Arrêtez les commentaires nuisibles s’il vous plaît.
Je vous le répète, « je le dis en tant qu’employeur et c’est un vécu ». Il y a des faux jetons, il y a usage de faux, il y a des demandeurs de pots de vin le long de la vie de nos entreprises. C’est un VECU, c’est un paramètre à prendre en considération.

Point 4 : J’ai écrit (BG) : « Il existe d’autre personne qui ont la même pensée que vous, allant jusqu’à demander aux Centrafricains de l’étranger (la Diaspora) de rentrer pour construire le pays »

Vous avez traduit (JTM): « Ici, je t'avoue être largué car les propos qui précèdent, sont une pure déformation de ce qu'a dit le frère Albert. Dans le texte, voici ce qu'il a dit: « À ce schéma, certains opposeront la traditionnelle litanie: les gens ne sont pas sérieux à Bangui.
Moi je dirai simplement que vous qui résidez à l'extérieur, vous avez accès à tous les réservoirs de stratégies, de technologies pour gérer vos affaires, [même en restant dans votre salle de bain.]. Ce que je dis, c'est le compatriote venu du canada investir en RCA qui me l'a dit. Il n'entend pas non plus retourner vivre en RCA et pourtant il aime son pays et entend y développer des activités commerciales dont il compte en tirer des bénéfices durant une longue période qui pourront même rendre son séjour à l'étranger plus gai. »
La version élémentaire dit que vous n'êtes pas obligés de vous installer au pays pour commercer. Ne pas partager le point de vue de quelqu'un n'autorise pas à déformer ses propos, ceci est une tare; pire c'est de la malhonnêteté intellectuelle »

Monsieur Jean TONGBA OUANDOLI, la lecture profonde ne concerne pas que les autres croyez-moi.
Monsieur Albert NAMFEI-KONE affirme avoir identifié 22 intervenants sur ce site dont, 18 résident à l’étranger. Dans son actif sur ce site, il a l’habitude de détenir l’idéal puisqu’il reproche à ces personnes de ne pas investir en RCA. Il les qualifie de « Passionnés Penseurs » et va jusqu’à inventer un exemple (plutôt une sottise, excusez-moi) lorsqu’il a l’image d’une maman avec son fils :
Monsieur Albert NAMFEI-KONE : « Ce compatriote dont je parle, n'a jamais écrit sur le net et si l'on tape son nom dans Google, il n'apparaît pas dans la liste des passionnés penseurs de la RCA »

Monsieur Albert NAMFEI-KONE (exemple) : « J'ai l'image d'une maman qui refuse de changer la couche pleine de son bébé et croyant qu'en lui donnant sans arrêt le lait du biberon, il va finir par arrêter de pleurer. Alors qu'un geste de 5 minutes pour changer la couche du bébé auraient suffi. Elle s'entête durant 18 heures à gaver son enfant »

Je vous demande des exemples NOBLES vous qui reprochez aux autres. De nos jours, je ne vois pas, pour quelle raison UNE MAMAN REFUSE DE CHANGER les couches de son bébé (sans parler de la suite du Conte). C’est cela, le bavardage (Monsieur NALE TOUA)
Il citera aussi l’investissement du compatriote, en guise de leçon j’imagine, alors qu’il ne connaît nulle part les autres compatriotes qualifiés de Passionnés Penseurs.

J’aimerai franchement vous dire ceci et ne le prenez pas pour mauvaise part :
- Monsieur la raison ne se désigne guère par des supporters, ni par les mauvaises interprétations, ni par les sentiments et insulte. Elle se veut cohérente et fondée sur la logique, sur des explications et des exemples justes.
- Il faut laisser la jeunesse s’occuper de son avenir car elle est l’ascenseur d’un peuple. Ici sur ce site, cette jeunesse est représentée par les gens avec qui, vous êtes en perpétuelle contradiction.
- Cette jeunesse s’exprime aussi dans des associations avec des projets forts et ambitieux sur la destination Centrafrique, vous devez les soutenir au lieu de revivre votre passé.
- Dans vos analyses, éviter les insultes et l’égard des autres (Brasseurs de vent, Amoureux du paraître, Passionnés Penseurs, et autres) car vous serez surpris de savoir ce qu’il ont fait, pire encore si votre analyse ressemble à une copie « de la maternelle » ou que vous n’êtes pas à la hauteur de leurs réalisations.
Par la suite, j’aimerai partager avec des gens respectueux, qui ont des expériences profitables, des objectifs et des connaissances approfondies.
Sincèrement.

Francis Kopaye (11/12/2008) : Chers Jean et Albert,

J'ai toujours évité de prendre partie pour l'un ou pour l'autre, jugeant que nul ne détient le monopole de la raison, ni parce qu'il vient du pays, ni parce qu'il est plus âgé (donc sage), ni parce qu'il ne propose jamais des idées sur Internet.

Mais vos réactions m'obligent à dire mon indignation.
Juger que seules certaines personnes « savent » argumenter est tout simplement une insulte à l'intelligence et à la motivation de tous les autres qui interviennent sur ce site. Alors comme cela Albert et Jean diraient la vérité et les autres seraient complètement dans l'erreur ? Que non ! Messieurs. Vous déplorez vous-même l'absence de Vianney et Clément, vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi ? Sans doute à cause de ces oppositions systématiques voire non fondées, me semble-t-il, de certains qui se posent en censeurs, n'initiant jamais mais prompts à recadrer, à critiquer, à insulter. Mais moi, je continuerai toujours à utiliser les supports qui sont à ma disposition pour communiquer et échanger avec mes compatriotes et tous ceux qui s'intéressent à mon pays. C'est un devoir citoyen, une autre façon de contribuer au changement.

Pour ma part, intervenir sur ce site n'est pas un loisir. C'est une réelle volonté de contribuer au changement dans mon pays. Comme dit Brice, je fais partie de cette jeunesse qui a aujourd'hui la mission et la responsabilité d'irriguer notre société de sang neuf et de son esprit ambitieux et novateur.

Je me suis toujours indigné par les propos qui tendent à discréditer les compatriotes de l'étranger comme étant éloignés des réalités. Mais vous êtes sans oublier que nous venons tous de ce pays et que pour certains, ils sont en contact régulier avec les parents restés au pays ou tout simplement y vont souvent. Avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication, les distances se sont considérablement reduites.

Quant à votre refus d'admettre que la diaspora est une force économique, je dirais tout simplement que vous êtes complètement à la lisière des réalités actuelles et élémentaires de l'économie. Permettez-moi de vous rappeler quelques éléments : c'est la consommation qui fait la croissance. Je m'explique : Lorsque j'envois de l'argent à ma famille de Bangui, je lui donne un pouvoir d'achat temporaire ou constant, donc elle peut consommer. Comme elle consomme grâce à cette « subvention ou aide », elle fait rentrer de l'argent dans les caisses publiques via la TVA. Ainsi « mon aide ou ma subvention » irrigue le système économique et les recettes de l'Etat. Production=marché=revenu=consommation, telle est la chaîne de l'économie réelle. Même les spécialistes en Economie admettent que les associations constituent une puissance économique non négligeable, pourtant subventionnées quasiment à 100% pour la plupart. Autre exemple, j'ai effectué une formation en Micro finance notamment dans le domaine des micro crédits et je pu vous assurer que dans les études faites dans les pays pauvres à ce propos, donnent à voir de l'importance de l'intervention financière de ceux qui sont à l'étranger dans le financement de l'économie. Les diasporas tendent à supplanter les banques dont c'est le rôle, dans les pays pauvre ou émergeants.
Un rapport de l'Etat français place l'apport des africains de l'étranger au dessus de l'aide au développement (me diriez-vous, comme d'habitude, que cela ne concerne pas la Centrafrique !!).

Aussi, bon nombre d'entre nous, non seulement envoient de l'argent mais aident les parents ou amis à monter des petites affaires !!! Beaucoup de compatriotes qui nous lisent doivent s'indigner de vos analyses. Car ils ont investi de l'argent soit pour leurs affaires personnelles, soit pour un coup de pouce à un ami ou parent. La création du Guichet Unique n'est pas innocente. Je confirme pour ma part que la diaspora est une force économique importante (je ne mettrais pas de classement). Alors mes chers Jean et Albert, pardon de vous le dire, c'est bien de vouloir organiser les débats en recadrant dès que cela vous enchante les uns ou les autres. Cela s'appelle tuer la poule dans l'ouf !! Si ce n'est pas un cours d'orthographe ou de vocabulaire qu'on nous donne ici, c'est une leçon de civisme et moral. Vous êtes les premiers à dénoncer les palabres, mais je me demande ce que vous faites ; il n'y à voir la structure de vos interventions, n'est ce pas des études de textes ?!

Permettez-nous de dire nos rêves et nos ambitions pour notre Centrafrique même si nous sommes « les derniers de la classe ». Quand j'échange sur ce site, je ne cherche pas à épater mais plutôt à partager humblement mes idées et à transmettre, par la m^me occasion ma passion pour mon pays.

J'avais affirmé que « écrire c'est se dévoiler, se mettre à nu ! » Donc le dernier de la classe que je serais aurais osé s'exprimer ici en signant de son vrai nom !!

J'ai toujours admiré vos interventions et ai déjà eu l'occasion de vous le dire. Mais celles-ci m'offusquent sincèrement.

Le mal de notre pays c'est de toujours essayer de « casser » toute initiative, de ne jamais apprécier les bonnes idées mais toujours essayer d'être du côté des pessimistes et des donneurs de leçons !

Nous sommes tous d'accord sur la nécessité d'une nouvelle vision de notre Centrafrique, d'une « nouvelle offre politique » comme diraient certains, alors cette idée de nouvelle offre politique doit s'inscrire dans l'audace et l'innovation. Je ne parle pas de tâtonnement mais d'essai. Une autre notion d'Economie dit ceci : « qui ne reste rien n'a rien ». Alors risquons !!

Le défi qui s'impose à nous aujourd'hui, est celui de prendre part au changement envisagé et attendu par nos concitoyens restés au pays. Que nos apports soient financiers, matériels ou intellectuels, l'entreprise Centrafrique a besoin de tout cela !!! De grâce, mes chers compatriotes, nous nous sommes toujours divisés par simple égoïsme et cupidité. L'heure est à l'union et à l'action.

Pardon d'avoir été aussi long mais les propos d'Albert et Jean m'ont profondément indigné. Brice n'a fait que donné son opinion sur la base des informations en sa possession. Pour ma part, il n'est pas aussi éloigné de la vérité comme vous semblez le démontrer : 100 000 Euro seulement au compte de la diaspora ! Quand on observe les centrafricains de l'étranger (Afrique, Europe, Amérique.) on se rend compte que la majorité envoie tous les mois de l'argent à la famille restée au pays. Avec une moyenne de 75 Euros par envoi et par mois, multipliée par le nombre des centrafricains de la diaspora, on est largement au-delà des 100 000 Euros !!! Pour exemple, mon cousin (qui se reconnaîtra) envoie tous les mois l'équivalent de 200 000 FCFA à sa mère. Au bout de 12 mois vous comprendrez qu'on sera à 2 400 000 FCFA pour cette seule famille. Quelle est donc le montant total annuelle de la TVA perçue par l'Etat au titre de cette seule famille ? Bref !

La question ne se trouve pas à ce niveau. Il s'agit de résoudre d'une part les problèmes liés au développement de notre pays et d'autre part d'encourager les initiatives privées, qu'elles viennent de l'extérieur ou de l'intérieur.

Par avance pardon si certains de mes propos venaient à blesser ceux qui me lisent.

Patriotiquement

Jean Tongba Ouandoli (12/12/2008) : C'est à mourir de rire lorsqu'on te lit cher compatriote Goddot.
En définitive, c'est Nalé qui a raison: "...les amoureux du « paraître » peuvent continuer tranquillement leur bavardage. C'est peut-être aussi leur façon de se distraire."

Bon courage

Thierry Naka (13/12/2008) : Depuis que j'ai commencé à fréquenter ce site, je puis avouer que les Centrafricains y ont trouvé réellement un espace d'expression qui leur faisait tant défaut. Et, comme vous le savez autant que moi, là où quelques intelligences se retrouvent il ne manque pas de "frictions" tendant à électriser l'atmosphère. Sans vouloir faire un procès d'intention à quiconque, le cas certains messieurs (Jean et Albert) qui pour faire valoir leurs avis, points de vues, idées sur des sujets soulevés ici, se mettent parfois à insulter, prendre les autres intervenants de hauts. Ces adeptes de la "paire de gifle", de la "chicote" n'ont pas encore compris que les mentalités sont entrain de changer même chez le Centrafricain. Ces adeptes d'un passé peu glorieux et révolu doivent s'adapter à la nouvelle façon de pensée car ce n'est pas aux autres de s'arrimer à cette nouvelle façon de pensée mais c'est plutôt à eux qu'appartient le choix de prendre ce train ou de rester à tout jamais sur quai.

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