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L'arbre à
palabre REACTIONS A CETTE TRIBUNE ENVOYER UNE REACTION
ECRAN DE FUMEE
Il y a des choses plus importantes à faire dans notre pays en matière de réformes pour assurer à tout un chacun un minimum de bien-être, que de se perdre en conjecture pour savoir si le dialogue inclusif doit avoir lieu ou pas. Nous avons attiré votre attention dans l’un de nos textes déposé sous l’arbre à palabres en disant que ; vu le sort réservé aux recommandations des autres rencontres nationales qui ont marquées l’histoire récente de notre jeune démocratie, qu’il n’y avait rien de positif à attendre des résultats de cette baignade des « crocodiles » dans la marre du dialogue national inclusif. Rien qu’à voir les exigences et les conditions posées par les uns et les autres. Force est de constater que les différents acteurs jouent à la montre ou tout simplement, sont de mauvaise foi… Si tel en est le cas, de grâce qu’ils fassent faire l’économie de cette perte de temps au peuple centrafricain. Ce dernier en a assez de leur inertie doublée d’irresponsabilité, il veut vivre en paix dans la concorde et la cohésion nationale. Pour que ce rêve devienne réalité, vous devez vous comporter en hommes d’Etat, c’est-à-dire, de sacrifier vos penchants égoïstes et vos petits calculs personnels larvés, afin de servir de manière désintéressée ce peuple qui croit en vous et qui vous a toujours fait confiance en mettant entre vos mains sa destinée. Or, vous ne manquez pas une seule occasion pour le trahir et le décevoir. Est-ce normal ? Comment allez-vous nous convaincre, pour nous faire croire que cette fois-ci, vous allez enterrer la hache de guerre et fumer le calumet d’une paix durable sur toute l’étendue du territoire centrafricain et de vous dire ; les yeux dans les yeux « Plus jamais ça » ? J’ai mal pour mon pays quand je lis et j’entends, que mes pères, mères, oncles, tantes, frères et sœurs tous des centrafricains comme vous et moi, vivent dans la brousse comme des primitifs. Que des forces étrangères ont occupées une ville de mon pays et ont fait de ses habitants et de leurs biens ce qu’elles veulent ; cerise sur le gâteau, elles se sont retirées en prenant des otages après plusieurs jours passer dans cette ville sans y être inquiétée. Nous sommes en droit de nous demander « où sommes-nous ?», et qu’en est-il du devoir régalien de l’Etat en matière de protection et de sécurité de ses citoyens ? Du jamais vu, plus grave encore le pays se désagrège sous nos yeux ; tout un pan du territoire national est occupé par des soldats félons et des mercenaires, qui font main basse sur les structures administratives d’une partie de notre pays, qui en principe est un et indivisible. Personne ne bronche. On n’entend ni l’opposition parlementaire républicaine, ni la société civile avec son florilège d’associations de défense de ceci ou de cela, dénoncer et condamner avec fermeté ces agissements qui portent un grave préjudice à notre unité nationale. Pour donner une chance à notre jeune démocratie, nous devons ramener à la raison tous ceux qui la dévoient (rebelles et gouvernement). Notre pays n’est pas une aire de jeu où des pachydermes en mal de patience doivent forcer l’ordre des choses pour en tirer profit par tous les moyens en agissant comme s’ils étaient dans une boutique de porcelaine. Pour les gouvernants nous avons le devoir de ne pas les laisser se fourvoyer dans la bêtise par orgueil et/ou ignorance. Certes, ils font avec les limites de leurs moyens de discernement, ça se comprends, mais il ne faudrait pas non plus se résigner de la médiocrité ambiante. C’est pour cela, que nous devons leur envoyer un signal fort, (Ex : Des arrêts rendus par la cour constitutionnelle qui n’allaient pas dans le sens des désidératas des autorités en place, ainsi que de la procédure de destitution du président de la république, quand bien même que cette dernière n’ait pas aboutie), à chaque instant où l’opportunité s’y prête, surtout lorsqu’ils posent des actes anticonstitutionnels ou de forfaiture. Ils ne savent même pas qu’en foulant du pied la source de leur légitimité, ils se fragilisent et perdent l’essence même de leur autorité. Tout cela pour leur rappeler simplement que n’est pas démocrate qui veut ; c’est tout un art qui doit s’apprendre. On doit être à l’écoute des autres sons de cloches qui sont différents des siens, de les intégrer dans un programme national s’ils sont constructifs et vont dans le sens de l’intérêt général. Sans aucune naïveté de ma part, les gens qui prétendent vouloir mettre un terme à la souffrance du peuple centrafricain, s’ils n’ont rien à se reprocher devant la justice de notre pays, ils doivent rentrer afin de mettre le régime en place devant ses propres contradictions. Un leader charismatique doit être exemplaire, il ne doit pas fuir ou se soustraire à l’épreuve de la vérité. Le peuple qu’on a souvent tendance à mépriser sait rendre justice à ses dignes filles et fils qui le méritent bien. Ce n’est pas en délocalisant cette rencontre dans un pays tiers, africain ou pas, qu’elle aura plus de valeur ou de poids. Arrêtez de faire du bruit dans le landernau, le problème c’est vous, c’est moi, c’est nous tous. Nous voulons que chacun dans le domaine qui est le sien apporte son savoir et sa compétence sans distinction de croyance ou d’appartenance à telle ou telle ethnie pour qu’on puisse bâtir, tous ensemble un Centrafrique nouveau et fier de ses enfants. Les chantiers sont nombreux et vastes, il y a de la place pour tout le monde. Certes, Il ne suffit pas de le clamer, il faudrait surtout créer les conditions propices à leur mise en œuvre efficiente et efficace en mettant chacun à sa place. Nous avons le potentiel humain nécessaire, ce qui nous fait défaut c’est leur utilisation rationnelle et optimale. Nous faire croire que seul le dialogue politique inclusif est la solution sine qua non pour parvenir à une paix durable dans notre pays est un écran de fumée. Vous devez vous respecter les uns les autres et tout faire pour éviter aux détenteurs de la souveraineté républicaine les frustrations et la souffrance, source de haine et de vengeance.…
Réactions à cette tribune
Fernand Paul
Sadam
(09/11/2008)
: Félicitations, Mesdames et messieurs responsables du réseau des ONG
des Droits de l'Homme en Centrafrique, c'est ce que nous attendons de
vous à chaque fois que nos gouvernants ou certaines de nos institutions
administratives dérapent. En tant que gardiens du temple vous devez
veiller à ce que rien d'illégal ou d'anticonstitutionnel ne puisse faire
son lit dans notre jeune démocratie.
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