Réactions à cette tribune
Albert
Namfeï Kone (05/09/2008)
: Je n'arrive pas à comprendre la quintessence de ...
Patrick
Sebiro (07/09/2008)
: Cher Francis, Ton article est bien écrit...
Francis
Kopaye (08/09/2008)
: Chers Albert et Patrick, Vous conviendrez avec moi que la femme...
Albert
Namfeï Kone (10/09/2008)
: Bonjour Compatriote Kopaye. Merci d'avoir répondu à mon...
Jean
Tongba Ouandoli (12/09/2008)
: Bien que sévère par endroit, l'appréciation qui précède est juste...
Edgard
Yangaboy Bozalo (17/09/2008)
: "Quel avenir pour la femme centrafricaine"? Intéressante
interrogation...
Francis
Kopaye (17/09/2008)
: Cher Albert, J'ai, comme vous me l'avez fortement conseillé,...
Brice
Goddot Nzonguia (18/09/2008)
:
Monsieur Albert
NAMFEI KONE Bonjour, Je ne partage pas votre opinion...
Albert
Namfeï Kone (18/09/2008)
: Bonjour Compatriote Kopaye, En stylistique il existe diverses formes
d'affirmation...
Thierry
Naka (19/09/2008)
: Ce débat est ouvert et intéressant, son caractère tranchant comme une
lame de rasoir...
Albert
Namfeï Kone (19/09/2008)
: Bonjour compatriote Goddot Les femmes de Centrafrique ne sont ni
victimes...
Brice
Goddot Nzonguia (19/09/2008)
:
Bonjour, Monsieur Albert NAMFEI KONE
Je vous trouve fortement excité...
Francis
Kopaye (19/09/2008)
: Cher Albert, Inutile de se placer en expert pour « recadrer »...
Le webmaster de Sozowala (20/09/2008)
: L'émission de RFI dont parle...
Henri Paul
Akibata Kette (20/09/2008)
: Tout débat au sein d'une communauté est toujours louable...
Fred Edgard
Gassia (20/09/2008)
: Biens chers Francis, Albert et Brice bonsoir, je constate qu'au delà
de vos...
Jean
Tongba Ouandoli (22/09/2008)
: J'ai toujours contemplé avec effarement, la dispersion des Centrafricains...
Albert
Namfeï Kone (23/09/2008)
: Compatriotes et Amis, Si mes mots ont choqués certains sur la forme...
Edgard
Yangaboy Bozalo (25/09/2008)
: Le modèle expressif de notre compatriote Namfeï Kone est à parfaire...
Francis
Kopaye (30/09/2008)
: Mes chers compatriotes, L’intensité des échanges démontre à quel point le sujet...
Xavier
Yamba (01/10/2008)
: Le débat a été très passionné, mais objectivement très positif.
Axelle Flaura
Ngousma (08/10/2008)
: Chers compatriotes, J'ai pris le train en marche, ce qui ne m'a pas permis...
Cécilia
Ngaïbino-Dossin (18/11/2008)
: bonsoir cher compatriote Francis, bonsoir aussi à monsieur Sébiro Patrick
Albert
Namfeï Kone (05/09/2008)
: Bonjour Compatriote Kopaye.
Je n'arrive pas à comprendre la quintessence de votre publication.
Est-ce une tribune? Un programme politique?
Je pose ces questions car la posture de ce papier est injonctive. A qui
s'adresse t'il exactement?
J'ai peur que ce soit un mélange de genres. Sexualiser les priorités est
la dernières des illusions à éviter chez nous.
Merci pour vos éclaircissements.
Patrick
Sebiro (07/09/2008)
: Cher Francis,
Ton article est bien écrit. La situation de la femme centrafricaine est
alarmante. Seulement je conviendrais avec M. Albert que ton article pose
plus de questions qu'il ne répond. Est ce que votre article est purement
informatif? Est ce que l'article essaye de nous emmener à supporter un
mouvement féminin? Ou nous rallier a une cause?
J'encourage ton initiative and j'espère que ton article va attirer
l'attention des femmes centrafricaines de la diaspora et qu'elles
pourront se rallier pour un meilleur futur pour nos mères, femmes, et
filles.
Kind Regards,
Patrick Sebiro
Francis
Kopaye (08/09/2008)
: Chers Albert et Patrick,
Vous conviendrez avec moi que la femme centrafricaine n'est présente
nulle part !! Elle n'est pas suffisamment représentée dans les affaires
de l'Etat, ni dans les organismes internationaux, ni citée comme
artiste, sportive etc. Face à cet état de chose, devons-nous rester sans
rien dire ? Il ne s'agit pas forcement de provoquer un mouvement
féministe mais plutôt une prise de conscience. Ce qui se passe
aujourd'hui pour nos soeurs, filles et mères, aura des conséquences
graves pour l'avenir de notre pays. On ne peut pas décemment faire comme
si de rien était !! La femme centrafricaine doit avoir un rôle à jouer
et une place à occuper dans notre société (tant sur le plan national
qu'international). Comme je l'ai évoqué précédemment, nous observons une
montée en puissance des femmes dans tous les domaines. Seulement qu'en
est-il de la centrafricaine ? Est-elle moins méritante qu'une autre ?
Il est évident que l'objet de cet article est aussi de défendre une
cause et de rappeler à tous que des engagements ont été pris au sommet
de Béjing en 1995. 13 ans après rien à changer, pire le statut de la
femme a considérablement régressé dans notre pays (victime du sida,
prostitution, maternités précoces, monoparentalité, déperdition
scolaire, oisiveté, chômage, abus sexuels etc.)
Je ne comptais pas apporter des réponses toutes faites à cette situation
connue de tous mais royalement ignorée par tous. Je pose volontiers un
ensemble de questions et de pistes de réflexion afin de porter un regard
plus critique sur cette catégorie de population et tendre, si possible,
vers des solutions.
La paix et le progrès économique et social que nous recherchons dans
notre pays passent, à mon avis, nécessairement par la prise en compte
effective du statut et du rôle de la femme.
L'article ici publié n'a pas la prétention d'être un programme
politique. C'est un constat, un cri d'alarme quant au devenir de la
femme centrafricaine. Faites un tour à Bangui ou dans l'arrière pays et
vous constaterez, comme moi, l'ampleur du dégât !!
Merci pour vos contributions au débat et j'espère très sincèrement qu'il
s'en suivra une prise de conscience collective, en particulier chez la
femme elle-même.
Patriotiques salutations
Albert
Namfeï Kone (10/09/2008)
: Bonjour Compatriote Kopaye.
Merci d'avoir répondu à mon interpellation. Cette mise au point m'a
permis de faire le tour intégral des interrogations qu'avait suscité cet
article.
Cependant, aussi bien sur le fond que sur la forme, ton éclaircissement
ne m'a pas convaincu. Pire il a renforcé l'idée que je me suis de cet
article à savoir une symphonie d'incohérence. En effet un adage
populaire dit souvent qu'il faut tourner sept fois sa langue dans la
bouche avant de parler. Cela vaut aussi pour vous qui manifestez
l'audace par l'écrit comme contribution à la renaissance de notre pays.
Incohérence j'ai dit et je vais le démontrer.
La forme: l'article tel que présenté nous fait croire à un complot des
hommes contre les femmes de Centrafrique. Ce qui est archi-faux. 1/5 du
gouvernement Touadera est féminin. Partout dans la haute administration
l'on rencontre des femmes Directeur de cabinet, SG, Inspecteur, DG, Chef
de service et sous préfet...
La représentation au niveau international se fait sur mérite et non
cooptation. Les critères de sélection sont draconiennes. Néanmoins il y'
a des femmes centrafricaines qui font la fierté de notre pays à ce
niveau comme l'excellente Mme KOYARA au niveau de la FAO.
Quant à l'absence des artistes et sportifs féminins centrafricains de la
scène internationale, ce n'est pas à cause de cette supposée mafia
masculine centrafricaine que cela est vraie. Ça ne se décrète pas, tout
simplement.
Tu dis: « Ce qui se passe aujourd'hui pour nos sœurs, filles et mères,
aura des conséquences graves pour l'avenir de notre pays »
qu'est ce qui se passe exactement pour elles? Les hommes de Centrafrique
ont-ils mis en place un complot contre les femmes de Centrafrique?
A l'interrogation qui précède, j'ajoute une autre, imaginaire celle-ci
(mais vraisemblable) du jeune garçon de Nola,
Bozoum, Ndélé, Birao, Bambari, Obo, Bangassou et Bangui: « à quoi bon faire
des études pour finir chômeur? À quoi bon respecter la loi si ceux qui
l'incarnent la corrompent? De quoi demain sera fait alors qu'aujourd'hui
je n'ai même pas ma boule de manioc? Dans quel environnement grandira
mes petits frères alors que le taux de séroprévalence ne fait
qu'augmenter, que l'insécurité ne fait que s'aggraver... »
Que pourras tu répondre à ce jeune homme là qui peut être ton père ou
ton frère, voire ton fils?
Est-ce que la dégradation de sa situation aura t'elle aussi une
conséquence sur l'avenir de notre pays?
Tu dis: « La femme centrafricaine doit avoir un rôle à jouer et une
place à occuper dans notre société »
La femme centrafricaine ne doit pas jouer un rôle, elle occupe déjà une
place centrale dans notre société. La société Centrafricaine dans son
substrat est une société matriarcale, il faut revoir tes fondamentaux.
La conclusion de ton paragraphe est encore affligeante et offensante à
certain degré pour l'intelligence lorsque tu dis: « Comme je l'ai évoqué
précédemment, nous observons une montée en puissance des femmes dans
tous les domaines. Seulement qu'en est-il de la centrafricaine ?
Est-elle moins méritante qu'une autre ? » L'émancipation ne se décrète
pas, elle est le produit d'un travail sur soi et la somme d'une
intelligence manifeste cumulée à une ambition. Les femmes que tu as cité
dans ton article ne sont pas le fruit d'un décret, elles se sont
imposées sur le plan professionnel et sportif. Le gouvernement de notre
pays peut s'amuser à prendre un décret, cela ne fera pas des femmes
centrafricaines, des femmes montant en puissance (sic). Encore à ce
niveau là, si la centrafricaine est absente de cette scène là, ce n'est
pas à cause de la mafia masculine centrafricaine.
Tu dis en introduction de ta mise au point que l'objet de ton article
n'est pas de provoquer un mouvement féministe puis un paragraphe plus
loin tu te contredis en disant: « Il est évident que l'objet de cet
article est aussi de défendre une cause » de quelle cause il est
question puisque le féminisme n'est pas le but recherché? Y' a t'il une
cause dans la cause?
Tu dis: « le statut de la femme a considérablement régressé dans notre
pays (victime du sida, prostitution, maternités précoces,
monoparentalité, déperdition scolaire, oisiveté, chômage, abus sexuels
etc. »
le constat qui précède me fait sourire parce qu'il donne l'impression
que des hommes se sont réunis et ont décidés de créer des conditions
pour faire souffrir les femmes de notre pays en leur donnant le SIDA, en
faisant d'elles des prostituées et des mères précoces, en les rendant
monoparentales, analphabète, oisive et chômeuse...
Le fond:
lorsqu'on affiche l'ambition de défendre une cause ou de rappeler
certains engagements, il faut se rendre à l'évidence de la réalité et de
l'histoire pour mieux élever le sens de cet engagement.
Quels sont les engagements qui ont été pris à Pékin en 1995 et quels
sont les moyens dont disposent notre pays pour mettre en application ces
engagements? Quel est l'état des lieux post-Pékin 95? Autant de
questions auxquelles il aurait fallu répondre avant de monter sur son
estrade et de prétendre donner un coup de pied dans la fourmilière.
Tu as énuméré 6 pistes d'action qui sont le reflet de cette incohérence
car la réalité est au delà de ce catalogue:
1: Le code de la famille de notre pays est le plus progressiste
d'Afrique Centrale. De Bangui où je résidais encore il y' a 7 mois, j'ai
vu arriver une mission congolaise(Brazza) venue s'inspirer de ce code
pour l'amélioration du congolais. Les moyens de vulgarisation sont à la
hauteur de nos possibilités: radio nationale, radio rurale, centre de la
mère et de l'enfant,le réseau ACABEF......
2: lorsqu'on prend l'économie centrafricaine dans sa globalité (formelle
et informelle); la frange de la population la plus touchée par le
chômage n'est pas la féminine. Même si d'un point de vue scolaire, il
existe plus d'hommes qui emmènent leurs études à terme que de femmes.
3:Mettre l'accent sur la formation professionnelle des femmes
uniquement, c'est ignorer 48% de la population Centrafricaine, les
hommes.
4: Idem pour la 3
5 et 6: du texte aux structures, la RCA est richement dotée. Mieux
encore notre pays est assez avant-gardiste en Afrique en général.
Les 6 points évoqués prouvent à mon entendement une envie de faire du
sensationnel, de l'émotif et de se positionner comme le partenaire et
défenseur des femmes de Centrafrique en vue de... je suis certain que
l'histoire me donnera raison.
L'émancipation économique et sociale de notre pays ne passe pas par le
chemin préconisé ici. Le problème en Centrafrique n'est pas celui du
statut de la femme mais de l'amélioration des conditions générales du
peuple. Il est celui de l'absence de l'état dans tous les secteurs de la
vie. Il est celui de l'accès à l'éducation, à l'information utile, à la
santé...
Je suis arrivé en France il y' a 7 mois pour une spécialisation. A
Bangui, mon emploi me permet de me déplacer régulièrement en dehors de
Bangui. Il me permet aussi d'être en contact de nos agriculteurs, de nos
paysans...du Centrafrique profond. Cette posture ne me donne pas
l'expertise infuse mais elle me permet d'affirmer ici le poids de la
tradition; mieux des pratiques néfastes dans le retard de notre pays.
Car il s'agit ici ni plus ni moins que de retard.
Cher compatriote, pour un constat, ton article est désespérément pauvre
et pour un cri de coeur ou une alarme, il est tout sauf captivant et
alarmant.
Le devenir de la femme de Centrafrique doit être pris au même niveau que
celui des autres composantes de la société centrafricaine: homme, jeune,
étudiant, homosexuel, croyant, chômeur, agriculteur, pêcheur, sorcier, expatriés,...
L'ampleur du drame centrafricain n'est pas spécifique à la femme, elle
est celle de toute la société centrafricaine.
La secte des hommes faisant souffrir les femmes centrafricaines est
aussi un chemin à abandonner car tout est dans le nouveau Centrafrique à
bâtir.
En effet lorsqu'arrivera aux affaires de l'état des hommes et des femmes
qui auront une idée claire des enjeux, des implications et des
nécessités... et qui initieront les actions qu'il faudra; les conditions
globales des femmes et des hommes de Centrafrique changeront,
assurément.
Avec tout mon respect,
Albert.
Jean
Tongba Ouandoli (12/09/2008)
: Bien que sévère par endroit, l'appréciation qui précède est juste. Je
la compléterai simplement en disant que ceux qui s'intéressent au
devenir de la RCA doivent prendre la situation dans sa globalité et non
isolée.
Cependant, je tiens à préciser qu'améliorer les conditions de la femme
centrafricaine, participe aussi à développer le pays. Mais faire de
cette amélioration la panacée au problème du sous-développement, c'est
faire preuve d'une ignorance volontaire ou pas de l'interdépendance des
situations de la RCA.
Edgard
Yangaboy Bozalo (17/09/2008)
: "Quel avenir pour la femme centrafricaine"? Intéressante interrogation
que je me permets de reformuler: "Quel avenir pour la République
Centrafricaine"?
Alors que nous vivons dans un monde en perpétuelle mutation, la
situation chez nous est explosive. Il ne faut pas se voiler la face, ni
se masquer derrière un patriotisme naïf sur les réalités de notre pays.
S'il fut un temps où notre pays était devenu l'Empire Centrafricain,
nous vivons aujourd'hui le temps où il est devenu le Temple de la
Précarité. En deçà des "avenirs", il y a déjà les "présents" qui sont
précaires.
Cette précarité ambiante dans laquelle baigne le peuple est le résultat
d'une quadruple démission:
1: le peuple;
2: tous les régimes de 1958 à nous jours;
3: les élites;
4: la jeunesse;
L'erreur de Dacko en 1981 et celle de Kolingba en 1993 était d'avoir
oublié (sciemment ou inconsciemment) de dire aux Centrafricains que la
Démocratie ne signifiait pas seulement mettre un bulletin dans une urne.
Il existe une différence notoire de perception entre les Centrafricains
de l'intérieur; moins pédants mais ayant une expertise ciblée de la
crise et les Centrafricains de l'extérieur, magistraux, donneurs de
leçons mais moins alignés sur les enjeux.
Ici nous nous rendons compte de ce qui se passe. Nous sentons qu'il y a
quelque chose qui n'est pas normal. Mais nous ne savons pas ce qui nous
attend même si à titre personnel je sens que cela va être déroutant. On
éprouve une grande peine pour nos enfants ; leur avenir est très sombre,
ils étudient, terminent leur études et ensuite ils sont au chômage et
ils souffrent de ne pouvoir s'exprimer.
Nous paniquons pour nos sœurs, pour nos mamans que le Centrafrique a
rendu amères.
Nous nous faisons du souci pour nos pères qui ne peuvent plus nous
regarder en face car ils ne peuvent plus faire face à leurs
responsabilités.
Nous nous faisons du souci pour la classe politique qui semble être
atteint de cécité...
Nous nous faisons du souci...
Cela ne veut aucunement dire que l'on croit que la solution viendra de
l'extérieur.
Seul le changement véritable apportera une espérance nouvelle à notre
pays. Albert a raison de parler de cette alternative.
Dans cette optique, préparez à vous à sanctionner vos tyrans en 2010 et
voter pour le Centrafrique d'abord.
Alors même si cet article est annonciateur comme le sous-entend Albert,
souhaitons nous tous la bienvenue dans l'antichambre de 2010 et le
peuple, grand, jugera.
Francis
Kopaye (17/09/2008)
: Cher Albert,
J'ai, comme vous me l'avez fortement conseillé, « tourné sept fois ma
langue dans ma bouche » avant de vous répondre, ce qui explique cette
réaction tardive.
En aucun cas j'ai parlé ni de mafia ni de complot des hommes contre la
gente féminine. Vous conviendrez avec moi que la situation de notre pays
n'est pas des plus enviables. J'ai déjà eu l'occasion d'intervenir mille
et une fois sur la situation globale de notre cher pays. Mais lorsque
l'on souhaite proposer des solution au problème, la méthode nécessite de
tenter une approche analytique. C'est-à-dire essayer d'isoler chaque
élément intervenant dans le processus afin de comprendre non seulement
les problématiques mais aussi d'en déduire les causes.
Déplorer la condition de la femme en Centrafrique ne signifie en aucun
cas ignorer le reste de la population. Une population est composée de
plus catégories sociale: homme, femme, jeune, vieux, chômeur,
travailleur, pauvre, riche et j'en passe.
M'interdirez-vous de parler de nos aînés qui souffrent par manque de
prise en charge ? De nos jeunes frères et sœurs non scolarisés ? De nos
concitoyens qui, après leurs études pointent incommensurablement au
chômage ? Pourquoi ce procès d'intention ? Au risque de me tromper, vous
êtes quasiment le seul à juger la situation de la femme centrafricaine
enviable, satisfaisante. Si malgré que la femme est la plus touchée par
le sida dans notre pays, par le chômage, par les grossesses précoces et
non désirées, qu'elle est obligée de vendre du coco sur le marché pour
faire vivre toute la famille, si nos sœurs sont obligées de se
prostituer pour payer leur scolarité, si nos mères sont obligées d'être
les 3ème ou 10ème bureau, et si tout cela vous semble normal, «
sensationnel » « émotif » et bien je ne peux que m'incliner devant votre
magistrale démonstration. Par ailleurs, je vous conseille le livre de la
compatriote Yvonne METE-NGUEMEU « Femmes de Centrafrique, Ames vaillante
au cœur brisé ».
Quant à ce qui est de mon postulat, j'ai toujours fait part de mon
envie, de mon ambition de contribuer au développement de mon pays. Peu
importe la place que j'aurai à y occuper, l'important c'est de
participer, dirait l'autre.
Pour finir, l'émancipation ne se décrète pas. C'est juste, mais elle
naît d'une volonté sociétale voire politique. Les femmes centrafricaines
ne manquent pas d'ambition mais plutôt de moyens. C'est à ceux qui
gouvernent de définir et de donner les moyens au peuple afin de mettre
en mouvement et concrétiser son ambition. Le dernier paragraphe de votre
seconde intervention rejoint l'essence de mon article et contredit de ce
fait, votre remarquable démonstration. Je vous cite : « En effet lorsque
arriveront aux affaires de l'état des hommes et des femmes qui auront
une idée claire des enjeux, des implications et des nécessités... et qui
initieront les actions qu'il faudra; les conditions globales des femmes
et des hommes de Centrafrique changeront, assurément ».
Je pense que l'incohérence que vous percevez dans mon article est tout
simplement un ensemble de confusion de votre part voire d'effet
d'optique. Je crois fermement à l'idée que chaque être humain dispose de
l'énergie nécessaire pour changer le cours de sa vie. Il faut juste
donner les moyens pour atteindre ce changement.
Je tiens à vous remercier très sincèrement de vos réactions qui m'ont
permis de conforter ma préoccupation ainsi que ma détermination quant à
la cause des femmes, des jeunes, des hommes de mon pays.
Respectueuses salutations
Brice
Goddot Nzonguia (18/09/2008)
:
Monsieur Albert
NAMFEI KONE
Bonjour,
Je ne partage pas
votre opinion sur la situation de la Femme en Centrafrique. Vous avez
déplacé le problème pour parler du « Complot » ou de la « Mafia » des
hommes contre les Femmes au pays.
Il existe plusieurs
études faites sur les populations d’Afrique, par les organismes
internationaux. Toutes ces études pointent du doigt, la situation de la
Femme en Afrique, comme l’a précitée Monsieur Francis KOPAYE dans sa
tribune concernant la RCA.
Force est de
constater que vous présentez une situation quasi normale pour le cas du
Centrafrique, en citant une poignée de Femmes qui occupent des postes à
responsabilité.
Les Femmes
représentent le cinquième du gouvernement de Monsieur TOUADERA certes,
mais quelle est la proportion des Femmes instruites ou qui travaillent
au pays ?
A ces questions je
vous oriente, à mon tour, vers les données suivantes :
A. Concernant les
Objectifs du Millénaire pour le Développement (8 points sont ciblés)
Le 2ème point : Assurer
l’Education primaire pour tous :
Ces études indiquent
une disparité entre le taux de scolarité des Filles et celui des
garçons, en âge d’aller à l’école (Primaire), en Centrafrique.
46.8% des garçons en
âge d’aller à l’école sont scolarisés en 2001 et 48.4% en 2005.
39.3% des Filles en
âge d’aller à l’école sont scolarisées en 2001 et 43.8% en 2005.
D’autre part, en
lisant les rapports de l’Inspection Académique de Bangui, on constate
que le nombre d’élèves scolarisés est décroissant dans les cycles de
l’Education (Primaire, Secondaire, Université)
La déperdition est
plus prononcée chez les Filles que chez les Garçons. Les raisons sont la
maternité précoce, la pauvreté (les Filles deviennent des « proies
sexuelles ») et bien d’autres.
Tous ceux qui sont
passés à l’Université de Bangui, témoigneront de la pression des
professeurs sur les Filles (même au niveau du Lycée).
De plus, il existe
sur ce site, une tribune faite par Monsieur Alain NGOAZOU sur « La
politique d’emploi en République Centrafricaine ».
Je vous suggère de
lire l’analyse de Madame Nadia KEMBO qui dit, je cite « …les offres
d’emploi sont assortis des récompenses sexuelles… »
Monsieur Francis
KOPAYE, évoque l’avenir de la Femme en Centrafrique, vous (Monsieur
Albert NAMFEI KONE) justifiez votre raisonnement sur la poignée de
Femmes qui travaillent aujourd’hui.
Je vous rappelle que
les Femmes en activité de nos jours, sont le fruit du passé. Vous devez
peut être vous interroger sur l’avenir et le devenir de la Femme en
Centrafrique qui dans notre société matriarcale, est résumée dans son
rôle de Mère de famille.
Monsieur Francis
KOPAYE: « Ce qui se passe aujourd'hui pour nos sœurs, filles et mères,
aura des conséquences graves pour l'avenir de notre pays »
Monsieur Albert
NAMFEI KONE : « qu'est ce qui se passe exactement pour elles? Les hommes
de Centrafrique ont-ils mis en place un complot contre les femmes de
Centrafrique? »
Monsieur Brice GODDOT :
Oui ce qui se passe aujourd’hui aura une conséquence dans 20 ou 30 ans,
car il n’y aura pas assez de Femmes brillantes comme Madame KOYARA
(Fruit du passé) et pour reprendre votre exemple. Il n’est donc pas
question du complot des hommes mais d’une projection suivant les
réalités (les données des OMD) sur la situation des Filles non
scolarisées
Monsieur Francis
KOPAYE: « La femme centrafricaine doit avoir un rôle à jouer et une
place à occuper dans notre société »
Monsieur Albert
NAMFEI KONE : La femme centrafricaine ne doit pas jouer un rôle, elle
occupe déjà une place centrale dans notre société. La société
Centrafricaine dans son substrat est une société matriarcale, il faut
revoir tes fondamentaux.
Monsieur Brice GODDOT :
Vous affirmez que la Femme Centrafricaine ne doit pas jouer un rôle (Oh
mon Dieu). Je vous demande humblement de faire un ERRATUM pour cette
phrase.
Elle occupe déjà une
place centrale dans notre société. Celle de Mère de famille ou
laquelle ?
Dans le rapport de
l’UNESCO sur les OMD, la Femme est définie comme un indicateur du
développement. Ces études précisent que la probabilité qu’un enfant
termine ses cycles scolaires dépend si la Mère est instruite ou non.
En d’autre terme, une
Femme instruite poussera ses enfants à aller à l’Université et celle qui
ne l’est pas ne crédite pas les études.
On aura alors au sein
de la population, une forte colonie d’individus sans formation avec tous
les maux que subissent le Centrafrique de nos jours.
D’où l’intérêt de
scolariser toutes les Filles (futures Mamans). Voici déjà un rôle que
doit jouer la Femme qui est plus proche de son enfant que l’homme, dans
notre société matriarcale en Centrafrique : l’Education des enfants sur
le chemin de l’école.
Le 3ème point :
Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes (Parité de sexe)
La fonction publique
compte environ 25000 fonctionnaires pourriez-vous, Monsieur Albert
NAMFEI KONE, nous indiquer les proportions en Femmes et hommes ?
Au niveau des
provinces dont les populations représentent les trois quarts de la
population totale de la RCA, que font les Filles qui ne peuvent pas
venir à l’Université de Bangui. Elles ont peut être leurs places de Mère
de foyer dans notre société ?
Le cinquième des
membres du gouvernement représenté par les Femmes ne valorise pas 51% de
la population totale du Centrafrique, qui sont des FEMMES.
Dire à Monsieur
Francis KOPAYE qu’il doit « revoir ses fondamentaux » est donc
inacceptable, car sa tribune correspond aux données sur la RCA et la
société matriarcale du Centrafrique n’est pas citée parmi les bons
exemples, dans les rapports des organismes internationaux
B.
Concernant votre analyse
Symphonie
d’incohérence
Vous parlez d’une
symphonie d’incohérence sur la tribune de Monsieur Francis KOPAYE. Je
m’étonne de lire vos propos suivants :
Monsieur Albert
NAMFEI KONE : Mettre l'accent sur la formation professionnelle des
femmes uniquement, c'est ignorer 48% de la population Centrafricaine,
les hommes.
Monsieur Brice GODDOT :
Je suis d’accord avec vous sur le pourcentage de la population masculine
de 48%
L’incohérence vient
du fait que les Femmes sont majoritaires et vous ne voulez pas mettre
l’accent sur leurs formations professionnelles.
Economie
Centrafricaine (Formelle et Informelle)
Représentée encore
une fois par les Femmes, puisque vous indiquez une part de chômage
élevée pour les hommes.
Je vous fais
remarquer que l’économie du Centrafricaine est au sous sol. Il convient
d’éduquer et de former les femmes pour un meilleur rendement. Même avec
la contribution de la Femme (issue de ces activités économiques), les
ménages restent largement au dessous du seuil de pauvreté
Le Code de la
Famille
Les Congolais en sont
inspirés parce qu’il est plus adapté aux familles africaines. Il n’est
pas le fruit d’une émancipation de la Femme en Centrafrique, mais plutôt
la définition des règles de vie, des droits et devoirs de tiers au sein
d’une famille en termes de mariage, de vie commune, de succession,
d’héritage et autres.
Votre expertise
infuse, par les déplacements à l’arrière pays ne prend pas en compte les
valeurs du développement dans lesquelles la Femme à un rôle primordial,
car étant la plus représentée dans la population et l’économie
centrafricaine, elle doit bénéficier d’un accompagnement meilleur.
Sincèrement.
Albert
Namfeï Kone (18/09/2008)
: Bonjour Compatriote Kopaye,
En stylistique il existe diverses formes d'affirmation. Certaines
interpellent, d'autres affirment(même implicitement) et d'autres
suggèrent. La flèche du Parthe en est la parfaite illustration. Dans le
cas de ton article, ta plume a trahi ta pensée deux fois.
1: Ce qu'elle ne dit pas, ce que tu ne dis pas mais qui est clair ici
car si les femmes souffrent c'est qu'elles sont otages des hommes ou
d'autres femmes. Ce n'est pas parce que tu n'as pas employé les termes «
Mafia et Complot » que ton article peut prendre une autre couleur.
J'avais employé sciemment ces deux qualificatifs, exagérant certes, mais
assez allusifs sur le fond de la vision, celle qui se dégage de ton
article et accessoirement de tes deux mises au point. Car si les femmes
sont confinées dans des contingences bassement humaines, cela est le
fait de quelqu'un ou d'un groupe d'individu. Tu conviens avec que le
rapport cause à effet existe bel et bien. Ta tentative de recadrer les
choses en partant des espaces que j'avais sciemment intégré dans ma
précédente contribution n'ont fait que confirmer sa pertinence;
2: Cette tentative d'intellectualisme qui veut s'affiler à de la
spiritualité mais qui est vide de sens. Il faut te relire doucement,
avec d'autres supports et tu te rendras compte que c'est vraiment creux,
ce genre de sortie. Je ne crois que tu as eu le temps de la tourner 7
fois, cette fois-ci. Pire tu as du faire comme la majorité d'entre nous,
tu as démarré au ¼ de tour sans chercher à savoir si ce que ton
contradicteur a dit est intéressant et si cela peut s'aligner sur
l'histoire et la réalité. Tu as voulu nous en mettre plein la vue et
faire la démonstration de ce que tu connais, de ce que tu maîtrises et
de ton amour pour le pays. Mais l'ensemble sonne horriblement faux et la
symphonie des incohérences est devenue la cacophonie de la perception.
Compatriote Kopaye tu dis: « Mais lorsque l'on souhaite proposer des
solution au problème, la méthode nécessite de tenter une approche
analytique »
Je suis parfaitement d'accord avec toi. Mais dans tes mille et une
interventions qu'as tu mis en avant? Qu'est ce que tu as identifié d'une
manière globale? Quels sont les mécanismes de l'éternel recommencement?
Quel est le dénominateur commun aux problèmes du pays que tu as
identifié? Des quelques contributions signées Kopaye que j'ai lu ici sur
le net, je n'ai rien vu de concret et de pertinent qui puissent être mis
à profit dans l'œuvre de la renaissance de notre pays, c'est juste de
l'écriture aquatique comme dirait l'autre.
Chez nous, tout est interdépendant et c'est le sens de ma contribution à
ton article. Je voulais te signifier que prendre comme dénominateur
commun aux problèmes de développement de la RCA; les conditions de la
femme, c'est manifester une méconnaissance des réalités profondes du
drame que connaît le peuple centrafricain. Nulle part je n'ai écrit que
la situation de la femme centrafricaine était la meilleure en Afrique,
nulle part dans le texte tu trouveras pareille allusion. Mon intention
était de t'emmener, de nous emmener à poser un regard global et inclusif
sur les problèmes que connaît notre pays. Utiliser les connaissances
acquises dans les sciences sociales et les appliquées à l'approche
analytique puis y associer les facteurs politique, économique , africain
et mondial. Autant de précautions que tu n'as su prendre dans ton
diagnostic qui pose la femme en victime. T'arc-boutant sur certaines
théories non conceptualisées, tu fais de la femme centrafricaine, la
victime de sa société, de celle dirigée par les hommes. Même si le texte
ne le dit pas, il s'agit bel et d'une mafia, d'un complot; d'une secte
des hommes de Centrafrique contre les femmes de Centrafrique.
Même en réduisant le champ de raisonnement aux femmes, tu as encore
pêché et je suis certain que cette fois-ci c'est par ignorance dans les
solutions préconisées car celles mises en avant ici s'opposent non
seulement à l'urgence mais aussi au cœur des problèmes diagnostiqués.
C'est du non-sens permanent lorsqu'on essaie de te suivre.
« ...la femme est la plus touchée par le sida dans notre pays, par le
chômage, par les grossesses précoces et non désirées, qu'elle est
obligée de vendre du coco sur le marché pour faire vivre toute la
famille, si nos sœurs sont obligées de se prostituer pour payer leur
scolarité, si nos mères sont obligées d'être les 3ème ou 10ème bureau,
et si tout cela vous semble normal » En introduction de cette
contribution, j'avais parlé de la stylistique, en voilà une belle
démonstration.
Qui a mis nos sœurs et nos mamans dans cet état? J'ai la prétention de
répondre à ta place en disant que ce sont les hommes, sinon...
De ton affirmation qui précède, l'on peut retenir: Sida, Chômage,
sous-emploi, mœurs moyenâgeuses...
C'est le cœur même de ce qui nous oppose dans cet échange. Il faut
prendre les problèmes du Sida, du chômage, du sous-emploi... dans la
globalité. Étudier les solutions idoines pour toute la société car ces
problèmes ne sont pas seulement les problèmes de la femme. Ils sont ceux
de toute la société. C'est ce que je me tue à mettre en avant et à
paraître pour toi le marginal de la république car disant ici ce que
très peu de personnes affirment à haute voix. Même à l'époque du parti
unique, les pensées n'étaient pas uniformes. Nous devrons ici démontrer
la pertinence de nos prises de position et ceux qui lisent,
apprécieront. Il n'est pas question de stigmatiser son interlocuteur
parce qu'il est le seul à émettre une opinion opposée à celle de la
majorité.
Quant au livre conseillé, moi je le déconseille. Au hasard d'un week-end
en famille la semaine passée en Alsace, j'ai eu l'opportunité de lire le
fameux livre. Un seul regret: les 6 heures mises à le lire. Lorsqu'on
voit le titre, l'on suppose que l'on va lire une étude sociologique de
la femme de notre pays. De ses conditions de vie, du poids de la
tradition... le genre d'analyse socio-historique qui permet de mieux
appréhender la réalité afin de mieux planifier l'avenir. Au lieu de
cela, j'ai lu le récit d'une femme s'autoglorifiant de son histoire de
lycéenne à l'époque de l'Empire, de ce qu'elle était, de ce qu'elle est
et blablabla... Ensuite vint une diatribe contre l'homo centrafricanus,
c'est à dire un plaidoyer contre l'homme Centrafricain dont elle fait
entre les lignes, le responsable de la dégradation de la situation de
notre pays. Le livre n'aborde pas la réalité de vie de la
centrafricaine. Elle ne propose rien de solide pour améliorer ses
conditions. Encore du bruit, mal écrit car je pense, vu la forme de la
narration que le nègre de service n'était pas centrafricain. Je ne
serais pas surpris qu'en 2010 l'auteur de ce livre ne tente une aventure
électorale, c'est de la pub, du sensationnel comme ton article et je ne
suis pas surpris que tu conseilles ce livre.
Non compatriote Kopaye ce n'est pas un livre à conseiller. Les thèses
sexistes sont inintelligentes et ne répondent ni à l'histoire ni à la
réalité de notre pays. En tout cas ma curiosité m'a permis de le lire,
mais je ne conseille pas, c'est une perte de temps.
On parle de la femme qui subit! Repartons à Bangui. Il ne fait l'ombre
d'aucun que la situation est tragique chez nous. Madame Bozizé est
députée de la nation, moi qui arrive de Bangui, je ne l'ai jamais
entendu dénoncer les exactions aussi bien des rebelles que des Faca. Je
ne l'ai jamais entendu dénoncer les atteintes au droit de l'homme...Elle
est députée et après on viendra me dire qu'elle subit. Il y a un peu
plus d'une dizaine de femmes députés. Combien de projets de loi
ont-elles initiées pour améliorer les conditions de la femme? suivez mon
regard et allez voir là-bas si j'y suis.
Que tu aies de l'ambition pour contribuer au développement de ton pays
est un fait contre lequel je ne peux que m'aligner. Cependant lorsque tu
dis ne pas savoir dans quelle ligue jouer, je me permets de te donner un
conseil. En effet à te lire, ta place n'est pas dans cette ligue là. Ne
la connaissant pas encore, tu ferais mieux de t'exercer dans une autre
ligue. Celle dans laquelle tu veux jouer n'accepte pas les à peu-près,
les contre-inerties, le non-sens...autant de maux qui minent ton article
et tes deux mises au point et je suppose tout ce que tu as écrit
jusqu'ici car il y a un fil conducteur dans tes prises de position. Je
me ferais un plaisir lorsque mon stage deviendra moins contraignant, de
faire le tour du net et de lire tout ce que tu as produit.
Loin de souffrir d'illusion d'optique, je suis convaincu que le
dénominateur commun aux problèmes que connaît notre pays est l'absence
de l'ETAT. Ce dernier a existé au stade embryonnaire depuis le 13 Août
1960. Et contrairement à certaines manipulations de l'histoire, de Dacko
à Bozizé; rien n'a été entrepris pour donner à ce territoire un destin
différent de celui dans lequel nous vivons. Les réalités de nos jours,
la rébellion, le sida, la déperdition scolaire, le chômage, le
sous-emploi...trouvent leurs origines dans l'absence de l'ETAT et nulle
part ailleurs. C'est pourquoi le salut de ce pays viendra
lorsqu'arriveront au pouvoir de l'Etat des hommes et des femmes qui
auront une idée claire des enjeux, des implications et des
nécessités...et...initieront les actions qu'il faudra. Je crois qu'à
partir de ce moment là , les conditions globales des femmes et des
hommes de Centrafrique changeront. Car l'ETAT existera...Tu veux un
dessin ?
Avec tout mon Respect.
Thierry
Naka (19/09/2008)
: Ce débat est ouvert et intéressant, son caractère tranchant comme une
lame de rasoir m'entraine aussi à penser qu'il touche un sujet très
sensible de notre société. Cela étant dit, je n'ai pas vu en quoi
monsieur Kopaye aurait péché qui lui vaudrait ce procès d'intention
visant à le crucifier au mont Golghota...
La question est: sommes nous satisfait de la situation qu'occupe la
femme dans ce pays?
à mon humble avis, la réponse est non, tout simplement. Il n'est pas
exigé de porter des lunettes pour voir que dans ce pays où rien n'est
donné où la population est condamnée à vivre dans la misère, la femme
reste l'avant dernière roue de la carrosse suivi de l'enfant. En
conséquence, aucun effort ne doit être économisé pour marquer cet état
de fait et l'article de monsieur Kopaye mérite toute notre attention
afin d'orienter les énergies nécessaires vers le monument qui nous donne
la vie.
Je vous remercie!
Albert
Namfeï Kone (19/09/2008)
: Bonjour compatriote Goddot
Les femmes de Centrafrique ne sont ni victimes d'un complot, ni d'une
mafia. C'est le Centrafrique entier (femmes et hommes réunis) qui
souffre. Il n y a pas que les femmes qui souffrent de sida, de
sous-emploi, de chômage, de déperdition scolaire...c'est toute la
société Centrafricaine qui souffre. J'ai eu l'opportunité dans ma vie de
croiser de nombreuses femmes formidables qui font leur boulot avec
sérieux et excellence. Parmi ces femmes, il y a une dame, Mme Goddot,
une de mes institutrice dont le patronyme marital est le même que le
tien. Serait-ce ta mère ou une parente. Si tel est le cas, tu ferais
mieux de t'inspirer de son itinéraire et partant de là; réfléchir à
comment faire pour que les conditions globales soient modulées en RCA.
Manipuler des données avec une connaissance superficielle des réalités ,
c'est comme laisser un aveugle conduire un avion sans pilotage
automatique. Non Mr Goddot la RCA en a assez des experts brouillons...
comme toi.
Aborder de manière intégrale un problème en s'élevant au dessus des
contingences basses n'est pas à la portée de tout le monde. J'en suis
désormais convaincu.
Lorsqu'on ne peut briser la solidité d'un raisonnement, on tente pour
appuyer le sien de sortir une longue liste de données, histoire de
prouver que l'on sait de quoi on parle. De donner un peu de sérieux à la
prose. Mais hélas, trois fois hélas je ne prendrai pas ma carte de
membre dans « la chorale des cacophoneurs », Mr Goddot, tu as fait pire
que le compatriote Kopaye. Avec toi, on touche le fond du marigot des
contradictions Centrafricaines.
Me répéter pour toi est la meilleure approche que je puisse adopter pour
que tu comprennes mes propos pourtant clair. Nulle part dans le texte
j'ai prétendu que la situation de la femme Centrafricaine était
excellente. Nulle part tu trouveras la trace d'une pareille infamie. Ma
perception des réalités Centrafricaines est si raffinée qu'elle ne peut
accepter de devenir l'apôtre d'une telle ignominie. Je te mets au défi,
même en recopiant et en déformant ce que j'ai écrit, de prouver que j'ai
dit que la situation des femmes de notre pays est la meilleure.
Tu peux compiler toutes les études du monde, partant de l'université de
Bangui aux Nations-Unies, il demeure cependant une vérité incorruptible
à savoir que toute la société centrafricaine souffre, femme et homme
compris. Et c'est ce que j'ai voulu mettre en avant. Car la présentation
initiale réduit le problème fondamental de notre pays aux conditions de
la femme. Je suis né d'une femme, j'ai 4 sœurs dont une est décédée de
sida. J'ai 3 enfants dont deux filles. Vous n'avez donc pas, toi et le
compatriote Kopaye le monopole de la compassion féminine.
Baignant dans un monde de femmes, j'aurai pu m'aligner derrière votre
approche, mais la réalité est plus complexe que certaines théories
difficilement tropicalisables.
Je travaille pour le programme national de veille sanitaire, c'est dans
ce cadre là que je me rends souvent en province. Nulle part ici je n'ai
prétendu avoir la l'expertise infuse. Il te faut une thérapie pour te
séparer de ce syndrome de lecture sélective ou de la manifestation de
mauvaise ici témoignée.
Cette mauvaise foi se manifeste ici par l'utilisation sélective des
données de l'OMD. J'ai parlé de mes déplacements en province qui m'ont
permis de me rendre compte du poids de la tradition dans les blocages
que connaît notre pays. Ce que tu as omis de souligner dans les
statistiques balancées ici, c'est que cette disparité est plus accentuée
en province qu'à Bangui.
Si l'on reste dans le domaine scolaire, l'on s'aperçoit que le taux
d'analphabétisme est de 58% et le taux de scolarisation net dans le
primaire est de 41% au niveau national tous sexes confondus. c'est la
réalité globale. Au lieu de dire que les femmes sont moins scolarisées
que les hommes, il faut penser les moyens pour emmener les 59% des
enfants centrafricains qui ne sont pas scolarisés à prendre les chemins
de l'école. Il faut réfléchir à développer les outils d'alphabétisation
pour les 42% qui ne savent ni lire ni écrire. C'est ce que je me tue à
dire ici... tu veux un dessin toi aussi?
Ce n'est pas l'éducation des femmes qui est malade, c'est celle de la
RCA:
- 60% des élèves centrafricains sont mal formés;
- le taux d'analphabétisme atteint 75% dans certaines régions du pays;
- 90% des encadreurs pédagogiques ne bénéficient pas de recyclage, de
stage ...
- le taux de redoublement atteint 50% au niveau national;
- 85% des diplômés sont inadaptés au marché du travail;
- les femmes ne représentent que 2% des diplômés de l'enseignement
supérieur;
- l'enseignement technique et professionnel ne touche que 1,5% des
scolarisés;
- 95% du personnel d'encadrement pédagogique est démotivés;
- 100% des programmes pédagogiques sont mal conçus et s'exécutent sans
appui en matériels didactiques;
- 60% des programmes pédagogiques ne sont pas exécutés selon le
calendrier;
- 70% des administrateurs issus du système scolaire sont non qualifiés;
...............................
Cette énumération n'est pas exhaustive, mais elle donne un aperçu des
problèmes que rencontre l'éducation en Centrafrique. Ces données sont
extraites du rapport de la commission Education du dialogue national de
2003.
Ayant débuté à l'université de Bangui , je sais que certains professeurs
abusent de leurs statuts pour satisfaire leurs libidos. Mais cela ne
participe pas à un complot contre les femmes. Si nous vivions dans un
état qui cultivait l'excellence, ces énergumènes seraient au trou depuis
belle lurette. La promotion canapé est une tare à combattre.
Je n'aurai pas assez le temps aujourd'hui pour meubler ton ignorance des
mécanismes de la société matriarcale, mais j'affirme simplement que je
n'ai pas fait l'apologie du passé. J'ai juste cité quelques exemples
pour mettre en évidence le manque de sérieux de l'article du compatriote
Kopaye. Encore une fois, nulle part dans le texte tu trouveras trace
d'une pareille ignominie. Je commence à croire que la pathologie de la
lecture sélective est devenue le syndrome de l'oubli volontaire c'est à
dire l'occultation. Car si ce n'est pas dans le but d'occulter, tu
n'aurais pu écrire ce qui suit : " Je vous rappelle que les Femmes en
activité de nos jours, sont le fruit du passé. Vous devez peut être vous
interroger sur l'avenir et le devenir de la Femme en Centrafrique qui
dans notre société matriarcale, est résumée dans son rôle de Mère de
famille. "
Cramponnes toi bien cher compatriote car tes yeux vont souffrir: la
femme centrafricaine n'a pas à jouer un rôle, elle occupe déjà une place
centrale dans notre société.
Mme Goddot, mon institutrice m'a dit ceci: Jouer, verbe transitif et
intransitif qui signifie se livrer à un amusement, se récréer.
Puis un an plus tard, une autre institutrice, Mme Gauloise m'a dit:
Occuper: verbe transitif et pronominal qui signifie s'établir, remplir,
tenir une place, habiter...
De tout ce qui précède, j'affirme, je réaffirme et je confirme: LA FEMME
DE CENTRAFRIQUE N'A PAS A JOUER UN RÔLE, ELLE OCCUPE DEJA UNE PLACE
CENTRALE DANS NOTRE SOCIETE.
Il n'est pas à la portée de tout le monde de comprendre la portée de la
phrase qui précède et tu es excusé d'avance pour une mauvaise
interprétation ou d'autres questions à venir.
La compilation d'études et de statistiques ne devient intéressante que
si une très bonne utilisation est faite d'un tel outil.
En dehors des approches de façade, quel est le substrat profond du
centrafricain, de la centrafricaine. Qu'est ce qui fait l'homme de
Centrafrique? Qu'est ce qui fait la femme de Centrafrique? Autant
d'interrogations auxquelles il faut répondre avant de poser des égalités
mathématiques qui n'ont pas leur place ici. FP(25000) = H? + F?
L'égalité est mal posée car l'entrée théorique dans la fonction publique
se fait sur titre et lorsqu'on sait moins de 3% des diplômés du
supérieur sont des femmes, cette égalité perd sa substance. Il faut
revoir tes fondamentaux à ton tour cher compatriote. Tenter de
comprendre les mécanismes culturels qui freinent l'aboutissement
scolaire des femmes. Une fois ces mécanismes compris, tu les lèveras et
les femmes seront dans un monde meilleur. Ton approche consiste à
combattre les effets et non la cause. L'école des fondamentaux est
ouverte, je peux t'y initier si tu veux. Car tu manifestes une certaine
ignorance des mécanismes matriarcaux du Centrafrique lorsque tu affirmes
ce qui suit: « Dire à Monsieur Francis KOPAYE qu'il doit « revoir ses
fondamentaux » est donc inacceptable, car sa tribune correspond aux
données sur la RCA et la société matriarcale du Centrafrique n'est pas
citée parmi les bons exemples, dans les rapports des organismes
internationaux ». En outre tu tentes insidieusement de me faire dire
quelque chose que je n'ai pas dit.
Mme Domitien fut nommée 1er ministre par le bougre psychopathe sans
pitié qui régna à la tête de notre pays de 1966 à 1979. Combien de
femmes y avait-il dans le gouvernement Domitien? (mon institutrice
n'appartenait pas à celui là).
Mon approche est simple: on ne sexualise pas les priorités. On met en
place des politiques nationales qui répondent aux besoins nationaux en
santé, en éducation, en logement, en communication, etc.
Si tu as lu le code de la famille centrafricaine , tu ne dirais pas ce
qui suit: « Les Congolais s'en sont inspirés parce qu'il est plus adapté
aux familles africaines. Il n'est pas le fruit d'une émancipation de la
Femme en Centrafrique, mais plutôt la définition des règles de vie, des
droits et devoirs de tiers au sein d'une famille en termes de mariage,
de vie commune, de succession, d'héritage et autres. ».
Compatriote Goddot sans vouloir te dénier le droit de t'intéresser à ton
pays, je te conseillerai de passer par un cours de recyclage.
Ce n'est pas parce que Toi et le compatriote Kopaye vous pleurez sur le
sort des femmes de notre pays, que vous détenez le monopole de la
compassion féminine.
Ce n'est pas le devenir de la femme centrafricaine qui m'intéresse,
c'est celui de tous les Centrafricains. Ce n'est pas le devenir de la
fille scolarisée de l'université de Bangui qui m'intéresse mais celui de
tous les enfants scolarisés. Ce n'est pas le devenir de la fille non
scolarisée de Bouca qui m'intéresse mais celui de tous les enfants non
scolarisés de la RCA. Ce n'est pas le devenir de la fille de Bangui qui
se prostitue qui m'intéresse mais aussi celui du jeune de Birao qui
brigande pour survivre, c'est celui de tous les jeunes de
Centrafrique.... CQFD
Avec tout mon respect.
Brice
Goddot Nzonguia (19/09/2008)
:
Bonjour, Monsieur Albert NAMFEI KONE
Je vous trouve fortement excité à l’idée
de penser que votre analyse cadre mieux la situation de la Femme en
Centrafrique.
Loin de là, car pour moi cela ressemble
à du YOYO. Excusez-moi du terme, j’utilise les mêmes méthodes qui
ressortent dans vos analyses (Vous êtes à la limite de l’injure).
Vous vous placez en conseiller, en
expert infus, en détenteur de ressources pour mieux définir l’approche
quant à la situation de la Femme en Centrafrique. Les raisons évoquées
sont vos déplacements dans l’arrière pays, le fait que vous venez
d’arriver, les connaissances stylistiques et sociologiques.
Vous vous permettez d’interpréter, à
votre manière, la tribune de Monsieur Francis KOPAYE et vous justifiez
votre raisonnement en soulignant le fait que vous n’avez pas écrit
l’interprétation de l’autre (ou encore ce qui se dégage de la vôtre) :
Monsieur Albert NAMFEI KONE :
« Ce n'est pas parce que tu n'as pas employé les termes « Mafia et
Complot » que ton article peut prendre une autre couleur.
J'avais employé sciemment ces deux qualificatifs, exagérant certes, mais
assez allusifs sur le fond de la vision, celle qui se dégage de ton
article et accessoirement de tes deux mises au point. »
Monsieur Albert NAMFEI KONE :
« Nulle part je n'ai écrit que la situation de la femme centrafricaine
était la meilleure en Afrique, nulle part dans le texte tu trouveras
pareille allusion. »
Vous conviendrez que Monsieur Francis
KOPAYE n’est pas le seul à percuter que votre analyse laisse croire à
une situation meilleure de la Femme en Centrafrique, puisque je l’ai
soulignée.
De ce fait, vous refusez les données de
l’autre ce qui est loin d’un débat contradictoire et constructif.
Sans trop m’élargir sur ces
« cacophonies de votre perception » fondées sur votre « expertise
infuse » au snif (permettez de reprendre vos expressions), je vous
souligne les points suivants :
1-
Je vous propose d’aller
sur le site de Wikipédia, de l’UNESCO, du PNUD pour vous ressourcer
d’avantage sur les données de la Femme en Centrafrique, son rôle dans le
développement. Egalement de lire les documents (après votre stage) sur
les Objectifs du Millénaire pour le développement.
2-
Vous affirmez ceci :
« Madame Bozizé est députée de la nation, moi qui arrive de Bangui,
je ne l'ai jamais entendu dénoncer les exactions aussi bien des rebelles
que des Faca. »
Je vous crois et je vous garantie que
vous ne l’entendrez jamais le dire pour le simple fait que ce témoignage
mettra en péril la politique pour la paix que le Président (son mari)
défend.
Je vous conseillerai (à mon tour) de
vous rapprocher de la population dans l’arrière pays (votre emploi vous
permet de vous déplacer régulièrement hors de Bangui) pour écouter
l’autre version.
Il existe, encore une fois, sur ce site
la tribune du Père William Rodrigue DOCTOR intitulée « TEMOIGNAGE CHOC
DE MONSEIGNEUR AGUIRRE ». Merci de vous accorder la fortune de lire le
contenu.
De plus, il était diffusé sur ce site un
débat sur les antennes de RFI dans l’émission « Débat Africain » animé
par le journaliste Hassan DIOP. Les intervenants étaient le Chef du
parti MLPC, le chef des rebelles APRD et l’invité du membre du
gouvernement qui s’était décliné pour des raisons professionnelles de
dernières minutes. Le thème abordé était : LES EXACTIONS
TERRIBLES…(l’émission titrée :
le Centrafrique cherche désespérément un
dialogue…)
Vous venez de Bangui certes, vous êtes
démuni des actualités du pays, celles qui ne peuvent parvenir au grand
public centrafricain. Les radios, les TV donnent la situation du le
Darfour avec des retombées en RCA.
Vous n’allez quand même pas nous faire
croire qu’on n’a pas dénoncé des exactions au pays ?
Pour votre propre gouverne, je demande
au webmaster de remettre en ligne ce débat, à défaut je vous enverrai le
fichier.
3-
Monsieur Albert NAMFEI
KONE : « Loin de souffrir
d'illusion d'optique, je suis convaincu que le dénominateur commun aux
problèmes que connaît notre pays est l'absence de l'ETAT. Ce dernier a
existé au stade embryonnaire depuis le 13 Août 1960. Et contrairement à
certaines manipulations de l'histoire, de Dacko à Bozizé; rien n'a été
entrepris pour donner à ce territoire un destin différent de celui dans
lequel nous vivons. Les réalités de nos jours, la rébellion, le sida, la
déperdition scolaire, le chômage, le sous-emploi...trouvent leurs
origines dans l'absence de l'ETAT et nulle part ailleurs. C'est pourquoi
le salut de ce pays viendra lorsqu'arriveront au pouvoir de l'Etat des
hommes et des femmes qui auront une idée claire des enjeux, des
implications et des nécessités...et...initieront les actions qu'il
faudra. Je crois qu'à partir de ce moment là , les conditions globales
des femmes et des hommes de Centrafrique changeront. Car l'ETAT
existera...Tu veux un dessin ?»
Vous voulez incarner l’idéal et vous
avez oublié de prendre en compte la POPULATION dans votre dénominateur
commun. La vielle méthode d’indexer les hommes politiques (de DACKO à
BOZIZE) ne tient plus de nous jours. Il faudrait aussi, regarder du côté
de la masse populaire qui ne contribue pas au développement de la RCA.
a- Le fait de piller le stade Omnisport
n’est ni la faute de l’Etat, ni celle des Présidents.
b- Le fait de piller les entreprises
lors des grèves et crises politiques n’est pas que la faute de l’Etat ou
celle des Présidents (Conséquence 5.000 emplois en moins, selon les
organismes internationaux : Ces emplois seraient conservés si les
entreprises existent encore).
c- Le fait de prendre les tables bancs
dans les écoles pour en faire du feu de bois, n’est ni la faute de
l’Etat, ni des Présidents.
d- Les considérations ethniques ou le
fait de penser que la ville de Bossangoa appartient aux Gbayas, la ville
de Bangassou aux Yakomas, le quartier Boy Rabe au MLPC sont des ERREURS
de la Société Centrafricaine ou la FAUTE des Dirigeants.
Dans les pays développés, le nombre des
salariés dans le privé est largement supérieur à celui des
fonctionnaires. Il faudrait se pencher sur ce côté PRIVE (donc la
population) que d’attendre la manne de l’Etat lorsque superman viendra
au pouvoir.
Il faut donc pondérer les formations
(celles des Femmes aussi qui représentent la majorité de la population),
encourager et motiver les initiatives dans le domaine de création
d’emplois.
C’est pourquoi, les Centrafricains au
pays, doivent changer leurs habitudes et s’inspirer de ce qui vient
d’ailleurs. Ce qui relance la DIASPORA qui a, forcement, une meilleure
comparaison entre les sociétés.
Somme toute, il faut retenir ceci,
Les problèmes de nos jours en
Centrafrique sont la résultante des erreurs (ou fautes) commises par :
-
les dirigeants,
-
l’Etat dans son administration :
corruption, détournement, manque de moyen, manque de suivi, formation
insuffisante des fonctionnaires, manque de politique de formation ou
d’éducation des jeunes (futurs cadres et ascenseurs d’un peuple) et
plus,
-
la population :
dégradation des biens publics, discrimination ethnique, les classes
sociales, les mentalités et la suite,
Voilà le dénominateur commun à ces
problèmes.
Enfin, pour remettre notre pays sur le
chemin du développement :
-
les dirigeants doivent être des
LEADERS et s’orienter vers les intérêts du peuple Centrafricain avec des
programmes adaptés à la situation du pays,
-
l’Etat doit redéfinir son
administration par des reformes,
-
Une éducation au développement est à
faire pour la population.
A ces trois volets il faut ajouter la
PAIX, la cohésion sociale et intéresser la diaspora qui a le pouvoir
d’achat en Centrafrique. Voilà.
Francis
Kopaye (19/09/2008)
: Cher Albert,
Inutile de se placer en expert pour « recadrer » et fournir des données
statistiques qui vous paraissent les meilleures pour la compréhension de
la situation de notre pays.
Je crois que vous voulez finalement faire du sensationnel !!
Impressionner !! En vous lisant on peut percevoir une soif inextinguible
de vous faire entendre. Calmez-vous enfin !! Il ne s'agit pas d'une
campagne pour prendre la place du Khalife !!
Ce que j'essaie de faire comprendre dans mon article est tout simplement
le drame de la femme centrafricaine, actrice nécessaire pour le
développement de notre pays. J'ai l'impression que vous avez mal compris
ma démarche. Quand vous aurez un peu de temps après votre précieux stage
en France, merci de me relire (tous mes articles) plus calmement. Vous
comprendrez que je ne suis pas entrain de dénoncer ni un complot ni une
mafia des hommes contre les femmes. Comme vous, je suis né d'une mère,
je suis marié et père de 2 filles, j'ai des sœurs. Comme vous, chaque
centrafricain a vécu de près ou de loin la disparition d'un proche à
cause du sida.
Je travaille dans le domaine de l'emploi et je m'occupe par ailleurs des
politiques du développement local. A ce titre, j'ai initié un projet
d'Insertion par l'Activité Economique en direction de la population
centrafricaine (projet mis en ligne sur ce site). Ce projet est dans les
tiroirs du Maire de Bangui (ledit projet a été transmis au Président
Sarkozy et à son Ministre des Affaires Etrangères). Ce projet est à la
fois une réponse et un outil nécessaire à la résolution de la
problématique de non emploi de nos compatriotes. Evoquer dans cet
article la situation de la femme centrafricaine, ne signifie aucunement
ignorer la situation des jeunes, des retraités, des hommes sans emploi,
des enfants déscolarisés. NON !!
Vous critiquez et réfutez systématiquement toute opinion contraire à la
vôtre. Le livre de la compatriote Yvonne METE est excellent !! C'est un
ensemble de témoignages. C'est un roman pas une étude sociologique de la
gente féminine. Ce qui de ses ambitions futures, je n'y vois aucun mal,
au contraire ! C'est à croire que les ambitions des uns leur interdisent
de s'exprimer, de tenir un discours cohérent. Je crois finalement que
votre excitation n'est rien d'autre que votre manque de méthode. Je vous
exhorte à revoir la méthodologie de traitement et de résolution d'une
problématique. C'est étonnant tout de même pour quelqu'un qui travaille
dans le domaine de la santé. Ne pas savoir qu'il faille isoler chaque
élément afin de comprendre le fonctionnement, le mécanisme d'un système,
d'une organisation !!!!!! Vos réactions sont tranchantes et vides
d'enseignement, limites injurieuses. Je suis en général très modéré mais
vous manquez totalement de lucidité, de tact et de modestie!
.
Je maintiens, vous êtes le seul qui jugez la situation de la femme
centrafricaine non préoccupante. Je suis d'accord que la femme occupe
une place dans notre pays. Mais quelle place ? Vous essayez de jouer sur
les mots en les sortant de leur contexte, les définissant de manière
étymologique. C'est un débat d'idée, pas un cours d'orthographe. Notre
pays vit une situation où des diagnostics et des propositions doivent
répondre aux difficultés de l'heure. Faites des propositions concrètes
au lieu de vous limiter au seul changement de dirigeants. De
l'indépendance à nos jours, des dirigeants se sont succédés.
Qu'avez-vous retenu ? Dans un précédent article, j'évoquais la nécessité
de changer de politique, de rôle et de scène. Le changement d'acteurs
n'est qu'un jeu de chaise musicale !! C'est de l'audace politique qu'il
nous faut. Et celle-ci implique la prise en compte effective du statut,
du rôle et de la place de chacun (jeune, retraité, travailleurs,
étudiant etc.).
Comme pour les enfants, des jeunes, des retraités, des handicapés, la
République doit penser une politique spécifique pour chacune de ces
catégories de populations.
Vous êtes débordé de vocabulaires mais pas de méthode ni de vision d'une
société dans laquelle l'on peut penser le développement.
Je crois que vous devriez vous informer sur les méthodes de mise en
ouvre d'une politique gouvernementale.
Si « le devenir de la femme centrafricaine ne vous intéresse pas » c'est
absolument votre choix. Moi, j'en fais également une préoccupation de
haute importance car j'ai foi en cette catégorie de la population. J'ai
été élevé par des femmes (ma mère, ma tante et ma grand-mère) et je suis
content du résultat, de ce que je suis devenu aujourd'hui. J'en profite
pour leur adresser tous mes hommages !!
Si vous êtes suffisamment fin, vous comprendrez que je n'ai pas
forcement envie de vous répondre car nous ne parlons pas du tout de la
même chose, ni des mêmes enjeux. Surtout, croyez-moi cher Albert, je
n'ai nullement 'intention de vous rallier à cette cause. Je suis un
démocrate, à ce titre, respectueux des opinions des autres.
Enfin, de grâce, arrêtez de vous positionner en donneur de leçon et de
signer vos réactions par «avec tous mon respect». Car des leçons vous en
avez besoin et du respect vous n'en manifestez aucun.
Si vous souhaitez qu'on aborde la question du développement de notre
pays, merci de proposer un autre thème. Celui-ci n'a pas pour ligne
conducteur le développement mais un élément factoriel de ce processus :
la femme.
Vous me demander de parler des conséquences (sida, chômage.), mais
peut-on parler de conséquences sans parler des victimes ? Si vous le
souhaitez, c'est avec plaisir que je débattrais avec vous d'autres
thématiques. Pour le moment, merci de nous en tenir au sujet évoqué.
« La culture c'est comme de la confiture. Moins on en a, plus on l'étale
». A méditer.
Patriotiques salutations
Le webmaster de Sozowala
(20/09/2008)
: L'émission de RFI dont parle
Brice
Goddot Nzonguia
dans sa dernière intervention du 19/09 est toujours en ligne sur
www.sozowala.com
dans la rubrique "Archive sonores". Son titre est
10/08/2008 -
"La
Centrafrique cherche dialogue désespérément" débat animé par
Hassan Diop sur RFI.
Henri Paul
Akibata Kette (20/09/2008)
: Tout débat au sein d'une communauté est toujours louable. Et ici, il y
a une preuve supplémentaire que les centrafricains aiment débattre...
Reste que ce débat soit constructif pour tout un chacun. Et pour qu'il
le soit, une certaine densité et une certaine hauteur intellectuelles
doivent être de rigueur. Cette hauteur et cette densité requièrent le
respect de l'autre dans sa personne et dans ses idées. Point besoin de
chercher à tourner en dérision une personne.
Il y a aussi une rhétorique manichéenne dans ce débat : "j'ai raison,
donc l'autre forcement à tort ou n'ayant pas l'intelligence nécessaire
de me comprendre". Lorsqu'on émet une idée, la sagesse et même
l'intelligence recommande une attention particulière à ce que l'autre
dit... Car l'autre, c'est moi, c'est toi. Parce que tout simplement nous
sommes des Hommes, des centrafricains. En étant attentif à ce que dit
l'autre, chacun fera preuve d'ue souplesse d'esprit qualité première
d'une intelligence sans ambiguïté.
Maintenant, essayons de voir ce qu'ont dit les et les autres. Loin de me
lancer dans une analyse profonde des réactions, je me limite aux grandes
idées.
Dans tout un ensemble, pour une étude ou pour une approche de solutions,
la méthode de segmentation typologique est fortement recommandée. Le
compatriote KOPAYE a fait une approche de solutions aux innombrables
problèmes par le prisme de la misère de la femme. Est-ce un tort ?
D'emblée non. Sony Labou Tansi a dit à propos de la femme africaine
(paraphrasons ici pour la femme centrafricaine) qu'elle ne devrait pas
seulement se contenter de nous donner la vie, mais de mettre au monde
aussi la nouvelle société dont nous rêvons.
Aujourd'hui, une nouvelle société est le vœu des Centrafricains. Et si
par l'entremise de la femme ce vœu se matérialise, le profit sera pour
la cité toute entière.
Il n'est point nécessaire de dire qu'une place doit être faite à la
femme ou à une autre catégorie de la population. Que ceux qui veulent
jouer un rôle se lèvent. On ne délègue point un rôle. C'est une
conviction.
Le compatriote NAMFEÏ KONE, lui a une approche générale des solutions à
apporter aux problèmes centrafricains. Subdiviser le problème est une
approche susceptible d'approfondir ou pervertir les clivages déjà béants
de la société centrafricaine. C'est toujours une approche à prendre au
sérieux.
Cependant, il y a effet d'entrainement qu'il ne faut pas occulter. Il
doit toujours avoir une locomotive pour entrainer les wagons. Ici,
est-ce la femme ? A l'auteur de la tribune de le dire.
Finalement, les deux se rejoignent sur la nécessité d'apporter des
solutions aux innombrables problèmes. L'approche diverge. Cette approche
différente doit-elle entrainer des qualificatifs freinant la mise en
commun des contributions des uns et des autres pour le bien de la cité
centrafricaine ? Car, comme je l'ai déjà dit, le problème centrafricain
ne peut être résolu que par la synergie de deux éléments clés : le
potentiel collectif et le leadership.
Ce potentiel collectif s'entretient par des débats contradictoires dans
le respect des uns et des autres tout en se disant la vérité. Et cette
dimension doit être de rigueur chez la génération montante appelée à
reprendre inéluctablement les rênes du pays.
Permettez-moi de vous dire que ce débat, loin d'être anodin, fait
remonter plus une querelle de personne qu'un débat intellectuel.
Ne nous engouffrons pas dans cette brèche béante et vile de nos parents
où des querelles de personne ont terni leur intelligence.
La qualité intellectuelle de tout un chacun sur ce site est appréciable
et suffisante pour éviter un étalement inutile de la culture des uns et
des autres car cet étalement doit se faire que dans l'unité, la dignité
et la qualité du travail à accomplir pour le pays.
SINGUILA MINGUI
Fred Edgard
Gassia (20/09/2008)
: Biens chers Francis, Albert et Brice bonsoir, je constate qu'au delà
de vos oppositions d'approches, vous êtes, tous les trois, soucieux du
devenir de la nation centrafricaine.
Le compatriote Francis KOPAYE par sa tribune, veut prendre à témoin les
opinions sur la non reconnaissance de la place des femmes dans les
instances centrafricaines, tandis que le compatriote Albert NAMFEÏ KONE
souhaite qu'on parle des problèmes du peuple centrafricain dans sa
globalité. Y a t-il vraiment lieu d'opposer ces deux approches? A cette
question, je répond par la négative, car pour moi, la réponse de la
première interrogation, celle de Francis, se trouve dans la résolution
de la seconde, celle d'Albert. Ces deux visions sont interdépendantes,
je demande donc aux frères Francis, Albert et Brice, d'arrêter cette
opposition axée sur "l'ego" qui rend plats leurs échanges aussi, ils
doivent prendre de la hauteur en évitant des propos qui tendent à
diminuer l'autre, car nombreux sont les centrafricains(es) et amis(es)
de Centrafrique qui les lisent et qui sont déçus(es) des tournures que
prennent leurs derniers échanges.
Le père fondateur de la RCA, le martyr Barthélemy BOGANDA, pour
persuader le peuple centrafricain, de la nécessité et de la richesse de
l'unité aimait répéter cette phrase : "la République Centrafricaine,
c'est nous tous ensemble, ce sont nos femmes, nos maris, nos enfants,
nos cases, les fruits de notre agriculture, de notre élevage, de notre
pêche et de notre instruction ".
Ouvrons pour rendre possible cette demande de cœur.
Fraternellement
Jean
Tongba Ouandoli (22/09/2008)
: J'ai toujours contemplé avec effarement, la dispersion des
Centrafricains. J'ai toujours constaté que ce qui nous fait défaut en
premier lieu est l'absence de complémentarités , d'esprit consensuel.
Nous voulons tous avoir raison sans donner la possibilité à l'autre
d'aligner son opinion sur la nôtre et d'en tirer le meilleur pour le
profit de tous. Voilà deux opinions : Francis + Brice VS Albert qui
donnent l'impression d'être aux antipodes.
En réalité, sur la forme que le fond rien ne les opposent. J'associe
donc ma voix à celles d'Henri Paul et d'Edgar pour signifier à nos
frères que l'essentiel n'est pas dans la forme mais dans le fond.
Certains ont une approche de médecin spécialiste (Francis+Brice) et
d'autres (Albert) ont une approche de médecin généraliste. Ce qui est
vrai pour l'un, l'est aussi pour l'autre. L'un ne peut exister sans
l'autre. Le macro est la somme des micro. C'est ainsi qu'il faut
comprendre ce qui semble vous opposer et harmoniser vos points de vue
pour en tirer le meilleur pour un meilleur lendemain des Centrafricains.
La dérision n'a jamais fait grandir, par contre du choc des idées
jaillit la lumière.
Albert
Namfeï Kone (23/09/2008)
: Compatriotes et Amis,
Si mes mots ont choqués certains sur la forme les jugeant offensants et
impolis; je tiens à les retirer et à présenter mes excuses à ces
derniers sur la forme. Mais sur le fond, je reste convaincu que les
différentes strates des drames que vivent les Centrafricains ne trouvent
pas leurs origines dans les conditions d'existence des femmes de notre
pays, ni d'aucune autre catégorie de la population Centrafricaine mais
dans l'absence de l'Etat.
Je comprends les limites du raisonnement du compatriote Brice Goddot qui
pense que j'ai réduit la notion de l'état au gouvernement, je le cite
dans le texte du 19/09/2008:
« a- Le fait de piller le stade Omnisport n'est ni la faute de l'Etat,
ni celle des Présidents.
b- Le fait de piller les entreprises lors des grèves et crises
politiques n'est pas que la faute de l'Etat ou celle des Présidents
(Conséquence 5.000 emplois en moins, selon les organismes internationaux
: Ces emplois seraient conservés si les entreprises existent encore).
c- Le fait de prendre les tables bancs dans les écoles pour en faire du
feu de bois, n'est ni la faute de l'Etat, ni des Présidents.
d- Les considérations ethniques ou le fait de penser que la ville de
Bossangoa appartient aux Gbayas, la ville de Bangassou aux Yakomas, le
quartier Boy Rabe au MLPC sont des ERREURS de la Société Centrafricaine
ou la FAUTE des Dirigeants. »
De l'Etat, parlons-en une minute pour poser le cadre de mon intervention
dans cet échange et lever les derniers voiles qui l'obscurcissent.
Je tiens à préciser à l'endroit du compatriote Francis, que lorsque je
signe ma contribution en écrivant: « Avec tout mon respect », c'est pour
qu'il fasse le distinguo entre mes propos qui s'attaquent à ses idées et
non à sa personne, qui m'est indifférente dans ce débat. Ce sont ses
idées que je mets en relief; exclusivement, d'où la précaution Post
Scriptum du « Avec tout mon respect », c'est dit. Dont acte.
Au compatriote Brice, je tiens à préciser qu'il y'a près de 4 millions
de Centrafricains en 2008. Une majorité s'occupe de son quotidien sans
chercher à prendre sur ses épaules le poids de toute la nation. Alors au
nom de quel principe ne devrait-on pas porter la contradiction à ceux
qui prétendent détenir l'inspiration pour transformer et améliorer les
conditions d'existence des Centrafricains ? S'ils ne veulent pas de
contradiction, qu'ils restent chez eux, prêchant à leurs meubles.
L'État! Qu'est-ce? où est-il? que fait-il? que devrait-il faire?
Dans l'imaginaire absolu, l'Etat est un personnage mystérieux, et
assurément le plus sollicité, le plus tourmenté, le plus affairé, le
plus conseillé, le plus accusé, le plus invoqué et le plus provoqué
qu'il y ait au monde.
Or loin d'être ce personnage mystique là, il est une forme
d'organisation politique et juridique d'une société ou d'un pays.
Il est délimité par des frontières territoriales à l'intérieur
desquelles ses lois s'appliquent et est constitué d'institutions par
lesquelles il exerce autorité et pouvoir ; la légitimité de cette
autorité repose sur la souveraineté (du peuple ou de la nation par
exemple).
Loin d'être une fiction, l'Etat c'est donc toi, moi et nous. Il est une
organisation de notre destin commun autour d'une ambition commune
administré par un gouvernement élu et des fonctionnaires gouvernants.
L'Etat, c'est une réunion d'institutions en interaction permanente dont
chacune possède son mode de fonctionnement coiffé par la mère des lois,
la constitution.
Avec tout mon respect pour mes contradicteurs et pour ceux qui nous
lisent,
Edgard
Yangaboy Bozalo (25/09/2008)
: Le modèle expressif de notre compatriote Namfeï Kone est à parfaire
car il est très rude. Cependant cela n'enlève rien à la justesse de ses
propos.
Ces échanges nés de l'article du compatriote Kopaye aboutissent à un
triple constat:
1. Le niveau de la réalité du drame centrafricain;
2. les méthodes d'approches;
3. les Ego
Sans me faire le porte-parole du compatriote Namfeï Kone, je comprends
sa contribution à ce débat comme une réflexion; une approche globale à
la crise qui a plongé la RCA dans l'abîme. Les centrafricains n'ont pas
attendu Internet pour réfléchir sur le devenir du pays. Les cadres, les
intellectuels, les lettrés et les profiteurs de tout bord ont toujours
manifestés une présence d'esprit pour notre pays. Le problème c'est que
malgré la pléthore, c'est l'immobilisme qui prime. Et Namfeï Kone a
parfaitement raison de signifier que seule l'arrivée aux affaires de
l'état d'hommes et des femmes neufs aux us et aux idées nouvelles
permettra aux centrafricains de souffler un air nouveau.
Sa pensée prend forme lorsqu'on lit sa dernière contribution sur la
notion de l'état. Mise en perspective avec tout ce qu'il a dit ici, ses
propos ne devraient plus porter à confusion. Il a raison en ce que la
première cause fondamentale du revers que vit le peuple centrafricain
réside dans la qualité des hommes et des femmes qui président depuis
1960 aux destinées de notre pays.
Car il est inimaginable devant le dramatique tableau qu'offre notre
pays; de ne pas avoir un recul nécessaire, de se remettre en cause et de
penser une approche globale qui remettra durement et sérieusement le
centrafricain au travail.
Il est aussi inadmissible devant l'état de décomposition avancée de
notre pays, sans contrepartie véritable; de refuser que l'on évoque la
responsabilité des gougnafiers qui ont dirigés notre pays de 1960 à nos
jours. Ceux là même qui ont affamés, agonisés et réduit en esclavage un
peuple sur ses terres. Ceux là qui nous ont neutralisés et créés
l'immobilisme.
Au nom de quel droit ne devrait-on pas évoquer la gestion de ceux qui
sont responsables du climat intégral qui a versé du sang innocent,
apporté l'injustice et l'humiliation... Cette évocation permet d'établir
l'échelle de responsabilité afin de ne pas jeter l'eau de bain avec le
bébé et surtout d'éviter de reproduire des méthodes qui ont éloquemment
montrées leurs limites. Cependant, anciens ou jeunes; nous sommes tous
responsables de l'état de déliquescence de notre pays.
Oui, l'avenir est dans le courage que nous centrafricains d'aujourd'hui
devrons prendre en ayant une conscience claire des nécessités. C'est
pourquoi à l'époque du débat sur
l'inopportunité du dialogue politique inclusif initié au mois
de mai de cette année par le compatriote Boute-Mbamba, j'avais opté pour
sa formulation de la « Nouvelle Offre Politique » dont les contours ont
été limpides et l'objectif sans ambiguïté à savoir la formation d'un
nouveau noyau d'avant garde qui mettra en place une reforme politique la
plus large possible qui devra aboutir à une reforme du pouvoir.
Paraphrasant le président Sankara je me permets de dire ici que
l'objectif de cette ambition nationale doit être permanente. Elle doit
être l'action collective de tous les Centrafricains pour transformer la
réalité et améliorer la situation concrète du pays. Cette nouvelle
ambition nationale n'aura de raison d'être que si en regardant derrière
nous, devant nous, à nos côtés, nous pouvons dire que grâce à elle, les
centrafricains ont une alimentation abondante, ont de l'eau à boire, ont
des logements décents, ont droit à l'éducation et aux soins, ont droit à
plus de loisirs, de liberté et de démocratie. Cette nouvelle ambition
nationale n'aura de raison d'être que si elle peut répondre à ces
questions.
Au delà de la guerre des statistiques à laquelle nous assistons, il est
une vérité immuable: LES REALITES ET LES NECESSITES NATIONALES FINISSENT
TOUJOURS PAR TRIOMPHER.
Fort de ce qui précède, il nous reste, chers compatriotes une seule
issue: la mobilisation et l'organisation des centrafricains dans une
dynamique nouvelle qui sera l'unique garantie qui entraînera
l'amélioration concrète de nos conditions autour d'un programme réel qui
tienne compte des ASPIRATIONS profondes du PEUPLE avec un contenu réel
qui parle le langage du peuple et non l'arrogance des intellos et
lettrés. Dans ce chaos institutionnalisé en Centrafrique, il nous faudra
donner de nouveau espoir à la politique, à la justice, à l'économie, aux
parités sociales, à la jeunesses...en rétablissant l'ETAT. Il a raison
Namfeï Kone, c'est le passage obligé.
Francis
Kopaye (30/09/2008)
: Mes chers compatriotes,
L’intensité des échanges démontre à quel point le sujet ici évoqué est
tout de même important, mais n’est en aucun cas la cause unique ou
principale des maux de notre pays. Albert et les autres ont raison. Je
regrette simplement que des femmes ne nous aient pas apporté leurs
lumières et/ou leurs témoignages.
En effet, rien ne nous oppose dans le fond. Je l’ai d’ailleurs souligné
en disant qu’il s’agissait d’une approche analytique. Penser que les
conditions de la femme sont à elles seules le nœud du problème
centrafricain est une erreur ! C’était à titre de rappel que j’ai
proposé à la réflexion de tous la question sur le devenir de la femme
centrafricaine. Nul ne peut ignorer la situation difficile dans laquelle
vivent les femmes dans notre pays. Porter un regard critique sur leurs
conditions de vie me parait nécessaire. Car je continue de croire que la
femme est un acteur incontournable dans le processus du progrès
économique et social auquel nous aspirons.
Je reste fondamentalement persuadé que la situation difficile que les
femmes centrafricaines connaissent oblige à la prise en compte plus
effective d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus d’équité.
Dés lors, nous devrons admettre que l’acuité des problèmes de la vie
quotidienne de la femme interpelle les citoyens que nous sommes et nous
oblige tous, hommes et femmes, à aller de l’avant dans la voie d’une
restructuration sociale dans laquelle elle pourra enfin retrouver sa
dignité et sa place.
Je suis intimement convaincu que pour chaque catégorie de population,
l’Etat doit penser une politique spécifique prenant en compte les
caractéristiques qui composent chacune d’elle. Mais l’Etat ne doit être
le seul acteur de la transformation de notre société. Chaque citoyen
doit se sentir concerné. Prôner le changement et l’alternance (nouvelle
offre politique, nouvel Etat…) c’est aussi considérer et comprendre, de
manière isolée, chaque difficulté dans le contexte national.
Proposer à la réflexion cet article n’était ni une innovation ni un
enseignement mais plutôt un cri d’alarme, un appel à l’opinion nationale
et internationale sur les conditions de la femme centrafricaine qui
restent à mes yeux et dans mon esprit insatisfaisantes.
Je tiens à présenter à tous ceux qui nous lisent et à mes
contradicteurs, Albert en particulier, toutes mes excuses. Dans l’état
actuel des choses, notre pays a besoin de notre unité dans la
concertation, l’acceptation et le dialogue.
Je remercie très sincèrement Albert et les autres qui, par leurs
interventions, ont conforté mon envie de continuer à apporter ma
contribution à la recherche de voies et moyens pour sortir mon pays de
cette crise politique, sociale et économique.
Fraternelles salutations
Xavier
Yamba (01/10/2008)
: Le débat a été très passionné, mais objectivement très positif.
Heureusement qu'il existe encore des centrafricains, qui pensent au
devenir de ce pays toujours agonisant !
Patriotiquement.
Axelle Flaura
Ngousma (08/10/2008)
: Chers compatriotes,
J'ai pris le train en marche, ce qui ne m'a pas permis de lire la
totalité de vos interventions. Toutefois, je tiens à revenir sur deux
points qui ont été cité:
1- cibler les maux pour essayer d'y remédier;
2- l'heure n'est pas aux complots...
Le développement intellectuel, social... de la femme centrafricaine fait
partie du lot de problèmes auxquels notre pays est confronté, ce n'est
pas du jour au lendemain que nous allons y trouver des solutions, mais
il faut au moins essayer. Si nous faisons une comparaison des données
entre la RCA et le Sénégal ou le Mali, vous conviendrez avec moi mes
chers, que le pourcentage de filles scolarisées, si nous partons d'un
même nombre(par ex: 100)au bout de 20 ans, nous aurons deux
centrafricaines qui continueront de fréquenter pour au moins 25 de nos
sœurs de ces deux pays précités. C'est un exemple parmi tant d'autres.
La femme centrafricaine a tellement développé cette mentalité du
"partisan du moindre effort" qu'avec la détérioration du système
éducatif centrafricain, rares sont celles qui méritent vraiment le
parchemin qu'elles exhibent(excusez moi le terme) lors des dépôts de
dossiers pour embauche. C'est tout aussi normal qu'en contrepartie d'une
embauche la "promotion canapé" soit monnaie courante chez nous. Je ne
suis pas adepte de ce procédé où il faut voir les en dessous de sa
nouvelle collaboratrice avant de l'embaucher, c'est pourquoi je pense
comme certains d'entre vous qu'il faut commencer une éducation sociale
de la fille, jeune fille, femme et mère centrafricaine. Nombreux seront
des problèmes qui auraient trouvé solutions si ces dernières avaient une
petite connaissance.
Un exemple parmi tant d'autres, nous nous plaignons de la flambée des
prix des denrées alimentaires au pays, si nos mamans qui sont dans les
provinces savaient les propriétés nutritives du champignons, des
chenilles, des ignames ou du banane plantain, vous êtes sûrs qu'elles
vont se plaindre parce qu'il manque du manioc et de la viande pour la
popote de la maisonnée. Je pense bien que c'est là où nous devrons
orienté notre débat que de penser à un "complot" ou "une mafia" de la
gente masculine vis à vis de la féminine.
Sortant de ce concept genre et laissons notre égo de côté pour mieux
analyser le problème et nous aurons un début de solution pouvant aider
tant nos gouvernants que nous-mêmes, car n'oublions pas que nous sommes
des décideurs, des hommes d'affaires, et j'en passe sur ce forum alors
ce qui sort ici ne peut être vain. "Chacun d'entre nous détient une clé
pour soulager un sdf centrafricain."
Cécilia
Ngaïbino-Dossin
(18/11/2008)
: bonsoir cher compatriote Francis,
bonsoir aussi à monsieur Sébiro Patrick qui est intervenu
j'ai lu et relu votre article sur la situation de la femme
centrafricaine
je sais que je réponds un peu tard, mais il le fallait
j'avais participé à une rencontre de femme africaine dirigée par une
française à strasbourg et j'ai eu une occasion favorable de mettre en
perspective et d'aborder une partie de votre article,
cependant, je réponds à notre compatriote Patrick SEBIRO
qu'effectivement la situation de la femme centrafricaine est alarmante
et latente, ceci dit qu'elles ne font rien pour s'en montrer réellement
aux yeux du monde qu'elles en ont les capacités, et c'est un fait aussi
que cette situation est dû en grande partie à nous les femmes, filles et
jeunes filles du pays
nous nous méprisons, nous nous encourageons rarement surtout quand on
est pas des amies ou des soeurs directes, le pire de tout ce
comportement malsain c'est surtout et surtout quand on a atteint le
sommet, nous devenons le pire cauchemar de nos soeurs, soit par jalousie
, soit par mépris
néanmoins en ce qui concerne un éventuel mouvement féminin, je n'y crois
pas
nous aimons nos conforts, nous sommes Madame tel, et non Madame tout
court
nous fonctionnons avec le nom de nos maris, ce qui nous convient
parfaitement, et alors gare à celle qui n'a pas un mari là où il faut et
quand il faut et tant pis pour celle qui n'aura pas réussi à épouser
monsieur avec un grand M
Nous obstruons nos mérites, nous faisons de l'ombre sur nos compétences,
nous partageons encore moins le pouvoir que les hommes
les femmes centrafricaines ont un tel pouvoir qu'elles ne reconnaissent
ou ne savent pas et peut-être ne se rendent même pas compte de cette
force mise dans la jalousie et le mépris de l"autre
à mon avis, ce débat que soulève notre compatriote Francis, c'est un
débat qui n'a jamais été abordé essentiellement par nous les concernés,
notre peur de perdre des privilèges acquis nous rendent aveugles sur des
sujets aussi importants que d'en aborder vivement
pour continuer à dire au compatriote Sébiro qu'à mon humble avis, et
selon ce que j'ai compris de ces faits relatés ici c'est plutôt de vous
rallier à nos causes
se rallier à celles qui désespérément essaient de soulever cette question
délicate de les encourager dans leurs démarches, pour qu'elles puissent
porter haut et fort les droits pour les grands-mères, mères et jeunes
filles qui n'ont pas encore pris la parole pour se défendre
d'être des exemples, de mériter, d'être digne fille du pays afin de
faire prospérer le pays et ses enfants tout entier
je remercie tout de même Patrick pour son encouragement à notre égard
par cette belle phrase "que cette question attirera l'attention des
femmes centrafricaines" merci encore
je n'ai pas réussi à lire toutes les réactions, mais je m'assurerai
après cet envoi de compter le nombre de filles centrafricaines qui ont
pu réagir
en revanche, je m'excuse auprès d'Axelle Flaura Ngousma que je viens
juste de voir sa réaction et je m'aviserai dorénavant de tout lire
merci à toutes et à tous
comme dit mieux vaut tard que jamais
mon cher Francis, soyez rassuré que votre article a fait son effet
quelque part, cela a suscité des réactions positives pour la
Centrafrique
mes sincères salutations à vous
Cécilia d'Alsace
Francis
Kopaye (20/11/2008)
: Chère Cécilia,
Vaut mieux tard que jamais, dirait-on ! Votre témoigne vient une fois de
plus renforcer ma préoccupation quant à l'effort à faire vis-à-vis des
conditions des femmes dans notre pays. Comme j'ai pris la précaution de
le dire, il ne s'agit pas de faire des conditions de la femme le seul
malheur de la Centrafrique. Il est à noter que les institutions
centrafricaines sont dotées de textes de lois allant dans le sens de
l'émancipation des femmes. Mais ce qui reste à faire c'est la traduction
en faits. Même les grandes démocraties militent pour cette cause, à
l'exemple d'un des plus grands départements français (Seine Saint Denis)
qui a monté des actions spécifiques pour améliorer les conditions des
jeunes femmes dans ses communes, notamment la lutte contre les mariages
arrangés ou forcés. Alors, au nom de quoi la lutte pour l'émancipation
de la femme centrafricaine ne pourrait-elle pas figurer en bonne place
dans les priorités du gouvernement ?
Je suis de loin les actions que vous entreprenez pour l'alphabétisation
et la lutte contre l'illettrisme des femmes centrafricaines. J'ai
d'ailleurs déjà eu l'occasion de vous en féliciter. Soyez assurée de ma
disponibilité pour vous apporter ma contribution si vous souhaitez
porter davantage ce mouvement.
Nous appelons de tous nos voeux le changement dans notre pays, alors
commençons par changer nos visions sur chaque catégorie de population.
Sincères salutations
Cécilia
Ngaïbino-Dossin
(20/11/2008)
: bonjour Francis,
encore mes sincères remerciements quand à la suite donnée à ma réaction
je sais que j'ai un devoir envers vous, mais je ne l'ai pas oublié, je
parle de rapport ou disons compte rendu de la rencontre qui s'était
déroulé à Strasbourg en Alsace au mois de juillet dernier
vous aurez bientôt ce rapport qui vient juste de terminer et je vous
prie de croire à mes sincères dévouements
en ce qui concerne votre suite qui m'est adressé, je voulais vous dire
déjà d'un: recevez mes salutations patriotiques ainsi que mes vifs
encouragements
et de deux: recevez cette citation en guise de reconnaissance pour le
ralliement: une femme amoureuse est une esclave qui fait porter les
chaînes à son maître Stendhal
toutefois, quand il y aura des hommes comme vous qui se préoccupent des
femmes, qui les soutiennent et se rallient à leurs combats pour
l'égalité, le monde aura un sens noble d'existence
j'ai été fière de voir qu'un jeune homme centrafricain évoque
publiquement la cause des femmes de son pays
comme je vous l'avais déjà évoqué et ce par rapport à votre article mis
en évidence dans une réunion à Strasbourg, l'engouement suscité par ces
femmes m'a réjoui, elles étaient stupéfaites à savoir qu'un homme
africain considéré bien souvent comme "macho" évoque publiquement la
cause de la femme
voyez vous, qu'évoquer cette cause n'enlève en rien la stature de
l'homme capable de tout, mais plutôt le hausse et le rend davantage
digne de compréhension et de valorisation
comme vous le dites si bien, qu'au jour d'aujourd'hui même les pays les
plus avancés, où la femme a acquis une certaine notoriété et visible
partout sur la scène publique, les hommes exigent qu'il y ait encore
plus de parité dans tous les domaines de la vie courante et pourquoi pas
nous où le nombre infime de femmes dirigeantes ou décideurs est moins
visible?
je vous assure qu'un combat juste ne sera jamais vain
vous êtes un garçon sage et visionnaire, donc continuer à prendre
position pour la cause des femmes, faites de ce combat le vôtre, pour
ainsi évoquer l'histoire de vos grands-mères, mères, soeurs et peut-être
vos filles
souvenons-nous tous que pendant l'allocution de BARACK OBAMA, il avait
rendu hommage public avant tout discours politique à sa grand-mère
maternelle morte juste la veille de son élection, il l'avait présenté
comme "HEROS" prononcé en anglais "hirose", pour que cela raisonne comme
il faut, néanmoins héros de l'ombre, courageuse qui se sacrifie, et dont
on en parle jamais dans les journaux
mon feu père nous disait et s'entêtait avec ses frères et soeurs qui ne
voulaient pas que les filles aillent à l'école pour ne pas devenir des "poupoulengués"
lui insistait , visionnaire qu'il était nous inculquait que la femme est
capable de créer,de bâtir, de réaliser tout comme un homme
parce que c'est aussi un être humain capable du bien et du mal, du
meilleur et du pire
cette parole m'accompagne toujours aujourd'hui et je lui en remercie
tout la haut il doit être heureux de me voir me battre parmi vous, même
s'il n'y a pas de réalisation concrète faute de manque à gagner pour les
autres
ne dit-on pas "quand on éduque un homme un éduque un individu , mais
quand on éduque une femme on éduque un peuple"?
parce qu'elle est tout simplement mère et une mère sait ce que ses
enfants veulent
je rajoute comme vous que c'est vrai si nous voulons réellement un
changement, essayons tout au moins d'avoir un autre regard vis à vis des
plus vulnérables et aussi à nous les femmes de voir que notre destin ne
doit pas nous échapper
sincères remerciements.
Scrève K
(28/11/2011)
: Je pense qu'effectivement il est temps pour les femmes centrafricaine
d'être reconnue mais le changement ne se fait pas en un jour - suffit de
voir ce qui se fait en Europe - par contre, on parle beaucoup du travail
accompli concernant la révision du Code de la Famille en Centrafrique.
Etant à la recherche des articles de loi le concernant pour raison
juridique, je n'en trouve aucun exemplaire nulle part - alors si
quelqu'un sait où je peux le trouver faites le moi savoir !!!!!
Ghislaine
Koualet-Yanguémé
(28/11/2011)
: BONJOUR FRANCIS
MERCI ENCORE POUR CET ARTICLE CONSACRE A LA SITUATION DE LA FEMME
CENTRAFRICAINE.
IL EST VRAI QUE NOS GOUVERNEMENT ONT UNE GRANDE RESPONSABILITE MAIS IL
IMPORTE QUE NOUS, FEMMES CENTRAFRICAINES, NOUS POSONS CETTE QUESTION:
"QUE FAISONS NOUS OU QUE DEVONS NOUS FAIRE POUR GAGNER NOTRE AU SEIN DE
CETTE SOCIETE?".
LA CENTRAFRICAINE N'AIME PAS FAIRE DES EFFORTS MAIS AIME LES FACILITES.
AINSI, ELLE N'AURA JAMAIS ACCES AUX POSTES DE RESPONSABILITES SI ELLE NE
SE DONNE PAS LES MOYENS .
J'ATTENDS D'AUTRES REACTIONS AVANT DE POURSUIVRE. MERCI
Prince
Guérezebanga Lhetto
(01/12/2011)
: Pour ma part je ne sais pas si c'est vraiment la situation de la femme
en RCA dont l'article brosse le portrait.
Contrairement à d'autres pays on peut dire qu'en matiere d'egalite entre
l'homme et la femme la RCA n'est pas à blâmer.
Je rejoins les quelques précédentes réactions de mes compatriotes, la
femme dans notre pays a toujours eu une place importante, ce ne sont pas
les exemples qui manquent.
A ma connaissance je ne pense pas qu'il puisse avoir un seul coin en ce
moment dans notre pays où l'on interdit l'accès à l'éducation aux
filles.
Soucions nous plus de l'avenir de la jeunesse centrafricaine qui ne sait
pas a quel saint se vouer et qui peine a s'en sortir. Elle est plus
attirée par le gain facile malheureusement oublie les valeurs entrainant
a la réussite dont fait parti le travail, cela chez les femmes comme
chez les hommes.
Les femmes d'aujourd'hui conscientes de leurs atouts sont plus enclins a
les utiliser afin d'obtenir ce qu'elles veulent au lieu de fournir des
efforts.
Aujourd'hui il est presque admissible au pays qu'une femme puisse avoir
trois amants (le chic, le choc et le cheque).
OU encore être l'amant d'un homme marié étant même de la tranche d'âge
de leurs parents.
Bref mon but n'est pas de faire le moralisateur, ou a pointer du doigt
les femmes parce que les hommes ont font plus.
juste qu'il faut pousser un coup de gueule générale afin de chercher, de
trouver des solutions parce que l'avenir du pays tout entier fait peur
et ne se résume pas qu'à la femme.
Pascualito
Nga Gnii Voueto
(03/12/2011)
: La femme centrafricaine a juste besoin d'amour. Elle a juste besoin
qu'on lui prête attention qu'on la regarde pour ce qu'elle est, et non
pas comme une domestique. La femme centrafricaine a besoin de tendresse,
de respect, d'estime de la part des siens aussi bien familiaux que
conjugal, elle a besoin qu'on sache lui dire, et cela en vérité "je
t'aime" et qu'on lui rende sa dignité. Ce n'est pas la peine de faire du
bruit avec les Associations, et autres structures si elle n'est pas
respectée dans sa famille et si les cœurs ne sont pas vers elle.
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