L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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QUEL AVENIR POUR LA FEMME CENTRAFRICAINE ?
"Femme, nourrice de l'humanité"

par

Francis Kopaye

 

Au moment où le monde entier observe avec admiration une montée en puissance des femmes sur la scène politique, la situation des femmes d'Afrique en général et de Centrafrique en particulier, ne cesse de se dégrader. Leurs droits et libertés sont bafoués. Reléguées au second plan, elles ne peuvent se dessiner sereinement un avenir meilleur.
Les différents conflits militaro politiques n'ont fait qu'aggraver les conditions de vie de ces femmes. Elles sont enrôlées de force dans les combats, elles servent à la fois « d'esclaves sexuelles » et de « bonnes à tout faire ». Elles sont violées, leurs enfants et leurs conjoints enrôlés si non exécutés dans le pire des cas. Elles sont les premières victimes du Sida.

Il ne s'agit pas ici de dresser un tableau apocalyptique de la femme centrafricaine mais de rappeler à tous, à l'opinion internationale que sous d'autres cieux, quelque part en Afrique, en Centrafrique, Hillary Clinton, Hélène Johnson, Christine Aron, Ingrid Betancourt, Ségolène Royal. n'y sont pas !!!

Face à cette situation, il est urgent d'agir. L'avenir de nos femmes, filles et mères est intimement lié à celui de notre pays. Si nous voulons avoir une nation forte et prospère, l'heure est à la l'application, à la concrétisation des engagements pris par les Etats, il y a plusieurs années, au sommet de Beijing. La femme centrafricaine a droit de citer sur la scène internationale en tant qu'artiste, leader politique, sportive, chef d'entreprise. Valoriser sa place dans la société, favoriser son autonomie dans les domaines juridique, professionnel, économique, social et familial : tel est le sens de la politique qui devra être pensée pour la femme centrafricaine.

Pour définir cette politique, il conviendrait de catégoriser ses champs d'intervention :

1- L'information (administrative et juridique) : Droit de la famille, droit du travail et de la sécurité sociale.

2- Actions spécifiques en matière de l'emploi : Accompagner et soutenir la marche des femmes vers l'emploi. L'information, l'orientation, l'accompagnement et la formation jouent un rôle dans leur insertion professionnelle

3- La formation professionnelle : Promouvoir la professionnalisation des femmes.

4- L'accompagnement individualisé à l'autonomie : l'accompagnement individualisé vers l'emploi doit s'adresse aux femmes désoeuvrées, qu'elles soient diplômées, expérimentées ou très éloignées du marché de l'emploi.

5- La médiation familiale : Répondre aux demandes qui interviennent surtout avant la séparation ou le divorce. Conseiller ou aider à traiter les conflits et à élaborer un projet d'entente.

6- Le conseil conjugal : Des entretiens avec des spécialistes permettraient d'aborder les sujets tels que la sexualité, la prévention du Sida, la contraception (choix de la maternité), la parentalité, les violences familiales ou encore les difficultés relationnelles et lutter contre les maternités précoces.

Ces quelques précautions permettraient d'engager le processus d'émancipation de la centrafricaine, un processus en stagnation depuis longtemps. L'avenir d'un pays, d'une nation dépend également de la place qui est donnée aux femmes. La question de la parité doit être également abordée.

Enfin, la centrafricaine doit jouer son rôle à la fois de mère, d'épouse et de femme. Son épanouissement est lié à la place et au rôle qu'elle aura à assumer dans les choses de la république. Des exemples dans le monde ne manquent pas pour dire que la place et le rôle de la femme centrafricaine sont déterminants et prépondérants dans la démarche vers un développement économique, politique, culturel et social fort. En d'autres termes, protéger et accompagnement la femme centrafricaine vers une émancipation effective et réussie, est un gage de prospérité et de paix sociale.

Francis Kopaye
 

Réactions à cette tribune

Albert Namfeï Kone (05/09/2008) : Je n'arrive pas à comprendre la quintessence de ...
Patrick Sebiro (07/09/2008) : Cher Francis, Ton article est bien écrit...
Francis Kopaye (08/09/2008) : Chers Albert et Patrick, Vous conviendrez avec moi que la femme...
Albert Namfeï Kone (10/09/2008) : Bonjour Compatriote Kopaye. Merci d'avoir répondu à mon...
Jean Tongba Ouandoli (12/09/2008) : Bien que sévère par endroit, l'appréciation qui précède est juste...
Edgard Yangaboy Bozalo (17/09/2008) : "Quel avenir pour la femme centrafricaine"? Intéressante interrogation...
Francis Kopaye (17/09/2008) : Cher Albert, J'ai, comme vous me l'avez fortement conseillé,...
Brice Goddot Nzonguia (18/09/2008) :
Monsieur Albert NAMFEI KONE Bonjour, Je ne partage pas votre opinion...
Albert Namfeï Kone (18/09/2008) : Bonjour Compatriote Kopaye, En stylistique il existe diverses formes d'affirmation...
Thierry Naka (19/09/2008) : Ce débat est ouvert et intéressant, son caractère tranchant comme une lame de rasoir...
Albert Namfeï Kone (19/09/2008) : Bonjour compatriote Goddot Les femmes de Centrafrique ne sont ni victimes...
Brice Goddot Nzonguia (19/09/2008) : Bonjour, Monsieur Albert NAMFEI KONE Je vous trouve fortement excité...
Francis Kopaye (19/09/2008) : Cher Albert, Inutile de se placer en expert pour « recadrer »...
Le webmaster de Sozowala (20/09/2008) : L'émission de RFI dont parle...
Henri Paul Akibata Kette (20/09/2008) : Tout débat au sein d'une communauté est toujours louable...
Fred Edgard Gassia (20/09/2008) : Biens chers Francis, Albert et Brice bonsoir, je constate qu'au delà de vos...
Jean Tongba Ouandoli (22/09/2008) : J'ai toujours contemplé avec effarement, la dispersion des Centrafricains...

Albert Namfeï Kone (23/09/2008) : Compatriotes et Amis, Si mes mots ont choqués certains sur la forme...
Edgard Yangaboy Bozalo (25/09/2008) : Le modèle expressif de notre compatriote Namfeï Kone est à parfaire...
Francis Kopaye (30/09/2008) : Mes chers compatriotes, L’intensité des échanges démontre à quel point le sujet...
Xavier Yamba (01/10/2008) : Le débat a été très passionné, mais objectivement très positif.
Axelle Flaura Ngousma (08/10/2008) : Chers compatriotes, J'ai pris le train en marche, ce qui ne m'a pas permis...
Cécilia Ngaïbino-Dossin (18/11/2008) : bonsoir cher compatriote Francis, bonsoir aussi à monsieur Sébiro Patrick

Albert Namfeï Kone (05/09/2008) : Bonjour Compatriote Kopaye.

Je n'arrive pas à comprendre la quintessence de votre publication. Est-ce une tribune? Un programme politique?

Je pose ces questions car la posture de ce papier est injonctive. A qui s'adresse t'il exactement?

J'ai peur que ce soit un mélange de genres. Sexualiser les priorités est la dernières des illusions à éviter chez nous.

Merci pour vos éclaircissements.

Patrick Sebiro (07/09/2008) : Cher Francis,

Ton article est bien écrit. La situation de la femme centrafricaine est alarmante. Seulement je conviendrais avec M. Albert que ton article pose plus de questions qu'il ne répond. Est ce que votre article est purement informatif? Est ce que l'article essaye de nous emmener à supporter un mouvement féminin? Ou nous rallier a une cause?

J'encourage ton initiative and j'espère que ton article va attirer l'attention des femmes centrafricaines de la diaspora et qu'elles pourront se rallier pour un meilleur futur pour nos mères, femmes, et filles.

Kind Regards,
Patrick Sebiro

Francis Kopaye (08/09/2008) : Chers Albert et Patrick,

Vous conviendrez avec moi que la femme centrafricaine n'est présente nulle part !! Elle n'est pas suffisamment représentée dans les affaires de l'Etat, ni dans les organismes internationaux, ni citée comme artiste, sportive etc. Face à cet état de chose, devons-nous rester sans rien dire ? Il ne s'agit pas forcement de provoquer un mouvement féministe mais plutôt une prise de conscience. Ce qui se passe aujourd'hui pour nos soeurs, filles et mères, aura des conséquences graves pour l'avenir de notre pays. On ne peut pas décemment faire comme si de rien était !! La femme centrafricaine doit avoir un rôle à jouer et une place à occuper dans notre société (tant sur le plan national qu'international). Comme je l'ai évoqué précédemment, nous observons une montée en puissance des femmes dans tous les domaines. Seulement qu'en est-il de la centrafricaine ? Est-elle moins méritante qu'une autre ?

Il est évident que l'objet de cet article est aussi de défendre une cause et de rappeler à tous que des engagements ont été pris au sommet de Béjing en 1995. 13 ans après rien à changer, pire le statut de la femme a considérablement régressé dans notre pays (victime du sida, prostitution, maternités précoces, monoparentalité, déperdition scolaire, oisiveté, chômage, abus sexuels etc.)

Je ne comptais pas apporter des réponses toutes faites à cette situation connue de tous mais royalement ignorée par tous. Je pose volontiers un ensemble de questions et de pistes de réflexion afin de porter un regard plus critique sur cette catégorie de population et tendre, si possible, vers des solutions.

La paix et le progrès économique et social que nous recherchons dans notre pays passent, à mon avis, nécessairement par la prise en compte effective du statut et du rôle de la femme.

L'article ici publié n'a pas la prétention d'être un programme politique. C'est un constat, un cri d'alarme quant au devenir de la femme centrafricaine. Faites un tour à Bangui ou dans l'arrière pays et vous constaterez, comme moi, l'ampleur du dégât !!

Merci pour vos contributions au débat et j'espère très sincèrement qu'il s'en suivra une prise de conscience collective, en particulier chez la femme elle-même.

Patriotiques salutations

Albert Namfeï Kone (10/09/2008) : Bonjour Compatriote Kopaye.

Merci d'avoir répondu à mon interpellation. Cette mise au point m'a permis de faire le tour intégral des interrogations qu'avait suscité cet article.

Cependant, aussi bien sur le fond que sur la forme, ton éclaircissement ne m'a pas convaincu. Pire il a renforcé l'idée que je me suis de cet article à savoir une symphonie d'incohérence. En effet un adage populaire dit souvent qu'il faut tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler. Cela vaut aussi pour vous qui manifestez l'audace par l'écrit comme contribution à la renaissance de notre pays.

Incohérence j'ai dit et je vais le démontrer.

La forme: l'article tel que présenté nous fait croire à un complot des hommes contre les femmes de Centrafrique. Ce qui est archi-faux. 1/5 du gouvernement Touadera est féminin. Partout dans la haute administration l'on rencontre des femmes Directeur de cabinet, SG, Inspecteur, DG, Chef de service et sous préfet...
La représentation au niveau international se fait sur mérite et non cooptation. Les critères de sélection sont draconiennes. Néanmoins il y' a des femmes centrafricaines qui font la fierté de notre pays à ce niveau comme l'excellente Mme KOYARA au niveau de la FAO.
Quant à l'absence des artistes et sportifs féminins centrafricains de la scène internationale, ce n'est pas à cause de cette supposée mafia masculine centrafricaine que cela est vraie. Ça ne se décrète pas, tout simplement.

Tu dis: « Ce qui se passe aujourd'hui pour nos sœurs, filles et mères, aura des conséquences graves pour l'avenir de notre pays »

qu'est ce qui se passe exactement pour elles? Les hommes de Centrafrique ont-ils mis en place un complot contre les femmes de Centrafrique?

A l'interrogation qui précède, j'ajoute une autre, imaginaire celle-ci (mais vraisemblable) du jeune garçon de Nola, Bozoum, Ndélé, Birao, Bambari, Obo, Bangassou et Bangui: « à quoi bon faire des études pour finir chômeur? À quoi bon respecter la loi si ceux qui l'incarnent la corrompent? De quoi demain sera fait alors qu'aujourd'hui je n'ai même pas ma boule de manioc? Dans quel environnement grandira mes petits frères alors que le taux de séroprévalence ne fait qu'augmenter, que l'insécurité ne fait que s'aggraver... »

Que pourras tu répondre à ce jeune homme là qui peut être ton père ou ton frère, voire ton fils?
Est-ce que la dégradation de sa situation aura t'elle aussi une conséquence sur l'avenir de notre pays?

Tu dis: « La femme centrafricaine doit avoir un rôle à jouer et une place à occuper dans notre société »

La femme centrafricaine ne doit pas jouer un rôle, elle occupe déjà une place centrale dans notre société. La société Centrafricaine dans son substrat est une société matriarcale, il faut revoir tes fondamentaux.

La conclusion de ton paragraphe est encore affligeante et offensante à certain degré pour l'intelligence lorsque tu dis: « Comme je l'ai évoqué précédemment, nous observons une montée en puissance des femmes dans tous les domaines. Seulement qu'en est-il de la centrafricaine ? Est-elle moins méritante qu'une autre ? » L'émancipation ne se décrète pas, elle est le produit d'un travail sur soi et la somme d'une intelligence manifeste cumulée à une ambition. Les femmes que tu as cité dans ton article ne sont pas le fruit d'un décret, elles se sont imposées sur le plan professionnel et sportif. Le gouvernement de notre pays peut s'amuser à prendre un décret, cela ne fera pas des femmes centrafricaines, des femmes montant en puissance (sic). Encore à ce niveau là, si la centrafricaine est absente de cette scène là, ce n'est pas à cause de la mafia masculine centrafricaine.

Tu dis en introduction de ta mise au point que l'objet de ton article n'est pas de provoquer un mouvement féministe puis un paragraphe plus loin tu te contredis en disant: « Il est évident que l'objet de cet article est aussi de défendre une cause » de quelle cause il est question puisque le féminisme n'est pas le but recherché? Y' a t'il une cause dans la cause?

Tu dis: « le statut de la femme a considérablement régressé dans notre pays (victime du sida, prostitution, maternités précoces, monoparentalité, déperdition scolaire, oisiveté, chômage, abus sexuels etc. »
le constat qui précède me fait sourire parce qu'il donne l'impression que des hommes se sont réunis et ont décidés de créer des conditions pour faire souffrir les femmes de notre pays en leur donnant le SIDA, en faisant d'elles des prostituées et des mères précoces, en les rendant monoparentales, analphabète, oisive et chômeuse...


Le fond:
lorsqu'on affiche l'ambition de défendre une cause ou de rappeler certains engagements, il faut se rendre à l'évidence de la réalité et de l'histoire pour mieux élever le sens de cet engagement.
Quels sont les engagements qui ont été pris à Pékin en 1995 et quels sont les moyens dont disposent notre pays pour mettre en application ces engagements? Quel est l'état des lieux post-Pékin 95? Autant de questions auxquelles il aurait fallu répondre avant de monter sur son estrade et de prétendre donner un coup de pied dans la fourmilière.

Tu as énuméré 6 pistes d'action qui sont le reflet de cette incohérence car la réalité est au delà de ce catalogue:

1: Le code de la famille de notre pays est le plus progressiste d'Afrique Centrale. De Bangui où je résidais encore il y' a 7 mois, j'ai vu arriver une mission congolaise(Brazza) venue s'inspirer de ce code pour l'amélioration du congolais. Les moyens de vulgarisation sont à la hauteur de nos possibilités: radio nationale, radio rurale, centre de la mère et de l'enfant,le réseau ACABEF......

2: lorsqu'on prend l'économie centrafricaine dans sa globalité (formelle et informelle); la frange de la population la plus touchée par le chômage n'est pas la féminine. Même si d'un point de vue scolaire, il existe plus d'hommes qui emmènent leurs études à terme que de femmes.

3:Mettre l'accent sur la formation professionnelle des femmes uniquement, c'est ignorer 48% de la population Centrafricaine, les hommes.

4: Idem pour la 3

5 et 6: du texte aux structures, la RCA est richement dotée. Mieux encore notre pays est assez avant-gardiste en Afrique en général.

Les 6 points évoqués prouvent à mon entendement une envie de faire du sensationnel, de l'émotif et de se positionner comme le partenaire et défenseur des femmes de Centrafrique en vue de... je suis certain que l'histoire me donnera raison.

L'émancipation économique et sociale de notre pays ne passe pas par le chemin préconisé ici. Le problème en Centrafrique n'est pas celui du statut de la femme mais de l'amélioration des conditions générales du peuple. Il est celui de l'absence de l'état dans tous les secteurs de la vie. Il est celui de l'accès à l'éducation, à l'information utile, à la santé...

Je suis arrivé en France il y' a 7 mois pour une spécialisation. A Bangui, mon emploi me permet de me déplacer régulièrement en dehors de Bangui. Il me permet aussi d'être en contact de nos agriculteurs, de nos paysans...du Centrafrique profond. Cette posture ne me donne pas l'expertise infuse mais elle me permet d'affirmer ici le poids de la tradition; mieux des pratiques néfastes dans le retard de notre pays. Car il s'agit ici ni plus ni moins que de retard.

Cher compatriote, pour un constat, ton article est désespérément pauvre et pour un cri de coeur ou une alarme, il est tout sauf captivant et alarmant.
Le devenir de la femme de Centrafrique doit être pris au même niveau que celui des autres composantes de la société centrafricaine: homme, jeune, étudiant, homosexuel, croyant, chômeur, agriculteur, pêcheur, sorcier, expatriés,...

L'ampleur du drame centrafricain n'est pas spécifique à la femme, elle est celle de toute la société centrafricaine.
La secte des hommes faisant souffrir les femmes centrafricaines est aussi un chemin à abandonner car tout est dans le nouveau Centrafrique à bâtir.

En effet lorsqu'arrivera aux affaires de l'état des hommes et des femmes qui auront une idée claire des enjeux, des implications et des nécessités... et qui initieront les actions qu'il faudra; les conditions globales des femmes et des hommes de Centrafrique changeront, assurément.

Avec tout mon respect,
Albert.

Jean Tongba Ouandoli (12/09/2008) : Bien que sévère par endroit, l'appréciation qui précède est juste. Je la compléterai simplement en disant que ceux qui s'intéressent au devenir de la RCA doivent prendre la situation dans sa globalité et non isolée.

Cependant, je tiens à préciser qu'améliorer les conditions de la femme centrafricaine, participe aussi à développer le pays. Mais faire de cette amélioration la panacée au problème du sous-développement, c'est faire preuve d'une ignorance volontaire ou pas de l'interdépendance des situations de la RCA.

Edgard Yangaboy Bozalo (17/09/2008) : "Quel avenir pour la femme centrafricaine"? Intéressante interrogation que je me permets de reformuler: "Quel avenir pour la République Centrafricaine"?

Alors que nous vivons dans un monde en perpétuelle mutation, la situation chez nous est explosive. Il ne faut pas se voiler la face, ni se masquer derrière un patriotisme naïf sur les réalités de notre pays. S'il fut un temps où notre pays était devenu l'Empire Centrafricain, nous vivons aujourd'hui le temps où il est devenu le Temple de la Précarité. En deçà des "avenirs", il y a déjà les "présents" qui sont précaires.

Cette précarité ambiante dans laquelle baigne le peuple est le résultat d'une quadruple démission:
1: le peuple;
2: tous les régimes de 1958 à nous jours;
3: les élites;
4: la jeunesse;

L'erreur de Dacko en 1981 et celle de Kolingba en 1993 était d'avoir oublié (sciemment ou inconsciemment) de dire aux Centrafricains que la Démocratie ne signifiait pas seulement mettre un bulletin dans une urne.

Il existe une différence notoire de perception entre les Centrafricains de l'intérieur; moins pédants mais ayant une expertise ciblée de la crise et les Centrafricains de l'extérieur, magistraux, donneurs de leçons mais moins alignés sur les enjeux.

Ici nous nous rendons compte de ce qui se passe. Nous sentons qu'il y a quelque chose qui n'est pas normal. Mais nous ne savons pas ce qui nous attend même si à titre personnel je sens que cela va être déroutant. On éprouve une grande peine pour nos enfants ; leur avenir est très sombre, ils étudient, terminent leur études et ensuite ils sont au chômage et ils souffrent de ne pouvoir s'exprimer.
Nous paniquons pour nos sœurs, pour nos mamans que le Centrafrique a rendu amères.
Nous nous faisons du souci pour nos pères qui ne peuvent plus nous regarder en face car ils ne peuvent plus faire face à leurs responsabilités.
Nous nous faisons du souci pour la classe politique qui semble être atteint de cécité...

Nous nous faisons du souci...
Cela ne veut aucunement dire que l'on croit que la solution viendra de l'extérieur.

Seul le changement véritable apportera une espérance nouvelle à notre pays. Albert a raison de parler de cette alternative.
Dans cette optique, préparez à vous à sanctionner vos tyrans en 2010 et voter pour le Centrafrique d'abord.
Alors même si cet article est annonciateur comme le sous-entend Albert, souhaitons nous tous la bienvenue dans l'antichambre de 2010 et le peuple, grand, jugera.

Francis Kopaye (17/09/2008) : Cher Albert,

J'ai, comme vous me l'avez fortement conseillé, « tourné sept fois ma langue dans ma bouche » avant de vous répondre, ce qui explique cette réaction tardive.
En aucun cas j'ai parlé ni de mafia ni de complot des hommes contre la gente féminine. Vous conviendrez avec moi que la situation de notre pays n'est pas des plus enviables. J'ai déjà eu l'occasion d'intervenir mille et une fois sur la situation globale de notre cher pays. Mais lorsque l'on souhaite proposer des solution au problème, la méthode nécessite de tenter une approche analytique. C'est-à-dire essayer d'isoler chaque élément intervenant dans le processus afin de comprendre non seulement les problématiques mais aussi d'en déduire les causes.

Déplorer la condition de la femme en Centrafrique ne signifie en aucun cas ignorer le reste de la population. Une population est composée de plus catégories sociale: homme, femme, jeune, vieux, chômeur, travailleur, pauvre, riche et j'en passe.
M'interdirez-vous de parler de nos aînés qui souffrent par manque de prise en charge ? De nos jeunes frères et sœurs non scolarisés ? De nos concitoyens qui, après leurs études pointent incommensurablement au chômage ? Pourquoi ce procès d'intention ? Au risque de me tromper, vous êtes quasiment le seul à juger la situation de la femme centrafricaine enviable, satisfaisante. Si malgré que la femme est la plus touchée par le sida dans notre pays, par le chômage, par les grossesses précoces et non désirées, qu'elle est obligée de vendre du coco sur le marché pour faire vivre toute la famille, si nos sœurs sont obligées de se prostituer pour payer leur scolarité, si nos mères sont obligées d'être les 3ème ou 10ème bureau, et si tout cela vous semble normal, « sensationnel » « émotif » et bien je ne peux que m'incliner devant votre magistrale démonstration. Par ailleurs, je vous conseille le livre de la compatriote Yvonne METE-NGUEMEU « Femmes de Centrafrique, Ames vaillante au cœur brisé ».

Quant à ce qui est de mon postulat, j'ai toujours fait part de mon envie, de mon ambition de contribuer au développement de mon pays. Peu importe la place que j'aurai à y occuper, l'important c'est de participer, dirait l'autre.

Pour finir, l'émancipation ne se décrète pas. C'est juste, mais elle naît d'une volonté sociétale voire politique. Les femmes centrafricaines ne manquent pas d'ambition mais plutôt de moyens. C'est à ceux qui gouvernent de définir et de donner les moyens au peuple afin de mettre en mouvement et concrétiser son ambition. Le dernier paragraphe de votre seconde intervention rejoint l'essence de mon article et contredit de ce fait, votre remarquable démonstration. Je vous cite : « En effet lorsque arriveront aux affaires de l'état des hommes et des femmes qui auront une idée claire des enjeux, des implications et des nécessités... et qui initieront les actions qu'il faudra; les conditions globales des femmes et des hommes de Centrafrique changeront, assurément ».
Je pense que l'incohérence que vous percevez dans mon article est tout simplement un ensemble de confusion de votre part voire d'effet d'optique. Je crois fermement à l'idée que chaque être humain dispose de l'énergie nécessaire pour changer le cours de sa vie. Il faut juste donner les moyens pour atteindre ce changement.

Je tiens à vous remercier très sincèrement de vos réactions qui m'ont permis de conforter ma préoccupation ainsi que ma détermination quant à la cause des femmes, des jeunes, des hommes de mon pays.

Respectueuses salutations

Brice Goddot Nzonguia (18/09/2008) : Monsieur Albert NAMFEI KONE

Bonjour,

Je ne partage pas votre opinion sur la situation de la Femme en Centrafrique. Vous avez déplacé le problème pour parler du « Complot » ou de la « Mafia » des hommes contre les Femmes au pays.

Il existe plusieurs études faites sur les populations d’Afrique, par les organismes internationaux. Toutes ces études pointent du doigt, la situation de la Femme en Afrique, comme l’a précitée Monsieur Francis KOPAYE dans sa tribune concernant la RCA.

Force est de constater que vous présentez une situation quasi normale pour le cas du Centrafrique, en citant une poignée de Femmes qui occupent des postes à responsabilité.

Les Femmes représentent le cinquième du gouvernement de Monsieur TOUADERA certes, mais quelle est la proportion des Femmes instruites ou qui travaillent au pays ?

A ces questions je vous oriente, à mon tour, vers les données suivantes :

 

A. Concernant les Objectifs du Millénaire pour le Développement (8 points sont ciblés)

Le 2ème point : Assurer l’Education primaire pour tous :

Ces études indiquent une disparité entre le taux de scolarité des Filles et celui des garçons, en âge d’aller à l’école (Primaire), en Centrafrique.

46.8% des garçons en âge d’aller à l’école sont scolarisés en 2001 et 48.4% en 2005.

39.3% des Filles en âge d’aller à l’école sont scolarisées en 2001 et 43.8% en 2005.

D’autre part, en lisant les rapports de l’Inspection Académique de Bangui, on constate que le nombre d’élèves scolarisés est décroissant dans les cycles de l’Education (Primaire, Secondaire, Université)

La déperdition est plus prononcée chez les Filles que chez les Garçons. Les raisons sont la maternité précoce, la pauvreté (les Filles deviennent des « proies sexuelles ») et bien d’autres.

Tous ceux qui sont passés à l’Université de Bangui, témoigneront de la pression des professeurs sur les Filles (même au niveau du Lycée).

De plus, il existe sur ce site, une tribune faite par Monsieur Alain NGOAZOU sur « La politique d’emploi en République Centrafricaine ».

Je vous suggère de lire l’analyse de Madame Nadia KEMBO qui dit, je cite « …les offres d’emploi sont assortis des récompenses sexuelles… »

 Monsieur Francis KOPAYE, évoque l’avenir de la Femme en Centrafrique, vous (Monsieur Albert NAMFEI KONE) justifiez votre raisonnement sur la poignée de Femmes qui travaillent aujourd’hui.

Je vous rappelle que les Femmes en activité de nos jours, sont le fruit du passé. Vous devez peut être vous interroger sur l’avenir et le devenir de la Femme en Centrafrique qui dans notre société matriarcale, est résumée dans son rôle de Mère de famille.

Monsieur Francis KOPAYE: « Ce qui se passe aujourd'hui pour nos sœurs, filles et mères, aura des conséquences graves pour l'avenir de notre pays »

Monsieur Albert NAMFEI KONE : « qu'est ce qui se passe exactement pour elles? Les hommes de Centrafrique ont-ils mis en place un complot contre les femmes de Centrafrique? »

Monsieur Brice GODDOT : Oui ce qui se passe aujourd’hui aura une conséquence dans 20 ou 30 ans, car il n’y aura pas assez de Femmes brillantes comme Madame KOYARA (Fruit du passé) et pour reprendre votre exemple. Il n’est donc pas question du complot des hommes mais d’une projection suivant les réalités (les données des OMD) sur la situation des Filles non scolarisées

Monsieur Francis KOPAYE: « La femme centrafricaine doit avoir un rôle à jouer et une place à occuper dans notre société »

Monsieur Albert NAMFEI KONE : La femme centrafricaine ne doit pas jouer un rôle, elle occupe déjà une place centrale dans notre société. La société Centrafricaine dans son substrat est une société matriarcale, il faut revoir tes fondamentaux.

Monsieur Brice GODDOT : Vous affirmez que la Femme Centrafricaine ne doit pas jouer un rôle (Oh mon Dieu). Je vous demande humblement de faire un ERRATUM pour cette phrase.

Elle occupe déjà une place centrale dans notre société. Celle de Mère de famille ou laquelle ?

Dans le rapport de l’UNESCO sur les OMD, la Femme est définie comme un indicateur du développement. Ces études précisent que la probabilité qu’un enfant termine ses cycles scolaires dépend si la Mère est instruite ou non.

En d’autre terme, une Femme instruite poussera ses enfants à aller à l’Université et celle qui ne l’est pas ne crédite pas les études.

On aura alors au sein de la population, une forte colonie d’individus sans formation avec tous les maux que subissent le Centrafrique de nos jours.

D’où l’intérêt de scolariser toutes les Filles (futures Mamans). Voici déjà un rôle que doit jouer la Femme qui est plus proche de son enfant que l’homme, dans notre société matriarcale en Centrafrique : l’Education des enfants sur le chemin de l’école.

Le 3ème point : Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes (Parité de sexe)

La fonction publique compte environ 25000 fonctionnaires pourriez-vous, Monsieur Albert NAMFEI KONE, nous indiquer les proportions en Femmes et hommes ?

Au niveau des provinces dont les populations représentent les trois quarts de la population totale de la RCA, que font les Filles qui ne peuvent pas venir à l’Université de Bangui. Elles ont peut être leurs places de Mère de foyer dans notre société ?

Le cinquième des membres du gouvernement représenté par les Femmes ne valorise pas 51% de la population totale du Centrafrique, qui sont des FEMMES.

Dire à Monsieur Francis KOPAYE qu’il doit « revoir ses fondamentaux » est donc inacceptable, car sa tribune correspond aux données sur la RCA et la société matriarcale du Centrafrique n’est pas citée parmi les bons exemples, dans les rapports des organismes internationaux

B. Concernant votre analyse

Symphonie d’incohérence

Vous parlez d’une symphonie d’incohérence sur la tribune de Monsieur Francis KOPAYE. Je m’étonne de lire vos propos suivants :

Monsieur Albert NAMFEI KONE : Mettre l'accent sur la formation professionnelle des femmes uniquement, c'est ignorer 48% de la population Centrafricaine, les hommes.

Monsieur Brice GODDOT : Je suis d’accord avec vous sur le pourcentage de la population masculine de 48%

L’incohérence vient du fait que les Femmes sont majoritaires et vous ne voulez pas mettre l’accent sur leurs formations professionnelles.

Economie Centrafricaine (Formelle et Informelle)

Représentée encore une fois par les Femmes, puisque vous indiquez une part de chômage élevée pour les hommes.

Je vous fais remarquer que l’économie du Centrafricaine est au sous sol. Il convient d’éduquer et de former les femmes pour un meilleur rendement. Même avec la contribution de la Femme (issue de ces activités économiques), les ménages restent largement au dessous du seuil de pauvreté

Le Code de la Famille

Les Congolais en sont inspirés parce qu’il est plus adapté aux familles africaines. Il n’est pas le fruit d’une émancipation de la Femme en Centrafrique, mais plutôt la définition des règles de vie, des droits et devoirs de tiers au sein d’une famille en termes de mariage, de vie commune, de succession, d’héritage et autres.

Votre expertise infuse, par les déplacements à l’arrière pays ne prend pas en compte les valeurs du développement dans lesquelles la Femme à un rôle primordial, car étant la plus représentée dans la population et l’économie centrafricaine, elle doit bénéficier d’un accompagnement meilleur.

Sincèrement.

Albert Namfeï Kone (18/09/2008) : Bonjour Compatriote Kopaye,

En stylistique il existe diverses formes d'affirmation. Certaines interpellent, d'autres affirment(même implicitement) et d'autres suggèrent. La flèche du Parthe en est la parfaite illustration. Dans le cas de ton article, ta plume a trahi ta pensée deux fois.

1: Ce qu'elle ne dit pas, ce que tu ne dis pas mais qui est clair ici car si les femmes souffrent c'est qu'elles sont otages des hommes ou d'autres femmes. Ce n'est pas parce que tu n'as pas employé les termes « Mafia et Complot » que ton article peut prendre une autre couleur.
J'avais employé sciemment ces deux qualificatifs, exagérant certes, mais assez allusifs sur le fond de la vision, celle qui se dégage de ton article et accessoirement de tes deux mises au point. Car si les femmes sont confinées dans des contingences bassement humaines, cela est le fait de quelqu'un ou d'un groupe d'individu. Tu conviens avec que le rapport cause à effet existe bel et bien. Ta tentative de recadrer les choses en partant des espaces que j'avais sciemment intégré dans ma précédente contribution n'ont fait que confirmer sa pertinence;

2: Cette tentative d'intellectualisme qui veut s'affiler à de la spiritualité mais qui est vide de sens. Il faut te relire doucement, avec d'autres supports et tu te rendras compte que c'est vraiment creux, ce genre de sortie. Je ne crois que tu as eu le temps de la tourner 7 fois, cette fois-ci. Pire tu as du faire comme la majorité d'entre nous, tu as démarré au ¼ de tour sans chercher à savoir si ce que ton contradicteur a dit est intéressant et si cela peut s'aligner sur l'histoire et la réalité. Tu as voulu nous en mettre plein la vue et faire la démonstration de ce que tu connais, de ce que tu maîtrises et de ton amour pour le pays. Mais l'ensemble sonne horriblement faux et la symphonie des incohérences est devenue la cacophonie de la perception.

Compatriote Kopaye tu dis: « Mais lorsque l'on souhaite proposer des solution au problème, la méthode nécessite de tenter une approche analytique »

Je suis parfaitement d'accord avec toi. Mais dans tes mille et une interventions qu'as tu mis en avant? Qu'est ce que tu as identifié d'une manière globale? Quels sont les mécanismes de l'éternel recommencement? Quel est le dénominateur commun aux problèmes du pays que tu as identifié? Des quelques contributions signées Kopaye que j'ai lu ici sur le net, je n'ai rien vu de concret et de pertinent qui puissent être mis à profit dans l'œuvre de la renaissance de notre pays, c'est juste de l'écriture aquatique comme dirait l'autre.

Chez nous, tout est interdépendant et c'est le sens de ma contribution à ton article. Je voulais te signifier que prendre comme dénominateur commun aux problèmes de développement de la RCA; les conditions de la femme, c'est manifester une méconnaissance des réalités profondes du drame que connaît le peuple centrafricain. Nulle part je n'ai écrit que la situation de la femme centrafricaine était la meilleure en Afrique, nulle part dans le texte tu trouveras pareille allusion. Mon intention était de t'emmener, de nous emmener à poser un regard global et inclusif sur les problèmes que connaît notre pays. Utiliser les connaissances acquises dans les sciences sociales et les appliquées à l'approche analytique puis y associer les facteurs politique, économique , africain et mondial. Autant de précautions que tu n'as su prendre dans ton diagnostic qui pose la femme en victime. T'arc-boutant sur certaines théories non conceptualisées, tu fais de la femme centrafricaine, la victime de sa société, de celle dirigée par les hommes. Même si le texte ne le dit pas, il s'agit bel et d'une mafia, d'un complot; d'une secte des hommes de Centrafrique contre les femmes de Centrafrique.

Même en réduisant le champ de raisonnement aux femmes, tu as encore pêché et je suis certain que cette fois-ci c'est par ignorance dans les solutions préconisées car celles mises en avant ici s'opposent non seulement à l'urgence mais aussi au cœur des problèmes diagnostiqués. C'est du non-sens permanent lorsqu'on essaie de te suivre.

« ...la femme est la plus touchée par le sida dans notre pays, par le chômage, par les grossesses précoces et non désirées, qu'elle est obligée de vendre du coco sur le marché pour faire vivre toute la famille, si nos sœurs sont obligées de se prostituer pour payer leur scolarité, si nos mères sont obligées d'être les 3ème ou 10ème bureau, et si tout cela vous semble normal » En introduction de cette contribution, j'avais parlé de la stylistique, en voilà une belle démonstration.
Qui a mis nos sœurs et nos mamans dans cet état? J'ai la prétention de répondre à ta place en disant que ce sont les hommes, sinon...

De ton affirmation qui précède, l'on peut retenir: Sida, Chômage, sous-emploi, mœurs moyenâgeuses...
C'est le cœur même de ce qui nous oppose dans cet échange. Il faut prendre les problèmes du Sida, du chômage, du sous-emploi... dans la globalité. Étudier les solutions idoines pour toute la société car ces problèmes ne sont pas seulement les problèmes de la femme. Ils sont ceux de toute la société. C'est ce que je me tue à mettre en avant et à paraître pour toi le marginal de la république car disant ici ce que très peu de personnes affirment à haute voix. Même à l'époque du parti unique, les pensées n'étaient pas uniformes. Nous devrons ici démontrer la pertinence de nos prises de position et ceux qui lisent, apprécieront. Il n'est pas question de stigmatiser son interlocuteur parce qu'il est le seul à émettre une opinion opposée à celle de la majorité.

Quant au livre conseillé, moi je le déconseille. Au hasard d'un week-end en famille la semaine passée en Alsace, j'ai eu l'opportunité de lire le fameux livre. Un seul regret: les 6 heures mises à le lire. Lorsqu'on voit le titre, l'on suppose que l'on va lire une étude sociologique de la femme de notre pays. De ses conditions de vie, du poids de la tradition... le genre d'analyse socio-historique qui permet de mieux appréhender la réalité afin de mieux planifier l'avenir. Au lieu de cela, j'ai lu le récit d'une femme s'autoglorifiant de son histoire de lycéenne à l'époque de l'Empire, de ce qu'elle était, de ce qu'elle est et blablabla... Ensuite vint une diatribe contre l'homo centrafricanus, c'est à dire un plaidoyer contre l'homme Centrafricain dont elle fait entre les lignes, le responsable de la dégradation de la situation de notre pays. Le livre n'aborde pas la réalité de vie de la centrafricaine. Elle ne propose rien de solide pour améliorer ses conditions. Encore du bruit, mal écrit car je pense, vu la forme de la narration que le nègre de service n'était pas centrafricain. Je ne serais pas surpris qu'en 2010 l'auteur de ce livre ne tente une aventure électorale, c'est de la pub, du sensationnel comme ton article et je ne suis pas surpris que tu conseilles ce livre.
Non compatriote Kopaye ce n'est pas un livre à conseiller. Les thèses sexistes sont inintelligentes et ne répondent ni à l'histoire ni à la réalité de notre pays. En tout cas ma curiosité m'a permis de le lire, mais je ne conseille pas, c'est une perte de temps.

On parle de la femme qui subit! Repartons à Bangui. Il ne fait l'ombre d'aucun que la situation est tragique chez nous. Madame Bozizé est députée de la nation, moi qui arrive de Bangui, je ne l'ai jamais entendu dénoncer les exactions aussi bien des rebelles que des Faca. Je ne l'ai jamais entendu dénoncer les atteintes au droit de l'homme...Elle est députée et après on viendra me dire qu'elle subit. Il y a un peu plus d'une dizaine de femmes députés. Combien de projets de loi ont-elles initiées pour améliorer les conditions de la femme? suivez mon regard et allez voir là-bas si j'y suis.

Que tu aies de l'ambition pour contribuer au développement de ton pays est un fait contre lequel je ne peux que m'aligner. Cependant lorsque tu dis ne pas savoir dans quelle ligue jouer, je me permets de te donner un conseil. En effet à te lire, ta place n'est pas dans cette ligue là. Ne la connaissant pas encore, tu ferais mieux de t'exercer dans une autre ligue. Celle dans laquelle tu veux jouer n'accepte pas les à peu-près, les contre-inerties, le non-sens...autant de maux qui minent ton article et tes deux mises au point et je suppose tout ce que tu as écrit jusqu'ici car il y a un fil conducteur dans tes prises de position. Je me ferais un plaisir lorsque mon stage deviendra moins contraignant, de faire le tour du net et de lire tout ce que tu as produit.

Loin de souffrir d'illusion d'optique, je suis convaincu que le dénominateur commun aux problèmes que connaît notre pays est l'absence de l'ETAT. Ce dernier a existé au stade embryonnaire depuis le 13 Août 1960. Et contrairement à certaines manipulations de l'histoire, de Dacko à Bozizé; rien n'a été entrepris pour donner à ce territoire un destin différent de celui dans lequel nous vivons. Les réalités de nos jours, la rébellion, le sida, la déperdition scolaire, le chômage, le sous-emploi...trouvent leurs origines dans l'absence de l'ETAT et nulle part ailleurs. C'est pourquoi le salut de ce pays viendra lorsqu'arriveront au pouvoir de l'Etat des hommes et des femmes qui auront une idée claire des enjeux, des implications et des nécessités...et...initieront les actions qu'il faudra. Je crois qu'à partir de ce moment là , les conditions globales des femmes et des hommes de Centrafrique changeront. Car l'ETAT existera...Tu veux un dessin ?

Avec tout mon Respect.

Thierry Naka (19/09/2008) : Ce débat est ouvert et intéressant, son caractère tranchant comme une lame de rasoir m'entraine aussi à penser qu'il touche un sujet très sensible de notre société. Cela étant dit, je n'ai pas vu en quoi monsieur Kopaye aurait péché qui lui vaudrait ce procès d'intention visant à le crucifier au mont Golghota...
La question est: sommes nous satisfait de la situation qu'occupe la femme dans ce pays?
à mon humble avis, la réponse est non, tout simplement. Il n'est pas exigé de porter des lunettes pour voir que dans ce pays où rien n'est donné où la population est condamnée à vivre dans la misère, la femme reste l'avant dernière roue de la carrosse suivi de l'enfant. En conséquence, aucun effort ne doit être économisé pour marquer cet état de fait et l'article de monsieur Kopaye mérite toute notre attention afin d'orienter les énergies nécessaires vers le monument qui nous donne la vie.
Je vous remercie!

Albert Namfeï Kone (19/09/2008) : Bonjour compatriote Goddot

Les femmes de Centrafrique ne sont ni victimes d'un complot, ni d'une mafia. C'est le Centrafrique entier (femmes et hommes réunis) qui souffre. Il n y a pas que les femmes qui souffrent de sida, de sous-emploi, de chômage, de déperdition scolaire...c'est toute la société Centrafricaine qui souffre. J'ai eu l'opportunité dans ma vie de croiser de nombreuses femmes formidables qui font leur boulot avec sérieux et excellence. Parmi ces femmes, il y a une dame, Mme Goddot, une de mes institutrice dont le patronyme marital est le même que le tien. Serait-ce ta mère ou une parente. Si tel est le cas, tu ferais mieux de t'inspirer de son itinéraire et partant de là; réfléchir à comment faire pour que les conditions globales soient modulées en RCA.

Manipuler des données avec une connaissance superficielle des réalités , c'est comme laisser un aveugle conduire un avion sans pilotage automatique. Non Mr Goddot la RCA en a assez des experts brouillons... comme toi.

Aborder de manière intégrale un problème en s'élevant au dessus des contingences basses n'est pas à la portée de tout le monde. J'en suis désormais convaincu.

Lorsqu'on ne peut briser la solidité d'un raisonnement, on tente pour appuyer le sien de sortir une longue liste de données, histoire de prouver que l'on sait de quoi on parle. De donner un peu de sérieux à la prose. Mais hélas, trois fois hélas je ne prendrai pas ma carte de membre dans « la chorale des cacophoneurs », Mr Goddot, tu as fait pire que le compatriote Kopaye. Avec toi, on touche le fond du marigot des contradictions Centrafricaines.

Me répéter pour toi est la meilleure approche que je puisse adopter pour que tu comprennes mes propos pourtant clair. Nulle part dans le texte j'ai prétendu que la situation de la femme Centrafricaine était excellente. Nulle part tu trouveras la trace d'une pareille infamie. Ma perception des réalités Centrafricaines est si raffinée qu'elle ne peut accepter de devenir l'apôtre d'une telle ignominie. Je te mets au défi, même en recopiant et en déformant ce que j'ai écrit, de prouver que j'ai dit que la situation des femmes de notre pays est la meilleure.

Tu peux compiler toutes les études du monde, partant de l'université de Bangui aux Nations-Unies, il demeure cependant une vérité incorruptible à savoir que toute la société centrafricaine souffre, femme et homme compris. Et c'est ce que j'ai voulu mettre en avant. Car la présentation initiale réduit le problème fondamental de notre pays aux conditions de la femme. Je suis né d'une femme, j'ai 4 sœurs dont une est décédée de sida. J'ai 3 enfants dont deux filles. Vous n'avez donc pas, toi et le compatriote Kopaye le monopole de la compassion féminine.
Baignant dans un monde de femmes, j'aurai pu m'aligner derrière votre approche, mais la réalité est plus complexe que certaines théories difficilement tropicalisables.

Je travaille pour le programme national de veille sanitaire, c'est dans ce cadre là que je me rends souvent en province. Nulle part ici je n'ai prétendu avoir la l'expertise infuse. Il te faut une thérapie pour te séparer de ce syndrome de lecture sélective ou de la manifestation de mauvaise ici témoignée.
Cette mauvaise foi se manifeste ici par l'utilisation sélective des données de l'OMD. J'ai parlé de mes déplacements en province qui m'ont permis de me rendre compte du poids de la tradition dans les blocages que connaît notre pays. Ce que tu as omis de souligner dans les statistiques balancées ici, c'est que cette disparité est plus accentuée en province qu'à Bangui.

Si l'on reste dans le domaine scolaire, l'on s'aperçoit que le taux d'analphabétisme est de 58% et le taux de scolarisation net dans le primaire est de 41% au niveau national tous sexes confondus. c'est la réalité globale. Au lieu de dire que les femmes sont moins scolarisées que les hommes, il faut penser les moyens pour emmener les 59% des enfants centrafricains qui ne sont pas scolarisés à prendre les chemins de l'école. Il faut réfléchir à développer les outils d'alphabétisation pour les 42% qui ne savent ni lire ni écrire. C'est ce que je me tue à dire ici... tu veux un dessin toi aussi?

Ce n'est pas l'éducation des femmes qui est malade, c'est celle de la RCA:
- 60% des élèves centrafricains sont mal formés;
- le taux d'analphabétisme atteint 75% dans certaines régions du pays;
- 90% des encadreurs pédagogiques ne bénéficient pas de recyclage, de stage ...
- le taux de redoublement atteint 50% au niveau national;
- 85% des diplômés sont inadaptés au marché du travail;
- les femmes ne représentent que 2% des diplômés de l'enseignement supérieur;
- l'enseignement technique et professionnel ne touche que 1,5% des scolarisés;
- 95% du personnel d'encadrement pédagogique est démotivés;
- 100% des programmes pédagogiques sont mal conçus et s'exécutent sans appui en matériels didactiques;
- 60% des programmes pédagogiques ne sont pas exécutés selon le calendrier;
- 70% des administrateurs issus du système scolaire sont non qualifiés;
...............................
Cette énumération n'est pas exhaustive, mais elle donne un aperçu des problèmes que rencontre l'éducation en Centrafrique. Ces données sont extraites du rapport de la commission Education du dialogue national de 2003.

Ayant débuté à l'université de Bangui , je sais que certains professeurs abusent de leurs statuts pour satisfaire leurs libidos. Mais cela ne participe pas à un complot contre les femmes. Si nous vivions dans un état qui cultivait l'excellence, ces énergumènes seraient au trou depuis belle lurette. La promotion canapé est une tare à combattre.

Je n'aurai pas assez le temps aujourd'hui pour meubler ton ignorance des mécanismes de la société matriarcale, mais j'affirme simplement que je n'ai pas fait l'apologie du passé. J'ai juste cité quelques exemples pour mettre en évidence le manque de sérieux de l'article du compatriote Kopaye. Encore une fois, nulle part dans le texte tu trouveras trace d'une pareille ignominie. Je commence à croire que la pathologie de la lecture sélective est devenue le syndrome de l'oubli volontaire c'est à dire l'occultation. Car si ce n'est pas dans le but d'occulter, tu n'aurais pu écrire ce qui suit : " Je vous rappelle que les Femmes en activité de nos jours, sont le fruit du passé. Vous devez peut être vous interroger sur l'avenir et le devenir de la Femme en Centrafrique qui dans notre société matriarcale, est résumée dans son rôle de Mère de famille. "

Cramponnes toi bien cher compatriote car tes yeux vont souffrir: la femme centrafricaine n'a pas à jouer un rôle, elle occupe déjà une place centrale dans notre société.
Mme Goddot, mon institutrice m'a dit ceci: Jouer, verbe transitif et intransitif qui signifie se livrer à un amusement, se récréer.
Puis un an plus tard, une autre institutrice, Mme Gauloise m'a dit: Occuper: verbe transitif et pronominal qui signifie s'établir, remplir, tenir une place, habiter...

De tout ce qui précède, j'affirme, je réaffirme et je confirme: LA FEMME DE CENTRAFRIQUE N'A PAS A JOUER UN RÔLE, ELLE OCCUPE DEJA UNE PLACE CENTRALE DANS NOTRE SOCIETE.
Il n'est pas à la portée de tout le monde de comprendre la portée de la phrase qui précède et tu es excusé d'avance pour une mauvaise interprétation ou d'autres questions à venir.


La compilation d'études et de statistiques ne devient intéressante que si une très bonne utilisation est faite d'un tel outil.
En dehors des approches de façade, quel est le substrat profond du centrafricain, de la centrafricaine. Qu'est ce qui fait l'homme de Centrafrique? Qu'est ce qui fait la femme de Centrafrique? Autant d'interrogations auxquelles il faut répondre avant de poser des égalités mathématiques qui n'ont pas leur place ici.  FP(25000) = H? + F?
L'égalité est mal posée car l'entrée théorique dans la fonction publique se fait sur titre et lorsqu'on sait moins de 3% des diplômés du supérieur sont des femmes, cette égalité perd sa substance. Il faut revoir tes fondamentaux à ton tour cher compatriote. Tenter de comprendre les mécanismes culturels qui freinent l'aboutissement scolaire des femmes. Une fois ces mécanismes compris, tu les lèveras et les femmes seront dans un monde meilleur. Ton approche consiste à combattre les effets et non la cause. L'école des fondamentaux est ouverte, je peux t'y initier si tu veux. Car tu manifestes une certaine ignorance des mécanismes matriarcaux du Centrafrique lorsque tu affirmes ce qui suit: « Dire à Monsieur Francis KOPAYE qu'il doit « revoir ses fondamentaux » est donc inacceptable, car sa tribune correspond aux données sur la RCA et la société matriarcale du Centrafrique n'est pas citée parmi les bons exemples, dans les rapports des organismes internationaux ». En outre tu tentes insidieusement de me faire dire quelque chose que je n'ai pas dit.

Mme Domitien fut nommée 1er ministre par le bougre psychopathe sans pitié qui régna à la tête de notre pays de 1966 à 1979. Combien de femmes y avait-il dans le gouvernement Domitien? (mon institutrice n'appartenait pas à celui là).

Mon approche est simple: on ne sexualise pas les priorités. On met en place des politiques nationales qui répondent aux besoins nationaux en santé, en éducation, en logement, en communication, etc.

Si tu as lu le code de la famille centrafricaine , tu ne dirais pas ce qui suit: « Les Congolais s'en sont inspirés parce qu'il est plus adapté aux familles africaines. Il n'est pas le fruit d'une émancipation de la Femme en Centrafrique, mais plutôt la définition des règles de vie, des droits et devoirs de tiers au sein d'une famille en termes de mariage, de vie commune, de succession, d'héritage et autres. ».

Compatriote Goddot sans vouloir te dénier le droit de t'intéresser à ton pays, je te conseillerai de passer par un cours de recyclage.
Ce n'est pas parce que Toi et le compatriote Kopaye vous pleurez sur le sort des femmes de notre pays, que vous détenez le monopole de la compassion féminine.

Ce n'est pas le devenir de la femme centrafricaine qui m'intéresse, c'est celui de tous les Centrafricains. Ce n'est pas le devenir de la fille scolarisée de l'université de Bangui qui m'intéresse mais celui de tous les enfants scolarisés. Ce n'est pas le devenir de la fille non scolarisée de Bouca qui m'intéresse mais celui de tous les enfants non scolarisés de la RCA. Ce n'est pas le devenir de la fille de Bangui qui se prostitue qui m'intéresse mais aussi celui du jeune de Birao qui brigande pour survivre, c'est celui de tous les jeunes de Centrafrique.... CQFD

Avec tout mon respect.

Brice Goddot Nzonguia (19/09/2008) : Bonjour, Monsieur Albert NAMFEI KONE

Je vous trouve fortement excité à l’idée de penser que votre analyse cadre mieux la situation de la Femme en Centrafrique.

Loin de là,  car pour moi cela ressemble à du YOYO. Excusez-moi du terme, j’utilise les mêmes méthodes qui ressortent dans vos analyses (Vous êtes à la limite de l’injure).

Vous vous placez en conseiller, en expert infus, en détenteur de ressources pour mieux définir l’approche quant à la situation de la Femme en Centrafrique. Les raisons évoquées sont vos déplacements dans l’arrière pays, le fait que vous venez d’arriver, les connaissances stylistiques et sociologiques.

Vous vous permettez d’interpréter, à votre manière, la tribune de Monsieur Francis KOPAYE et vous justifiez votre raisonnement en soulignant le fait que vous n’avez pas écrit l’interprétation de l’autre (ou encore ce qui se dégage de la vôtre) :

Monsieur Albert NAMFEI KONE : « Ce n'est pas parce que tu n'as pas employé les termes « Mafia et Complot » que ton article peut prendre une autre couleur.
J'avais employé sciemment ces deux qualificatifs, exagérant certes, mais assez allusifs sur le fond de la vision, celle qui se dégage de ton article et accessoirement de tes deux mises au point. »

Monsieur Albert NAMFEI KONE : « Nulle part je n'ai écrit que la situation de la femme centrafricaine était la meilleure en Afrique, nulle part dans le texte tu trouveras pareille allusion. »

Vous conviendrez que Monsieur Francis KOPAYE n’est pas le seul à percuter que votre analyse laisse croire à une situation meilleure de la Femme en Centrafrique, puisque je l’ai soulignée.

De ce fait, vous refusez les données de l’autre ce qui est loin d’un débat contradictoire et constructif.

Sans trop m’élargir sur ces « cacophonies de votre perception » fondées sur votre « expertise infuse » au snif (permettez de reprendre vos expressions), je vous souligne les points suivants :

1-                 Je vous propose d’aller sur le site de Wikipédia, de l’UNESCO, du PNUD pour vous ressourcer d’avantage sur les données de la Femme en Centrafrique, son rôle dans le développement. Egalement de lire les documents (après votre stage) sur les Objectifs du Millénaire pour le développement.

2-                 Vous affirmez ceci : « Madame Bozizé est députée de la nation, moi qui arrive de Bangui, je ne l'ai jamais entendu dénoncer les exactions aussi bien des rebelles que des Faca. »

Je vous crois et je vous garantie que vous ne l’entendrez jamais le dire pour le simple fait que ce témoignage mettra en péril la politique pour la paix que le Président (son mari) défend.

Je vous conseillerai (à mon tour) de vous rapprocher de la population dans l’arrière pays (votre emploi vous permet de vous déplacer régulièrement hors de Bangui) pour écouter l’autre version.

Il existe, encore une fois, sur ce site la tribune du Père William Rodrigue DOCTOR intitulée « TEMOIGNAGE CHOC DE MONSEIGNEUR AGUIRRE ». Merci de vous accorder la fortune de lire le contenu.

De plus, il était diffusé sur ce site un débat sur les antennes de RFI dans l’émission « Débat Africain » animé par le journaliste Hassan DIOP. Les intervenants étaient le Chef du parti MLPC, le chef des rebelles APRD et l’invité du membre du gouvernement qui s’était décliné pour des raisons professionnelles de dernières minutes. Le thème abordé était : LES EXACTIONS TERRIBLES…(l’émission titrée : le Centrafrique cherche désespérément un dialogue…)

Vous venez de Bangui certes, vous êtes démuni des actualités du pays, celles qui ne peuvent parvenir au grand public centrafricain. Les radios, les TV donnent la situation du le Darfour avec des retombées en RCA.

Vous n’allez quand même pas nous faire croire qu’on n’a pas dénoncé des exactions au pays ?

Pour votre propre gouverne, je demande au webmaster de remettre en ligne ce débat, à défaut je vous enverrai le fichier.

3-                 Monsieur Albert NAMFEI KONE : « Loin de souffrir d'illusion d'optique, je suis convaincu que le dénominateur commun aux problèmes que connaît notre pays est l'absence de l'ETAT. Ce dernier a existé au stade embryonnaire depuis le 13 Août 1960. Et contrairement à certaines manipulations de l'histoire, de Dacko à Bozizé; rien n'a été entrepris pour donner à ce territoire un destin différent de celui dans lequel nous vivons. Les réalités de nos jours, la rébellion, le sida, la déperdition scolaire, le chômage, le sous-emploi...trouvent leurs origines dans l'absence de l'ETAT et nulle part ailleurs. C'est pourquoi le salut de ce pays viendra lorsqu'arriveront au pouvoir de l'Etat des hommes et des femmes qui auront une idée claire des enjeux, des implications et des nécessités...et...initieront les actions qu'il faudra. Je crois qu'à partir de ce moment là , les conditions globales des femmes et des hommes de Centrafrique changeront. Car l'ETAT existera...Tu veux un dessin ?»

Vous voulez incarner l’idéal et vous avez oublié de prendre en compte la POPULATION dans votre dénominateur commun. La vielle méthode d’indexer les hommes politiques (de DACKO à BOZIZE) ne tient plus de nous jours. Il faudrait aussi, regarder du côté de la masse populaire qui ne contribue pas au développement de la RCA.

a- Le fait de piller le stade Omnisport n’est ni la faute de l’Etat, ni celle des Présidents.

b- Le fait de piller les entreprises lors des grèves et crises politiques n’est pas que la faute de l’Etat ou celle des Présidents (Conséquence 5.000 emplois en moins, selon les organismes internationaux : Ces emplois seraient conservés si les entreprises existent encore).

c- Le fait de prendre les tables bancs dans les écoles pour en faire du feu de bois, n’est ni la faute de l’Etat, ni des Présidents.

d- Les considérations ethniques ou le fait de penser que la ville de Bossangoa appartient aux Gbayas, la ville de Bangassou aux Yakomas, le quartier Boy Rabe au MLPC sont des ERREURS de la Société Centrafricaine ou la FAUTE des Dirigeants.

Dans les pays développés, le nombre des salariés dans le privé est largement supérieur à celui des fonctionnaires. Il faudrait se pencher sur ce côté PRIVE (donc la population) que d’attendre la manne de l’Etat lorsque superman viendra au pouvoir.

Il faut donc pondérer les formations (celles des Femmes aussi qui représentent la majorité de la population), encourager et motiver les initiatives dans le domaine de création d’emplois.

C’est pourquoi, les Centrafricains au pays, doivent changer leurs habitudes et s’inspirer de ce qui vient d’ailleurs. Ce qui relance la DIASPORA qui a, forcement, une meilleure comparaison entre les sociétés.

Somme toute, il faut retenir ceci,

Les problèmes de nos jours en Centrafrique sont la résultante des erreurs (ou fautes) commises par :

-         les dirigeants,

-         l’Etat dans son administration : corruption, détournement, manque de moyen, manque de suivi, formation insuffisante des fonctionnaires, manque de politique de formation ou d’éducation des jeunes (futurs cadres et ascenseurs d’un peuple) et plus,

-         la population : dégradation des biens publics, discrimination ethnique, les classes sociales, les mentalités et la suite,

Voilà le dénominateur commun à ces problèmes.

Enfin, pour remettre notre pays sur le chemin du développement :

-         les dirigeants doivent être des LEADERS et s’orienter vers les intérêts du peuple Centrafricain avec des programmes adaptés à la situation du pays,

-         l’Etat doit redéfinir son administration par des reformes,

-         Une éducation au développement est à faire pour la population.

A ces trois volets il faut ajouter la PAIX, la cohésion sociale et intéresser la diaspora qui a le pouvoir d’achat en Centrafrique. Voilà.

Francis Kopaye (19/09/2008) : Cher Albert,

Inutile de se placer en expert pour « recadrer » et fournir des données statistiques qui vous paraissent les meilleures pour la compréhension de la situation de notre pays.
Je crois que vous voulez finalement faire du sensationnel !! Impressionner !! En vous lisant on peut percevoir une soif inextinguible de vous faire entendre. Calmez-vous enfin !! Il ne s'agit pas d'une campagne pour prendre la place du Khalife !!

Ce que j'essaie de faire comprendre dans mon article est tout simplement le drame de la femme centrafricaine, actrice nécessaire pour le développement de notre pays. J'ai l'impression que vous avez mal compris ma démarche. Quand vous aurez un peu de temps après votre précieux stage en France, merci de me relire (tous mes articles) plus calmement. Vous comprendrez que je ne suis pas entrain de dénoncer ni un complot ni une mafia des hommes contre les femmes. Comme vous, je suis né d'une mère, je suis marié et père de 2 filles, j'ai des sœurs. Comme vous, chaque centrafricain a vécu de près ou de loin la disparition d'un proche à cause du sida.

Je travaille dans le domaine de l'emploi et je m'occupe par ailleurs des politiques du développement local. A ce titre, j'ai initié un projet d'Insertion par l'Activité Economique en direction de la population centrafricaine (projet mis en ligne sur ce site). Ce projet est dans les tiroirs du Maire de Bangui (ledit projet a été transmis au Président Sarkozy et à son Ministre des Affaires Etrangères). Ce projet est à la fois une réponse et un outil nécessaire à la résolution de la problématique de non emploi de nos compatriotes. Evoquer dans cet article la situation de la femme centrafricaine, ne signifie aucunement ignorer la situation des jeunes, des retraités, des hommes sans emploi, des enfants déscolarisés. NON !!

Vous critiquez et réfutez systématiquement toute opinion contraire à la vôtre. Le livre de la compatriote Yvonne METE est excellent !! C'est un ensemble de témoignages. C'est un roman pas une étude sociologique de la gente féminine. Ce qui de ses ambitions futures, je n'y vois aucun mal, au contraire ! C'est à croire que les ambitions des uns leur interdisent de s'exprimer, de tenir un discours cohérent. Je crois finalement que votre excitation n'est rien d'autre que votre manque de méthode. Je vous exhorte à revoir la méthodologie de traitement et de résolution d'une problématique. C'est étonnant tout de même pour quelqu'un qui travaille dans le domaine de la santé. Ne pas savoir qu'il faille isoler chaque élément afin de comprendre le fonctionnement, le mécanisme d'un système, d'une organisation !!!!!! Vos réactions sont tranchantes et vides d'enseignement, limites injurieuses. Je suis en général très modéré mais vous manquez totalement de lucidité, de tact et de modestie!
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Je maintiens, vous êtes le seul qui jugez la situation de la femme centrafricaine non préoccupante. Je suis d'accord que la femme occupe une place dans notre pays. Mais quelle place ? Vous essayez de jouer sur les mots en les sortant de leur contexte, les définissant de manière étymologique. C'est un débat d'idée, pas un cours d'orthographe. Notre pays vit une situation où des diagnostics et des propositions doivent répondre aux difficultés de l'heure. Faites des propositions concrètes au lieu de vous limiter au seul changement de dirigeants. De l'indépendance à nos jours, des dirigeants se sont succédés. Qu'avez-vous retenu ? Dans un précédent article, j'évoquais la nécessité de changer de politique, de rôle et de scène. Le changement d'acteurs n'est qu'un jeu de chaise musicale !! C'est de l'audace politique qu'il nous faut. Et celle-ci implique la prise en compte effective du statut, du rôle et de la place de chacun (jeune, retraité, travailleurs, étudiant etc.).

Comme pour les enfants, des jeunes, des retraités, des handicapés, la République doit penser une politique spécifique pour chacune de ces catégories de populations.
Vous êtes débordé de vocabulaires mais pas de méthode ni de vision d'une société dans laquelle l'on peut penser le développement.
Je crois que vous devriez vous informer sur les méthodes de mise en ouvre d'une politique gouvernementale.
Si « le devenir de la femme centrafricaine ne vous intéresse pas » c'est absolument votre choix. Moi, j'en fais également une préoccupation de haute importance car j'ai foi en cette catégorie de la population. J'ai été élevé par des femmes (ma mère, ma tante et ma grand-mère) et je suis content du résultat, de ce que je suis devenu aujourd'hui. J'en profite pour leur adresser tous mes hommages !!

Si vous êtes suffisamment fin, vous comprendrez que je n'ai pas forcement envie de vous répondre car nous ne parlons pas du tout de la même chose, ni des mêmes enjeux. Surtout, croyez-moi cher Albert, je n'ai nullement 'intention de vous rallier à cette cause. Je suis un démocrate, à ce titre, respectueux des opinions des autres.

Enfin, de grâce, arrêtez de vous positionner en donneur de leçon et de signer vos réactions par «avec tous mon respect». Car des leçons vous en avez besoin et du respect vous n'en manifestez aucun.

Si vous souhaitez qu'on aborde la question du développement de notre pays, merci de proposer un autre thème. Celui-ci n'a pas pour ligne conducteur le développement mais un élément factoriel de ce processus : la femme.
Vous me demander de parler des conséquences (sida, chômage.), mais peut-on parler de conséquences sans parler des victimes ? Si vous le souhaitez, c'est avec plaisir que je débattrais avec vous d'autres thématiques. Pour le moment, merci de nous en tenir au sujet évoqué.

« La culture c'est comme de la confiture. Moins on en a, plus on l'étale ». A méditer.

Patriotiques salutations

Le webmaster de Sozowala (20/09/2008) : L'émission de RFI dont parle Brice Goddot Nzonguia dans sa dernière intervention du 19/09 est toujours en ligne sur www.sozowala.com dans la rubrique "Archive sonores". Son titre est 10/08/2008 - "La Centrafrique cherche dialogue désespérément" débat animé par Hassan Diop sur RFI.

Henri Paul Akibata Kette (20/09/2008) : Tout débat au sein d'une communauté est toujours louable. Et ici, il y a une preuve supplémentaire que les centrafricains aiment débattre... Reste que ce débat soit constructif pour tout un chacun. Et pour qu'il le soit, une certaine densité et une certaine hauteur intellectuelles doivent être de rigueur. Cette hauteur et cette densité requièrent le respect de l'autre dans sa personne et dans ses idées. Point besoin de chercher à tourner en dérision une personne.
Il y a aussi une rhétorique manichéenne dans ce débat : "j'ai raison, donc l'autre forcement à tort ou n'ayant pas l'intelligence nécessaire de me comprendre". Lorsqu'on émet une idée, la sagesse et même l'intelligence recommande une attention particulière à ce que l'autre dit... Car l'autre, c'est moi, c'est toi. Parce que tout simplement nous sommes des Hommes, des centrafricains. En étant attentif à ce que dit l'autre, chacun fera preuve d'ue souplesse d'esprit qualité première d'une intelligence sans ambiguïté.
Maintenant, essayons de voir ce qu'ont dit les et les autres. Loin de me lancer dans une analyse profonde des réactions, je me limite aux grandes idées.
Dans tout un ensemble, pour une étude ou pour une approche de solutions, la méthode de segmentation typologique est fortement recommandée. Le compatriote KOPAYE a fait une approche de solutions aux innombrables problèmes par le prisme de la misère de la femme. Est-ce un tort ? D'emblée non. Sony Labou Tansi a dit à propos de la femme africaine (paraphrasons ici pour la femme centrafricaine) qu'elle ne devrait pas seulement se contenter de nous donner la vie, mais de mettre au monde aussi la nouvelle société dont nous rêvons.
Aujourd'hui, une nouvelle société est le vœu des Centrafricains. Et si par l'entremise de la femme ce vœu se matérialise, le profit sera pour la cité toute entière.
Il n'est point nécessaire de dire qu'une place doit être faite à la femme ou à une autre catégorie de la population. Que ceux qui veulent jouer un rôle se lèvent. On ne délègue point un rôle. C'est une conviction.
Le compatriote NAMFEÏ KONE, lui a une approche générale des solutions à apporter aux problèmes centrafricains. Subdiviser le problème est une approche susceptible d'approfondir ou pervertir les clivages déjà béants de la société centrafricaine. C'est toujours une approche à prendre au sérieux.
Cependant, il y a effet d'entrainement qu'il ne faut pas occulter. Il doit toujours avoir une locomotive pour entrainer les wagons. Ici, est-ce la femme ? A l'auteur de la tribune de le dire.
Finalement, les deux se rejoignent sur la nécessité d'apporter des solutions aux innombrables problèmes. L'approche diverge. Cette approche différente doit-elle entrainer des qualificatifs freinant la mise en commun des contributions des uns et des autres pour le bien de la cité centrafricaine ? Car, comme je l'ai déjà dit, le problème centrafricain ne peut être résolu que par la synergie de deux éléments clés : le potentiel collectif et le leadership.
Ce potentiel collectif s'entretient par des débats contradictoires dans le respect des uns et des autres tout en se disant la vérité. Et cette dimension doit être de rigueur chez la génération montante appelée à reprendre inéluctablement les rênes du pays.
Permettez-moi de vous dire que ce débat, loin d'être anodin, fait remonter plus une querelle de personne qu'un débat intellectuel.
Ne nous engouffrons pas dans cette brèche béante et vile de nos parents où des querelles de personne ont terni leur intelligence.
La qualité intellectuelle de tout un chacun sur ce site est appréciable et suffisante pour éviter un étalement inutile de la culture des uns et des autres car cet étalement doit se faire que dans l'unité, la dignité et la qualité du travail à accomplir pour le pays.

SINGUILA MINGUI

Fred Edgard Gassia (20/09/2008) : Biens chers Francis, Albert et Brice bonsoir, je constate qu'au delà de vos oppositions d'approches, vous êtes, tous les trois, soucieux du devenir de la nation centrafricaine.
Le compatriote Francis KOPAYE par sa tribune, veut prendre à témoin les opinions sur la non reconnaissance de la place des femmes dans les instances centrafricaines, tandis que le compatriote Albert NAMFEÏ KONE souhaite qu'on parle des problèmes du peuple centrafricain dans sa globalité. Y a t-il vraiment lieu d'opposer ces deux approches? A cette question, je répond par la négative, car pour moi, la réponse de la première interrogation, celle de Francis, se trouve dans la résolution de la seconde, celle d'Albert. Ces deux visions sont interdépendantes, je demande donc aux frères Francis, Albert et Brice, d'arrêter cette opposition axée sur "l'ego" qui rend plats leurs échanges aussi, ils doivent prendre de la hauteur en évitant des propos qui tendent à diminuer l'autre, car nombreux sont les centrafricains(es) et amis(es) de Centrafrique qui les lisent et qui sont déçus(es) des tournures que prennent leurs derniers échanges.
Le père fondateur de la RCA, le martyr Barthélemy BOGANDA, pour persuader le peuple centrafricain, de la nécessité et de la richesse de l'unité aimait répéter cette phrase : "la République Centrafricaine, c'est nous tous ensemble, ce sont nos femmes, nos maris, nos enfants, nos cases, les fruits de notre agriculture, de notre élevage, de notre pêche et de notre instruction ".
Ouvrons pour rendre possible cette demande de cœur.
Fraternellement

Jean Tongba Ouandoli (22/09/2008) : J'ai toujours contemplé avec effarement, la dispersion des Centrafricains. J'ai toujours constaté que ce qui nous fait défaut en premier lieu est l'absence de complémentarités , d'esprit consensuel. Nous voulons tous avoir raison sans donner la possibilité à l'autre d'aligner son opinion sur la nôtre et d'en tirer le meilleur pour le profit de tous. Voilà deux opinions : Francis + Brice VS Albert qui donnent l'impression d'être aux antipodes.
En réalité, sur la forme que le fond rien ne les opposent. J'associe donc ma voix à celles d'Henri Paul et d'Edgar pour signifier à nos frères que l'essentiel n'est pas dans la forme mais dans le fond. Certains ont une approche de médecin spécialiste (Francis+Brice) et d'autres (Albert) ont une approche de médecin généraliste. Ce qui est vrai pour l'un, l'est aussi pour l'autre. L'un ne peut exister sans l'autre. Le macro est la somme des micro. C'est ainsi qu'il faut comprendre ce qui semble vous opposer et harmoniser vos points de vue pour en tirer le meilleur pour un meilleur lendemain des Centrafricains.
La dérision n'a jamais fait grandir, par contre du choc des idées jaillit la lumière.

Albert Namfeï Kone (23/09/2008) : Compatriotes et Amis,
Si mes mots ont choqués certains sur la forme les jugeant offensants et impolis; je tiens à les retirer et à présenter mes excuses à ces derniers sur la forme. Mais sur le fond, je reste convaincu que les différentes strates des drames que vivent les Centrafricains ne trouvent pas leurs origines dans les conditions d'existence des femmes de notre pays, ni d'aucune autre catégorie de la population Centrafricaine mais dans l'absence de l'Etat.
Je comprends les limites du raisonnement du compatriote Brice Goddot qui pense que j'ai réduit la notion de l'état au gouvernement, je le cite dans le texte du 19/09/2008:
« a- Le fait de piller le stade Omnisport n'est ni la faute de l'Etat, ni celle des Présidents.
b- Le fait de piller les entreprises lors des grèves et crises politiques n'est pas que la faute de l'Etat ou celle des Présidents (Conséquence 5.000 emplois en moins, selon les organismes internationaux : Ces emplois seraient conservés si les entreprises existent encore).
c- Le fait de prendre les tables bancs dans les écoles pour en faire du feu de bois, n'est ni la faute de l'Etat, ni des Présidents.
d- Les considérations ethniques ou le fait de penser que la ville de Bossangoa appartient aux Gbayas, la ville de Bangassou aux Yakomas, le quartier Boy Rabe au MLPC sont des ERREURS de la Société Centrafricaine ou la FAUTE des Dirigeants. »

De l'Etat, parlons-en une minute pour poser le cadre de mon intervention dans cet échange et lever les derniers voiles qui l'obscurcissent.
Je tiens à préciser à l'endroit du compatriote Francis, que lorsque je signe ma contribution en écrivant: « Avec tout mon respect », c'est pour qu'il fasse le distinguo entre mes propos qui s'attaquent à ses idées et non à sa personne, qui m'est indifférente dans ce débat. Ce sont ses idées que je mets en relief; exclusivement, d'où la précaution Post Scriptum du « Avec tout mon respect », c'est dit. Dont acte.
Au compatriote Brice, je tiens à préciser qu'il y'a près de 4 millions de Centrafricains en 2008. Une majorité s'occupe de son quotidien sans chercher à prendre sur ses épaules le poids de toute la nation. Alors au nom de quel principe ne devrait-on pas porter la contradiction à ceux qui prétendent détenir l'inspiration pour transformer et améliorer les conditions d'existence des Centrafricains ? S'ils ne veulent pas de contradiction, qu'ils restent chez eux, prêchant à leurs meubles.

L'État! Qu'est-ce? où est-il? que fait-il? que devrait-il faire?
Dans l'imaginaire absolu, l'Etat est un personnage mystérieux, et assurément le plus sollicité, le plus tourmenté, le plus affairé, le plus conseillé, le plus accusé, le plus invoqué et le plus provoqué qu'il y ait au monde.
Or loin d'être ce personnage mystique là, il est une forme d'organisation politique et juridique d'une société ou d'un pays.
Il est délimité par des frontières territoriales à l'intérieur desquelles ses lois s'appliquent et est constitué d'institutions par lesquelles il exerce autorité et pouvoir ; la légitimité de cette autorité repose sur la souveraineté (du peuple ou de la nation par exemple).
Loin d'être une fiction, l'Etat c'est donc toi, moi et nous. Il est une organisation de notre destin commun autour d'une ambition commune administré par un gouvernement élu et des fonctionnaires gouvernants. L'Etat, c'est une réunion d'institutions en interaction permanente dont chacune possède son mode de fonctionnement coiffé par la mère des lois, la constitution.

Avec tout mon respect pour mes contradicteurs et pour ceux qui nous lisent,

Edgard Yangaboy Bozalo (25/09/2008) : Le modèle expressif de notre compatriote Namfeï Kone est à parfaire car il est très rude. Cependant cela n'enlève rien à la justesse de ses propos.
Ces échanges nés de l'article du compatriote Kopaye aboutissent à un triple constat:
     1. Le niveau de la réalité du drame centrafricain;
     2. les méthodes d'approches;
     3. les Ego

Sans me faire le porte-parole du compatriote Namfeï Kone, je comprends sa contribution à ce débat comme une réflexion; une approche globale à la crise qui a plongé la RCA dans l'abîme. Les centrafricains n'ont pas attendu Internet pour réfléchir sur le devenir du pays. Les cadres, les intellectuels, les lettrés et les profiteurs de tout bord ont toujours manifestés une présence d'esprit pour notre pays. Le problème c'est que malgré la pléthore, c'est l'immobilisme qui prime. Et Namfeï Kone a parfaitement raison de signifier que seule l'arrivée aux affaires de l'état d'hommes et des femmes neufs aux us et aux idées nouvelles permettra aux centrafricains de souffler un air nouveau.

Sa pensée prend forme lorsqu'on lit sa dernière contribution sur la notion de l'état. Mise en perspective avec tout ce qu'il a dit ici, ses propos ne devraient plus porter à confusion. Il a raison en ce que la première cause fondamentale du revers que vit le peuple centrafricain réside dans la qualité des hommes et des femmes qui président depuis 1960 aux destinées de notre pays.
Car il est inimaginable devant le dramatique tableau qu'offre notre pays; de ne pas avoir un recul nécessaire, de se remettre en cause et de penser une approche globale qui remettra durement et sérieusement le centrafricain au travail.
Il est aussi inadmissible devant l'état de décomposition avancée de notre pays, sans contrepartie véritable; de refuser que l'on évoque la responsabilité des gougnafiers qui ont dirigés notre pays de 1960 à nos jours. Ceux là même qui ont affamés, agonisés et réduit en esclavage un peuple sur ses terres. Ceux là qui nous ont neutralisés et créés l'immobilisme.
Au nom de quel droit ne devrait-on pas évoquer la gestion de ceux qui sont responsables du climat intégral qui a versé du sang innocent, apporté l'injustice et l'humiliation... Cette évocation permet d'établir l'échelle de responsabilité afin de ne pas jeter l'eau de bain avec le bébé et surtout d'éviter de reproduire des méthodes qui ont éloquemment montrées leurs limites. Cependant, anciens ou jeunes; nous sommes tous responsables de l'état de déliquescence de notre pays.

Oui, l'avenir est dans le courage que nous centrafricains d'aujourd'hui devrons prendre en ayant une conscience claire des nécessités. C'est pourquoi à l'époque du débat sur l'inopportunité du dialogue politique inclusif initié au mois de mai de cette année par le compatriote Boute-Mbamba, j'avais opté pour sa formulation de la « Nouvelle Offre Politique » dont les contours ont été limpides et l'objectif sans ambiguïté à savoir la formation d'un nouveau noyau d'avant garde qui mettra en place une reforme politique la plus large possible qui devra aboutir à une reforme du pouvoir.

Paraphrasant le président Sankara je me permets de dire ici que l'objectif de cette ambition nationale doit être permanente. Elle doit être l'action collective de tous les Centrafricains pour transformer la réalité et améliorer la situation concrète du pays. Cette nouvelle ambition nationale n'aura de raison d'être que si en regardant derrière nous, devant nous, à nos côtés, nous pouvons dire que grâce à elle, les centrafricains ont une alimentation abondante, ont de l'eau à boire, ont des logements décents, ont droit à l'éducation et aux soins, ont droit à plus de loisirs, de liberté et de démocratie. Cette nouvelle ambition nationale n'aura de raison d'être que si elle peut répondre à ces questions.

Au delà de la guerre des statistiques à laquelle nous assistons, il est une vérité immuable: LES REALITES ET LES NECESSITES NATIONALES FINISSENT TOUJOURS PAR TRIOMPHER.
Fort de ce qui précède, il nous reste, chers compatriotes une seule issue: la mobilisation et l'organisation des centrafricains dans une dynamique nouvelle qui sera l'unique garantie qui entraînera l'amélioration concrète de nos conditions autour d'un programme réel qui tienne compte des ASPIRATIONS profondes du PEUPLE avec un contenu réel qui parle le langage du peuple et non l'arrogance des intellos et lettrés. Dans ce chaos institutionnalisé en Centrafrique, il nous faudra donner de nouveau espoir à la politique, à la justice, à l'économie, aux parités sociales, à la jeunesses...en rétablissant l'ETAT. Il a raison Namfeï Kone, c'est le passage obligé.

Francis Kopaye (30/09/2008) : Mes chers compatriotes,

L’intensité des échanges démontre à quel point le sujet ici évoqué est tout de même important, mais n’est en aucun cas la cause unique ou principale des maux de notre pays. Albert et les autres ont raison. Je regrette simplement que des femmes ne nous aient pas apporté leurs lumières et/ou leurs témoignages.

En effet, rien ne nous oppose dans le fond. Je l’ai d’ailleurs souligné en disant qu’il s’agissait d’une approche analytique. Penser que les conditions de la femme sont à elles seules le nœud du problème centrafricain est une erreur ! C’était à titre de rappel que j’ai proposé à la réflexion de tous la question sur le devenir de la femme centrafricaine. Nul ne peut ignorer la situation difficile dans laquelle vivent les femmes dans notre pays. Porter un regard critique sur leurs conditions de vie me parait nécessaire. Car je continue de croire que la femme est un acteur incontournable dans le processus du progrès économique et social auquel nous aspirons.

Je reste fondamentalement persuadé que la situation difficile que les femmes centrafricaines connaissent oblige à la prise en compte plus effective d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus d’équité. Dés lors, nous devrons admettre que l’acuité des problèmes de la vie quotidienne de la femme interpelle les citoyens que nous sommes et nous oblige tous, hommes et femmes, à aller de l’avant dans la voie d’une restructuration sociale dans laquelle elle pourra enfin retrouver sa dignité et sa place.

Je suis intimement convaincu que pour chaque catégorie de population, l’Etat doit penser une politique spécifique prenant en compte les caractéristiques qui composent chacune d’elle. Mais l’Etat ne doit être le seul acteur de la transformation de notre société. Chaque citoyen doit se sentir concerné. Prôner le changement et l’alternance (nouvelle offre politique, nouvel Etat…) c’est aussi considérer et comprendre, de manière isolée, chaque difficulté dans le contexte national.

Proposer à la réflexion cet article n’était ni une innovation ni un enseignement mais plutôt un cri d’alarme, un appel à l’opinion nationale et internationale sur les conditions de la femme centrafricaine qui restent à mes yeux et dans mon esprit insatisfaisantes.

Je tiens à présenter à tous ceux qui nous lisent et à mes contradicteurs, Albert en particulier, toutes mes excuses. Dans l’état actuel des choses, notre pays a besoin de notre unité dans la concertation, l’acceptation et le dialogue.

Je remercie très sincèrement Albert et les autres qui, par leurs interventions, ont conforté mon envie de continuer à apporter ma contribution à la recherche de voies et moyens pour sortir mon pays de cette crise politique, sociale et économique.

Fraternelles salutations

Xavier Yamba (01/10/2008) : Le débat a été très passionné, mais objectivement très positif. Heureusement qu'il existe encore des centrafricains, qui pensent au devenir de ce pays toujours agonisant !
Patriotiquement.

Axelle Flaura Ngousma (08/10/2008) : Chers compatriotes,

J'ai pris le train en marche, ce qui ne m'a pas permis de lire la totalité de vos interventions. Toutefois, je tiens à revenir sur deux points qui ont été cité:

1- cibler les maux pour essayer d'y remédier;
2- l'heure n'est pas aux complots...

Le développement intellectuel, social... de la femme centrafricaine fait partie du lot de problèmes auxquels notre pays est confronté, ce n'est pas du jour au lendemain que nous allons y trouver des solutions, mais il faut au moins essayer. Si nous faisons une comparaison des données entre la RCA et le Sénégal ou le Mali, vous conviendrez avec moi mes chers, que le pourcentage de filles scolarisées, si nous partons d'un même nombre(par ex: 100)au bout de 20 ans, nous aurons deux centrafricaines qui continueront de fréquenter pour au moins 25 de nos sœurs de ces deux pays précités. C'est un exemple parmi tant d'autres. La femme centrafricaine a tellement développé cette mentalité du "partisan du moindre effort" qu'avec la détérioration du système éducatif centrafricain, rares sont celles qui méritent vraiment le parchemin qu'elles exhibent(excusez moi le terme) lors des dépôts de dossiers pour embauche. C'est tout aussi normal qu'en contrepartie d'une embauche la "promotion canapé" soit monnaie courante chez nous. Je ne suis pas adepte de ce procédé où il faut voir les en dessous de sa nouvelle collaboratrice avant de l'embaucher, c'est pourquoi je pense comme certains d'entre vous qu'il faut commencer une éducation sociale de la fille, jeune fille, femme et mère centrafricaine. Nombreux seront des problèmes qui auraient trouvé solutions si ces dernières avaient une petite connaissance.
Un exemple parmi tant d'autres, nous nous plaignons de la flambée des prix des denrées alimentaires au pays, si nos mamans qui sont dans les provinces savaient les propriétés nutritives du champignons, des chenilles, des ignames ou du banane plantain, vous êtes sûrs qu'elles vont se plaindre parce qu'il manque du manioc et de la viande pour la popote de la maisonnée. Je pense bien que c'est là où nous devrons orienté notre débat que de penser à un "complot" ou "une mafia" de la gente masculine vis à vis de la féminine.

Sortant de ce concept genre et laissons notre égo de côté pour mieux analyser le problème et nous aurons un début de solution pouvant aider tant nos gouvernants que nous-mêmes, car n'oublions pas que nous sommes des décideurs, des hommes d'affaires, et j'en passe sur ce forum alors ce qui sort ici ne peut être vain. "Chacun d'entre nous détient une clé pour soulager un sdf centrafricain."

Cécilia Ngaïbino-Dossin (18/11/2008) : bonsoir cher compatriote Francis,
bonsoir aussi à monsieur Sébiro Patrick qui est intervenu
j'ai lu et relu votre article sur la situation de la femme centrafricaine
je sais que je réponds un peu tard, mais il le fallait
j'avais participé à une rencontre de femme africaine dirigée par une française à strasbourg et j'ai eu une occasion favorable de mettre en perspective et d'aborder une partie de votre article,
cependant, je réponds à notre compatriote Patrick SEBIRO qu'effectivement la situation de la femme centrafricaine est alarmante et latente, ceci dit qu'elles ne font rien pour s'en montrer réellement aux yeux du monde qu'elles en ont les capacités, et c'est un fait aussi que cette situation est dû en grande partie à nous les femmes, filles et jeunes filles du pays
nous nous méprisons, nous nous encourageons rarement surtout quand on est pas des amies ou des soeurs directes, le pire de tout ce comportement malsain c'est surtout et surtout quand on a atteint le sommet, nous devenons le pire cauchemar de nos soeurs, soit par jalousie , soit par mépris
néanmoins en ce qui concerne un éventuel mouvement féminin, je n'y crois pas
nous aimons nos conforts, nous sommes Madame tel, et non Madame tout court
nous fonctionnons avec le nom de nos maris, ce qui nous convient parfaitement, et alors gare à celle qui n'a pas un mari là où il faut et quand il faut et tant pis pour celle qui n'aura pas réussi à épouser monsieur avec un grand M
Nous obstruons nos mérites, nous faisons de l'ombre sur nos compétences, nous partageons encore moins le pouvoir que les hommes
les femmes centrafricaines ont un tel pouvoir qu'elles ne reconnaissent ou ne savent pas et peut-être ne se rendent même pas compte de cette force mise dans la jalousie et le mépris de l"autre
à mon avis, ce débat que soulève notre compatriote Francis, c'est un débat qui n'a jamais été abordé essentiellement par nous les concernés, notre peur de perdre des privilèges acquis nous rendent aveugles sur des sujets aussi importants que d'en aborder vivement

pour continuer à dire au compatriote Sébiro qu'à mon humble avis, et selon ce que j'ai compris de ces faits relatés ici c'est plutôt de vous rallier à nos causes
se rallier à celles qui désespérément essaient de soulever cette question délicate de les encourager dans leurs démarches, pour qu'elles puissent porter haut et fort les droits pour les grands-mères, mères et jeunes filles qui n'ont pas encore pris la parole pour se défendre
d'être des exemples, de mériter, d'être digne fille du pays afin de faire prospérer le pays et ses enfants tout entier
je remercie tout de même Patrick pour son encouragement à notre égard par cette belle phrase "que cette question attirera l'attention des femmes centrafricaines" merci encore
je n'ai pas réussi à lire toutes les réactions, mais je m'assurerai après cet envoi de compter le nombre de filles centrafricaines qui ont pu réagir
en revanche, je m'excuse auprès d'Axelle Flaura Ngousma que je viens juste de voir sa réaction et je m'aviserai dorénavant de tout lire
merci à toutes et à tous
comme dit mieux vaut tard que jamais
mon cher Francis, soyez rassuré que votre article a fait son effet quelque part, cela a suscité des réactions positives pour la Centrafrique
mes sincères salutations à vous
Cécilia d'Alsace

Francis Kopaye (20/11/2008) : Chère Cécilia,

Vaut mieux tard que jamais, dirait-on ! Votre témoigne vient une fois de plus renforcer ma préoccupation quant à l'effort à faire vis-à-vis des conditions des femmes dans notre pays. Comme j'ai pris la précaution de le dire, il ne s'agit pas de faire des conditions de la femme le seul malheur de la Centrafrique. Il est à noter que les institutions centrafricaines sont dotées de textes de lois allant dans le sens de l'émancipation des femmes. Mais ce qui reste à faire c'est la traduction en faits. Même les grandes démocraties militent pour cette cause, à l'exemple d'un des plus grands départements français (Seine Saint Denis) qui a monté des actions spécifiques pour améliorer les conditions des jeunes femmes dans ses communes, notamment la lutte contre les mariages arrangés ou forcés. Alors, au nom de quoi la lutte pour l'émancipation de la femme centrafricaine ne pourrait-elle pas figurer en bonne place dans les priorités du gouvernement ?

Je suis de loin les actions que vous entreprenez pour l'alphabétisation et la lutte contre l'illettrisme des femmes centrafricaines. J'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion de vous en féliciter. Soyez assurée de ma disponibilité pour vous apporter ma contribution si vous souhaitez porter davantage ce mouvement.

Nous appelons de tous nos voeux le changement dans notre pays, alors commençons par changer nos visions sur chaque catégorie de population.

Sincères salutations

Cécilia Ngaïbino-Dossin (20/11/2008) : bonjour Francis,
encore mes sincères remerciements quand à la suite donnée à ma réaction
je sais que j'ai un devoir envers vous, mais je ne l'ai pas oublié, je parle de rapport ou disons compte rendu de la rencontre qui s'était déroulé à Strasbourg en Alsace au mois de juillet dernier
vous aurez bientôt ce rapport qui vient juste de terminer et je vous prie de croire à mes sincères dévouements
en ce qui concerne votre suite qui m'est adressé, je voulais vous dire déjà d'un: recevez mes salutations patriotiques ainsi que mes vifs encouragements
et de deux: recevez cette citation en guise de reconnaissance pour le ralliement: une femme amoureuse est une esclave qui fait porter les chaînes à son maître Stendhal
toutefois, quand il y aura des hommes comme vous qui se préoccupent des femmes, qui les soutiennent et se rallient à leurs combats pour l'égalité, le monde aura un sens noble d'existence
j'ai été fière de voir qu'un jeune homme centrafricain évoque publiquement la cause des femmes de son pays
comme je vous l'avais déjà évoqué et ce par rapport à votre article mis en évidence dans une réunion à Strasbourg, l'engouement suscité par ces femmes m'a réjoui, elles étaient stupéfaites à savoir qu'un homme africain considéré bien souvent comme "macho" évoque publiquement la cause de la femme
voyez vous, qu'évoquer cette cause n'enlève en rien la stature de l'homme capable de tout, mais plutôt le hausse et le rend davantage digne de compréhension et de valorisation
comme vous le dites si bien, qu'au jour d'aujourd'hui même les pays les plus avancés, où la femme a acquis une certaine notoriété et visible partout sur la scène publique, les hommes exigent qu'il y ait encore plus de parité dans tous les domaines de la vie courante et pourquoi pas nous où le nombre infime de femmes dirigeantes ou décideurs est moins visible?
je vous assure qu'un combat juste ne sera jamais vain
vous êtes un garçon sage et visionnaire, donc continuer à prendre position pour la cause des femmes, faites de ce combat le vôtre, pour ainsi évoquer l'histoire de vos grands-mères, mères, soeurs et peut-être vos filles
souvenons-nous tous que pendant l'allocution de BARACK OBAMA, il avait rendu hommage public avant tout discours politique à sa grand-mère maternelle morte juste la veille de son élection, il l'avait présenté comme "HEROS" prononcé en anglais "hirose", pour que cela raisonne comme il faut, néanmoins héros de l'ombre, courageuse qui se sacrifie, et dont on en parle jamais dans les journaux
mon feu père nous disait et s'entêtait avec ses frères et soeurs qui ne voulaient pas que les filles aillent à l'école pour ne pas devenir des "poupoulengués" lui insistait , visionnaire qu'il était nous inculquait que la femme est capable de créer,de bâtir, de réaliser tout comme un homme
parce que c'est aussi un être humain capable du bien et du mal, du meilleur et du pire
cette parole m'accompagne toujours aujourd'hui et je lui en remercie tout la haut il doit être heureux de me voir me battre parmi vous, même s'il n'y a pas de réalisation concrète faute de manque à gagner pour les autres
ne dit-on pas "quand on éduque un homme un éduque un individu , mais quand on éduque une femme on éduque un peuple"?
parce qu'elle est tout simplement mère et une mère sait ce que ses enfants veulent
je rajoute comme vous que c'est vrai si nous voulons réellement un changement, essayons tout au moins d'avoir un autre regard vis à vis des plus vulnérables et aussi à nous les femmes de voir que notre destin ne doit pas nous échapper
sincères remerciements.

Scrève K (28/11/2011) : Je pense qu'effectivement il est temps pour les femmes centrafricaine d'être reconnue mais le changement ne se fait pas en un jour - suffit de voir ce qui se fait en Europe - par contre, on parle beaucoup du travail accompli concernant la révision du Code de la Famille en Centrafrique. Etant à la recherche des articles de loi le concernant pour raison juridique, je n'en trouve aucun exemplaire nulle part - alors si quelqu'un sait où je peux le trouver faites le moi savoir !!!!!

Ghislaine Koualet-Yanguémé (28/11/2011) : BONJOUR FRANCIS
MERCI ENCORE POUR CET ARTICLE CONSACRE A LA SITUATION DE LA FEMME CENTRAFRICAINE.
IL EST VRAI QUE NOS GOUVERNEMENT ONT UNE GRANDE RESPONSABILITE MAIS IL IMPORTE QUE NOUS, FEMMES CENTRAFRICAINES, NOUS POSONS CETTE QUESTION: "QUE FAISONS NOUS OU QUE DEVONS NOUS FAIRE POUR GAGNER NOTRE AU SEIN DE CETTE SOCIETE?".
LA CENTRAFRICAINE N'AIME PAS FAIRE DES EFFORTS MAIS AIME LES FACILITES. AINSI, ELLE N'AURA JAMAIS ACCES AUX POSTES DE RESPONSABILITES SI ELLE NE SE DONNE PAS LES MOYENS .
J'ATTENDS D'AUTRES REACTIONS AVANT DE POURSUIVRE. MERCI

Prince Guérezebanga Lhetto (01/12/2011) : Pour ma part je ne sais pas si c'est vraiment la situation de la femme en RCA dont l'article brosse le portrait.
Contrairement à d'autres pays on peut dire qu'en matiere d'egalite entre l'homme et la femme la RCA n'est pas à blâmer.
Je rejoins les quelques précédentes réactions de mes compatriotes, la femme dans notre pays a toujours eu une place importante, ce ne sont pas les exemples qui manquent.
A ma connaissance je ne pense pas qu'il puisse avoir un seul coin en ce moment dans notre pays où l'on interdit l'accès à l'éducation aux filles.
Soucions nous plus de l'avenir de la jeunesse centrafricaine qui ne sait pas a quel saint se vouer et qui peine a s'en sortir. Elle est plus attirée par le gain facile malheureusement oublie les valeurs entrainant a la réussite dont fait parti le travail, cela chez les femmes comme chez les hommes.
Les femmes d'aujourd'hui conscientes de leurs atouts sont plus enclins a les utiliser afin d'obtenir ce qu'elles veulent au lieu de fournir des efforts.
Aujourd'hui il est presque admissible au pays qu'une femme puisse avoir trois amants (le chic, le choc et le cheque).
OU encore être l'amant d'un homme marié étant même de la tranche d'âge de leurs parents.
Bref mon but n'est pas de faire le moralisateur, ou a pointer du doigt les femmes parce que les hommes ont font plus.
juste qu'il faut pousser un coup de gueule générale afin de chercher, de trouver des solutions parce que l'avenir du pays tout entier fait peur et ne se résume pas qu'à la femme.

Pascualito Nga Gnii Voueto (03/12/2011) : La femme centrafricaine a juste besoin d'amour. Elle a juste besoin qu'on lui prête attention qu'on la regarde pour ce qu'elle est, et non pas comme une domestique. La femme centrafricaine a besoin de tendresse, de respect, d'estime de la part des siens aussi bien familiaux que conjugal, elle a besoin qu'on sache lui dire, et cela en vérité "je t'aime" et qu'on lui rende sa dignité. Ce n'est pas la peine de faire du bruit avec les Associations, et autres structures si elle n'est pas respectée dans sa famille et si les cœurs ne sont pas vers elle.

 

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