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L'arbre à
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Tribune de
réflexion
REACTIONS A CETTE TRIBUNE
ENVOYER UNE REACTION
LES JEUNES AUX ABOIS AU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE
Par
Alain
Ngoazou
Oh
pauvre jeune centrafricain quand brillera ton étoile ? A quand la fin de
tes souffrances ? A quand la fin de tes martyres ?
Si l'honnêteté intellectuelle nous astreint à reconnaître la valeur des
actes valeureux à ceux qui se dépensent et posent des actions salutaires
dans le sens de l'intérêt suprême de la Nation centrafricaine, tel le
cas des ouvres de salubrité publique, d'embellissement ,d'urbanisation
de la ville de Bangui et des centres périurbains menées avec dextérité
par le premier citoyen de la ville de Bangui; cette même honnêteté et ce
même devoir de conscience nous imposent de dire haut et fort que le
ministère de la fonction publique fait la honte du gouvernement de
monsieur TOUADERA.
Chaque matin des jeunes qui sont appelés à prendre les rênes de ce pays
attendent à croupetons devant les bureaux du ministère de la fonction
publique qu'on leur donne les arrêtés matérialisant leur entrée dans la
vie professionnelle. Ce spectacle qui n'a rien de dissemblable des
scènes qui se déroulent dans les camps des réfugiés ou déplacés des
conflits accroupis, prosternés ; vautrés à même le sol, les lèvres
asséchées par la soif, les regards hagards minés par le désespoir et la
désespérance dans l'attente de la distribution des vivres nous offusque
à plus d'un titre.
Nous assistons tous les jours à ce spectacle de désolation lequel
démontre à suffisance que le calvaire de la jeunesse centrafricaine est
loin de prendre fin et ne fait qu'empirer par la volonté certains cadres
et fils du pays malintentionnés, sadiques et misanthropes. Voila
maintenant plus deux mois et voire plus que des jeunes futurs dirigeants
de ce pays que l'on appelle par euphémisme diplômés sans emploi
souffrent mille mort pour avoir leurs arrêtés d'insertion dans la
fonction publique. Il s'agit à dire vrai des laissés pour compte. L'on
se souvient qu'il y a quelques mois le ministère de la fonction publique
et de l'emploi a d'une façon ostentatoire , avec emphase et
condescendance rendu publique une liste de 402 jeunes centrafricains
diplômés ou pas proposés par les différents Directeurs des ressources
humaines à l'intégration dans la fonction publique.
A l'époque beaucoup de voix se sont élevées pour décrier le manque de
transparence, le favoritisme, le népotisme et surtout l'absence de
rigueur dont a vrai montre le ministère de l'insertion professionnelle
des jeunes dans la gestion de ce dossier délicat et sensible surtout eu
égard aux objectifs d'excellence, d'impartialité, de transparence
assignés à ce concours par le ministre Boti, une première en
Centrafrique. Le credo de Monsieur Boti était '' A chaque candidat selon
son mérite''
Moult compatriotes centrafricains, des patriotes de la diaspora, le
collectif des diplômés sans emploi ont rappelé au ministère de la
fonction publique qu'en conformité du principe la continuité il doit
entrer dans le sillage de l'équipe Boti qui a laissé de fortes
impressions positives pour avoir fait preuve de réelle volonté ,de
maestria et de courage politique dans la gestion du processus de
concours.
Beaucoup ont appelé le Ministre à se souvenir du contexte et des
motivations de l'instauration du critère d'excellence par Monsieur Jean
Paul Ngoupande philosophe pour l'octroi des bourses d'études et qui
comme par enchantement est le Chef charismatique du parti politique
auquel appartient le ministre de la fonction publique lui aussi
philosophe et membre du Groupe des partis politiques (GPPMP) qui disent
soutenir le Président de la République.
Tous les ingrédients étaient réunis pour que cette équipe ministérielle
et surtout son Chef connu pour son franc-jeu, et qui compte tenu de son
choix et de son encrage politique de soutenir indéfectiblement le
pouvoir en place (membre du GPPMP) gère en bon père de famille cet
épineux dossier. Mais hélas c'était jubiler trop vite sans connaître les
intentions profondes de ceux ont à charge ce dossier. Tout se passe
comme si dans ce pays nous sommes condamnés à l'immobilisme, à
l'obscurantisme et que nous sommes insusceptibles de faire de la
prospective et d'anticiper sur les évènements de nature à diviser la
Nation. Beaucoup de patriotes ont rappelé au ministère qu'il était
entrain de crapahuter pour avoir transmis aux Directions des ressources
humaines des différents ministères les listes des admis au concours
d'intégration non par ordre de mérite, mais par ordre alphabétique.
L'effet de boomerang était prévisible.
C'est une volonté manifeste de tricherie. Le ministère a par cet acte
délibérément ouvert la voie à la supercherie. Il a donné blanc-seing aux
DRH de composer à volonté et à leur guise les listes de ceux qu'ils
jugent plus centrafricains pour occuper les postes dans l'administration
publique, disons selon leur libre arbitrage. Tout le malheur de la
jeunesse a commencé ici.
Ces officines de fausseté se sont livrées à une véritable arnaque. Qui
veut être retenu sur la liste des proposés à l'intégration doit mettre
la main à la poche ou être pistonné. C'était la règle .Cette liste des
402 proposés à l'intégration en dit long sur le copinage et les réflexes
clanique et tribaliste qui ont entaché les travaux de la commission
d'intégration. Nous mettons quiconque au défi de nous dire que les
balises de transparence érigées par le Ministre Boti n'ont pas été
démolies par son successeur et que ces listes caviardées ne sont pas
motivées par des calculs partisans pour faire placer les seins.
Le ministère peut-il expliquer comment des gens qui n'ont pas composé se
voient retenus au grand malheur de celui qui a trimé pour concourir ?
Peut -il expliciter pour ne pas dire expliciter, éclairer la lanterne de
nous autres comment un candidat admis pour le compte du ministère de la
jeunesse se voit proposé à l'intégration pour le compte du ministère de
l'équipement ? Le ministère peut- il prouver si les critères farfelus de
concept genre, de stage ont été définis avant le déroulement dudit
concours ? Les conseillers du ministre ne lui ont-ils pas dit qu'un
concours pour son déroulement au-delà de tout soupçon s'inspire des
principes de droit tels le principe de la non rétroactivité des actes
administratifs postérieurs à celui-ci, le principe de l'égalité de tous
les jeunes diplômés devant les services publics ?.
Définir des critères après le déroulement des épreuves lèse ceux qui ont
composé et qui n'étaient pas au courant desdits critères. Ces motifs du
point de vue du droit enlèvent toute substance légale à la décision du
ministère et la rendent susceptible d'être déférée devant le tribunal
administratif de Bangui pour excès de pouvoir. Les candidats ont été
discriminés par la décision du ministère et chacun d'eux a intérêt à
agir pour en demander son annulation. Evaluons en ensemble les
conséquences de l'annulation .Pourquoi le ministère de la fonction
publique a-t-il choisi délibérément de se décrédibiliser, de s'enferrer
dans cette équipée qui coûtera énormément à l'Etat .Beaucoup de jeunes
épris de justice attendent les arrêtés d'intégration pour ester en
justice.
Ceux qui sont aux commandes des affaires de l'Etat sur ces entrefaites
n'y sont pas entrés par voie de concours. Cette jeunesse à laquelle l'on
raconte des craques, à laquelle l'on fait miroiter des jours magnifiques
et glorieux n'est pas au bout de ses peines. Pour cause, non seulement
on la tourne en berne en la divisant, il y a d'une part les proposés à
l'intégration et d'autre part le collectif des diplômés sans emploi qui
se regardent en chiens de faïence, pour bien la mener à dessein mais
encore elle est pressurisée et doit se cotiser pour payer les services
publics dont la gratuité est ignorée par certains fonctionnaires véreux
du ministère de l'emploi prompts à l'arnaque. Pour faire avancer les
projets d'arrêtés d'insertion ceux-ci, ces pauvres donnent de l'argent
tellement qu'ils n'en peuvent plus de faire le pied de grue devant ce
ministère.
C'est ignominieux. Et pourtant il s'agit des futurs cadres de ce pays.
Tantôt la panne d'électricité, tantôt des raisons fallacieuses allant
des virus informatiques qui auraient attaqué les fichiers sont alléguées
pour expliquer le retard pris dans le traitement de ce dossier urgent .A
quand la fin de ce jeu burlesque ? A quand sifflera t-on la fin de ce
colin- maillard ? Pourquoi ne pas dire la vérité aux jeunes que le
ministère joue les attentismes, qu'il est handicapé par la peur de se
voir traîner devant le tribunal administratif par le collectif des
diplômés sans emploi pour l'illégalité qui entache toute la gestion de
ce processus et pour l'opacité qui l'environne.
L'unique voie de sortie pour le Ministère de la fonction publique
consiste à faire intégrer tous les impétrants sans considération de rang
social ou de groupe clanique. Au cas contraire il s'invitera à ses
risques et péril au prétoire du tribunal administratif de Bangui et
essuiera une rebuffade, une véritable claque.
Alain
Ngoazou
Réactions à cette tribune
Alain
Ngoazou (23/08/2008)
: « ZO KWE ZO » « ZO A YEKE ZO » « SO ZO LA » « ON NE TOURNE PAS LE DOS
A L'AVENIR, A LA JEUNESSE ».Qu'est ce qu'on ne nous a pas fait
psalmodier ?
La lutte contre la pauvreté passe nécessairement par la lutte contre les
inégalités sociales, par l'éradication de l'injustice sociale, de toutes
les formes de l'exclusion sociale. Pour bonifier sa condition de vie il
faut avoir un métier. L'oisiveté et le chômage sont un chancre qui mine
la société.
Si la détention d'un diplôme n'est pas la seule voie de l'ascension
sociale, il va de soi que ceux qui choisissent de faire carrière dans la
fonction publique doivent être égalitairement traités. Il faut pour un
pays comme le nôtre avoir une politique de l'emploi qui soit au dessus
de tout soupçon, qui ne fasse pas la part belle à une frange de la
population et surtout qu'il s'agit de la jeunesse c'est-à-dire de
l'avenir du pays.
La République Centrafricaine s'est engagée dans la voie de la lutte
contre la pauvreté avec tous ses corollaires, banditisme, drogue,
pandémies, dislocation du socle familial etc. par l'adoption du Document
Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (DSRP).
Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Document
Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (DSRP), ces programmes et
concepts ne cessent de tonner sur les ondes de la Radio nationale et de
la télévision d'Etat !
A coup de milliers de francs CFA, le Ministère de la coopération
internationale et du plan avec le concours des partenaires au
développement ne tarit pas d'organiser des ateliers, des séminaires pour
les faire approprier par les acteurs au développement. Les objectifs
escomptés par ces café-réflexions, par ces symposiums, au-delà de tout
esprit de critique ou revanchard sont indispensables à la RCA pour
retrouver le chemin du développement après 48 années de gâchis, de
piétinement pour ne pas dire de marasme économique.
La République centrafricaine à l'instar des autres pays en développement
se doit de repenser, de forger la voie de son envol économique. Pour
aspirer au développement il faut la conjonction et la bonne gouvernance
de trois facteurs que sont le capital, les ressources naturelles et les
hommes. L'investissement humain est primordial, car il est sine qua non.
Nul n'est besoin de radoter que les objectifs du DSRP pour lesquels le
pays fourbit les armes ne seront atteints que si un accent singulier est
mis sur le renforcement des capacités humaines, sur la formation. Il n'y
a pas de développement sans investissement humain et il n'y a pas
d'investissement humain sans volonté politique.
C'est cette volonté politique qui fait défaut. En France le ministère de
la fonction publique est un super ministère ayant les charges de définir
les programmes de création d'emploi, de formation et de remise à niveau
des cadres et agents de l'Etat, des programmes de prévoyance sociale.
Rien de tout cela en Centrafrique .Ou alors chez nous le rôle de ce
département est confiné à briser les mouvements de grève, à discuter
avec les syndicats en cas de débrayage. Un véritable rôle effacé.
Le ministère de l'emploi a promis sur les ondes de la Radio Nationale la
transparence dans la gestion du processus d'intégration des 402
diplômés. Ce n'est que leurre. C'est à ces jeunes que l'on apprend les
vertus malsaines de népotisme ; de l'incivisme ; du non patriotisme ; de
la corruption etc. On institutionnalise la médiocrité. Les bons à rien
prennent la place des méritants.
Il est frappé d'une impéritie indescriptible de gérer 402 dossiers.
Chaque matin 402 jeunes qui sont appelés à prendre les rênes de ce pays
attendent à croupetons devant les bureaux du ministère de la fonction
publique qu'on leur donne les arrêtés matérialisant leur entrée dans la
vie professionnelle.
C'est impensable quand on sait qu'en Algérie par exemple pour cette
année 27 000 diplômés ont été intégrés dans la fonction publique. Il est
temps que le ministère de la fonction publique retrouve le chemin de
l'honneur, du patriotisme et cesse de se donner négativement en
spectacle. Combien il y a-t-il de gynécologues, de cardiologues, de
géomètres, d'enseignants etc. en RCA ? Les besoins en mains d'ouvres
qualifiées sont pressants et importants dans tous les domaines. Et
pourtant des cadres pourrissent devant le portillon du ministère de
l'emploi. Beaucoup vieillissent, perdent espoir et se résignent à
accepter cette triste réalité .Les divers maux que vit le pays sont les
conséquences de l'abandon de la jeunesse ; de l'exclusion sociale.
Il faut pour un pays comme le nôtre avoir une politique de l'emploi qui
soit au dessus de tout soupçon, qui ne fasse pas la part belle à une
frange de la population et surtout qu'il s'agit de la jeunesse
c\'est-à-dire de l'avenir du pays. La question de la lutte contre la
pauvreté et l'exclusion sociale demeure en bonne partie liée à celle de
la promotion de l'emploi et de l'insertion dans la vie professionnelle.
Il nous faut nous approprier un plan national pour l'inclusion sociale
qui mette l'accent sur la nécessité d'éviter l'enclenchement des cycles
de pauvreté. Pour ce faire, le gouvernement centrafricain se doit d'agir
de la façon ci après:
1) favoriser l'inclusion de tous sur le marché du travail et le
développement de la formation professionnelle et technique,
2) travailler à réconcilier la vie professionnelle avec la vie
familiale,
3) offrir une assistance ciblée aux groupes les plus vulnérables (octroi
de bourses d'études aux conditions favorables aux filles et les protéger
contre les prédateurs sexuels par exemple)
4) augmenter l'efficacité des régimes d'assistance et de retraite (la
retraite est très mal perçue chez nous et vécue comme un calvaire
puisque les pensions ne sont pas versées à termes échus).
Les mots-clés de la politique nationale de l'emploi doivent demeurer
donc l'activation et la prévention des risques d'exclusion en matière de
l'emploi. Il faut sortir de l'impasse actuelle. Le ministère de la
fonction publique se doit de redorer son blason d'antan, du lendemain
des indépendances et joue pleinement son rôle de catalyseur de la
politique d'emploi.
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