L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

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Du rififi au Cran - INFORMATION pour une salubrité morale
Par
Lucien Pambou

 

On parlerait de malversations financières, accusations mutuelles entre le Président et le Secrétaire général.

 Au moment où le Cran va fêter son troisième anniversaire en novembre 2008, de nombreux problèmes apparaissent. Décidemment la cause noire a du mal à être menée et défendue par ses enfants. Les Noirs que nous sommes, malgré nos déclarations, sont incapables de gérer une organisation. Le CRAN, ce beau mouvement, depuis sa création connait des turpitudes et des sautes d'humeur qui se sont traduites par des exclusions, des démissions et des relégations. Parodiant un ouvrage, « sois nègre et tais-toi », je vais l'ouvrir pour informer les populations noires de France. C'est une obligation, un devoir.

Qu'apprend-on aujourd'hui ? Il s'agit de malversations financières dont le Président du Cran accuserait le Secrétaire général Edouard Nduwa qui se défend et qui est prêt à prouver le contraire. L'affaire serait entre les mains de leurs avocats respectifs. Une communication en ce sens m'a été faite ce lundi 21 juillet 2008 au téléphone lorsque j'ai joint Edouard Nduwa après avoir découvert de façon inopportune une allusion à une affaire de malversation. J'ai aussitôt laissé un message au Président du Cran Patrick Lozès et au Porte Parole Louis Georges Tin. Pourquoi en tant que membre du conseil d'administration je découvre fortuitement cette information ? Je n'ai pas assisté au Conseil d'administration pendant lequel a été débattue cette affaire, mais tout de même des comptes rendus devraient être faits. En tant que membre du CA, j'ai entendu la version du Secrétaire général. Il aurait été opportun que le Président nous livre la sienne. Pourquoi nous les Noirs de France sommes-nous réellement incapables de gérer nos propres affaires sans magouille, au-delà de grandes déclarations ? Pourquoi devrions-nous toujours être considérés comme des petits garçons à la remorque des autres ? Je ne sais qui du Président ou du Secrétaire général a tort ou raison, ce n'est pas mon problème, la justice doit être saisie, mais en tant que personne dotée d'une honorabilité et d'une moralité, je souhaite que cet aspect de la vie du Cran soit connu de tous pour que des organisations futures évitent les mêmes travers et mettent en place une philosophie, une politique, une pratique et une méthode. Il ne s'agit de dénoncer personne mais, comme les justes qui ont sauvé les enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale, il faut que, dans les communautés noires, des personnes sans invective et sans acrimonie jouent leur rôle d'alerte et de salubrité publique et morale pour l'existence réelle et non pas fantomatique des organisations spécialisées dans la défense des Noirs dans la République française.

Je suis reconnaissant à Edouard Nduwa qui, m'ayant remplacé au poste de Secrétaire général du Cran, reconnait au cours de notre conversation téléphonique que mes demandes et mes rappels en terme de méthode et de clarté des comptes financiers étaient tout à fait justifiés.

Le Cran doit continuer mais dans la clarté de la politique, de l'organisation, des pratiques et gestions financières, sachant que c'est une organisation d'utilité publique qui reçoit des subventions conséquentes de la part de l'Etat, de la région et des organisations internationales.

Lucien Pambou
1er secrétaire général du Cran, co-fondateur du Cran et membre actuel du CA dépité par la tournure que prennent les affaires financières au Cran. DOMMAGE.

 

Réactions à cette tribune

Vianey Koyabe (29/07/2008) : Monsieur PAMBOU ,

Je me permets de répondre à votre tribune, non pas dans un esprit de polémique, mais plutôt dans un esprit de solidarité.

Je m'explique :
J'ai personnellement assisté et participé à la création du CRAN, sous l'impulsion d'un de mes illustres aînés et compatriotes qui m'a convaincu sur la question et le concept du «Noir de France». Et cela même si personnellement je continue de penser que les choses pouvaient se faire autrement et même mieux.

J'ai dénoncé certaines choses sensées être fondamentales lors de la mise en place du CRAN, pour le rendre fiable et viable. J'avais à l'époque fais cette dénonciation dans une tribune intitulée : « CONSEIL REPRESENTATIF DES ASSOCIATIONS NOIRES (CRAN) OU MARCHÉ DE DUPES », publié sur ce même site internet.

Je considérais Simplement qu'il ne fallait pas rater « le » début, prendre le temps de rendre fiables certaines dispositions, ainsi que la révision même du concept du CRAN, dont le risque à mon sens était de fermer la porte aux « non noirs », ayant un élan de soutien dans cette « lutte ». Et je me suis fait traiter d'ennemi des noirs, de « Nègre de service ». La lecture de la ligne qui suit est beaucoup plus éloquente :

« Le ton de votre procès-verbal m'interloque. Il me rappelle les années 60/63, lors de la naissance de l'O.U.A. de N'Krumah. Certains s'étaient empressés de rendre compte à leurs mandants, ennemis de l'Afrique, des Noirs.
Je suis farouchement contre les Nègres de service qui hier, ont vilipendé Toussaint Louverture, Louis Delgrès, Barthélémy Boganda, Ruben Um Nyobé, Sékou Touré, Sylvanus Olympio, Patrice Lumumba, Kwamé N'Krumah, Amilcar Cabral, Thomas Sankara, Jean-Marie Tjibau. Ce sont les mêmes Nègres de service ou leurs semblables, complices de nos ennemis, qui aujourd'hui, participent au lynchage médiatique et public des Robert Mugabé, Père Aristide, Laurent Gbagbo et Dieudonné, pour avoir voulu dire seulement : ... STOP à l'HUMILIATION DES NOIRS! »

C'était en fait pour éviter ces genres de situations que vous dénoncez aujourd'hui. Mais nous ne pouvons pas changer le passé.

Toutefois, loin de vouloir prendre partie pour Monsieur LOZES ou Monsieur NDUWA, permettez-moi de faire les remarques suivantes:

En votre qualité de «1er secrétaire général du Cran, co-fondateur du Cran et membre actuel du CA», il est pour des raisons de principes, inélégant de votre part de publier cette tribune à ce stade du « traitement » de « l'affaire ».

Simplement par ce que me semble t-il, la justice a été saisie. Simplement par ce que en tant que «Cadre» de l'organisation, vous êtes solidairement responsable de tout ce qui se passe durant votre « mandat ».

A ce niveau de « responsabilités », les linges sales se lavent en famille. Faire le PONCE PILATE ne servira qu'à vous discréditer personnellement, autant que le groupe auquel vous appartenez ; et dont vous semblez vous désolidariser dans votre tribune.

Pour dénoncer, il faut rendre votre tablier. Mais ce n'est nullement ce que je vous demande ici.

Enfin, sachez que « les Noirs de France ne sont pas réellement incapables de gérer leurs propres affaires sans magouille, au-delà de grandes déclarations ». Sachez que «les noirs ne sont pas toujours considérés comme des petits garçons à la remorque des autres ».

Vous-même en êtes un exemple, car n'étant pas n'importe qui dans la communauté noire et d'origine Africaine de France. Vous êtes un grand HOMME, un GRAND NOIR, pour qui j'ai du respect et de l'admiration. Vous êtes pour ma génération un modèle. Maintenant que ma génération s'est construite en vous prenant comme modèle, de grâce, ne nous faites pas comprendre que ce n'était qu'un mirage.

Encore une fois, vous êtes un grand HOMME, un GRAND NOIR. En fait, vous êtes simplement un grand HOMME.

Votre dénonciation est justifiée, mais se doit d'être faite dans un cercle « fermé », avec les membres de votre organisation. La fuite en avant ne servira qu'à discréditer votre cause et votre organisation.

Surtout, mettez nous au courant qu'après la fin de la procédure judicaire, et cela dans un communiqué officiel.

Vous avez le droit de dénoncer les malversations, les comportements douteux, d'imposer le changement et la moralité ; mais en interne. Simplement, du fait que vous soyez membre du Conseil d'Administration du CRAN, vous êtes le CRAN.

De grâce, faîtes avancer le « schmilblic », puisque vous y êtes encore, en étant solidaire avec votre Conseil d'Administration, car c'est très réducteur de limiter votre organisation au concept du «Nègre» dans sa connotation la plus péjorative!

Le fait de se « la fermer », n'est pas le fait du nègre. Il est très souvent du fait de la position que l'on occupe dans notre environnement immédiat, ou encore de notre degré de responsabilité !

Cordialement,

Vianey KOYABE

Jean Tongba Ouandoli (29/07/2008) : Il nous arrive parfois de voir juste. Ici même sur Sozowala, les compatriotes Surungba Clotaire et Koyabe Vianey avaient attiré notre attention sur l'évolution du CRAN. Ces prophéties que certains avaient qualifiées de funestes sont arrivées à terme.

Merci pour la clairvoyance de ces compatriotes.

Lucien Pambou (30/07/2008) : Monsieur Koyabe,

Merci pour toutes vos remarques et salut à Clotaire.
Comment laver le linge sale en famille lorsque la famille, malgré votre appartenance à celle-ci, ne vous écoute pas, ne vous entend pas et ne veut pas discuter ? Nous avons oublié en route le principe du mbongui (qui signifie en Congolais l'arbre à palabres) qui peut prendre d'autres significations dans d'autres parties de l'Afrique.
J'assume mes fonctions, j'assume tout car je ne suis pas lâche, même si je l'ai été au moment où j'ai quitté mes fonctions de secrétaire général et au moment où nous avons constitué le CRAN alors que j'étais au courant d'un certain nombre de dysfonctionnements (en particulier sur le nombre d'associations qui n'étaient pas 1000 mais une dizaine, car c'est moi qui les enregistrait). Il était inutile de le crier sur les toits au moment où l'enfant était en train de naitre. Doit-on avertir le village que l'enfant (le CRAN) qui nait dans la case (la France) est aveugle ? C'est une façon de tuer l'enfant immédiatement. Je ne l'ai pas fait et j'assume cet aspect du problème.
Régler le problème en interne aujourd'hui est devenu impossible car même membre du CA je ne recevais aucune information sur le budget de l'organisation et sur les modalités de fonctionnement. Il m'a été rapporté en interne (car au sein du bureau du CRAN alors que j'en suis exclu, j'ai toujours des amis) que le Président du CRAN voulait que l'on m'efface de la mailing liste du CRAN. Vous voyez jusqu'où ça va.
Concernant l'affaire de malversations, je n'ai pas reçu le communiqué interne car on ne me l'a pas volontairement transmis et pour cause. J'ai été informé sans doute volontairement à l'aide d'une réponse énigmatique adressée à Lozes et qui m'est pourtant parvenue en copie sans aucun commentaire. Dans cette réponse, l'expéditeur demandait à Lozes d'arrêter les enfantillages à l'africaine et la gestion du Cran à la manière des républiques bananières africaines dans ses rapports tendus et tensionnels avec Nduwa actuel secrétaire général.
Le CRAN a besoin d'une réflexion beaucoup plus approfondie qui a manqué au moment de sa création. Je ne demande rien et comme je l'ai souvent dit à Lozes je ne veux pas la place de Président du Cran. En revanche, la méthode, la réflexion et l'organisation n'y sont pas. Un exemple : on parle de statistiques de la diversité, ce qui n'a pas beaucoup de sens et on évite le mot noir. La diversité est ontologiquement large car elle inclut toutes les différences portant sur les individus, alors que la catégorie noire est précise. Nous aurions du créer le CRAD Conseil représentatif des associations de la diversité.
Je reviens sur un point fondamental (ce qui n'est pas une démission de ma part mais une constatation) : nous noirs africains refusons de faire l'introspection de ce que nous sommes. C'est dommage et cela nous conduira toujours à être les derniers dans la société française, un certain nombre d'entre nous profitant de privilèges médiatiques pour se repaitre sur ses « frères ». Je suis conseiller municipal élu, je peux me contenter de traiter les problèmes des noirs et de la diversité à l'intérieur de mon parti, ce n'est pas mon état d'esprit. Sans prétendre à quoi que ce soit au CRAN, en tant que co-fondateur je parlerai de cette organisation quand la situation l'exigera à l'intérieur comme à l'extérieur du CRAN.

Vianey Koyabe (30/07/2008) : Monsieur PAMBOU,

Je suis heureux de vous retrouver enfin !!!!!!!!!!!!

Je retrouve « le » Monsieur PAMBOU qui m'a servi de modèle, et que j'ai donné comme modèle au plus jeune !

Monsieur LOZES seul ne peut pas faire le CRAN. Il y a certainement d'autres membres du CRAN qui pensent comme vous, qui dénoncent les même choses que vous. Unissez vous, mettez ce derniers et son groupe en minorité.

Dès l'origine, le bébé CRAN n'était pas en train de naître « aveugle », car c'était « clair comme l'eau de roche », tout ce que ce petit groupe était en train de faire. Nous l'avions dénoncé.

Il y'a eu dans la salle des gens qui se sont emporté, d'autres qui ont failli en venir aux mains. Enfin, certains qui, comme moi, avions préféré nous retirer simplement.

A l'époque, nous avions simplement demandé qu'un sursis pour permettre à ce que les choses se fassent correctement, car tout ce qui se passe aujourd'hui était facilement prévisible.

Je comprends votre position de l'époque, car un des sages présents ce jour là, m'a expliqué qu'il fallait laisser le CRAN naître malgré ses « faiblesses », puis travailler en interne pour corriger les choses. J'ai répondu à ce dernier que pour bâtir une maison solide, il faut absolument lui donner de bonnes fondations, pour résister aux séismes ; pour résister à la vieillesse des matériaux de construction ; pour résister aux vents et aux intempéries. Mais voyez-vous, le temps m'a donné raison.

Loin de faire du triomphalisme aujourd'hui, permettez-moi de vous conseiller la meilleure stratégie du combat ; à savoir, tout remettre à plat.

Tout au début déjà, je n'étais pas en accord avec le concept de « noir de France », cela a été incompris, aujourd'hui tout le monde réalise que les frustrations des uns et des autres ont été utilisées par ce dernier pour arriver à leurs fins. Une fois arrivé, ce groupe n'assume pas ce concept.

Utilisez tous les moyens légaux à votre disposition, pour reprendre votre place au sein de l'organisation, et remettre les choses comme elles devaient être. Vous en êtes capable. Combattez de la meilleure façon, car vous en avez les ressources.

Enfin, sachez que je suis heureux que vous ne soyez pas resté les bras croisés. Je suis presque gêné d'être obligé d'échanger avec vous publiquement sur la question, et cela par le biais de « la toile ».
Le MBONGI a toujours existé dans nos sociétés traditionnelles, par ce que les anciens l'ont initié et l'ont imposé pour la bonne marche de la société. J'en parle aujourd'hui par ce qu'un jour « vous », c'est-à-dire les aînés, vous me l'aviez appris. Et même si d'autres veulent aujourd'hui passer outre, il faut le leur imposer.

Cordialement,
Vianey KOYABE

Me Brice Martial Mackanamo (01/08/2008) : Je me permets d'intervenir sur ce sujet en connaissance de cause. En effet, en 2007, je cherchais une tribune médiatique pour la cause des immigrés en France, dans le cadre des abus de procédure des Consulats Français à l'étranger qui refusent de délivrer les visas des familles ayant obtenu le regroupement familial.

J'ai rencontré Monsieur Nduwa et Monsieur Lozes ainsi que le responsable de la communication.

Leurs propos m'ont laissé perplexe, m'indiquant que soulever ce problème auprès des médias pourrait me causer plus de tort et que cela ne changerait rien au problème. La rédaction du Canard Enchaîné et celle du journal Libération ont pourtant publié mon histoire sans qu'aucun préjudice ne m'ait atteint.

Après cette rencontre, je me suis vraiment demandé si cette organisation et ses leaders auraient vraiment le charisme de défendre les droits civiques comme a pu le faire Luther King dans les années 60 dans le Sud des Etats-Unis (pour ne citer que lui).

Je ne suis donc pas étonné d'appendre ce qui se passe aujourd'hui au sein de l'organisation. Je me demande si le choix des leaders était vraiment le choix de plusieurs associations ou si les premiers membres ont décidé de faire leur cuisine entre eux.

Il est vraiment dommage qu'il apparaisse des comportements de ce genre dans une organisation aussi jeune.

Il aurait fallu élire parmi des candidats ayant un programme, un projet, qui ont déjà un profil de leader, ayant déjà milité pour la liberté des droits civiques et humains.

Je pense aussi que cette organisation ne devrait pas servir de tremplin vers le système de la politique politicienne comme le cas de SOS Racisme dont le leader s'est converti au parti politique et a abandonné la lutte.

Cette organisation ne devrait avoir pour seul but que l'aide à la communauté noire de France à faire valoir leurs Droits Fondamentaux.
Me Brice Martial Mackanamo
Consultant Juridique

Gomes Lop. Gongo (01/08/2008) : Cela prouve que l'Africain est encore incapable de trouver des solutions pour ses problèmes.
Dans ce cas, il fallait un débat ouvert, chacun de vous s'exprime, le secrétaire devrait écouter avant qu'il réponde à toutes les accusations dont qu'il est victime.

Henri Paul Akibata Kette (03/08/2008) : Le CRAN... Belle initiative ou fuite de réalité ?
Un cercle réunissant les "élites" africaines résidant en France ?
Autant de questions qui se posent légitimement et pour cause... Quelle initiative concrète initiée par le CRAN pour la population Africaine en France ? Rien. Pour preuve le témoignage de Me Mackanamo.
En plus, cette structure fait la honte même de ce peuple. Avant d'initier des choses, un temps et des temps de réflexion s'imposent. Pourquoi le CRAN, est-il rationnel ? Avons-nous examiné toutes les actions possibles et envisageables ? Avons-nous tenu compte des effets induits de chaque action et comportement ? Ces questions se posent aux initiateurs et exaltateurs du CRAN.
Maintenant que le fiasco est annoncé, quelle leçon en tirer ?
Le CRAN est l'illustration de la fuite en avant des supposées élites africaines. La première mission des NOIRS ou des Africains au sud du Sahara, c'est le développement de leurs différents pays. C'est la mission première. Tout le reste est secondaire. L'exemple Juif devrait aider les initiateurs de ce conseil à mieux positionner leur objectif et les actions à mener. Et si c'était le cas, la mission doit être de se poser en force économique claire qui, de ses actions, devrait peser fortement sur la France afin que les dirigeants médiocres soient lâchés et que le peuple recouvre une partie de sa souveraineté. Non.
Les Africains du CRAN ont pris partie claire et nette : ils sont les Africains de France. Existe-t-il une différence entre les Africains de France et ceux d'Afrique même ? Le regard de l'homme blanc change-t-il sur ces deux catégories d'Africains ? Les préjugés et les archétypes ne se muent point en jugement de valeur en franchissant seulement la Méditerranée.
Notre valeur intrinsèque est de bâtir nos différents pays. C'est en cela que les uns et les autres auront un autre regard sur nous. Ils ont construit leur pays, en travaillant dur, en faisant des sacrifices énormes. Nous nous y plaisons jusqu'au point de ne vouloir repartir chez nous... Quelle facilité ? Rester en Europe et fustiger ce qui ne marche pas en Afrique. Mettre la main dans le cambouis... C'est donné qu'aux autres. Et mettre la main dans le cambouis n'est pas seulement synonyme de repartir vivre obligatoirement en Afrique. De notre lieu de résidence, nous pouvons fortement peser sur les décisions de nos différents pays. Mais cela passe nécessairement et obligatoirement par une existence économique sans ambiguïté. Ce que les Africains n'ont pas en France ou encore qu'ils l'ignorent parce que rien n'est structuré, ni organisé.
Courageusement, prenons le temps de réfléchir pour poser des actions concrètes sans avoir peur des représailles souvent fictives... Et même si représailles doivent y être, pourquoi exaltons-nous Martin Luther King, Thomas Sankara et autres sans pour autant subir ce qu'ils ont subi ? Car l'élève ne peut que vivre ce que son maître a vécu. Si le maître a eu un sort bien particulier, l'élève digne de ce nom n'échappera pas à ce sort...
De grâce, laissez le peuple avec cette histoire de CRAN ou encore des supposés grands hommes... La priorité, nous la connaissons. Des actes, rien que des actes. Ne tergiversons point. Allons droit au but.

SINGUILA MINGUI

Me Brice Martial Mackanamo (14/12/2008) : Cher Monsieur PAMBOU

Je me permets de vous demander un peu plus d'informations concernant le sujet de la malversation financière qui a eu lieu au sein de l'organisation du CRAN. En tant que membre du Conseil administratif du CRAN, vous avez en effet attiré l'attention de l'opinion publique sur cette affaire. Pourriez-vous nous indiquer si cette malversation a eu lieu sur les fonds des subventions de l'Etat ou sur les cotisation des adhérents? Et si ce sont les fonds d'une subvention, cette subvention avait été donnée au CRAN pour quel projet précis?

Cordialement.

Me MACKANAMO Brice Martial
Consultant Juridique

 

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