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Tribune de
réflexion
REACTIONS A CETTE TRIBUNE
ENVOYER UNE REACTION
LE DANGER DES TELEPHONES PORTABLES
Par
Henri Paul
Akibata Kette
Le
Reporting est la présentation périodique de rapports sur les activités
et résultats d’une organisation, d’une unité de travail ou du
responsable d’une fonction, destinée à en informer ceux chargés de les
superviser en interne ou en externe, tout simplement concernés par ces
activités ou résultats (http://fr.wikipedia.org/wiki/Reporting).
Tel que définit le Reporting, il apparaît compliqué d’appliquer ce
concept au sujet qui sera traité par la suite. Toute de même le terme de
Reporting peut aussi être défini comme un concept facilitant la
circulation des informations au sein d’une organisation donnée. C’est
cette deuxième définition qui est retenue ici et qui cadre mieux à cette
réflexion.
Il y a un nombre considérable de centrafricains qui sont à l’extérieur
et ceci dans les pays dits “développés“ où une
certaine information est à la portée de tout le monde. Souvent
ces informations sont méconnues du grand public centrafricain restant au
pays. C’est dans la perspective de remonter certaines de ces
informations vitales que j’ai tenu à employer et appliquer le concept du
Reporting, et que j’en appelle ici à chaque centrafricain de le faire
dans l’optique d’informer nos concitoyens.
Le sujet retenu ici car dans l’air du temps est le danger du téléphone
portable. Nul n’ignore le nombre considérable de cet outil de
communication pullulant dans les grandes villes du monde. Bangui faisant
partie de ces villes, le téléphone portable est prisé et en posséder un
est preuve de modernité. Mais l’on ne doit pas ignorer que
toute modernité n’est incompatible avec un danger quelconque.
Le téléphone portable, non loin d’être sans danger, commence à faire
l’objet des inquiétudes de la communauté scientifique internationale. En
France ces derniers temps, il y a pratiquement une levée de boucliers
pas dans le but de dénoncer l’utilisation de cet outil mais plutôt de
lui appliquer le principe de précaution pour qu’après “qu’on“
ne dise pas : “on ne savait pas“.
“Nous sommes aujourd’hui dans la même situation qu’il y a
cinquante ans pour l’amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on
accepte un risque, soit on admet qu’il y a un faisceau d’arguments
scientifiques inquiétants“ ce qu’a déclaré Thierry Bouillet,
cancérologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny l’un des signataires de
l’Appel des vingt éminents scientifiques coordonné par David
Servan-Schreiber.
Au nom du principe de précaution
Les champs magnétiques émis par les téléphones portables doivent être
pris en compte en matière de santé, écrivent les vingt scientifiques,
parmi lesquels le Président de la Ligue Nationale (France) contre le
Cancer, le Pr Henri Pujol. Les études disponibles mettent en
évidence une pénétration significative des champs électromagnétiques
même en dessous des seuils de puissance imposés par les normes de
sécurité européennes, une association probable avec certaines tumeurs
bénignes (neurinomes du nerf acoustique) et certains cancers du cerveau,
plus marquée du côté d’utilisation de l’appareil. Dans l’attente de
données définitives portant sur des périodes d’observations prolongées,
les résultats imposent que l’on fasse part aux utilisateurs des mesures
les plus importantes de précaution.

Estimation de la pénétration du rayonnement électromagnétique d’un
téléphone portable en fonction de l’âge (Fréquence GSM 900 Mhz) (A
droite, échelle du Débit d’Absorption Spécifique à différentes
profondeurs, en W/kg)
Face à
cette situation, les vingt scientifiques ont fait une recommandation en
dix points appelés “LES DIX COMMANDEMENTS“ dont voici la teneur :
1- N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un
téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en
développement (du fœtus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à
l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques (voir
figure ci-dessus).
2 – Lors de vos communications, essayez autant que possible de
maintenir le téléphone à plus d’1 mètre du corps (l’amplitude du
champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois
inférieure à 1 m de distance –voir figure).
Dès que possible, utilisez le mode “haut-parleur“, ou un kit
mains libres équipé d’un tube à air dans ses derniers 20 cm qui
semble moins conduire les ondes électromagnétiques qu’un kit mais libres
filaire traditionnel, ou une oreillette Bluetooth (moins d’1/100è
de l’émission électromagnétique du téléphone en moyenne).
3 – Restez à plus d’1 m de distance d’une personne en communication,
et évitez d’utilisez votre téléphone portable dans des lieux publics
comme le bus, le taxi où vous exposez passivement vos voisins proches au
champ électromagnétique de votre appareil.
4 – Evitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous,
même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit
(sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le
cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode
“avion“ ou “hors ligne/off line“ qui a l’effet de
couper les émissions électromagnétiques.
5 – Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face
“clavier“ soit dirigée vers votre corps et la face “antenne“
(puissance maximale du champ) vers l’extérieur. Evitez de mettre son
portable dans les poches avant de son pantalon (il est préférable de
le mettre dans la poche arrière là où il y a une densité suffisante de
graisse) et dans la poche de sa chemise. Même les pochettes autour de
la hanche sont fortement déconseillées car l’influence des ondes autour
des organes reproducteurs a des effets néfastes.
6 – N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact
ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les
effets biologique sont directement liés à la durée d’exposition). Il est
préférable de rappeler ensuite qu’un téléphone fixe filaire (et non d’un
téléphone sans fil – DECT – qui utilise une technologie à micro-ondes
apparentée à celle des portables).
7 – Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de côté
régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre
l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse
de la puissance du champ électromagnétique émis).
8 – Evitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est
faible ou lors des déplacements rapides comme en voiture
(augmentation maximale et automatique de la puissance lors des
tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une
antenne distance).
9 – Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée
d’exposition et la proximité du corps).
10 – Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par
rapport à vos besoins (le “débit d’absorption spécifique“ mesure la
puissance absorbée par le corps).
Quels sont les dangers ?
Les scientifiques s’accordent sur deux choses : il n’y a pas de preuve
formelle de la nocivité du portable, mais un risque existe qu’il
favorise l’apparition de cancers en cas d’exposition à long terme. On
constate en revanche des divergences profondes entre chercheurs sur le
niveau de ce risque. Une étude suédoise montre que le risque d’avoir une
tumeur cancéreuse du côté où l’on téléphone est multiplié par deux au
bout de dix ans. Le rapport américain BioInitiative ajoute qu’il y a
également un risque significatif d’augmentation de leucémies infantiles
et des troubles neurologiques (dont Alzheimer). Des résultats contestés
par les partisans du risque faible, qui ne les estiment pas assez
rigoureuses. Les chercheurs comptent sur Interphone, la première
étude épidémiologique de grande ampleur menée dans 13 pays. Le volet
français de cette étude a déjà conclu qu’il y a “une tendance
générale à un risque accru de gliomes (tumeurs cancéreuses) chez les
gros utilisateurs“, mais précise que ces résultats ne sont “pas
statistiquement significatifs“. Les résultats définitifs, attendus cette
année, devraient permettre d’y voir plus clairs.
Pourquoi alors ce silence un peu partout sur le danger du portable ?
C’est que les opérateurs un peu partout à travers le monde (c’est un
lobby puissant) influencent les experts pour proclamer une dangerosité
nulle.
Dans le cas de la Centrafrique
Non seulement l’utilisation abusive et sans certaines précautions du
portable constituent un danger plausible pour la santé publique.
L’implantation des antennes relais, quant à elle, a une nocivité avérée.
Alors se pose aujourd’hui la question de connaitre les précautions
prises par nos dirigeants pour ces antennes relais. En existent-elles ?
Si non, comment faire pour y remédier ?
Nous avons coutume de tout minimiser et surtout de faire peu cas de ce
qui ne semble pas nous concerner directement. Il est temps de sortir de
cette posture en véhiculant des informations fiables, en demandant des
comptes à nos dirigeants quand les circonstances l’exigent. Et cette
question de dangerosité du portable est un sujet d’utilité publique, où
il faut connaître les bons reflexes de son utilisation, et surtout
l’implantation des antennes hors zone d’habitation afin de ne point
exposer inutilement nos compatriotes. Le gouvernement doit y veiller
mais que chacun joue son rôle dans ce travail de Reporting au sein de la
communauté centrafricaine tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.
De tous mes vœux que cette information (surtout les DIX COMMANDEMENTS)
soit connue de tous les utilisateurs du portable en Centrafrique.
SINGUILA MINGUI.
Réactions à cette tribune
André
Driel (10/07/2008)
: Merci beaucoup pour LE scientifique concernant les dangers du
portable! Mais vous même avez-vous un portable?? Je reviens de Bangui
c'est le seul moyen de donner de ses nouvelles à ses parents quand (pas
de réseau) soit disant ça fonctionne, alors que Moove-Telecel-Orange et
j'en passe vendent des sims à tout va sans se soucier de
l'interconnexion: "suite encombrement, votre appel ne peut aboutir",
"votre numéro n'est pas attribué". Avez-vous aussi pensé à ce que
vous mangez dans votre assiette? La viande venant de l'abattoir de
Damala en pousse sans protection sanitaire, votre salade-tomate arrosée
avec de l'eau qu'on a sous la main, et vendue à même le sol au km5, la
fièvre typhoïde par manque d'assainissement et bien d'autres maux qui
nous tuent, on met en première ligne le sida. Je crois que les médias,
les responsables de santé public doivent prendre leur responsabilité et
faire que le pauvre Centrafricain que nous sommes et qui découvre d'un
coup la technique insuffisante, puisse évoluer en connaissance de cause
et protéger sa famille par les informations adaptées à chaque cas bien
précis, rendez-vous sur le site d'uranium à Bakouma pour voir les
conditions de travail alors qu'on parle de déversement dans le Rhône de
produits dangereux pour la faune, la flore et pour l'homme. Prenons
conscience que ces technologies nous sortirons de notre enclavement sans
trop de dégâts et nous faire avancer, fini les 2 pas en avant 3 pas en
arrière. Bala a
ita koue singuila.
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