L'arbre à palabre
Tribune de réflexion

REACTIONS A CETTE TRIBUNE         ENVOYER UNE REACTION   


 

BANGUI, Ville Noire

Par Brice Goddot Nzonguia

 

Depuis sept jours au moins, la Ville de BANGUI est plongée dans l’obscurité totale. Une panne d’électricité au niveau des centrales thermiques serait à l’origine de ce désastre dont les conséquences semblent ne pas inquiéter les responsables de la société de fourniture d’électricité.

L’ENERCA distribue le courant à la population banguissoise qui paie les factures salées sans profiter à plein temps, de ce produit de luxe plus que nécessaire à la tombée de la nuit et au fonctionnement des services publics.

Du côté de la population banguissoise
Plusieurs lignes de courant existent à BANGUI et génèrent une mauvaise distribution aux seins des populations desservies.

La ligne principale est facilement identifiable. Elle alimente les ménages dont les coupures (ou délestages) de courant durent peu longtemps. Ces coupures sont organisées dans la pleine nuit, après 23 heures et ont une durée moins importante que celles des lignes secondaires. Elle alimente également les grandes avenues de la ville de BANGUI vers lesquelles se dirigent les populations des 8 arrondissements, à la nuit tombée.

Les lignes secondaires distribuent les zones surpeuplées (KM5, Combattant, Pétévo, Bimbo, Ngaragba, etc.) ainsi que certains quartiers proches du Centre Ville. Les coupures de courant y sont les plus prononcées, dans la journée par tranche et la dernière dans la soirée autour de 19 heures.

L’ironie de cette société de fourniture d’électricité prend sa forme, lorsqu’on définit les besoins en énergie d’une population citadine. Ces besoins sont exprimés en plages horaires et répartis en :

Heures creuses : ce sont les périodes de la journée où les populations n’ont pas réellement besoin du courant électrique (ou très peu). On considère qu’à ces heures les maisons ne sont pas habitées (matin et/ou après midi) ou que la population se trouve dans la vie active (dans les rues, les lieux publics ou en déplacement)

Heures pleines : c’est la période de consommation forte d’énergie située avant le couché de la famille. Pour la Ville de BANGUI, cette plage se situe entre 18 et 23 heures.

Priver la majorité de la population d’électricité pendant les heures pleines n’est rien d’autre que la résultante d’une production insuffisante de courant pour satisfaire les besoins dans la nuit.
C’est ce dont nous avons qualifié de « IRONIE » précédemment car cette pratique n’est pas utilisée pour SATISFAIRE LE CLIENT mais plutôt pour réussir l’acrobatie dans la distribution de courant dans les ménages, d’autant plus que la demande est plus forte que l’énergie produite au niveau de BOALI.

Faut-il rappeler à l’ENERCA que la fonction première du courant dans les foyers reste l’éclairage des locaux avant le fonctionnement des appareils électroménagers ?

La production du courant dans les centrales électriques à une source hydraulique. Depuis de longues dates, on sait que le courant est bien alimenté pendant la saison des pluies. Mais cette situation à changer de nos jours car, même étant en pleine saison de pluies, ces coupures et délestages sont quotidiens.

Ce qui remet en cause l’état vétuste des installations électriques au niveau de la chute de BOALI.

Des aménagements fluviaux sont nécessaires au droit des cours d’eau qui se déversent à la chute de BOALI pour augmenter le débit. Des études sont à mener pour explorer d’autres chutes potentielles à la fourniture de l’énergie hydraulique. Les installations sont à remplacer pour un meilleur rendement.

Tout ceci pour oublier la fameuse phrase « WOUA A GA AWEEEEH » que chacun de nous aura prononcé, au moins une fois, à BANGUI.

Du côté des services publics
La Radio Centrafrique diffuse des communiqués pour demander aux familles des victimes de se rendre à la morgue récupérer la dépouille de leur proche en décongélation !

Les services dans les hôpitaux sont aussi arrêtés à défaut de courant. Les chambres sont éclairées à la lampe (ou même des bougies). La question se pose sur l’état des patients qui nécessite une intervention chirurgicale d’autant plus que l’Hôpital Communautaire ne dispose pas de groupe électrogène en bon état de fonctionnement.

Ce cas de figure s’est présenté dans un hôpital parisien le jeudi 26 juin 2008 quand une coupure de courant d’une durée de 11 minutes était enregistrée et que les deux groupes électrogènes de relais n’ont pas fonctionnés au même moment.
Les patients dont la vie tenait au fonctionnement des appareils électriques étaient transportés RAPIDEMENT dans un hôpital proche.

Cette situation était si grave que c’est passé dans le journal télévisé de 20 heures et annoncée en titre. Par la suite, un des patients transportés était décédé et les médecins se sont pressés d’expliquer que sa mort n’est pas liée à la coupure de courant.

Je donne cet exemple pour montrer le caractère PREOCCUPANT qu’une coupure de courant peut générer dans la société française alors cette pratique a trouvé sa place dans le paysage de nos meubles, à BANGUI.

Où sont donc les Députés de la Nation qui vivent pourtant à Bangui et sont les premiers témoins de ces délestages continus ou répétés ?

J’anticipe sur la réponse des responsables de la société de fourniture d’électricité lorsqu’ils seront interrogés sur ce problème car, ils vont nous sortir encore une fois la phrase royale, je cite : « Des mesures seront prises pour rétablir rapidement cette situation »

Nous demandons des réponses concrètes avec un plan élaboré de réhabilitation de ces réseaux électriques, dans une proche convenance. Un rappel dans les trois prochains mois permettra de procéder à un suivi sur les engagements de cette société.

Les interventions sur les ondes de la Radio Centrafrique pour expliquer l’origine de la panne n’intéressent guère les consommateurs. Le service de maintien d’énergie auprès de l’ENERCA doit s’activer pour rétablir le courant.

Somme toute
L’ENERCA n’hésite pas à priver les ménages de courant électrique lorsque les factures sont impayées, elle doit en retour assurer la fourniture du courant de manière continue pour SATISFAIRE SA CLIENTELE dans les heures pleines.

Les coupures incessantes ne restent pas sans impact sur le fonctionnement des appareils électroménagers ou des entreprises qui dépendent du courant électrique : MOCAF, Entreprise de Sciage de bois, Entreprise de Soudure, les photocopieuses chez les Boubanguérés, le fonctionnement des sociétés informatisées et bien d’autres.

Une action collective en Justice pour expliquer l’impact économique ou vital que ces coupures engendrent permettra peut être au fournisseur de remplir ses DEVOIRS.

L’ENERCA continue à enregistrer de nouveaux abonnés alors qu’elle n’est pas en mesure d’assurer la fourniture du courant électrique à l’ensemble de ses clients.

Cette situation existe depuis plusieurs années et mettra en cause les compétences du Directeur Général de l’ENERCA qui voudra bien nous expliquer, par des observations fondées, les causes de ce désastre.

Sincèrement.

 

Réactions à cette tribune

Frédéric Tongba (01/07/2008) : Merci mon frère Brice Ngoddot. Tu as tout résumé en quelques lignes. Ce sont vraiment les tristes réalités et la souffrance que peinent nos chers parents de Bangui. Si au moins les intéressés pouvaient t'écouter et réajuster les erreurs c'aurait été mieux. Hélas, qu'ils vont préférer passer des séjours luxueux dans les hôtels chics d'Europe ou encore s'acheter des voitures de marque pour épater que de payer ne fut-ce qu'une centrale thermique pour renforcer les pauvres machines de l'Enerca. C'est écœurant et révoltant ce qui se passe chez nous. Je crois que c'est une question de volonté politique. Nous avons tout et tout chez nous. Au lieu d'encourager les gens à voler ou traficoter les matières premières on pouvait leur imposer en contrepartie de réfectionner les infrastructures ou certaines choses du pays. C'est vraiment lamentable et déplorable.

Prince Thierry (02/07/2008) : Vraiment c'est très malheureux pour notre pays la CENTRAFRIQUE. Vous avez tout dit quoi donc à faire un radotage sénile; ce que je demanderais au dirigeant de ce pays c'est de privatiser cette société et je suis sûr qu'il y aura une amélioration.

Alain Ngoazou (03/07/2008) : C'est très malheureux ce qui se passe surtout quand je pense à toutes les conséquences de ces délestages et coupures interminables de courant. Je pense qu'il est temps de réfléchir sur les programmes boiteux de privatisation de l'électricité et de l'eau qui datent de plus d'une décennie qui attirent quasiment personne car mal pensés et relance tout le débat sur la libéralisation du secteur au lieu de continuer faire de la politique de l'autruche.

Flavien Hervé Koliatene (03/07/2008) : Balao ti mbi na a sewa !
« LA VETUSTE DES EQUIPEMENTS » : Voilà l'expression censée justifier l'irresponsabilité des dirigeants de ce secteur pour ne pas dire de ce pays. FOUTAISE ! FOUTAISE ! FOUTAISE ! Le pays de paradoxe... non seulement que les responsables directs ne démissionnent pas mais ils sont promus pour l'incompétence rendue à la nation. Une seule et unique explication reste valable à mon avis : ON S'EN FOUT DU PEUPLE... QU'IL CREVE. Nous, on se soigne à l'étranger et de toute façon on s'exilera après notre forfait. Qu'attendre d'une bande d'aventuriers qui ignore que : GOUVERNER C'EST PREVOIR.... La MECOMPREHENSION dans tout ça... c'est que les victimes sont souvent les affréteurs. C'est ce qui fait croire à nos apprentis politicards qu'on partage tous la responsabilité. De ce fait, ils ont de compte à rendre à personne. Personnellement, je suis persuadé que, seul et seulement ceux qui ont le pouvoir de décider sont responsables de l'état de déconfiture de ce pays. Car nous radotons à chaque fois sur le déficit d'une volonté politique... L'impulsion pour changer ce pays ne pourra venir que de l'exemplarité (et compétences) des chefs à tous les niveaux.
A propos ; la vétusté des équipements; dans le jargon des ingénieurs, elle se définit par : VIEILLISSEMENT et DUREE DE VIE. C'est un fait qui ne date pas d'aujourd'hui et qui est prévue dés la mise en place de l'ensemble du système: de la production à la distribution...; de même que la croissance démographique et par conséquent la demande accrue en électricité... sont des paramètres à prendre en compte pour prévoir l'augmentation de la puissance électrique à fournir afin de garantir un bon fonctionnement. Donc, ce n'est pas cet argument qui justifiera l'état actuel des choses, autrement, c'est du mépris envers les Centrafricains.
N'oublions pas que, L'ELECTRICITE (l'énergie) est le nerf de l'économie.
Merci Brice. SINGUILA

Freddy Nelson Massengué (03/07/2008) : Bravo Brice je ne peux qu'apprécier tes propos car tous les Banguissois en particulier et tous les Centrafricains en général sont préoccupés de l'état actuel de notre énergie. J'ose espérer qu'il en est de même pour nos gouvernants. La question est de savoir si présentement y aurait-il une entreprise pour répondre aux inquiétudes de la population banguissoise?wait and see...

Henri Paul Akibata Kette (03/07/2008) : La situation que connaît le pays est dramatique, triste et regrettable. Que dire de plus ? Beaucoup de choses. Revenons sur l'ENERCA en quelques points.
ENERCA est la seule entreprise du marché de l'énergie a assuré la production, le transport, la distribution et le commerce de l'électricité sur l'ensemble du territoire national. A ce titre, elle ne souffre d'une quelconque concurrence et donc doit être largement excédentaire du point de vue de sa balance commerciale. Et si elle est excédentaire, l'entretien ou le remplacement de ses infrastructures ne doit aucunement poser de problèmes. Dans la réalité, tout se passe autrement. A titre d'information, les installations actuelles de production de l'électricité sont constituées :

° Des usines hydroélectriques de Boali 1 et Boali 2, installées respectivement en 1954 et 1976. Depuis lors, ces usines n'ont connu que quelques révisions partielles. Elles sont aujourd'hui dans un état de délabrement très avancé.

° De la centrale thermique de Bangui qui doit servie d'appoint aux centrales de Boali 1 et Boali 2. Sur les 6 groupes dont dispose la centrale, un seul est en service actuellement (capacité 2,5 MW).

° D'un barrage de régulation du débit des usines hydroélectriques en aval de Boali 1 & 2.

° D'environ 16 centres en province alimentés par des groupes électrogènes diesel fonctionnant 4 heures par jour (18h - 22h).

Ces données donnent totalement raison à notre compatriote Flavien Hervé KOLIATENE quant à la stupidité de la cause du délestage récurrent qu'est la vétusté des installations. Il y a une durée de vie pour tout système, toute machine, etc. Et cette durée de vie guide les utilisateurs d'une installation donnée d'anticiper quant au renouvellement des machines. Pourquoi en Centrafrique aucune mesure n'a été prise ? Surtout que cette entreprise est excédentaire du point de vue commercial ? Deux réponses : l'Etat ne paie pas ses ardoises, la société est une vache à lait des différents gouvernants qui se sont succédé et l'incompétence aussi des différentes équipes dirigeantes.
Il est de notre devoir (ceux qui arrivent à être révoltés de cette situation) d'agir dans le seul but d'amener nos dirigeants à prendre en compte le bien-être de la population comme action première. Nous sommes à l'image des télévangélistes c'est-à-dire ceux qui observent, dénoncent, critiquent et invoquent un avenir meilleur, mais se refusent à passer à l'action. En Centrafrique, les constats et critiques constituent un sport prisé de tous. L'action est rechignée. Pour preuve, au début de l'année, il y a eu une belle tribune publiée par Vianney KOYABE intitulée : Le passeport centrafricain ou la théorie du « y'a pas de carnet » ! Cette tribune a drainé beaucoup de réactions allant dans le sens de l'auteur attestant la galère du Centrafricain pour l'obtention de cette pièce administrative. J'ai proposé une solution à ce problème. Aucune réaction. Comment voulons-nous que les choses changent lorsqu'on n'agit guère ? Comment obliger nos dirigeants à être à la hauteur de leurs !
responsabilité lorsque nous les laissons faire tout ce qu'ils veulent et ceci dans le sens négatif du terme ?
La posture de dénonciation sans actions concrètes est arrivée à bout de souffle. Pour notre bien-être, nous sommes les seuls acteurs. C'est lorsque l'on commencera à bouger intellectuellement par force de propositions et de pétitions que les gouvernants seront obligés de sortir de leur sommeil égoïste.
Ma proposition est simple, réunissons-nous en marge de nos contraintes professionnelles et familiales (ou même par mini conférence en utilisant les outils des Nouvelles Technologies) pour créer un groupe de travail. Ces différents groupes de travail aura comme tâche de produire un travail sur l'état de l'énergie en RCA et les solutions adéquates à appliquer.
Les compétences ne manquent pas c'est surtout et seulement l'organisation et l'audace qui nous font défaut.
Cette proposition doit être amendée afin d'en faire un cadre de travail sain où la seule prétention est de produire des idées et des moyens de les concrétiser pour le seul bien-être de la population centrafricaine.

SINGUILA MINGUI

Gratien Adoumandjali (04/07/2008) : Bonjour mes frères,
je vous avoue que ce qui se passe en Centrafrique est incompréhensible et fait verser les larmes.
Nous prouvons vraiment au monde que nous sommes toujours les derniers.
Ceux qui se rappellent de quelques unes de mes interventions en réponse à mon frère Brice (Goddot ou Boye-Kette) je ne sais plus lequel, en ce qui concerne l'implication de la France dans la souffrance centrafricaine.
Je sais que cela est possible mais j'avais voulu, à l'époque, SOULIGNER la RESPONSABILITE PLEINE ET ENTIERE DES CENTRAFRICAINS dans la situation actuelle du pays.
Cela se confirme maintenant à travers les observations et réactions faites par les Centrafricains avertis que vous êtes.
Ce qui se passe en CENTRAFRIQUE EST LA MANIFESTATION DU MANQUE DE RESPECT ENVERS LA POPULATION.
Les responsables n'ont aucun respect car n'ont pas de compte à rendre si ce n'est qu'à la personne qui les a placés là.
Tout le monde se cache derrière "manque de moyens" pour commettre des forfaits impunis.
Nous n'avons pas le droit de ne pas dire ce qui ne va pas sous quelconques prétextes.

JE PENSE QUE L'UNE DES SOLUTIONS, POUR CE PAYS, EST QUE CHACUN REPONDE DE SES ACTES DEVANT LA LOI ET SURTOUT DEVANT LE PEUPLE.

BIZ A TOUS

Aristide Yombi (04/07/2008) : Bonjour à tous;
Je partage totalement le point de vue du compatriote Hervé : LA VETUSTE DES EQUIPEMENTS ! Ce refrain là ne date pas d'aujourd'hui. Les personnalités qui se sont succédés à la tête de ce département ne se soucient pas d'apporter une solution pérenne pour améliorer la condition de vie des centrafricains. Ils nous considèrent comme de la MERDE. Disons le clairement, des INCAPABLES, voilà ce qu'ils sont. Tous ces maux ont été diagnostiqués et solutionnés mais le manque de volonté politique a placé les documents dans les placards. Pour ma part, j'exhorte tous les centrafricains à descendre dans les rues pour manifester leurs mécontentements. Certes, un peuple n'a que les dirigeants qu'ils méritent, mais ils ont quand même pas carte blanche pour nous maltraiter de la sorte. Notre détermination à récuser la médiocrité pourra améliorer notre condition de vie. Descendant dans les rues et manifestant dignement et de manière pacifique pour dire NON NON ET NON.
Tout le monde a droit au bien être!!!
SINGUILA NA ALA KOUE

Jean Tongba Ouandoli (04/07/2008) : Pour abonder dans le même sens que Gratien, je citerai Pierre Péan: "La famine endémique de quelques 800 millions d'êtres humains, la misère de près de la moitié des habitants de notre planète ne sont pas dues aux seuls aléas de la météorologie et de la nature des sols, ni aux seuls écarts de la technologie, ni même au seul impérialisme du nord. Alors que toutes les énergies devraient se mobiliser pour le défi du sous-développement, de nombreux chefs de bande dirigent leurs pays sans souci aucun des populations qui y crèvent de faim."

Pierre Péan, L'argent Noir, Paris 1989.

Les partisans du statu quo peuvent s'en inspirer.

Bénédicte Bokoyo (04/07/2008) : Oui cher compatriote, c'est triste ce qui se passe dans notre cher pays la République Centrafricaine. Comment imaginer que les pauvres gens paient pour avoir ne serait ce qu'un peu de lueur dans leurs foyers reçoivent en retour des délestages intempestifs ?

Ce qui est écœurant, c'est les cadavres qui pourrissent à la morgue cause de congélation parce qu'il n'y pas de groupe électrogène pour alimenter le système, c'est révoltant et pitoyable. Comment penser que d'autres se la coulent douce, hors que d'autres peinent sur les lits d'hôpitaux ou rendent l'âme faute d'assistance électrique ?
Aujourd'hui assoiffé de pouvoir et de gloire certains oublient d'où ils sont nés et leurs anciens états jusqu'au point d'oublier les conditions dans lesquelles leurs compatriotes vivent.
Entre nous, pensez vous que cela soit seulement la faute du gouvernement ? Ah non, la faute revient à tous les centrafricains voir même à la jeunesse Centrafricaine. Vous qui êtes instruits et aviez le minimum intellectuel, que faites vous ?
Si aujourd'hui la population se lève pour clamer haut et fort son droit de citoyenneté, les problèmes qu'elle rencontre concernant les coupures d'eau et d'électricité, ne pensez vous pas que le gouvernement réagira ?

Cessons, oui vraiment là Cessons de toujours mettre la faute sur les autres et prenons nos responsabilité.

SINGUILA

Aristide Yombi (06/07/2008) : Bonjour à tous ;
A ita ! Soyons objectifs. Dans tous systèmes, il y a ceux qui ont le pouvoir de décider et la majorité qui subit. Et tous ceux qui aspirent à diriger devraient comprendre que c'est d'abord pour l'intérêt national !!! Malheureusement ce n'est pas le cas... Ils sont animés que par l'intérêt plus qu'égoïste et sont prêts à tout sacrifier au détriment du peuple pour accéder au pouvoir! Ce qui traduit l'état actuel des choses. Dites moi chère Bénédicte, en quoi un Centrafricain lambda, qui paie sa facture pour exercer une petite activité (PME) ou tous simplement pour son bien être serait-il responsable de ce qui se passe (délestage intempestif) ? Ce n'est qu'un exemple parmi d'innombrables qui existent en Centre-A-Fric. Arrêtons un peu cette confusion... Pourquoi aujourd'hui on traduit des responsables au niveau du TPI pour être jugé et pourtant ils ont pas directement commis les actes qui leurs sont reprochés ; tous simplement parce qu'ils ont pas su prendre les bonnes décisions d'une part. D'autre part si c'était le contraire, le laxisme, le clanisme... et surtout l'amateurisme ont fait que : ils ne sanctionnent pas comme il le faut ceux qui commettent des forfaits, et ne travaillent pas pour le bien être du peuple... parce que le peuple c'est de la MERDE ; quoi dire d'autres ??? Le seul et l'unique moyen qui reste au peuple c'est la révolte. Des millions de centrafricains sont des victimes anonymes de la gestion scabreuse de ces charognards alors ARRETONS! ARRETONS de faire partager la responsabilité à tous. Si vous vous sentez coupable avouez le, mais ne dites pas que nous sommes tous coupables. En tout cas je ne me sens en rien coupable de ce qui se passe et je crois ne pas être le seul.
Singuila.

Edgard Yangaboy Bozalo (07/07/2008) : Aristide et Bénédicte, vous avez tous deux raison, là où s'est arrêtée Bénédicte, Aristide a débuté.

Je viens de lire la revue de presse quotidienne sur le site de Radio Ndekeluka. Le prix de la bouteille de bière risque de plafonner les 1500 Fcfa.
Il y a quelques semaines, nous avons assistés à des manifestations contre la flambée des prix à Dakar, Yaoundé, Douala, Nairobi, Ouaga, Abidjan...
Bangui est restée en hibernation. Lorsqu'on parcourt les parcelles à Bangui et en régions, on écoute la même chanson, mais personne n'ose porter la contradiction, manifester, faire du bruit, empêcher les gros bonnets de dormir à l'ombre avec leurs groupes électrogènes...

Nous nous complaisons, si l'électricité est devenue une denrée rare. Nous regardons nos parents décédés se décomposer sous nos yeux. Nous ne branchons pas quand l'eau courante dans Bangui la baignée se fait rare... Nous ne branchons pas quand tout va mal....c'est le drame principal de ce peuple.

Constant Rodrigue Serafe Porokondo (07/07/2008) : Bonjour à tous,
Je rebondis sur la dernière phrase de notre frère Flavien Hervé Koliatene pour vous dire combien la défaillance fonctionnelle de l'ENERCA contribue au ralentissement de l'économie centrafricaine.

Comment voulez vous qu'une entreprise aille s'installer en Centrafrique alors que l'un des principaux critères conditionnant son fonctionnement n'est pas vérifié ? L'ENERCA est en train de nous prouver qu'elle est le maillon faible du développement économique de notre pays.
Dans tout projet d'implantation d'une firme, l'étude de faisabilité mentionne toujours l'énergie comme une RESSOURCE INDISPENSABLE, par défaut.

Pour que notre pays puisse développer son tissu industriel, il faut que l'ENERCA remplisse continuellement sa fonction. Voici la fonction de l'ENERCA : Produire, Transporter, et Distribuer de l'énergie électrique sur toute l'étendue de la République Centrafricaine.
L'ENERCA est aujourd'hui la seule entreprise prestataire d'un tel service dans notre pays.

Du point de vue technique, pour que l'ENERCA puisse remplir correctement sa fonction, il faut une bonne politique de maintenance préventive de ses équipements, et aussi de l'investissement dans les installations de centrale de transformation électrique.
La situation actuelle prouve que les dirigeants de cette société n'ont aucune politique de pérennisation. Quand on est dirigeant d'une société qui est responsable d'un grand dégât économique, je pense qu'on doit prendre sa responsabilité : DEMISSIONNER.

Je pense qu'on ne doit pas laisser l'avenir de la République Centrafricaine entre les mains d'une société incapable de jouer son rôle. Il faut soumettre l'ENERCA à la concurrence. Il existe des entreprises privées qui pourraient s'installer en Centrafrique et remplir les fonctions actuelles de l'ENERCA.

Il existe aussi une alternative à la concurrence : LE PARTENARIAT . Si nous revenons à la définition des fonction de l'ENERCA que j'ai faite, je pense que le marché qu'elle monopolise aujourd'hui peut être segmenté en trois parties : la Production, le Transport et la Distribution.
Etant donné que l'ENERCA n'arrive pas à s'occuper toute seule des trois fonctions, elle peut :
- Faire de la sous-traitance de 2 des trois segments
- Vendre certaines de ses fonctions à des sociétés privées
Cette acquisition d'une partie de l'ENERCA devra bien sûr se faire sous les yeux de l'état afin de garantir les droits des consommateurs.

Il faut savoir que L'ENERCA contribue aussi à l'intensification de la pauvreté dans notre pays. En effet, quand une entreprise (industrie, PME, PMI) se crée, il y a aussi des emplois qui l'accompagnent. Par conséquent, ce sont des familles qui se voient libérées du joug de la pauvreté. Or, le fonctionnement actuel de l'ENERCA n'encourage pas à la création d'entreprise.
Nul ne pourra me dire qu'on continue à embaucher massivement des secrétaires dactylographes comme dans les années soixante. L'ordinateur est devenu aujourd'hui l'outil de travail de la secrétaire. Cette tendance se confirme par la multiplication des écoles de formation en bureautique, dans notre capitale.

Bref, je pense que les solutions ne manquent pas pour sortir notre pays de cette situation.

SINGUILA NA A MELENGUE TI BE-AFRICA KOUE

Paul Stève Feïzoure (08/07/2008) : Je vous salue, vraiment je ne sais plus quoi dire du fait que le courant reste l'une des préoccupations des Centrafricains alors que la Centrafrique fait partie des pays qui ont leurs propres barrages et qui en produisent. Parmi ces pays, la majorité a déjà tourné la page et maintenant ils se préoccupent d'autre chose. Mais pourquoi si je me trompe pas depuis le temps de BOKASSA on a prévu 18 MW afin d'alimenter la capitale Bangui et surement ils savaient qu'avec le temps, il faudrait augmenter. Malheureusement je condamne tous nos présidents qui se sont succédés après BOKASSA jusqu'aujourd'hui car ils n'ont pas accompli leurs vrais devoirs. J'ai appris qu'il y avait un accord signé avec les Chinois dont le but était d'augmenter la capacité de 25 MW et dont les travaux devraient démarrer au mois de Janvier 2008 c'est pourquoi je me demande où on est actuellement? est-ce que les travaux évoluent ou pas. Je crois si réellement ils renforcent les turbines en augmentant de 25 MW, on aura en tout 43 MW comme ça on en finit une fois avec ce fameux problème car il y a d'autres choses plus importantes qui restent à réaliser que de tourner en rond comme si notre notre pays est condamné à reste le plus dernier de la planète. Pour finir, franchement parlons à part de l'effort que monsieur le maire pour la réhabilitation des édifices publics et autres, je ne sens pas encore le vrai changement dans notre pays car il n'y a pas vraiment de conscience professionnelle car c'est le principal défaut de certains Centrafricains qui occupent des postes clés dans ce pays. Je vous remercie.

Jacques Désiré Mboligassié (08/07/2008) : Chers compatriotes,
Le calvaire que vivent actuellement les habitants de Bangui, faute de courant, est insoutenable. Comment pourrait on justifier pareille situation?
Il me semble que l'absence d'une vision stratégique et prospective au sommet (Ministère) fait qu'en 40 ans d'indépendance, notre pays en est resté à une production électrique d'environ 18 mégawatts aujourd'hui limitée à 8 seulement (cf agence Centrafrique Presse). Alors franchement, sommes nous des sous-hommes je veux dire sommes nous maudits pour ne pas savoir que l'économie dans un pays c'est d'abord les infrastructures de base dont le réseau électrique? Qu'avons nous fait des chutes, des rivières qui par ailleurs coulent à flots sur toute l'étendue du territoire? Pourquoi ne comprenons nous pas que le soleil que nous avons toute l'année est une source supplémentaire d'énergie qu'on aurait du utiliser en milieu rural?
Sur un autre plan, on peut légitimement se demander si la gestion de l'électricité par l'Enerca serait quelque chose de pertinent pour l'avenir?
Personnellement, je pense que non. Cette société a échoué. On peut le constater sur bien des points : Elle n'a pas su étendre le réseau électrique ne serait ce qu'à Bangui. Cette carence a obligé les citoyens à procéder à des branchements anarchiques ayant souvent des conséquences dramatiques. Elle n'a pas su moderniser son matériel ce qui a conduit au chaos que nous connaissons aujourd'hui.
Afin d'apporter des solutions idoines à cette question lancinante d'électricité, il me semble que le Ministère des Mines devrait prendre ses responsabilités.
D'abord, l'urgence serait de remettre en marche la centrale de Boali. Si nous n'en sommes pas capables, n'ayons pas honte de tendre la main du mendiant même si c'est de la honte.
Ensuite, il faudrait envisager au plus vite une restructuration profonde et stratégique de l'Enerca en termes de capital mais aussi de gestionnaires.
Enfin il faudrait penser à exploiter toutes les sources d'énergie dont le pays dispose. Notre avenir en dépend. Pourquoi ne pas envisager des partenariats publics/privés dans ce domaine?
A très bientôt.

Devilliers Mambissi (10/07/2008) : Centrafricaines, Centrafricains
Chers compatriotes
Vos réactions et vos propos me font angoisser mais surtout me font couler les larmes. La triste réalité qui sévit dans notre soit disant très cher et beau pays en général, et dans notre capitale soit disant Bangui la "coquette" en particulier ne semble préoccuper en rien les autorités de ce pays.
En vérité et vérité je vous le dit, ce qui est à l'origine du piétinement dans le développement de notre pays car je ne me limiterais pas seulement à l'électricité (ENERCA) est que depuis longtemps la RCA n'a jamais été dirigée par des intellectuels, depuis longtemps la voix du peuple ne se fait jamais écouter, depuis longtemps les élus du peuple qui représentent ce peuple auprès des décideurs n'ont jamais de niveau requis, depuis longtemps l'éducation n'a jamais été une préoccupation de la part nos dirigeants, depuis longtemps les intellectuels n'ont pas leur place dans ce pays, depuis longtemps des bons projets du développements établis par certains de nos compatriotes n'ont été pris au sérieux.....
Enfin, jamais la jeunesse a pris le commandement de ce bateau (cf. BURKINA-FASO); voilà donc mes frères je vous exhorte à ouvrir les yeux de manière à ce que l'ethno-colonialisme politique de la gouvernance de notre pays par le cercle politique de la même classe d'âge s'arrête sur François BOZIZE.
Et que la jeunesse puisse prendre le relais politique par le verdict des urnes dans le respect de la constitution, la paix et l'avenir de tout le peuple centrafricain.
Je vous remercie.

Blaise Niari (10/07/2008) : Cher Brice GODDOT N'ZONGUIA, chers intervenants je vous remercie de vos propositions en ce qui concerne l'ENERGIE CENTRAFRICAINE pour qu'il y ait peut-être enfin une prise de conscience de nos dirigeants.
L'ENERGIE c'est tout d'abord le MOTEUR D'UNE ECONOMIE, nos dirigeants ne l'ont jamais compris. Toutes les entreprises centrafricaines restent TRIBUTAIRES de l'ENERCA en matière d'Energie et ce, depuis l'existence de notre cher beau pays jusqu'à nos jours.
Les défaillances ou les dysfonctionnements des usines hydroélectriques de l'ENERCA entraîneraient aussi les dysfonctionnements de toutes les entreprises centrafricaines à savoir la SODECA, la SOCATEL, les PME, les TPE et bien d'autres.
L'ENERCA dispose de :
-Trois usines hydroélectriques: Boali1 (héritage de la colonisation), Boali2 (installée en 1974 par les Yougoslaves) et Boali3 (installée par les Chinois et qui n'a jamais fonctionné parce que l'Etat centrafricain est incapable de se payer les turbines pour la faire fonctionner).
-D'une centrale hydroélectrique sur Mbali.
-De quinze centrales thermiques
Aujourd'hui, la demande d'Energie est en très forte croissance, proportionnelle à la croissance de la population centrafricaine et de l'évolution des nouvelles technologies.
Pour éviter tous ces problèmes de délestage et surtout atteindre une capacité de production qui est 40 MW, susceptible de satisfaire la population banguissoise, il va falloir:
-Installer de NOUVELLES TURBINES D'AU MOINS 5 MW
-Installer des TRANSFORMATEURS dont les puissances apparentes seraient supérieures à celles qu'on a utilisées jusque-là.
-Installer des ALTERNATEURS très puissants.
Tous les gouvernements qui se sont succédés n'ont ménagé aucun effort.
Un reportage a été fait sur France Télévision il y a 3 ans sur l'usine hydroélectrique de Boali, un des Ingénieurs de l'ENERCA, Mr KOUTELE avait tiré une sonnette d'alarme sur l'état de nos turbines qui datent des années 60, il a dit : «Bangui tombera dans l'obscurité un jour» et depuis les autorités centrafricaines ont fait sourdes oreilles.
PRIVATISER L'ENERCA ou LIBERALISER l'ENERGIE CENTRAFRICAINE est l'une des meilleures solutions surtout quand l'Etat centrafricain est incapable de gérer une entreprise reconnue d'intérêts publics, Je crois que la libéralisation des Télécommunications dans notre pays est un bel exemple à suivre.
QU'AVONS NOUS FAIT DE l'URANIUM, du DIAMANT, du BOIS, de l'OR.... de CENTRAFRIQUE????????? et ce, depuis 50 ANS et bientôt l'exploitation du FER de DAMARA.
Bien qu'on fasse partie des PAYS PRODUCTEURS de l'URANIUM, on n'est pas puissant pour être admis à nous servir du nucléaire civil. On est très très loin d'installer des REACTEURS NUCLEAIRES ou des CENTRALES NUCLEAIRES pouvant nous permettre de mettre fin à tous ces problèmes d'Energie.
Alors, POURQUOI l'EXPLOITANT DE NOTRE URANIUM NE PEUT-IL PAS NOUS AIDER A REHABILITER NOS BARRAGES AVEC NOS FAMEUSES TURBINES ??? Puisque créer de nouvelles CENTRALES THERMIQUES nous reviendrait très cher à cause de la flambée du pétrole.
GRACE A l'URANIUM CENTRAFRICAIN, LA FRANCE A ASSURE SON INDEPENDANCE ENERGETIQUE PENDANT QUE LE CENTRAFRICAIN VIT DANS L'OBSCURITE.
En France, 78% de l'électricité est d'origine nucléaire. C'est l'une des plus compétitives d'Europe.
Grâce à son parc de 58 réacteurs, la France atteint un taux d'indépendance énergétique proche de 50%, lui garantissant une grande stabilité d'approvisionnement.
Il faut remarquer que le nucléaire est une Energie qui est obtenue à partir de l'uranium et qui n'émet pas de gaz à effet de serre.
ALORS EXPLOITER L'URANIUM CENTRAFRICAIN POUR ECLAIRER LA FRANCE PENDANT QUE BANGUI VIT DANS LE NOIR. QUEL PARADOXE?

Henri Paul Akibata Kette (11/07/2008) : Merci à tous les intervenants. Il convient de tirer un enseignement des différentes interventions.
Tout le monde convient sur l'incapacité des différents régimes quant à satisfaire les besoins réels du pays en matière énergétique. Cette incapacité a déteint sur l'ENERCA, qui est à l'image de l'amateurisme des dirigeants : Ne point prendre en compte la durée de vie des installations.
En dehors de cette cause simple à identifier, il y a la mal gérance et les autres prédations des différents dirigeants de cette entreprise.
Face à cette situation, une question demeure : que faut-il faire ?
Cette question fait problème et mérite réponse de la part de TOUS ceux qui se plaignent de cette défaillance.
Des esquisses de solutions sont émises ça et là. Parmi celles-ci, il y a celle qui est récurrente: la privatisation de l'ENERCA.
Pour ma part, c'est la solution facile et comportant des risques à moyen et long terme.
La RCA est à bâtir. Et cette tâche nécessite impérativement une indépendance énergétique. Privatiser cette entreprise est synonyme de retourner à l'époque de la colonisation.
Si l'ENERCA ne fonctionne pas comme on s'y attend, cela est du à l'incompétence des dirigeants de cette entreprise. Mais cette incompétence n'est pas congénitale à l'homme centrafricain. Cette entreprise, avec un peu de bonne volonté, peut être restructurée et dynamisée afin de remplir pleinement son rôle.
Cependant, arriver à ce vœu pieux dépend de notre volonté de ne pas subir les événements de notre pays. Devenons acteurs premiers en bannissant la peur. C'est pourquoi je reviens vers chacun afin de proposer qu'on ouvre un cahier de doléance accompagné d'une pétition. Ceci doit être précédé par un groupe de travail pour proposer des solutions simples mais concrètes.
Avant de terminer, il faut tirer un chapeau au compatriote Balise NIARI. Les défenseurs du régime en place n'ont point voulu accepter des critiques concernant la gestion du dossier de l'Uranium centrafricain bradé à vil prix par les tenants du pouvoir. Ce minerais est stratégique. Pourquoi nous-mêmes nous nous autocensurons ? Pourquoi ne point mettre en place un plan pour la maîtrise du nucléaire par l'homme centrafricain. J'ai déjà eu à faire allusion cela. Les uns et les autres disent que c'est du bla-bla...
Ne restons plus dans la posture des victimes. Nous ne sommes point des victimes. C'est nous qui faisons la force de tout pouvoir. Il est temps que chaque centrafricain se rende compte de son impact sur le cours de l'histoire de son pays.
Debout Homme Centrafricain. Un homme couché occupe plus de place qu'un homme debout. Et être couché est réservé aux morts. Tant que tu as la vie, soit debout et agit.
SINGUILA MINGUI

Rodrigue Herbin Zindao (14/07/2008) : BALAO ala koué A ITA
Sincèrement la situation de la société ENERCA est inquiétante car, je me rappelle quand j'étais à Bangui on payait une même somme à l' ENERCA malgré qu'il y avait de plus en plus de délestage mais sur les factures rien ne changeait. Ceci dit il y a une très mauvaise gestion au niveau de ce département d'énergie surtout au niveau du ministère du tutelle. Car un grand pays comme le NOTRE, qui n'a qu'une société alimentant à peine les 1/3 de sa population se retrouver dans de tel problèmes, delestages et coupures à longueur de journée. Mais Il est a remarquer que même nos dirigeants dont la plupart ayant étudié et vécu à l'extérieur n' arrivent pas encore à comprendre le rôle et l'importance de l'électricité pour une population comme la notre où l'usage ne se résume qu'à l'éclairage, car nous ne possédons pas vraiment des entreprises de pointe consommant l'électricité. Alors pour en finir j'aimerai dire ceci SI NOS DIRIGEANTS ARRETAIENT DE CONSIDERER L'ENERCA COMME UNE SOCIETE FAMILIALE ET PERSONNELLE OU L'ON DOIT SE SERVIR, plutôt que d'envisager à pouvoir investir sur des machines vétustes et élargir la production au niveau du central je crois que cette société ira mieux merci.

Yves Nguengo-Baliakado (14/07/2008) : Je salue l'effort intellectuel de mon frère Brice Goddot Nzonguia à propos de la situation qui prévaut actuellement à Bangui (coupure générale de courant). Son analyse pointe du doigt un drame qui touche la diaspora dans sa chair intime. Il est impossible de joindre les parents sur leur mobile à Bangui. Puisque ceux-ci ne peuvent recharger leurs téléphones (batterie).
Il convient de rappeler à l'auditoire qu'en novembre 2005, la chaîne du service public France 2 avait déjà diffusé un reportage sur ce sujet. L'émission "Un œil sur la planète" consacrait un numéro spécial à l'Afrique. J'ai encore à l'esprit les images de ce reportage. Ce qui devrait arriver, arriva hélas ! Gui nzapa si a ligbi ti aidé kodro ti é.

Hubert Allaramadji Dayo (28/07/2008) : Singuila na ala à ita
Vraiment il me manque les mots pour qualifier le scénario qui se produit présentement dans notre pays.
Comment une grande société qui n'a aucun concurrent puisse avoir un tel problème lié au manque des équipements ?
J'en trouve cela de la moquerie
L'électricité et l'eau c'est les choses les plus privilégiés dans d'autres pays mais pourquoi chez nous nos dirigeants ne songent pas a y remédié très rapidement à ce problème ?
Je vous donne un exemple très simple le Bénin c'est un pays qui ne dispose pas de barrage électrique ils ont exporté le courant depuis la Côte d'Ivoire et le Ghana mais la force est de constater que tu quittes du nord au sud de l'est à l'ouest même au fin fond du pays le plus pauvre Béninois a au moins de l'électricité chez lui pourquoi pas nous qui avons des multitudes de barrages électriques et en souffrons aujourd'hui?
Aussi je voudrais poser une question : est-ce dans notre pays il n'y a pas une association des consommateurs ? Parce que ailleurs si de telles pareilles situations comme ça arrivent c'est cette association qui doit regrouper tout les consommateurs pour une manifestation afin d'attirer l'attention du gouvernement sur le problème mais je ne sais pas si elle existe ?
Pour ceux qui se chargent du secteur de l'énergie vraiment de mettre du sérieux parce que ce problème touche la nation entière au lieu de se préoccuper des grosses voitures
Que la jeunesse centrafricaine se relève pour dire non
Que Dieu nous donne la force

 

Réagir à cette tribune :
(si votre message est long, rédigez le avec word, notepad, wordpad,... puis faites un copier/coller
ou adressez-le en pièce jointe à webmaster@sozowala.com )

 Nom et prénom
 Adresse e-mail
 

Votre réponse

.

© sozowala.com. droits réservés.