Réactions à cette tribune
Frédéric
Tongba
(01/07/2008) : Merci mon frère Brice Ngoddot. Tu as tout résumé en
quelques lignes. Ce sont vraiment les tristes réalités et la souffrance
que peinent nos chers parents de Bangui. Si au moins les intéressés
pouvaient t'écouter et réajuster les erreurs c'aurait été mieux. Hélas,
qu'ils vont préférer passer des séjours luxueux dans les hôtels chics
d'Europe ou encore s'acheter des voitures de marque pour épater que de
payer ne fut-ce qu'une centrale thermique pour renforcer les pauvres
machines de l'Enerca. C'est écœurant et révoltant ce qui se passe chez
nous. Je crois que c'est une question de volonté politique. Nous avons
tout et tout chez nous. Au lieu d'encourager les gens à voler ou
traficoter les matières premières on pouvait leur imposer en
contrepartie de réfectionner les infrastructures ou certaines choses du
pays. C'est vraiment lamentable et déplorable.
Prince Thierry (02/07/2008) :
Vraiment c'est très malheureux pour notre pays la CENTRAFRIQUE. Vous
avez tout dit quoi donc à faire un radotage sénile; ce que je
demanderais au dirigeant de ce pays c'est de privatiser cette société et
je suis sûr qu'il y aura une amélioration.
Alain
Ngoazou (03/07/2008)
: C'est très malheureux ce qui se passe surtout quand je pense à toutes
les conséquences de ces délestages et coupures interminables de courant.
Je pense qu'il est temps de réfléchir sur les programmes boiteux de
privatisation de l'électricité et de l'eau qui datent de plus d'une
décennie qui attirent quasiment personne car mal pensés et relance tout
le débat sur la libéralisation du secteur au lieu de continuer faire de
la politique de l'autruche.
Flavien Hervé
Koliatene (03/07/2008)
: Balao ti mbi na a sewa !
« LA VETUSTE DES EQUIPEMENTS » : Voilà l'expression censée justifier
l'irresponsabilité des dirigeants de ce secteur pour ne pas dire de ce
pays. FOUTAISE ! FOUTAISE ! FOUTAISE ! Le pays de paradoxe... non
seulement que les responsables directs ne démissionnent pas mais ils
sont promus pour l'incompétence rendue à la nation. Une seule et unique
explication reste valable à mon avis : ON S'EN FOUT DU PEUPLE... QU'IL
CREVE. Nous, on se soigne à l'étranger et de toute façon on s'exilera
après notre forfait. Qu'attendre d'une bande d'aventuriers qui ignore
que : GOUVERNER C'EST PREVOIR.... La MECOMPREHENSION dans tout ça...
c'est que les victimes sont souvent les affréteurs. C'est ce qui fait
croire à nos apprentis politicards qu'on partage tous la responsabilité.
De ce fait, ils ont de compte à rendre à personne. Personnellement, je
suis persuadé que, seul et seulement ceux qui ont le pouvoir de décider
sont responsables de l'état de déconfiture de ce pays. Car nous radotons
à chaque fois sur le déficit d'une volonté politique... L'impulsion pour
changer ce pays ne pourra venir que de l'exemplarité (et compétences)
des chefs à tous les niveaux.
A propos ; la vétusté des équipements; dans le jargon des ingénieurs,
elle se définit par : VIEILLISSEMENT et DUREE DE VIE. C'est un fait qui
ne date pas d'aujourd'hui et qui est prévue dés la mise en place de
l'ensemble du système: de la production à la distribution...; de même
que la croissance démographique et par conséquent la demande accrue en
électricité... sont des paramètres à prendre en compte pour prévoir
l'augmentation de la puissance électrique à fournir afin de garantir un
bon fonctionnement. Donc, ce n'est pas cet argument qui justifiera
l'état actuel des choses, autrement, c'est du mépris envers les
Centrafricains.
N'oublions pas que, L'ELECTRICITE (l'énergie) est le nerf de l'économie.
Merci Brice. SINGUILA
Freddy Nelson
Massengué (03/07/2008)
: Bravo Brice je ne peux qu'apprécier tes propos car tous les
Banguissois en particulier et tous les Centrafricains en général sont
préoccupés de l'état actuel de notre énergie. J'ose espérer qu'il en est
de même pour nos gouvernants. La question est de savoir si présentement
y aurait-il une entreprise pour répondre aux inquiétudes de la
population banguissoise?wait and see...
Henri Paul
Akibata Kette (03/07/2008)
: La situation que connaît le pays est dramatique, triste et
regrettable. Que dire de plus ? Beaucoup de choses. Revenons sur l'ENERCA
en quelques points.
ENERCA est la seule entreprise du marché de l'énergie a assuré la
production, le transport, la distribution et le commerce de
l'électricité sur l'ensemble du territoire national. A ce titre, elle ne
souffre d'une quelconque concurrence et donc doit être largement
excédentaire du point de vue de sa balance commerciale. Et si elle est
excédentaire, l'entretien ou le remplacement de ses infrastructures ne
doit aucunement poser de problèmes. Dans la réalité, tout se passe
autrement. A titre d'information, les installations actuelles de
production de l'électricité sont constituées :
° Des usines
hydroélectriques de Boali 1 et Boali 2, installées respectivement en
1954 et 1976. Depuis lors, ces usines n'ont connu que quelques
révisions partielles. Elles sont aujourd'hui dans un état de
délabrement très avancé.
° De la centrale thermique de Bangui qui doit servie d'appoint aux
centrales de Boali 1 et Boali 2. Sur les 6 groupes dont dispose la
centrale, un seul est en service actuellement (capacité 2,5 MW).
° D'un barrage de régulation du débit des usines hydroélectriques en
aval de Boali 1 & 2.
° D'environ 16 centres en province alimentés par des groupes
électrogènes diesel fonctionnant 4 heures par jour (18h - 22h).
Ces données donnent totalement raison à notre compatriote Flavien Hervé
KOLIATENE quant à la stupidité de la cause du délestage récurrent qu'est
la vétusté des installations. Il y a une durée de vie pour tout système,
toute machine, etc. Et cette durée de vie guide les utilisateurs d'une
installation donnée d'anticiper quant au renouvellement des machines.
Pourquoi en Centrafrique aucune mesure n'a été prise ? Surtout que cette
entreprise est excédentaire du point de vue commercial ? Deux réponses :
l'Etat ne paie pas ses ardoises, la société est une vache à lait des
différents gouvernants qui se sont succédé et l'incompétence aussi des
différentes équipes dirigeantes.
Il est de notre devoir (ceux qui arrivent à être révoltés de cette
situation) d'agir dans le seul but d'amener nos dirigeants à prendre en
compte le bien-être de la population comme action première. Nous sommes
à l'image des télévangélistes c'est-à-dire ceux qui observent,
dénoncent, critiquent et invoquent un avenir meilleur, mais se refusent
à passer à l'action. En Centrafrique, les constats et critiques
constituent un sport prisé de tous. L'action est rechignée. Pour preuve,
au début de l'année, il y a eu une belle tribune publiée par Vianney
KOYABE intitulée : Le passeport centrafricain ou la théorie du « y'a pas
de carnet » ! Cette tribune a drainé beaucoup de réactions allant dans
le sens de l'auteur attestant la galère du Centrafricain pour
l'obtention de cette pièce administrative. J'ai proposé une solution à
ce problème. Aucune réaction. Comment voulons-nous que les choses
changent lorsqu'on n'agit guère ? Comment obliger nos dirigeants à être
à la hauteur de leurs !
responsabilité lorsque nous les laissons faire tout ce qu'ils veulent et
ceci dans le sens négatif du terme ?
La posture de dénonciation sans actions concrètes est arrivée à bout de
souffle. Pour notre bien-être, nous sommes les seuls acteurs. C'est
lorsque l'on commencera à bouger intellectuellement par force de
propositions et de pétitions que les gouvernants seront obligés de
sortir de leur sommeil égoïste.
Ma proposition est simple, réunissons-nous en marge de nos contraintes
professionnelles et familiales (ou même par mini conférence en utilisant
les outils des Nouvelles Technologies) pour créer un groupe de travail.
Ces différents groupes de travail aura comme tâche de produire un
travail sur l'état de l'énergie en RCA et les solutions adéquates à
appliquer.
Les compétences ne manquent pas c'est surtout et seulement
l'organisation et l'audace qui nous font défaut.
Cette proposition doit être amendée afin d'en faire un cadre de travail
sain où la seule prétention est de produire des idées et des moyens de
les concrétiser pour le seul bien-être de la population centrafricaine.
SINGUILA MINGUI
Gratien
Adoumandjali (04/07/2008)
: Bonjour mes frères,
je vous avoue que ce qui se passe en Centrafrique est incompréhensible
et fait verser les larmes.
Nous prouvons vraiment au monde que nous sommes toujours les derniers.
Ceux qui se rappellent de quelques unes de mes interventions en réponse
à mon frère Brice (Goddot ou Boye-Kette) je ne sais plus lequel, en ce
qui concerne l'implication de la France dans la souffrance
centrafricaine.
Je sais que cela est possible mais j'avais voulu, à l'époque, SOULIGNER
la RESPONSABILITE PLEINE ET ENTIERE DES CENTRAFRICAINS dans la situation
actuelle du pays.
Cela se confirme maintenant à travers les observations et réactions
faites par les Centrafricains avertis que vous êtes.
Ce qui se passe en CENTRAFRIQUE EST LA MANIFESTATION DU MANQUE DE
RESPECT ENVERS LA POPULATION.
Les responsables n'ont aucun respect car n'ont pas de compte à rendre si
ce n'est qu'à la personne qui les a placés là.
Tout le monde se cache derrière "manque de moyens" pour commettre des
forfaits impunis.
Nous n'avons pas le droit de ne pas dire ce qui ne va pas sous
quelconques prétextes.
JE PENSE QUE L'UNE DES SOLUTIONS, POUR CE PAYS, EST QUE CHACUN REPONDE
DE SES ACTES DEVANT LA LOI ET SURTOUT DEVANT LE PEUPLE.
BIZ A TOUS
Aristide
Yombi (04/07/2008)
: Bonjour à tous;
Je partage totalement le point de vue du compatriote Hervé : LA VETUSTE
DES EQUIPEMENTS ! Ce refrain là ne date pas d'aujourd'hui. Les
personnalités qui se sont succédés à la tête de ce département ne se
soucient pas d'apporter une solution pérenne pour améliorer la condition
de vie des centrafricains. Ils nous considèrent comme de la MERDE.
Disons le clairement, des INCAPABLES, voilà ce qu'ils sont. Tous ces
maux ont été diagnostiqués et solutionnés mais le manque de volonté
politique a placé les documents dans les placards. Pour ma part,
j'exhorte tous les centrafricains à descendre dans les rues pour
manifester leurs mécontentements. Certes, un peuple n'a que les
dirigeants qu'ils méritent, mais ils ont quand même pas carte blanche
pour nous maltraiter de la sorte. Notre détermination à récuser la
médiocrité pourra améliorer notre condition de vie. Descendant dans les
rues et manifestant dignement et de manière pacifique pour dire NON NON
ET NON.
Tout le monde a droit au bien être!!!
SINGUILA NA ALA KOUE
Jean
Tongba Ouandoli (04/07/2008)
: Pour abonder dans le même sens que Gratien, je citerai Pierre Péan:
"La famine endémique de quelques 800 millions d'êtres humains, la misère
de près de la moitié des habitants de notre planète ne sont pas dues aux
seuls aléas de la météorologie et de la nature des sols, ni aux seuls
écarts de la technologie, ni même au seul impérialisme du nord. Alors
que toutes les énergies devraient se mobiliser pour le défi du
sous-développement, de nombreux chefs de bande dirigent leurs pays sans
souci aucun des populations qui y crèvent de faim."
Pierre Péan, L'argent Noir, Paris 1989.
Les partisans du statu quo peuvent s'en inspirer.
Bénédicte
Bokoyo (04/07/2008)
: Oui cher compatriote, c'est triste ce qui se passe dans notre cher
pays la République Centrafricaine. Comment imaginer que les pauvres gens
paient pour avoir ne serait ce qu'un peu de lueur dans leurs foyers
reçoivent en retour des délestages intempestifs ?
Ce qui est écœurant, c'est les cadavres qui pourrissent à la morgue
cause de congélation parce qu'il n'y pas de groupe électrogène pour
alimenter le système, c'est révoltant et pitoyable. Comment penser que
d'autres se la coulent douce, hors que d'autres peinent sur les lits
d'hôpitaux ou rendent l'âme faute d'assistance électrique ?
Aujourd'hui assoiffé de pouvoir et de gloire certains oublient d'où ils
sont nés et leurs anciens états jusqu'au point d'oublier les conditions
dans lesquelles leurs compatriotes vivent.
Entre nous, pensez vous que cela soit seulement la faute du gouvernement
? Ah non, la faute revient à tous les centrafricains voir même à la
jeunesse Centrafricaine. Vous qui êtes instruits et aviez le minimum
intellectuel, que faites vous ?
Si aujourd'hui la population se lève pour clamer haut et fort son droit
de citoyenneté, les problèmes qu'elle rencontre concernant les coupures
d'eau et d'électricité, ne pensez vous pas que le gouvernement réagira ?
Cessons, oui vraiment là Cessons de toujours mettre la faute sur les
autres et prenons nos responsabilité.
SINGUILA
Aristide
Yombi (06/07/2008)
: Bonjour à tous ;
A ita ! Soyons objectifs. Dans tous systèmes, il y a ceux qui ont le
pouvoir de décider et la majorité qui subit. Et tous ceux qui aspirent à
diriger devraient comprendre que c'est d'abord pour l'intérêt national
!!! Malheureusement ce n'est pas le cas... Ils sont animés que par
l'intérêt plus qu'égoïste et sont prêts à tout sacrifier au détriment du
peuple pour accéder au pouvoir! Ce qui traduit l'état actuel des choses.
Dites moi chère Bénédicte, en quoi un Centrafricain lambda, qui paie sa
facture pour exercer une petite activité (PME) ou tous simplement pour
son bien être serait-il responsable de ce qui se passe (délestage
intempestif) ? Ce n'est qu'un exemple parmi d'innombrables qui existent
en Centre-A-Fric. Arrêtons un peu cette confusion... Pourquoi
aujourd'hui on traduit des responsables au niveau du TPI pour être jugé
et pourtant ils ont pas directement commis les actes qui leurs sont
reprochés ; tous simplement parce qu'ils ont pas su prendre les bonnes
décisions d'une part. D'autre part si c'était le contraire, le laxisme,
le clanisme... et surtout l'amateurisme ont fait que : ils ne
sanctionnent pas comme il le faut ceux qui commettent des forfaits, et
ne travaillent pas pour le bien être du peuple... parce que le peuple
c'est de la MERDE ; quoi dire d'autres ??? Le seul et l'unique moyen qui
reste au peuple c'est la révolte. Des millions de centrafricains sont
des victimes anonymes de la gestion scabreuse de ces charognards alors
ARRETONS! ARRETONS de faire partager la responsabilité à tous. Si vous
vous sentez coupable avouez le, mais ne dites pas que nous sommes tous
coupables. En tout cas je ne me sens en rien coupable de ce qui se passe
et je crois ne pas être le seul.
Singuila.
Edgard
Yangaboy Bozalo (07/07/2008)
: Aristide et Bénédicte, vous avez tous deux raison, là où s'est arrêtée
Bénédicte, Aristide a débuté.
Je viens de lire la revue de presse quotidienne sur le site de Radio
Ndekeluka. Le prix de la bouteille de bière risque de plafonner les 1500
Fcfa.
Il y a quelques semaines, nous avons assistés à des manifestations
contre la flambée des prix à Dakar, Yaoundé, Douala, Nairobi, Ouaga,
Abidjan...
Bangui est restée en hibernation. Lorsqu'on parcourt les parcelles à
Bangui et en régions, on écoute la même chanson, mais personne n'ose
porter la contradiction, manifester, faire du bruit, empêcher les gros
bonnets de dormir à l'ombre avec leurs groupes électrogènes...
Nous nous complaisons, si l'électricité est devenue une denrée rare.
Nous regardons nos parents décédés se décomposer sous nos yeux. Nous ne
branchons pas quand l'eau courante dans Bangui la baignée se fait
rare... Nous ne branchons pas quand tout va mal....c'est le drame
principal de ce peuple.
Constant Rodrigue
Serafe Porokondo (07/07/2008)
: Bonjour à tous,
Je rebondis sur la dernière phrase de notre frère Flavien Hervé
Koliatene pour vous dire combien la défaillance fonctionnelle de l'ENERCA
contribue au ralentissement de l'économie centrafricaine.
Comment voulez vous qu'une entreprise aille s'installer en Centrafrique
alors que l'un des principaux critères conditionnant son fonctionnement
n'est pas vérifié ? L'ENERCA est en train de nous prouver qu'elle est le
maillon faible du développement économique de notre pays.
Dans tout projet d'implantation d'une firme, l'étude de faisabilité
mentionne toujours l'énergie comme une RESSOURCE INDISPENSABLE, par
défaut.
Pour que notre pays puisse développer son tissu industriel, il faut que
l'ENERCA remplisse continuellement sa fonction. Voici la fonction de l'ENERCA
: Produire, Transporter, et Distribuer de l'énergie électrique sur toute
l'étendue de la République Centrafricaine.
L'ENERCA est aujourd'hui la seule entreprise prestataire d'un tel
service dans notre pays.
Du point de vue technique, pour que l'ENERCA puisse remplir correctement
sa fonction, il faut une bonne politique de maintenance préventive de
ses équipements, et aussi de l'investissement dans les installations de
centrale de transformation électrique.
La situation actuelle prouve que les dirigeants de cette société n'ont
aucune politique de pérennisation. Quand on est dirigeant d'une société
qui est responsable d'un grand dégât économique, je pense qu'on doit
prendre sa responsabilité : DEMISSIONNER.
Je pense qu'on ne doit pas laisser l'avenir de la République
Centrafricaine entre les mains d'une société incapable de jouer son
rôle. Il faut soumettre l'ENERCA à la concurrence. Il existe des
entreprises privées qui pourraient s'installer en Centrafrique et
remplir les fonctions actuelles de l'ENERCA.
Il existe aussi une alternative à la concurrence : LE PARTENARIAT . Si
nous revenons à la définition des fonction de l'ENERCA que j'ai faite,
je pense que le marché qu'elle monopolise aujourd'hui peut être segmenté
en trois parties : la Production, le Transport et la Distribution.
Etant donné que l'ENERCA n'arrive pas à s'occuper toute seule des trois
fonctions, elle peut :
- Faire de la sous-traitance de 2 des trois segments
- Vendre certaines de ses fonctions à des sociétés privées
Cette acquisition d'une partie de l'ENERCA devra bien sûr se faire sous
les yeux de l'état afin de garantir les droits des consommateurs.
Il faut savoir que L'ENERCA contribue aussi à l'intensification de la
pauvreté dans notre pays. En effet, quand une entreprise (industrie,
PME, PMI) se crée, il y a aussi des emplois qui l'accompagnent. Par
conséquent, ce sont des familles qui se voient libérées du joug de la
pauvreté. Or, le fonctionnement actuel de l'ENERCA n'encourage pas à la
création d'entreprise.
Nul ne pourra me dire qu'on continue à embaucher massivement des
secrétaires dactylographes comme dans les années soixante. L'ordinateur
est devenu aujourd'hui l'outil de travail de la secrétaire. Cette
tendance se confirme par la multiplication des écoles de formation en
bureautique, dans notre capitale.
Bref, je pense que les solutions ne manquent pas pour sortir notre pays
de cette situation.
SINGUILA NA A MELENGUE TI BE-AFRICA KOUE
Paul Stève
Feïzoure (08/07/2008)
: Je vous salue, vraiment je ne sais plus quoi dire du fait que le
courant reste l'une des préoccupations des Centrafricains alors que la
Centrafrique fait partie des pays qui ont leurs propres barrages et qui
en produisent. Parmi ces pays, la majorité a déjà tourné la page et
maintenant ils se préoccupent d'autre chose. Mais pourquoi si je me
trompe pas depuis le temps de BOKASSA on a prévu 18 MW afin d'alimenter
la capitale Bangui et surement ils savaient qu'avec le temps, il
faudrait augmenter. Malheureusement je condamne tous nos présidents qui
se sont succédés après BOKASSA jusqu'aujourd'hui car ils n'ont pas
accompli leurs vrais devoirs. J'ai appris qu'il y avait un accord signé
avec les Chinois dont le but était d'augmenter la capacité de 25 MW et
dont les travaux devraient démarrer au mois de Janvier 2008 c'est
pourquoi je me demande où on est actuellement? est-ce que les travaux
évoluent ou pas. Je crois si réellement ils renforcent les turbines en
augmentant de 25 MW, on aura en tout 43 MW comme ça on en finit une fois
avec ce fameux problème car il y a d'autres choses plus importantes qui
restent à réaliser que de tourner en rond comme si notre notre pays est
condamné à reste le plus dernier de la planète. Pour finir, franchement
parlons à part de l'effort que monsieur le maire pour la réhabilitation
des édifices publics et autres, je ne sens pas encore le vrai changement
dans notre pays car il n'y a pas vraiment de conscience professionnelle
car c'est le principal défaut de certains Centrafricains qui occupent
des postes clés dans ce pays. Je vous remercie.
Jacques Désiré
Mboligassié (08/07/2008)
: Chers compatriotes,
Le calvaire que vivent actuellement les habitants de Bangui, faute de
courant, est insoutenable. Comment pourrait on justifier pareille
situation?
Il me semble que l'absence d'une vision stratégique et prospective au
sommet (Ministère) fait qu'en 40 ans d'indépendance, notre pays en est
resté à une production électrique d'environ 18 mégawatts aujourd'hui
limitée à 8 seulement (cf agence Centrafrique Presse). Alors
franchement, sommes nous des sous-hommes je veux dire sommes nous
maudits pour ne pas savoir que l'économie dans un pays c'est d'abord les
infrastructures de base dont le réseau électrique? Qu'avons nous fait
des chutes, des rivières qui par ailleurs coulent à flots sur toute
l'étendue du territoire? Pourquoi ne comprenons nous pas que le soleil
que nous avons toute l'année est une source supplémentaire d'énergie
qu'on aurait du utiliser en milieu rural?
Sur un autre plan, on peut légitimement se demander si la gestion de
l'électricité par l'Enerca serait quelque chose de pertinent pour
l'avenir?
Personnellement, je pense que non. Cette société a échoué. On peut le
constater sur bien des points : Elle n'a pas su étendre le réseau
électrique ne serait ce qu'à Bangui. Cette carence a obligé les citoyens
à procéder à des branchements anarchiques ayant souvent des conséquences
dramatiques. Elle n'a pas su moderniser son matériel ce qui a conduit au
chaos que nous connaissons aujourd'hui.
Afin d'apporter des solutions idoines à cette question lancinante
d'électricité, il me semble que le Ministère des Mines devrait prendre
ses responsabilités.
D'abord, l'urgence serait de remettre en marche la centrale de Boali. Si
nous n'en sommes pas capables, n'ayons pas honte de tendre la main du
mendiant même si c'est de la honte.
Ensuite, il faudrait envisager au plus vite une restructuration profonde
et stratégique de l'Enerca en termes de capital mais aussi de
gestionnaires.
Enfin il faudrait penser à exploiter toutes les sources d'énergie dont
le pays dispose. Notre avenir en dépend. Pourquoi ne pas envisager des
partenariats publics/privés dans ce domaine?
A très bientôt.
Devilliers
Mambissi (10/07/2008)
: Centrafricaines, Centrafricains
Chers compatriotes
Vos réactions et vos propos me font angoisser mais surtout me font
couler les larmes. La triste réalité qui sévit dans notre soit disant
très cher et beau pays en général, et dans notre capitale soit disant
Bangui la "coquette" en particulier ne semble préoccuper en rien les
autorités de ce pays.
En vérité et vérité je vous le dit, ce qui est à l'origine du
piétinement dans le développement de notre pays car je ne me limiterais
pas seulement à l'électricité (ENERCA) est que depuis longtemps la RCA
n'a jamais été dirigée par des intellectuels, depuis longtemps la voix
du peuple ne se fait jamais écouter, depuis longtemps les élus du peuple
qui représentent ce peuple auprès des décideurs n'ont jamais de niveau
requis, depuis longtemps l'éducation n'a jamais été une préoccupation de
la part nos dirigeants, depuis longtemps les intellectuels n'ont pas
leur place dans ce pays, depuis longtemps des bons projets du
développements établis par certains de nos compatriotes n'ont été pris
au sérieux.....
Enfin, jamais la jeunesse a pris le commandement de ce bateau (cf.
BURKINA-FASO); voilà donc mes frères je vous exhorte à ouvrir les yeux
de manière à ce que l'ethno-colonialisme politique de la gouvernance de
notre pays par le cercle politique de la même classe d'âge s'arrête sur
François BOZIZE.
Et que la jeunesse puisse prendre le relais politique par le verdict des
urnes dans le respect de la constitution, la paix et l'avenir de tout le
peuple centrafricain.
Je vous remercie.
Blaise
Niari (10/07/2008)
: Cher Brice GODDOT N'ZONGUIA, chers intervenants je vous remercie de
vos propositions en ce qui concerne l'ENERGIE CENTRAFRICAINE pour qu'il
y ait peut-être enfin une prise de conscience de nos dirigeants.
L'ENERGIE c'est tout d'abord le MOTEUR D'UNE ECONOMIE, nos dirigeants ne
l'ont jamais compris. Toutes les entreprises centrafricaines restent
TRIBUTAIRES de l'ENERCA en matière d'Energie et ce, depuis l'existence
de notre cher beau pays jusqu'à nos jours.
Les défaillances ou les dysfonctionnements des usines hydroélectriques
de l'ENERCA entraîneraient aussi les dysfonctionnements de toutes les
entreprises centrafricaines à savoir la SODECA, la SOCATEL, les PME, les
TPE et bien d'autres.
L'ENERCA dispose de :
-Trois usines hydroélectriques: Boali1 (héritage de la colonisation),
Boali2 (installée en 1974 par les Yougoslaves) et Boali3 (installée par
les Chinois et qui n'a jamais fonctionné parce que l'Etat centrafricain
est incapable de se payer les turbines pour la faire fonctionner).
-D'une centrale hydroélectrique sur Mbali.
-De quinze centrales thermiques
Aujourd'hui, la demande d'Energie est en très forte croissance,
proportionnelle à la croissance de la population centrafricaine et de
l'évolution des nouvelles technologies.
Pour éviter tous ces problèmes de délestage et surtout atteindre une
capacité de production qui est 40 MW, susceptible de satisfaire la
population banguissoise, il va falloir:
-Installer de NOUVELLES TURBINES D'AU MOINS 5 MW
-Installer des TRANSFORMATEURS dont les puissances apparentes seraient
supérieures à celles qu'on a utilisées jusque-là.
-Installer des ALTERNATEURS très puissants.
Tous les gouvernements qui se sont succédés n'ont ménagé aucun effort.
Un reportage a été fait sur France Télévision il y a 3 ans sur l'usine
hydroélectrique de Boali, un des Ingénieurs de l'ENERCA, Mr KOUTELE
avait tiré une sonnette d'alarme sur l'état de nos turbines qui datent
des années 60, il a dit : «Bangui tombera dans l'obscurité un jour» et
depuis les autorités centrafricaines ont fait sourdes oreilles.
PRIVATISER L'ENERCA ou LIBERALISER l'ENERGIE CENTRAFRICAINE est l'une
des meilleures solutions surtout quand l'Etat centrafricain est
incapable de gérer une entreprise reconnue d'intérêts publics, Je crois
que la libéralisation des Télécommunications dans notre pays est un bel
exemple à suivre.
QU'AVONS NOUS FAIT DE l'URANIUM, du DIAMANT, du BOIS, de l'OR.... de
CENTRAFRIQUE????????? et ce, depuis 50 ANS et bientôt l'exploitation du
FER de DAMARA.
Bien qu'on fasse partie des PAYS PRODUCTEURS de l'URANIUM, on n'est pas
puissant pour être admis à nous servir du nucléaire civil. On est très
très loin d'installer des REACTEURS NUCLEAIRES ou des CENTRALES
NUCLEAIRES pouvant nous permettre de mettre fin à tous ces problèmes
d'Energie.
Alors, POURQUOI l'EXPLOITANT DE NOTRE URANIUM NE PEUT-IL PAS NOUS AIDER
A REHABILITER NOS BARRAGES AVEC NOS FAMEUSES TURBINES ??? Puisque créer
de nouvelles CENTRALES THERMIQUES nous reviendrait très cher à cause de
la flambée du pétrole.
GRACE A l'URANIUM CENTRAFRICAIN, LA FRANCE A ASSURE SON INDEPENDANCE
ENERGETIQUE PENDANT QUE LE CENTRAFRICAIN VIT DANS L'OBSCURITE.
En France, 78% de l'électricité est d'origine nucléaire. C'est l'une des
plus compétitives d'Europe.
Grâce à son parc de 58 réacteurs, la France atteint un taux
d'indépendance énergétique proche de 50%, lui garantissant une grande
stabilité d'approvisionnement.
Il faut remarquer que le nucléaire est une Energie qui est obtenue à
partir de l'uranium et qui n'émet pas de gaz à effet de serre.
ALORS EXPLOITER L'URANIUM CENTRAFRICAIN POUR ECLAIRER LA FRANCE PENDANT
QUE BANGUI VIT DANS LE NOIR. QUEL PARADOXE?
Henri Paul
Akibata Kette (11/07/2008)
: Merci à tous les intervenants. Il convient de tirer un enseignement
des différentes interventions.
Tout le monde convient sur l'incapacité des différents régimes quant à
satisfaire les besoins réels du pays en matière énergétique. Cette
incapacité a déteint sur l'ENERCA, qui est à l'image de l'amateurisme
des dirigeants : Ne point prendre en compte la durée de vie des
installations.
En dehors de cette cause simple à identifier, il y a la mal gérance et
les autres prédations des différents dirigeants de cette entreprise.
Face à cette situation, une question demeure : que faut-il faire ?
Cette question fait problème et mérite réponse de la part de TOUS ceux
qui se plaignent de cette défaillance.
Des esquisses de solutions sont émises ça et là. Parmi celles-ci, il y a
celle qui est récurrente: la privatisation de l'ENERCA.
Pour ma part, c'est la solution facile et comportant des risques à moyen
et long terme.
La RCA est à bâtir. Et cette tâche nécessite impérativement une
indépendance énergétique. Privatiser cette entreprise est synonyme de
retourner à l'époque de la colonisation.
Si l'ENERCA ne fonctionne pas comme on s'y attend, cela est du à
l'incompétence des dirigeants de cette entreprise. Mais cette
incompétence n'est pas congénitale à l'homme centrafricain. Cette
entreprise, avec un peu de bonne volonté, peut être restructurée et
dynamisée afin de remplir pleinement son rôle.
Cependant, arriver à ce vœu pieux dépend de notre volonté de ne pas
subir les événements de notre pays. Devenons acteurs premiers en
bannissant la peur. C'est pourquoi je reviens vers chacun afin de
proposer qu'on ouvre un cahier de doléance accompagné d'une pétition.
Ceci doit être précédé par un groupe de travail pour proposer des
solutions simples mais concrètes.
Avant de terminer, il faut tirer un chapeau au compatriote Balise NIARI.
Les défenseurs du régime en place n'ont point voulu accepter des
critiques concernant la gestion du dossier de l'Uranium centrafricain
bradé à vil prix par les tenants du pouvoir. Ce minerais est
stratégique. Pourquoi nous-mêmes nous nous autocensurons ? Pourquoi ne
point mettre en place un plan pour la maîtrise du nucléaire par l'homme
centrafricain. J'ai déjà eu à faire allusion cela. Les uns et les autres
disent que c'est du bla-bla...
Ne restons plus dans la posture des victimes. Nous ne sommes point des
victimes. C'est nous qui faisons la force de tout pouvoir. Il est temps
que chaque centrafricain se rende compte de son impact sur le cours de
l'histoire de son pays.
Debout Homme Centrafricain. Un homme couché occupe plus de place qu'un
homme debout. Et être couché est réservé aux morts. Tant que tu as la
vie, soit debout et agit.
SINGUILA MINGUI
Rodrigue Herbin
Zindao (14/07/2008)
: BALAO ala koué A ITA
Sincèrement la situation de la société ENERCA est inquiétante car, je me
rappelle quand j'étais à Bangui on payait une même somme à l' ENERCA
malgré qu'il y avait de plus en plus de délestage mais sur les factures
rien ne changeait. Ceci dit il y a une très mauvaise gestion au niveau
de ce département d'énergie surtout au niveau du ministère du tutelle.
Car un grand pays comme le NOTRE, qui n'a qu'une société alimentant à
peine les 1/3 de sa population se retrouver dans de tel problèmes,
delestages et coupures à longueur de journée. Mais Il est a remarquer
que même nos dirigeants dont la plupart ayant étudié et vécu à
l'extérieur n' arrivent pas encore à comprendre le rôle et l'importance
de l'électricité pour une population comme la notre où l'usage ne se
résume qu'à l'éclairage, car nous ne possédons pas vraiment des
entreprises de pointe consommant l'électricité. Alors pour en finir
j'aimerai dire ceci SI NOS DIRIGEANTS ARRETAIENT DE CONSIDERER L'ENERCA
COMME UNE SOCIETE FAMILIALE ET PERSONNELLE OU L'ON DOIT SE SERVIR,
plutôt que d'envisager à pouvoir investir sur des machines vétustes et
élargir la production au niveau du central je crois que cette société
ira mieux merci.
Yves
Nguengo-Baliakado (14/07/2008)
: Je salue l'effort intellectuel de mon frère Brice Goddot Nzonguia à
propos de la situation qui prévaut actuellement à Bangui (coupure
générale de courant). Son analyse pointe du doigt un drame qui touche la
diaspora dans sa chair intime. Il est impossible de joindre les parents
sur leur mobile à Bangui. Puisque ceux-ci ne peuvent recharger leurs
téléphones (batterie).
Il convient de rappeler à l'auditoire qu'en novembre 2005, la chaîne du
service public France 2 avait déjà diffusé un reportage sur ce sujet.
L'émission "Un œil sur la planète" consacrait un numéro spécial à
l'Afrique. J'ai encore à l'esprit les images de ce reportage. Ce qui
devrait arriver, arriva hélas ! Gui nzapa si a ligbi ti aidé kodro ti é.
Hubert
Allaramadji Dayo (28/07/2008)
: Singuila na ala à ita
Vraiment il me manque les mots pour qualifier le scénario qui se produit
présentement dans notre pays.
Comment une grande société qui n'a aucun concurrent puisse avoir un tel
problème lié au manque des équipements ?
J'en trouve cela de la moquerie
L'électricité et l'eau c'est les choses les plus privilégiés dans
d'autres pays mais pourquoi chez nous nos dirigeants ne songent pas a y
remédié très rapidement à ce problème ?
Je vous donne un exemple très simple le Bénin c'est un pays qui ne
dispose pas de barrage électrique ils ont exporté le courant depuis la
Côte d'Ivoire et le Ghana mais la force est de constater que tu quittes
du nord au sud de l'est à l'ouest même au fin fond du pays le plus
pauvre Béninois a au moins de l'électricité chez lui pourquoi pas nous
qui avons des multitudes de barrages électriques et en souffrons
aujourd'hui?
Aussi je voudrais poser une question : est-ce dans notre pays il n'y a
pas une association des consommateurs ? Parce que ailleurs si de telles
pareilles situations comme ça arrivent c'est cette association qui doit
regrouper tout les consommateurs pour une manifestation afin d'attirer
l'attention du gouvernement sur le problème mais je ne sais pas si elle
existe ?
Pour ceux qui se chargent du secteur de l'énergie vraiment de mettre du
sérieux parce que ce problème touche la nation entière au lieu de se
préoccuper des grosses voitures
Que la jeunesse centrafricaine se relève pour dire non
Que Dieu nous donne la force
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