Regina
Sakaba
(06/03/2010)
: bonjour,
j'aimerais parler sur un problème un peu délicat. Je ne comprends pas
que les Centrafricains n'ont plus le sens d'amour, de pardon et de la
tolérance. Ce qui se passe dans notre pays est déplorable. Les autorités
qui sont censés protéger la population et de faire correctement leurs
travail se laissent envahir par la vengeance la haine et les règlements
de comptes. Je me demande si en faisant du mal à quelqu'un qui est le
pilier de la famille, qui a des enfants et les études de ses sœurs en
charge tu tues cette personne? Je veux qu'on se mette dans la tête que
tout se paie ici bas. Si c'est son mari qui est la cause d'un problème,
va le voir au lieu de nuire à sa femme. Je suis vraiment déçue des
choses qui se passent dans mon cher pays , ce pays qui est sur la voie
de l'émergence. Ce pays que j'aime tant.
QUAND VA-T-ON FINIR AVEC CES DESORDRES.
MERCI
Félicien
Ndarata
(07/03/2010)
: Bonjour chère Regina,
De quoi vous parlez? Soyez un peu explicite s'il vous plaît.
Merci
Jean Crépin
Sinyciass
(07/03/2010)
: Même si j'approuve ce coup de gueule de Régina, je suis aussi curieux
que Félicien. Nous avons tous conscience du fonctionnement de notre
pays, dans lequel existe un rapport de force avec le dominé et le
dominant, et le Désordre qui va avec. Mais le coup de gueule de Régina
laisse croire qu'il y a un fait, ce qui ne m'étonnerait pas, mais dans
ce cas, il est vivement conseillé de dénoncer ces situations, et que les
faits soient sus de nous tous !
Val
Nzapada
(08/03/2010)
: Val Nzapada est tout curieux comme vous Crépin et Félicien. Que Regina
nous dise de quoi il s'agit.
Odilon
Lahore Guembel Ngbakpi
(15/03/2010)
: Mlle Regina, essayez de structurer le corps de votre texte afin qu'il
soit fin et homogène pour tous.
J'ai pu capter une idée pittoresque dans votre texte: celle du "pays en
émergence". Que pensez-vous d'un pays en émergence si vous dites que
l'amour, le pardon et la tolérance est en krach?
PS: Je crois que le feeling d'un Centrafricain envers son prochain et
envers son pays reste spéculatif.
Benjamin
Beloum
(16/03/2010)
: Rien de complexe pour déchiffrer le sens de la cogitation de Régina ;
elle constate tous simplement que dans notre pays nous favorisons la
paix au crédit de la haine et que les centrafricains et se confine dans
un état de vengeance permanent au point de faire payer à tout votre
entourage l'erreur commise par une tierce personne responsable de ces
actes. Exemple, nous constatons que les l'actes de barbarisme commis par
quelques uns de nos chefs d'état que je n'ose citer se répercutent
encore dans le quotidien sur leurs proches ; leurs amis ou bien leurs
ethnies.
Elle constate aussi que l'élimination physique d'un adversaire politique
ou autre reste la solution primeur à adopter.
Est-ce normal dans un pays qui cherche à retrouver sont unité nationale
?
PS: c'est ce que je pense avoir compris
Regina
Sakaba
(17/03/2010)
: j'apprécie vos analyses mais ce que je n'arrive pas à comprendre c'est
que : les leaders politiques de notre pays ne veulent pas céder leurs
fauteuils à temps parce qu'ils croient que c'est leur patrimoine. Cher
VAL d'après les noms que tu as avancés je crois qu'il n'est pas question
qu'on puisse avancer des arguments ou de jugement par rapport a
l'appartenance ethnique si la personne est capable et a l'esprit de
leadership laissez le prouver ses compétences. Je pense que la politique
n'est pas un terrain de combat physique ou ethnique mais un COMBAT
D'IDEES.
Bienvenu
Mony Beya
(17/03/2010)
: Régina, bonjour!
Comme le dis ceux qui m'ont devancé vous n'êtes pas explicite dans vos
termes vous êtes évasive et trop générique. Mais si l'on se base sur la
compréhension de B. BELOUM on constate effectivement le mal africain en
général quant on s'en prend à la famille ou aux bien de son ennemi de
telle sorte qu'on déplace trop souvent les problèmes... Si donc cela à
pu t'atteindre directement, prends ton courage et continue à vivre.
COURAGE DANS LE SEIGNEUR
Michel
Yandoko
(24/03/2010)
: chers amis, bonjour!
je ne vois pas ce qui est difficile à comprendre dans les propos de
Regina , elle s'est exprimée avec ses mots qui sont totalement
compréhensibles et Benjamin a essayé d'expliciter sa pensée. A mon avis
les deux interventions vont dans le même sens.
Les propos de Regina ne sont que complémentaires de tant d'autres mille
fois exprimés sur ce forum malheureusement que faut il faire pour
drainer les réflexions vers ceux qui ont le pouvoir de décision de telle
sorte qu'ils intègrent ça dans le manière de gouverner ou du moins
d'éduquer leur peuple en l'occurrence le peuple centrafricain. Regina
Sakaba n'a pas tort quand elle parle de désordre et le désordre
centrafricain est énorme en ce qui concerne la bonne gouvernance.
Toutefois le débat est lancé on peut toujours en débattre. Comme disait
l'autre : quelle que soit la durée de la nuit le soleil apparaitra.
Rocka Rollin
Landoung-N
(12/04/2010)
: Bonjour à toutes et tous les intervenants (es) du forum.
En fait, j'ai remarqué que certains compatriotes sur ce forum font
semblant de ne pas comprendre les maux centrafricains.
Même si le discours de Mlle Régina n'est pas si bien structuré comme
l'ont évoqué précédemment Odilon et Val , la seule et unique chose à
retenir dans ses propos, et je suis tout à fait d'accord avec Michel,
c'est qu'à plusieurs reprises, on a essayé de décrier certaines
situations alarmantes qui nuisent aux aux filles et aux fils du pays.
Donc à mon avis, ça n'est pas un phénomène nouveau. Il faudrait juste
changer de mentalité et chercher à aller de l'avant.
Patriotiquement.
Ghislain
Follot Ngbandy Zeba
(13/04/2010)
: Que peut on faire tous et toutes patriotes face à cette manière
différente tant que soit militaro-politique plus part afin de cesser la
dissipation qui revient en ce moment.
Dans toute circonstances il y a une résolution même à l'instant ou des
fois tardive effective.
Chère Regina S. nous ignorons ce que singulièrement ou vos proches avez
éprouvé ou c'est que la passion du pays.
Pour ma part, le courage de le dire à vous tous et toutes éprouvés est
une idée pour commencer un combat contre ceux-là cela dans une
association.
Singuila.
Jean Crépin
Sinyciass
(15/04/2010)
: Très saugrenue que tout le monde s'étonne dans ce débat, mais je m'en
passe du jugement qui sera porté à mon analyse en venante ! Vous savez
aussi bien que moi, nous connaissons tous une personne de près ou de
loin liée à ce banditisme crapuleux sciemment pratiqué et souvent
ordonné par des orchestres venant même d'étrangers (les centrafricains
vivant à l'extérieur).
Depuis quand le centrafricain joue t-il le gros bras ? Depuis que la
copie conforme du continent africain dont le canon est dirigé dans le
vide ; s'est dispersée dans la capitale après les émeutes (je parle des
fusils qui sont à la portée de tout le monde) ! On s'était habitué à des
petits rackettages dont le territoire est kilomètre 5, hélas maintenant
cela s'est déporté dans les bureaux, et même jusqu'à la porte
d'embarquement à M'poko !
Lorsque certaines gens d'entre nous descendent à Bangui, ils ont leurs
soit disant « petits » de confiance, en d'autre terme PITBULL, prêt à
passer à l'acte parce que son maitre lui aurait soufflé «attaque», pour
des raisons qui ne valent même pas la peine !
-Une dette qui tarde à être soldée.
-Une fille de 15 ans qui arrive à berner deux ridicules revenants.
-Une rencontre sportive qui finie par créer de la haine.
-Un conflit à l'extérieur du pays qui met en quiproquo les pauvres
familles à Bangui.
Une relation de voisinage malsaine, car l'autre va dénoncer son voisin
pour un fait irréel pour le voir souffrir sous la torture devenue une
religion en Centrafrique !
Si Chacun de nous disait à l'autre qui dira à son pitbull de n'est plus
pratiquer cette manière de régler les problèmes, on serait entrain de
réfléchir à comment faire pour que les présidents de chez nous ne
s'accrochent pas au pouvoir après les deux mandats !
A qui le tour pour une nouvelle réflexion positive ?
Ghislain
Follot Ngbandy Zeba
(16/04/2010)
: Je rappelle ici que chacun a son opinion propre sur ce site non anodin
virtuel hélas pour moi qui veux des combats des idées face à face et
concluantes consensuelles.
Personne ne peux juger son autre de son opinion juvénile soit encore
moins le forcer croire des balivernes de forme même au sujet à débattre.
Donc le débat présent reste libre, ouvert à tous et toutes surement avec
quiétude.
Frédéric
Tongba
(17/04/2010)
: Chers Compatriotes, à vous entendre je me réjouis et me glorifie
d'être Centrafricain. Au moins je sais qu'il y a des jeunes conscients
et soucieux de l'avenir de leur pays. Je vois que chacun de nous cherche
à émettre de bonnes hypothèses ou à proposer des solutions a nos
problèmes. Enfin nous voulons tous que notre pays soit celui où règnent
la paix, la liberté, la sécurité, la joie et le plaisir d'y vivre.
Malheureusement, nous ne voyons de volonté politique de la part du
pouvoir en place ni des futurs candidats aux pouvoirs. Chacun d'eux
n'est là pour des intérêts particuliers et personnels. Personne ne se
soucie de nos parents pris en otages, abandonnés, terrorisés, violés,
pillés et enlevés aujourd'hui dans les arrières pays. Ils sont vraiment
martyrises et abandonnes a leur triste sort. Aucun candidat ou
prétendant à la magistrature suprême n'a un plan d'action concret à les
soutenir. Plus loin l'armée républicaine n'existe plus c'est pourquoi
les rebelles Ougandais (LRA) rentrent chez nous, se servent comme ils
veulent; les Soudanais aussi se ravitaillent que chez nous. Quant aux
Tchadiens n'en parlons pas. C'est vraiment déplorable. Où est passée
notre redoutable armée qui faisait peur aux autres? Pensons à ouvrir un
débat à ce sujet pouvant susciter une vive réaction de tous afin de
trouver une solution à cela mes frères. La Centrafrique a toujours été
un pays de paix où tous nos voisins fuyant la guerre venaient se
refugier. Malheureusement c'est nous qui les remplaçons maintenant.
C'est lamentable.
Michael
Malingou
(23/06/2010)
: chère REGINA
je suis très content que des filles centrafricaines s'intéressent aux
problèmes de notre cher et beau pays. Le problème soulevé nous demande
de chercher des solutions et non de faire des affirmations blessantes
envers notre armée. Je suis fier de notre armée qui se bat nuit et jour
afin de défendre notre nation. Mon frère FREDERIC je sais que notre
problème est de dire la vérité afin que le gouvernement en place puisse
mettre des dispositions en place mais dire que notre ARMEE est forte.
Intervenons mais de sorte que la vérité puisse éclater.
Benjamin
Beloum
(10/08/2010)
: Mon intervention était restée dans le cadre d’un éclaircissement de
l’intervention de notre sœur Regina. Par conséquent je constate que
depuis le mois de mars 2010 beaucoup d'entre nous ont intervenu sur ce
sujet en effectuant des constats et en relatant des faits comme dans nos
habitudes.
J’aurais souhaité lire des interventions apportant des solutions dans le
"Comment faire pour changer les mentalités ?" ainsi que les stratégies à
appliquer.
Voila ce que nous attendons de nos intervenants pour l'avenir de notre
pays.
Patriotiquement.
a+
Josée Michelle
Malébada
(11/08/2010)
: Je souhaiterais juste ajouter quelques pensées au débat lancé par
Régina, en réalité je pense que certaines personnes s'engagent dans
l'armée juste pour impressionner et mettre la pression sur les autres.
La plupart des autorités qui font ce genre de désordre sont ceux qui
n'ont jamais mis pied dans une école militaire car s'ils sont vraiment
formés par école, ils ne profiteront pas de leur uniforme pour faire
qu'à leur tête dans les quartiers... Cependant, le gouvernement doit
s'assurer que le peuple centrafricain est en sécurité et il doit aussi
essayer de mettre de l'ordre au sein de notre armée en leur enseignant
par exemple la discipline et mettre dans leur crâne ce que signifie
"s'engager dans l'armée...". Ce même genre de problème a été soulevé par
un concitoyen au nom de Jean De Dieu Kombo-Larra, je pense que son
intervention pourrait aussi vous intéresser. Bref. Avant d'agir sur la
question de Benjamin Beloum, j'aimerais savoir cher Benjamin, si votre
question concerne les mentalités centrafricaines en général ou celles de
nos autorités, histoire de ne pas être H.S. Merci
Michel
Mabou
(13/08/2010)
: Merci J.M. Malébada. En lisant ta réaction ici, j'ai trouvé une partie
de la réponse à ma question posée sur l'insécurité dans l'est du pays et
plus précisément sur les officiers et généraux centrafricains. Certes
nos généraux manquent de moyens pour défendre nos frontières, mais quand
il s'agit de faire un coup d'Etat renverser un gouvernement, là, ils ont
les plus gros moyens possibles. On ne s'engage pas dans l'armée pour
seulement porter des galons et arborer les étoiles. A mon avis la règle
primordiale d'un solde ou d'un militaire c'est d'assurer la défense, la
sécurité de la population civile. Est ce le cas de nos généraux ? Bref,
je ne vais pas ici détourner le débat qui est lancé.
La question que pose REGINA et en partie défendue par Benjamin est très
large. Pour moi cette question va de la mentalité vide d'analyse au
culte du pouvoir voire la culture de l'ethnocide. Cela passe par la
haine qui est cultivée, entretenue. Malheureusement quand la haine germe
elle ne connaît plus de frontière familiale et surtout professionnelle.
Même les innocents sont ceux qui payent de lourd tribut et cela
s'appelle vengeance. Quand on entend dire ''hier c'était telle ou telle
ethnie au pouvoir, aujourd'hui c'est le tour de telle ou telle ethnie'',
cela cultive bien la haine et génère la vengeance. Pourquoi, parce
l'homme fort du pouvoir privilégie son appartenance ethnique. Un
villageois devient ministre ou cadre d'une entreprise d'Etat. Parfois
dans l'ignorance, celui-ci va faire du mal aux autres qui seront venger
plus tard. Ou souvent dans la conscience il va agir pour prouver et
approuver son autorité et aussi sa place en tant que griot du pouvoir.
La liste d'un tel constat est longue. On revient au fameux slogan:
''l'homme qu'il faut à la place qu'il faut'' Encore une fois, la
question de la mentalité est très large, ce que je peux appeler la
question centrafricaine. Merci et bon débat.