L'arbre à palabre
Le forum


Firmin Max Koyaweda (01/12/2009) : Nous voici une fois de plus à ce carrefour identitaire du 1er décembre qui à lui seul établit l'évidence de notre origine centrafricaine et notre appartenance à ce très beau pays. Tel un fils qui n'a pas choisit la famille dans laquelle il nait, nous n'avons pas non plus choisit de naitre Centrafricain. Il nous a été donné de l'être et cette décision a été prise en haut lieu par notre créateur. En effet tu n'as pas choisi d'être mon frère. Dieu en a décidé ainsi. Pourquoi alors cherches-tu à te démarquer de moi ? Sachant bien que toi et moi somme condamné à une même peine. Celle d'avoir été né Centro et être condamné à mourir Centro malgré ces nationalités (Française, Américaines ou Asiatique) par naturalisation que nous nous offrons, nous sommes nés Centrafricain et nous finirons Centrafricain. Du Nord au sud, nous nous reconnaissons dans notre BLEU, BLANC, VERT, JAUNE, barré de ROUGE.
De l'Est à l'Ouest nous nous reconnaissons dans la renaissance. Femme ou homme nous nous reconnaissons dans le sango.
Parce que nous avons vécu comme la langue et les dents, nous nous sommes mordu. Etant donné que nous continuerons à vivre comme le pantalon et la ceinture, nous sommes appelés à nous supporter.
CULTIVONS LA FRATERNITE POUR TROUVER L AMOUR, CHASSONS LA HAINE POUR TUER LA DIVISION.
QUE DIEU BENISSE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Magister Ingando (02/12/2009) : D'abord merci mon cher Firmin, car voilà bien une belle réflexion qui change des bouffonneries que certains d'entre nous passent leur temps à faire publier, histoire de paraître.
Cela étant, je m'interroge: "peut-on aimer son pays malgré soi?". Je pense qu'il faut tout de même des raisons. Dans le cas d'espèce de la Centrafrique en tant que pays, ces raisons sont multiples et variées. Si on ne choisit pas ses parents, on peut choisir là où vivre. La migration des peuples qui est un phénomène millénaire est bien là pour le prouver. Certains d'entre nous ont choisi d'être citoyen d'un pays tiers et d'y vivre tout le restant de leur vie. C'est leur choix que nous devons respecter. Mais nous qui avions choisi de demeurer citoyen centrafricain, il nous appartient d'œuvrer franchement pour le pays et que nos belles paroles soient suivies de faits. Ce qui n'est malheureusement pas souvent le cas. Un exemple simple: observe la réaction des gens qui publient de belles paroles sur le net dans des forums. Dès lors que quelqu'un critique leur point de vue, très vite surgit leur vrai visage de charlatan.
Une belle parole ne fait pas un bon Centrafricain.
Fraternellement.

 

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