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01/02/2012 - Emile
NDJAPOU lance un appel pour le développement de l’INSTITUTION NDJAPOU
EMILE
S.O.S
Je soussigné Emile
NDJAPOU,
ancien Recteur de l’Université de Bangui,
ancien Magistrat hors hiérarchie,
ancien Ambassadeur itinérant,
lance un Appel d’Assistance à l’endroit de :
- tous mes anciens étudiants de l’Université de Bangui,
- tous mes amis,
- toutes mes connaissances,
- toutes les associations caritatives,
- tout centrafricain ayant le souci de son pays,
- toute personne éprouvant une sympathie pour la RCA,
en vue de réaliser un projet d’importance dont je m’en vais d’abord
exposer le bien fondé.
En 2010, dans mon article intitulé « Le système éducatif et l’avenir de
la République Centrafricaine » publié dans le Quotidien centrafricain
indépendant, Le Citoyen Spécial N° 3460 du 21-09-10, j’écrivais ceci :
« Le système éducatif centrafricain est aujourd’hui malade, bien
malade de ses insuffisances et de ses travers…Si nous n’y prenons garde,
dans quelques années, lorsque les générations d’hier et d’aujourd’hui
seront passées, nous n’aurons plus de cadres valables, c'est-à-dire, de
cadres compétents, consciencieux, responsables pour assurer la relève et
le développement de notre pays. Alors, nous serons obligés de faire
appel aux ressortissants de pays étrangers, en quelque sorte, de
remettre ou d’abandonner le sort de notre pays entre les mains des
étrangers…
Le plus gros problème du système éducatif centrafricain est le phénomène
de corruption, de favoritisme et d’absence de rigueur. Cette affirmation
peut se vérifier à tous les niveaux, notamment au niveau des parents
dont beaucoup sont convaincus que leurs enfants ne peuvent avancer et
réussir dans les études qu’à coup de billets de banque. Aussi,
n’hésitent-ils pas à donner de l’argent aux enseignants pour que leurs
enfants passent en classe supérieure ou pour leur acheter des diplômes
quand bien même ils ne le méritent pas. Les élèves de leur côté ne se
gênent pas pour proposer de l’argent aux enseignants en échange de
bonnes notes. Parfois ce sont les chefs d’établissements qui demandent
aux enseignants de rectifier les notes ou modifier les bulletins au
profit de leurs protégés. Quant aux enseignants, le phénomène est plus
visible au moment des examens, particulièrement le baccalauréat…Ainsi
beaucoup de bacheliers restent aux quartiers avec ce diplôme parce
qu’ils ne peu!
vent pas suivre des études supérieures. Ceux qui sont inscrits à
l’Université ne franchissent pas le cap de première année, tellement
leur niveau est bas. Aussi, beaucoup terminent-ils avec des diplômes qui
ne reflètent pas leur niveau réel. Combien de fois n’a-t-on pas entendu
les chefs d’entreprises de la place ( banques, entreprises de
communication…) se plaindre de l’incompétence de jeunes cadres diplômés
d’aujourd’hui. Vous comprenez pourquoi aujourd’hui, la tendance pour les
entreprises est de recruter leurs cadres provenant des pays voisins ».
Récemment, dans leur « Message aux hommes et aux femmes de bonne volonté
» publié dans le Quotidien centrafricain, le Citoyen N° 3783 du
11-01-12, les Evêques de la CECA (Conférence des Evêques de
Centrafrique) se sont inquiétés également de la situation de l’éducation
de notre pays qu’ils ont qualifié d’être en panne. Ils ont aussi relevé
que « Notre système éducatif est gangrené par la corruption : des
parents qui paient le passage de leurs enfants en classe supérieure et
des enseignants qui exigent des élèves et des parents une certaine
enveloppe pour passer un examen ou pour l’obtention d’un diplôme. Quel
gâchis ! Les diplômes et les examens s’achètent et n’ont plus de valeur
et ne sont plus crédibles en dehors de notre pays…Quelles élites pour
demain ? L’avenir de notre pays est gravement hypothéqué ! Si cette
situation perdure et que nous ne prenons pas de mesures pour corriger
cela, d’ici peu, nous n’aurons plus de cadres qualifiés… ».
C’est compte tenu de tout ce qui précède et en prenant conscience que
dans quelques années, la République Centrafricaine sera confrontée à un
réel problème de pénurie de cadres compétents, consciencieux et
responsables pour assurer la relève, que j’ai décidé d’apporter ma
petite contribution aux efforts du gouvernement en créant, dans l’un des
pauvres quartiers de Bangui, un établissement d’enseignement privé,
l’INSTITUTION NDJAPOU EMILE (INE), reconnu par Arrêté ministériel N° 046
du 11 Août 2008. Bien sûr, c’est une goutte d’eau dans la mer, c’est une
moindre contribution pour la redynamisation du système éducatif, vu
l’ampleur de celle-ci. Mais, c’est le « Grain de sel » dont vous
connaissez la vertu, celle de « donner la bonne saveur à la sauce ».
Cela veut dire que cet établissement doit servir d’exemple aux autres
établissements par sa rigueur, son honnêteté et son travail dans la
formation des futurs cadres dont le pays aura besoin grâce à un
enseignement de qualité.
D’où sa devise : Rigueur-Honnêteté-Travail.
L’INE a ouvert ses portes en septembre 2008 avec la classe de 6ème ne
comptant que 19 élèves en 2008-2009 à cause du test exigé à l’entrée. La
deuxième année en 2009-2010, elle comptait 45 élèves, la troisième année
en 2010-2011, 75 élèves et cette quatrième année en 2011- 2012, 121
élèves. Nous espérons avoir plus de 200 élèves l’année prochaine en
2012-2013. C’est ici qu’apparait le PROJET à réaliser.
Il s’agit impérativement de construire de nouvelles salles de classe
pour abriter l’année prochaine la classe de seconde, l’année d’après la
classe de première, et dans deux ans la classe de terminale.
Pour ce faire, je lance donc cet APPEL à vous tous afin de m’apporter
votre concours financier pour réaliser ce projet dont l’importance pour
notre pays n’’est pas à démontrer. Si chacun de vous acceptait d’y
consacrer, ne fut-ce que cinquante (50) euros, cela me permettrait de
réaliser ce projet et vous aurez ainsi rendu, par votre aide, un service
inestimable à la République Centrafricaine.
A cet effet, je vous communique mes numéros de compte :
En France : Compte de la Banque postale : 108- 2237835-Y
En RCA : Compte à la CBCA : 372220637-01
.
J’espère que ceux qui me connaissent ne douteront pas de la bonne
utilisation des dons qu’ils m’auront octroyés.
Que Dieu m’aide à réaliser ce projet.
Emile NDJAPOU
Fondateur de l’INE
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